Voyage des souverains: Inauguration du Canal de Suez

Part 2

Chapter 22,637 wordsPublic domain

A une heure un quart, les yachts défilaient devant Kantara, entre deux monticules surmontés d'inscriptions en lettres colossales de fleurs et de verdure: du côté de la rive d'Asie on lisait: _A Ismaïl la ville de Kantara_, et du côté de la rive d'Afrique: _A l'Impératrice_.

Le voyage se poursuit. On signale au passage le kilomètre LIV, où sont rangées les dragues de MM. Borel-Lavalley; El-Ferdane avec ses gisements plâtriers dont la blanche surface brille au soleil; enfin on s'engage dans le seuil d'El-Guisr, dont les berges sont envahies par les populations d'alentour.

Le seuil d'El-Guisr est une dune de sable qui s'élève à vingt mètres et s'étend à perte de vue.

Il a fallu percer le canal et en consolider les berges à travers cet amoncellement de terrains fluides.

Vingt mille fellahs furent d'abord employés à ce gigantesque déblai.

Le jour, sous les ardeurs du soleil, la nuit, à la clarté des machalls, pendant des mois, la vaste fourmilière d'hommes travailla, et, coufin par coufin, déversa sur la hauteur quatre millions de mètres cubes.

L'excavation à sec d'une quantité à peu près égale fut confiée aux engins spéciaux de M. Couvreux, dont le nom restera attaché à cette portion de l'entreprise, longtemps réputée inexécutable.

De l'appontement du seuil les cent dix marches d'un escalier en bois vous conduisent au sommet de la dune où se dresse, sur un tertre, le kiosque de l'Impératrice.

De ce point élevé, et à cette heure, le coup d'œil est splendide.

En face, sur la rive d'Asie, le désert, qui prolonge sa nappe d'un jaune gris jusqu'aux lignes bleuâtres des montagnes qui ferment l'horizon, est à nos pieds; au fond de l'immense tranchée, l'eau tranquille, que vient agiter l'hélice des vapeurs en marche; à gauche, le canal, qui décrit une grande courbe vers El-Ferdane pour ensuite reprendre sa course en ligne droite vers Port-Saïd; à droite, tout au fond au sud, la haute arête d'un bleu violacé des monts Attaka; l'Attaka, c'est-à-dire Suez, c'est-à-dire le lac Timsah franchi, les lacs Amers dépassés, le but atteint et la gloire conquise!

Le seuil d'El-Guisr est la première étape d'où l'on puisse apercevoir Suez: encouragement autrefois, aujourd'hui récompense de la grande œuvre.

CAMPEMENT A ISMAÏLIA

Les spectacles se succèdent avec une rapidité qui déconcerte le pinceau et la plume: après une marine, un paysage; après un paysage, un tableau de genre.

Nous serons, quant à nous, trop heureux si nous parvenons à retracer les principaux épisodes de ces journées, dont chaque heure fourmille d'incidents pittoresques et inattendus.

Au moment même où la flottille des souverains fait son entrée dans le lac Timsah, à l'autre extrémité débouchent trois navires de guerre égyptiens, venant de Suez, après une traversée rapide et sans encombre.

Les salves d'artillerie, les acclamations éclatent de toutes parts.

A bord de l'_Aigle_, l'Impératrice tout émue prend M. de Lesseps par la main et le présente à la foule dont les vivats redoublent.

Le khédive, qui s'était tout d'abord porté en avant, vient saluer ses augustes hôtes.

Cependant Ismaïlia s'est parée pour la fête. La jeune cité a orné de mâts vénitiens ses larges voies tracées au cordeau; les drapeaux flottent aux fenêtres des maisons encore clair-semées, et les façades pour s'illuminer n'attendent plus que la nuit.

Entre la ville et le canal d'eau douce s'allongent les files blanches des tentes réservées aux invités. Non loin de là se dresse une sorte de hangar aux proportions colossales, garni de tables à toute heure servies avec une luxueuse abondance.

L'espace compris entre le canal d'eau douce et le lac est occupé par les campements arabes.

