Voyage autour de mon jardin

Part 26

Chapter 263,463 wordsPublic domain

--Oh! pour cela, tu te trompes, mon beau neveu, et tu n'y entends rien. Elle le savait au moins un quart d'heure avant que tu ne le susses toi-même.

--Mon oncle, tout ce que je sais, c'est que je me tuerai si elle n'est pas à moi.

--Oh! oh! Eh bien, mon beau neveu, il y a beaucoup de chances pour qu'elle ne soit pas à toi: ton père est beaucoup plus riche que le sien, et il ne lui donnera pas son fils.

--Alors, mon oncle, je sais ce qui me reste à faire.

--Ah ça, voyons, ne va pas faire des sottises, au moins. Écoute un peu.

--Oui, mon oncle.

--Eh bien, d'abord tu ne peux pas te marier à vingt ans.

--Pourquoi cela, mon oncle?

--Parce que je ne le veux pas, et que sans moi ce mariage ne peut pas se faire.

--Oh! mon bon petit oncle...

--Si la fille t'aime, si elle te promet de t'attendre trois ans...

--Trois ans, mon oncle.

--Ne raisonne pas, ou j'en mets quatre. Si elle te promet de t'attendre trois ans, tu iras au régiment.

--Ah! mon oncle.

--Mais pas à Clermont; je te ferai entrer dans un régiment à quelques lieues de Paris, où tu viendras une fois tous les trois mois, jusqu'au moment désiré.

--Eh bien, mon oncle, comment savoir si elle m'aime?

--Comment, savoir! parbleu, en le lui demandant.

--Ah! mon oncle, je n'oserai jamais.

--Alors, obéis à ton père et fais ton paquet.

--Mais, mon oncle, vous ne savez pas comment est cette fille-là; j'ai voulu cent fois lui dire que je l'aimais; je me suis injurié de ma timidité; je me suis monté la tête de toutes les manières; j'ai préparé, appris par coeur des discours; j'ai écrit des lettres, mais bast, au moment de parler, je sentais le premier mot qui m'étranglait, et je parlais d'autre chose. Elle a le regard si doux et à la fois si sévère! il me semblait qu'elle n'aimerait jamais un homme, et alors je parlais d'autre chose.

«Pour les lettres c'était bien pis: au moment de les donner, je les trouvais si bêtes que je ne croyais pas pouvoir les déchirer en assez petits morceaux.

--Enfin, il faut te décider, mon garçon, et voici pourquoi; ton père ne t'a pas tout dit: s'il t'envoie à Clermont, c'est parce que le colonel du régiment est de ses amis, et a une fille; parce que cette fille t'est destinée, c'est un riche et un beau mariage. Mais... ne me dis rien, je sais que tout cela n'est rien quand on aime. C'est une grosse bêtise, mais c'est une bêtise que je serais bien fâché de ne pas avoir faite; il n'y a que les cuistres qui n'en font pas de pareilles. Je sais bien que les vieux appellent cela des illusions, mais qui sait si ce ne sont pas eux qui en ont, des illusions. La lunette qui rapetisse les objets n'est pas plus vraie que celle qui les grossit.

«Si elle t'aime, tu dois tout sacrifier pour elle; c'est bête, mais c'est bien, et il faut le faire; mais il faut savoir si elle t'aime, et l'occasion est excellente pour cela. On veut la marier, mon neveu; tu deviens pâle à cette idée, tu voudrais tenir à longueur d'épée ton odieux rival, est-ce comme cela aussi que vous dites à présent? Eh bien, tâche de garder un peu tout ce grand courage en face de ta belle Noémi. On veut la marier, tu es plus riche qu'elle, mais celui qu'on veut lui donner est plus riche que toi; d'ailleurs il est titré, et puis c'est un mari tout prêt, et la corbeille est prête; tandis que toi, il faut attendre. Vas trouver Noémi, et dis-lui que tu l'aimes, elle le sait, mais cela se dit toujours; demande-lui si elle répond à ta tendresse, et dis-lui, car elle doit t'aimer, morbleu, tu es jeune et beau, et spirituel, dis-lui qu'elle te jure de t'attendre trois ans, mais qu'elle me l'écrive à moi dans une lettre que je garderai; alors, je romps le mariage de là-bas; je te fais entrer dans un autre régiment, et dans trois ans, malgré ton père, malgré le diable, malgré tout, je vous marie.