De tous les points du désert sont venues les tribus bédouines, qu'effarouche d'ordinaire le voisinage des villes.

Cheiks en tête, sur leurs chameaux ou sur leurs chevaux rapides, elles sont accourues, et elles ont planté leurs tentes en face même du lac, où s'offre à leurs yeux étonnés l'escadre des grands navires rangés en ligne.

Mais elles-mêmes excitent la curiosité encore plus qu'elles ne la ressentent. Les Européens ne peuvent se lasser de contempler ces cavaliers superbes, à la peau cuivrée et à l'œil luisant, qui mettent tout leur luxe dans leur monture et dans leurs armes, satisfaits pour eux-mêmes de la grossière étoffe dans laquelle ils se drapent comme des rois.

Leur hospitalité d'ailleurs ne repousse aucun indiscret. Ils n'abaissent point la toile de la tente devant l'étranger qui rôde autour du campement, où circulent les femmes voilées et les enfants demi-nus; et, à qui vient s'asseoir sur leur natte, ils offrent gravement le chibouque et le café.

Le cadi du Caire, le mufti, le chef de la mosquée El-Azhar, forment le groupe le plus vénéré dans cette cité flottante qui compte les hadjis par centaines.

Mais voici que le soleil disparaît à l'horizon occidental. Les canons ont salué le déclin du jour; les pavillons se sont abaissés; encore quelques instants, et dans ce pays sans crépuscule la nuit sera tout à fait tombée.

L'heure est venue d'illuminer la ville et la rade.

PROMENADE A ISMAÏLIA

Le lendemain dès huit heures du matin, l'Impératrice monte à cheval, escortée d'une élégante cavalcade, elle s'élance dans la direction d'El-Guisr.

Le prince Hussein-Pacha suit en voiture.

Après avoir visité le seuil et le chalet du vice-roi, elle redescend vers Ismaïlia; mais, cette fois, bravant une fatigue inconnue, elle est à dos de dromadaire. La bête, son long cou tendu vers le sol, fend l'air avec rapidité, laissant à peine aux Bédouins épars le temps d'admirer au passage l'étrange et charmante amazone.

Vers deux heures, l'empereur d'Autriche, le prince et la princesse des Pays-Bas, mettent pied à terre à leur tour et rejoignent l'Impératrice au nouveau palais du khédive.

Une foule immense d'étrangers et d'indigènes se presse aux abords du palais.

Au moment où les augustes personnages prennent place dans les voitures de la cour pour faire une promenade dans la ville, les cheiks exécutent une fantasia.

Montés sur leurs chevaux ou juchés sur leurs meharis, les hardis enfants du désert font galoper et bondir sous eux leurs bêtes, les précipitent en avant, les enlèvent et d'un frein nerveux les rejettent brusquement en arrière, sur les jarrets.

Cependant les longues lances garnies d'une houppe de crin, les luisantes carabines se croisent et s'entre-choquent. Bientôt la poudre parle, et la bande, excitée par ce bruit et cette odeur, se rue, se déchaîne en ardents tourbillons, poussant des cris farouches et soulevant le sable alentour.

Mais les équipages s'ébranlent, l'empereur François-Joseph et l'impératrice Eugénie sont en avant, dans une calèche à quatre chevaux attelée à la Daumont.

Le prince de Prusse et la princesse des Pays-Bas suivent dans une voiture semblable.

Le prince Murat vient ensuite dans un panier qu'il conduit lui-même, et après lui diverses calèches où se trouvent les dames d'honneur de l'Impératrice et de la princesse des Pays-Bas.

A quelques pas de la voiture des souverains, le khédive, dans un élégant panier, conduit lui-même un superbe attelage de deux chevaux gris tarbes.

Des piqueurs précèdent le rapide cortége, qu'escorte un détachement des cavas du khédive.

BAL D'ISMAÏLIA

Le soir de ce jour, 18 novembre, un grand bal réunissait, à Ismaïlia, dans le nouveau palais, élevé comme par enchantement, les invités du khédive.