--Mon oncle, une idée.

--Voyons.

--Je vais lui écrire.

--Comme tu voudras.»

Je quittai mon oncle, et j'allai faire mon épître; ce n'était pas le plus difficile, je lui avais déjà écrit cent cinquante fois, mais c'était de donner la lettre qui m'embarrassait. Cependant, comme il n'y avait pas à hésiter, je pris mon parti: j'achetai un bouquet de roses jaunes, et, dans le milieu du bouquet, je glissai mon billet.

Tenez, c'est peut-être bien fou, mais je me le rappelle encore.

Après l'aveu de mon amour, je la suppliais de m'aimer et de se laisser être heureuse, et de m'attendre trois ans; je la priais, si elle y consentait, de porter le soir à sa ceinture une de mes roses jaunes; alors, disais-je, j'oserai vous parler et je vous dirai ce que vous avez à faire pour assurer mon bonheur, je n'ose dire notre bonheur.

--Ah! vous mîtes le billet dans le bouquet? dit ici madame Lorgerel.

--Oui, madame.

--Et puis?

--Et puis, le soir, Noémi n'avait pas de rose à sa ceinture; je voulus me tuer, mon oncle m'emmena malgré moi à Clermont, il y resta deux mois, se mêla aux jeunes officiers, finit par me distraire, me démontra que Noémi ne m'avait jamais aimé.

--Mais, mon oncle, lui disais-je, elle était, elle paraissait si contente quand j'arrivais, elle me faisait de si doux reproches quand je venais tard.

--Les femmes aiment l'amour de tout le monde, mais il y a des personnes qu'elles n'aiment pas.

Enfin, je finis par l'oublier à peu près, puis j'épousai la fille du colonel, que j'ai perdue après huit ans de mariage, et me voilà tout seul; car mon oncle est mort depuis longtemps. Eh bien, croiriez-vous que je pense parfois à Noémi, et ce qu'il y a de plus curieux, c'est que je la vois toujours jeune fille de dix-sept ans, avec ses cheveux bruns, et, comme disait mon oncle, ses yeux de velours noir, tandis que ce doit être aujourd'hui quelque vieille bonne femme.

--Vous ne savez pas ce qu'elle est devenue?

--Non.

--Ah ça, mais vous ne vous appelez donc pas Descoudraies?

--Non, c'est le nom de la terre de mon oncle; moi, je m'appelle Edmond d'Altheim.

--C'est vrai.

--Comment, c'est vrai?

--Je vais vous dire, moi, ce qu'est devenu Noémi.

--Comment?

--Oui, elle vous aimait.

--Mais la rose jaune?

--Elle n'avait pas vu le billet, votre départ subit l'a fait pleurer, puis elle a épousé M. de Lorgerel.

--M. de Lorgerel!

--Oui, M. de Lorgerel, dont je suis veuve aujourd'hui.

--Quoi, vous... Quoi, c'est vous, Noémi Amelot?

--Hélas! oui; comme vous êtes, ou comme vous n'êtes plus guère Edmond d'Altheim.

--Mon Dieu! qui aurait cru que nous aurions pu un jour ne pas nous reconnaître!

--Oui, n'est-ce pas; et ne nous réunir plus tard que pour jouer au trictrac.

--Mais le bouquet!

--Le bouquet, le voici. Je l'ai toujours gardé.

Et madame de Lorgerel alla chercher dans une armoire une boîte d'ébène qu'elle ouvrit.

Elle en tira un bouquet fané. Elle tremblait.

--Déliez-le, déliez-le, dit M. Descoudraies.

Elle délia le bouquet, et trouva le billet qui était là depuis quarante-deux ans.

Tous deux restèrent silencieux; je voulus m'en aller, M. Descoudraies se leva.

Madame de Lorgerel lui prit la main et lui dit:

--Vous avez raison. Il ne faut pas que cet accès de jeunesse de nos coeurs se passe en face de deux vieilles figures comme les nôtres. Évitons ce ridicule à un sentiment noble qui nous donnera peut-être du bonheur pour le reste de notre vie. Ne revenez que dans quelques jours.

Depuis ce temps, le vieux Descoudraies et la vieille de Lorgerel ne se quittent plus; il existe entre eux un sentiment auquel je n'ai jamais rien vu de semblable. Ils repassent ensemble tous les petits détails de cet amour qui ne s'était pas expliqué; ils ont mille choses à se raconter, ils s'aiment rétrospectivement; ils voudraient bien être mariés, mais ils n'osent pas se marier.

_Vale._

LETTRE LIX.

Beaucoup de controverses ont eu lieu à l'égard de l'_héliotrope_, cette fleur dont les ombelles, d'un bleu grisâtre, exhalent une si douce odeur de vanille.

On a raconté que la nymphe Clytie, fille de l'Océan, fut abandonnée par Apollon, qu'elle avait aimé. Elle en conçut une telle douleur, qu'elle cessa de boire et de manger, et mourut les yeux fixés sur le soleil. Elle fut changée en une fleur appelée héliotrope.

Or, héliotrope veut dire: _Je me tourne vers le soleil_.

Quelques savants ont établi que ce n'était pas de notre héliotrope à odeur de vanille, qu'il fallait entendre parler quand on fait allusion à la métamorphose de Clytie, mais bien du grand soleil des jardins (_helianthus_, fleur du soleil), qu'on appelle tournesol, ce qui veut dire la même chose qu'héliotrope.

Il y a à cela un inconvénient, c'est que la fleur du soleil nous vient du Pérou, et que du temps d'Ovide on ne connaissait pas le Pérou.

Si l'on veut chercher une autre fleur pour lui attribuer l'histoire de Clytie, c'est bien un autre embarras, avec l'indication que vous avez, que c'est une fleur qui se tourne vers le soleil.

Dites-moi une fleur qui ne se tourne pas vers le soleil.

Mettez toutes celles que vous voudrez dans une chambre qui n'ait qu'une ouverture, et vous verrez, non pas seulement leurs fleurs, mais leurs feuilles, mais leurs tiges, chercher l'air, le jour et le soleil.

L'_héliotrope_ sauvage, qui ressemble à l'héliotrope cultivé, sauf l'odeur, est souvent vendu sous prétexte qu'il guérit les verrues, ce qui n'est pas vrai.

Cette fois je ne l'oublierai pas, je saurai à quoi m'en tenir sur le phénomène que l'on raconte de la _fraxinelle_. Aussitôt que le jour sera disparu, j'allumerai l'air inflammable qui l'entoure. En attendant, nous voici sous des marronniers d'Inde. Les uns ont des épis de fleurs blanches, les autres des épis de fleurs roses. Le marronnier d'Inde est originaire de Constantinople, d'où il a été envoyé en Autriche en 1591, et apporté à Paris en 1613 par un M. Bachelier, le même qui a également apporté les anémones, ainsi que je vous l'ai raconté.

Les hommes, qui en général rendent un grand culte à la beauté, sont, je ne sais pourquoi, honteux de ce culte, et inventent pour ce qu'ils trouvent beau toutes sortes de qualités morales ou utiles assez souvent apocryphes. D'autre part, il n'est rien à propos de quoi une partie des hommes ne cherche à tromper les autres.

C'est pour ces deux causes réunies sans doute qu'on a voulu, avec les fruits du marronnier d'Inde, faire et surtout vendre du savon. Puis on a prétendu en nourrir les bestiaux. Ceux-ci finissent par en manger, mais avec un grand dégoût, et après de longues et amaigrissantes hésitations, ils le préfèrent à la mort de faim, mais de bien peu.

Le millepertuis a longtemps passé pour chasser les démons; il se contente aujourd'hui d'étaler d'assez jolis corymbes de fleurs jaunes, et d'offrir le singulier aspect de ses feuilles criblées d'une infinité de petits trous.

Ici éclate le géranium rouge; sa couleur splendide éblouit les yeux; il semble que ce soit le _souverain rouge_. Prenez-en une fleur, et apportez-la auprès de la petite verveine de Miquelon, qui rampe entre les magnolia, ces arbres qui portent des lis, sur la terre de bruyère, et la diaprent de petites ombelles étincelantes. Mettez auprès d'une de ces ombelles la fleur de géranium, et par une singulière métamorphose, la fleur du géranium n'est plus rouge, elle devient orange, et son rouge est vaincu et écrasé par le rouge de la verveine. La verveine, à son tour, pâlira devant la cardinale.