S'il est vrai de dire que les fêtes égyptiennes se distinguent d'ordinaire par leur caractère cosmopolite, que l'on juge de ce que celle-ci dut être. Souverains, princes, ambassadeurs, ministres, officiers supérieurs, savants, artistes, commerçants, industriels, simples employés, tous les pays, tous les rangs, toutes les illustrations, toutes les gloires, étaient là représentés. C'était comme la fête de la fraternité universelle.

Spectacle imposant, qui jamais ne s'était vu, que l'Égypte seule pouvait offrir et que le khédive a eu l'honneur de donner au monde et de léguer à l'histoire.

Le crayon et le pinceau perpétueront aussi le souvenir de cette vaste et mouvante harmonie de couleurs, où les tons les plus criards s'allient aux nuances les plus suaves: éclat des uniformes, pittoresque des costumes, scintillement des décorations, blanches épaules ondoyant sous la lumière des lustres.

A dix heures, une foule énorme se presse sous le péristyle: l'hymne autrichien, l'air de la _Reine Hortense_, exécutés par la musique militaire, annoncent successivement l'arrivée de l'empereur d'Autriche et de l'impératrice des Français; Leurs Altesses Royales le prince de Prusse, le prince et la princesse des Pays-Bas sont signalés à leur tour.

Le khédive va au haut du perron recevoir ses hôtes augustes.

L'Impératrice est vêtue d'une robe de satin-cerise recouverte de dentelles, dont la traîne est retenue par des agrafes de diamant; son front est ceint d'un splendide diadème se reliant par derrière à un voile qui va se perdre dans les plis de la jupe. Sa grâce majestueuse éblouit tous les yeux.

Sa Majesté l'empereur d'Autriche est en tenue de ville: habit noir et pantalon gris. Sur le gilet blanc est placé le grand cordon de l'ordre de l'Osmanieh.

Son Altesse Royale le prince de Prusse est également en habit noir.

Les augustes personnages font à plusieurs reprises le tour des salons; ils sont, chaque fois, accueillis par les marques de la plus vive et de la plus respectueuse sympathie.

Vers une heure, on se rend dans la salle du souper dans l'ordre suivant:

Sa Majesté l'impératrice Eugénie donnant le bras à Sa Majesté l'empereur d'Autriche.

Son Altesse le prince de Prusse ayant à son bras Mme Elliot, femme de l'ambassadeur d'Angleterre.

Le khédive, ayant à son bras Son Altesse la princesse des Pays-Bas.

Viennent ensuite Son Altesse le prince des Pays-Bas, le prince Murat et les autres invités.

LE SOUPER OFFERT AUX SOUVERAINS

Une vaste salle décorée de draperies, de feuillage et de plantes exotiques reçoit les augustes convives.

L'Impératrice prend place à table entre l'empereur d'Autriche et le prince royal de Prusse, en face du khédive et de la princesse des Pays-Bas.

A droite de l'empereur d'Autriche se placent l'ambassadrice d'Angleterre, l'ambassadeur de Russie, M. Davilliers, Mlle Lermina.

A gauche du prince de Prusse sont l'ambassadrice de Russie, l'ambassadeur d'Angleterre, le prince de Hohenlohe.

A droite de la princesse des Pays-Bas sont le prince Murat, Mme de Nadaillac, M. de Beust, Mme de Parabère, M. Andrassy.

A gauche du khédive, le prince des Pays-Bas, Mme de la Poëze, M. de Lesseps.

MOUILLAGE AUX LACS AMERS

Le 19, à midi, la flottille, ayant toujours l'_Aigle_ en tête, quitte le lac Timsah et prend la direction de Suez.

En franchissant le seuil du Sérapeum, on ne peut s'empêcher de songer aux difficultés énormes que sur ce point il a fallu vaincre.

A Toussoum une escouade d'ouvriers arabes et européens, rassemblée sur la berge, pioche le sable, le jette dans des paniers et le charge sur des ânes ou des chameaux, donnant ainsi aux voyageurs le spectacle des jours de travail.

Vers cinq heures, les yachts entrent dans les lacs Amers. Une quinzaine de navires viennent successivement les rejoindre au mouillage.

Bientôt la nuit descend sur ce groupe de vaisseaux isolés du monde par le désert qui entoure le lac, aussi immobiles que l'eau qui les porte.

Nuit calme, douce et claire, comme en a seul l'Orient. La lune surgit à l'horizon au-dessus des montagnes de Syrie; elle s'élève rapidement et bientôt apparaît, ronde et pleine, dans le ciel constellé.

Les étoiles pointent faiblement dans la lumière blanche qu'elle rayonne autour d'elle; mais, à mesure qu'elles s'en écartent, elles brillent plus distinctes dans le bleu assombri du firmament.

De grandes taches lumineuses s'étendent çà et là sur les eaux.

Mais voici que les navires s'illuminent à leur tour et que les mâts et les agrès profilent leurs lignes sombres au milieu des triangles d'étoiles.

Le silence solennel des nuits est troublé; l'onde écume sous les coups de la rame; l'_Aigle_ est entouré d'embarcations: c'est l'empereur d'Autriche qui monte à bord, puis les princes et les autres personnages.

Réception, souper, feu d'artifice, jamais ces solitaires régions ne furent témoins d'un spectacle pareil. Acclamations et fusées montent ensemble et éclatent dans l'espace.

Puis il vient une heure où tout s'arrête, tombe et s'éteint, où l'immobilité, le silence et la nuit reprennent possession du ciel, du désert et des eaux.

ARRIVÉE DES SOUVERAINS A SUEZ

A Suez, les premières heures de la matinée du 20 novembre sont remplies par une fiévreuse attente.

La rade est sillonnée de bâtiments légers qui vont explorer les abords du canal; en ville, des fenêtres et des balcons pavoisés, des centaines de lorgnettes sont braquées dans la direction du canal; le canal, enfin, objectif de tous les regards et de tous les vœux, est interrogé depuis son embouchure jusqu'aux derniers plis de terrain derrière lesquels il disparaît au nord.

Enfin, vers onze heures, un mince filet de fumée s'estompe dans le lointain: c'est l'_Aigle_, suivi des autres bâtiments, qui s'avance dans l'ordre déjà indiqué.

A onze heures et demie, des salves d'artillerie annoncent la sortie du canal, l'entrée dans la mer Rouge, la consécration officielle et définitive du succès de l'œuvre.

Le khédive, toujours courtois, avait précédé ses hôtes à Suez et avait passé la nuit dans le port Ibrahim, à bord de son yacht le _Zinel-el-Bahren_.

Au premier signal de l'approche de la flottille, Son Altesse prend place dans son embarcation d'honneur, et ordonne qu'on fasse force de rames vers le canal.

Le khédive, assis sous une tente richement décorée, est entouré de plusieurs hauts fonctionnaires de son gouvernement.

Le pavillon égyptien flotte à l'arrière de l'embarcation, qui glisse avec une rapidité magique sur les eaux bleues et tranquilles.

Un groupe d'étrangers, debout à l'extrémité de la digue, salue au passage le souverain de l'Égypte.

Cependant le commandant de l'_Aigle_ écrivait sur son livre de bord:

«Mouillé sur la rade de Suez (Mer Rouge) le 20 novembre 1869 à onze heures et demie du matin.

«_Signé_: EUGÉNIE,

«FERDINAND DE LESSEPS,

«PRINCE JOACHIM MURAT,

«J. DE SURVILLE, commandant le yacht.»

Suivaient les signatures des personnes accompagnant l'Impératrice.

ESCADRE EN RADE DE SUEZ

Tous les navires qui ont pris part à l'inauguration pénètrent successivement dans la mer Rouge en longeant le quai pavoisé, à la pointe duquel la Compagnie a fait élever le buste de Waghorn, ce lieutenant anglais qui, le premier, a ouvert la route de terre à travers l'Égypte, pour établir la communication postale entre l'Occident et l'Orient.

La liste de ces navires est un document historique que nous voulons enregistrer ici.