Ce qui prouve qu'on n'est rouge, comme on n'est grand, qu'à coté de ce qui est moins rouge ou de ce qui est moins grand.

La grandeur des grands hommes est faite plus d'à moitié de la petitesse des autres.

A côté du souci des jardins, cette belle anémone orange si éclatante, s'ouvre à certaines heures le souci pluvial, une sorte de marguerite à disque violet et à rayons blancs en dessus, violets et verts en dessous, qui se ferme un peu avant la pluie.

Mais voici le jour qui commence à baisser; les moineaux se chamaillent dans les arbres; les chauves-souris voltigent autour de ma tête, les belles de jour sont fermées, les belles de nuit et les onagres déplissent et ouvrent leur corolle.

Varaï, apporte-moi une bougie..........

* * * * *

Voilà où j'en étais de mon voyage, mon bon ami, lorsqu'un bruit inusité est venu interrompre le silence ordinaire de ma retraite. C'était une voiture et des chevaux au galop, et le claquement du fouet d'un postillon.

C'était vous qui reveniez de votre long voyage, quand je ne suis pas encore à la moitié du mien.

Mais vous ne pouviez me donner quelques instants; vous êtes reparti pour Paris deux heures après votre arrivée; des affaires réclamaient impérieusement votre présence.

J'ai mis mes lettres en ordre, et je vous les envoie.--Quand vous viendrez me voir, nous continuerons ensemble mon voyage.

_Vale._

STEPHEN.

TABLE DES MATIÈRES

LETTRE I.--DÉPART, ASPECT DU CIEL. 1

II.--SUR LES ARAIGNÉES. 9

III.--TAPIS DE GAZON. TEMPS D'HIVER. 17

IV.--LE ROITELET.--MARIE-ANTOINETTE.--DANTON. 26

V.--SUR UN ROSIER.--LES PUCERONS. 35

VI.--LES SAVANTS. 51

VII.--NOISETIERS.--PROPRIÉTÉ. 61

VIII.--LES ICHNEUMONS.--ARBUSTES ET FLEURS D'AUTOMNE. 71

IX.--LA NUIT, L'AURORE. 84

X.--LE BONHEUR. 93

XI.--SUR LE DOS. 98

XII.--DES COULEURS. 106

XIII.--SUR LE VENTRE.--MOUSSES.--FOUGÈRES. 114

XIV.--LA VIOLETTE. 124

XV.--HISTOIRE DES TULIPES D'ARNOLD. 137

XVI.--QUASI-MARITIME. 156

XVII.--MON RUISSEAU. 163

XVIII.--LES ANTHROPOPHAGES. 166

XIX.--PHRYGANES.--LE DUC DE CLARENCE. 172

XX.--CYPRÈS.--LISERONS.--PASSEROSES. 185

XXI.--AULNES.--ROSEAUX.--NÉNUFAR. 188

XXII.--PLANTES GRIMPANTES ET FUNÉRAIRES. 197

XXIII.--LE ROITELET.--LES ANÉMONES. 201

XXIV.--VOYAGES.--LILLE.--LAUSANNE. 208

XXV.--DES TORTS QU'UNE OREILLE D'OURS PEUT AVOIR A L'ÉGARD D'UN HOMME. 216

XXVI.--UN VIEUX MUR. 219

XXVII.--HISTOIRE DE M. ET MADAME RONCIN. 226

XXVIII.--PLANTES VÉNÉNEUSES.--TABAC. 233

XXIX.--ABEILLES.--INSTRUCTION UNIVERSITAIRE. 238

XXX.--SUR LES ABEILLES. 247

XXXI.--SUR LE PIED D'ALOUETTE. 259

XXXII.--SUR LES OIGNONS. 263

XXXIII.--INSECTES.--GALLINSECTES. 268

XXXIV.--NIGELLE.--RUE.--OEILLETS. 273

XXXV.--LE BUCHERON. 279

XXXVI.--HISTOIRE D'EDMOND. 281

XXXVII.--SUITE. 289

XXXVIII.--LES CHINOIS. 293

XXXIX.--FLEURS DES CHAMPS. 298

XL.--APRÈS LA PLUIE. 301

XLI.--TEIGNES.--LE SAUCISSONNIER. 307

XLII.--LE BUDLEÏA. 315

XLIII.--UN DIEU MODERNE. HISTOIRE PHILOSOPHIQUE ET THÉOLOGIQUE DU CHANVRE ET DU LIN;--LEURS FORTUNES VARIÉES DEPUIS LEUR NAISSANCE JUSQU'A LEUR APOTHÉOSE. 322