NOM NATIONALITÉ: NOM DES DES NAVIRES: CAPITAINES:

AIGLE, Yacht français. Surville.

GREIF, Yacht autrichien. Paouer.

ELISABETH, Vapeur autrichien. Kern.

GARGANO, Vapeur autrichien. Nochino.

GRILLE, Yacht de la Confédération Natzeburg. de l'Allemagne du Nord.

DELPHIN, Canonnière de la Confédération Rivald. de l'Allemagne du Nord.

WALK, Yacht hollandais. Kroff.

YACRUT, Corvette russe. Lutte.

PSYCHÉ, Yacht anglais. Potel.

VULCANO, Vapeur autrichien. Giurovich.

PÉLUSE, Vapeur français. Brunet.

LATIF, Corvette égyptienne. Djemeli-Bey.

SALAMANDRE, Aviso français. Blanc.

VERKÉ, Yacht à vapeur russe. Alleen.

FORBIN, Corvette française. Meyer.

ACTIF, Aviso français. Escudie.

BRUAT, Corvette française. Alquier.

FAUVETTE, Yacht à vapeur français. Topsen.

CAMBRIA, Yacht anglais. Spencer.

DIDO, Vapeur anglais. Simpson.

DEER HUND, Vapeur anglais. Mitchel.

TOUAREG, Vapeur français. Mourachon.

THABOR, Vapeur français. Rival.

EUROPE, Vapeur français. Martino.

NEWPORT, Corvette anglaise. Nairns.

LYNX, Vapeur anglais. Pearse.

GÉN. HOTZEBUE, Vapeur russe. Rolchaloki.

HAWK, Vapeur anglais. Briscol.

PRINCIPE THOMASO, Vapeur italien. Vicalini.

PRINCIPE ODDONE, Vapeur italien. Ogno.

SCILLA, Vapeur italien. Caffico.

PLUTO, Vapeur autrichien. Florio.

PRINCIPE AMEDEO, Vapeur italien. Danduros.

RAPID, Corvette anglaise. Wood.

HUM, Corvette autrichienne. Baron Spaim.

CHIBIN, Vapeur égyptien. Bahme.

AMERICA, Vapeur autrichien. Constantino.

ASSIOUT, Aviso égyptien. Mustapha.

BEHERA, Vapeur égyptien. Rachid.

VLADIMIR, Vapeur russe. Restizenko.

GARBIEH, Corvette égyptienne. Voisin-Bey.

FAYOUM, Vapeur égyptien. Soliman.

ITALIA, Vapeur italien. Bussalini.

SICILIA, Vapeur italien. Morello.

NORDSIJERNEM, Frégate norwégienne. Russ.

PELAIO, Vapeur espagnol. Amatella.

PSESWAPE, Yacht russe. Timériaccif.

DELTA, Vapeur anglais.

ANGLIA, Vapeur anglais. Curling.

CURAÇAO, Corvette hollandaise. Bowier.

NARENTA, Corvette autrichienne.

NOEL, Trois-mâts français. Burgalat.

DIAMANT, Corvette française. Pallude de la Barrière.

DEER HEREND, Yacht anglais. Mitchell.

GODAVERY, Vapeur français. de Girard.

ASIE, Vapeur français. Lapierre.

VILLE-D'AIGUES-MORTES, Trois-mâts français. Guiraud.

MARINUS, Trois-mâts anglais. Angelini.

VIAJANTE, Trois-mâts portugais. Sabino Concalès.

SIN NANZING, Vapeur anglais. L. B. Dredge.

QUEEN OF SOUTH, Vapeur anglais. Heather.

PROMPT, Vapeur anglais de la Compagnie péninsulaire et orientale.

TAITI, Vapeur anglais.

LOUISE-ET-MARIE, Vapeur français.

DOUMELLA, Vapeur égyptien.

FATHOUM, Vapeur égyptien.

JOUNAH, Vapeur égyptien.

ERYMANTHE, Vapeur français des Messageries impériales.

ALPHÉE, Vapeur français des Messageries impériales.