XLIV.--PLANTES GRIMPANTES. 328

XLV.--SUR DIVERSES FLEURS. 331

XLVI.--TABLEAUX. 335

XLVII.--HISTOIRE DE M. ET MADAME LE VASSEUR. 343

XLVIII.--LA VIGNE. 353

XLIX.--L'HERBE AU CHANTRE.--RACINE.--BOILEAU.--LES SORCIERS.--PLINE.--HOMÈRE ET L'AIL JAUNE. 358

L.--L'ÉCOLE DE SALERNE. 362

LI.--LES TULIPES. 366

LII.--LES ARBRES.--LES PLANTES.--LES HOMMES. 371

LIII.--LA VIOLETTE. 378

LIV.--LE CHÈVREFEUILLE. 381

LV.--LE SENEÇON.--LE LAURIER. 385

LVI.--RÊVE. 388

LVII.--PLANTES ODORIFÉRANTES.--COLÉOPTÈRES. 393

LVIII.--HISTOIRE DE M. DESCOUDRAIES ET DE MADAME DE LORGEREL. 399

LIX.--L'HÉLIOTROPE.--LA FRAXINELLE.--CONCLUSION. 408

TABLE ALPHABETIQUE

DES

NOMS D'INSECTES ET DE PLANTES INDIQUÉS DANS L'OUVRAGE.

Pages.

Abeilles. 31, 47, 98, 99, 239

Abricotier. 78

Acacia. 65, 85, 87

Aconit. 78, 276

Adipe. 380

Aglaé. 379

Ail jaune. 360

Allium-Aureum. 360

Amaranthe. 329

Amaryllis. 265

Anémone des bois. 78, 204

Araignées. 9, 221

Aristea. 333

Artemise. 382

Arum. 204

Aster. 82

Atropos. 91

Auricule. 216

Azerolier. 356

Balsamine. 86, 196

Baobab. 63

Belle-Dame. 220

Belles de jour. 86, 87

Belle de nuit. 87

Bergeronnette. 157

Bignonia radicans. 329

Bois gentil. 81

Bostrichium. 121

Bouillon blanc. 63

Bouleau blanc. 80

Bruyères. 333

Budleïa. 314, 316

Casside. 394

Calycanthe. 80

Cerf-volant. 87, 203

Cerisiers. 85

Cétoine. 39

Chanvre. 322

Cheveux de Vénus. 274

Chèvrefeuille. 185, 187, 328, 381

Chiendent. 122

Chrysanthème. 82, 384

Chrysis. 31

Chrysomèle. 396

Cicindèle. 224

Clematite. 329

Cloportes. 221

Coccinelle. 44

Cochenille. 271

Coignassier. 357

Colchique. 382

Colimaçons. 301

Coquelicot. 356

Cornouiller. 80

Coudriers. 81

Cousins. 158, 169

Crapaud. 302

Criogère. 72

Crocus. 81, 265

Cyclamen. 195

Cyprès. 185

Dalhia. 82

Daphné-Lauréolé. 79, 81

Datura stramonium. 233

Delphinium vivace. 109, 261

Demoiselle. 224

Digitale. 299

Ellebore noir. 80

Enothére. 88

Epilobe. 382

Erable. 80

Erysimum barbarea. 358

Euphrosine. 379

Faunes. 203

Fauvette. 202

Fenouil. 281

Fèves. 303

Forficulaire. 278

Formica Leo. 221

Fourmis. 130, 221

Fragon. 393

Framboisiers. 80

Francs-Maçons. 65

Fraxinelle. 274, 282, 409

Frêne doré. 80

Galles. 103

Gallinsectes. 269

Genêt d'Espagne. 80

Géranium rouge. 410

Giroflée. 81, 99

Glaieuls. 36, 78, 265

Glycine. 27, 328

Gorteria. 353

Grenadille. 329

Grenouilles. 87

Groseiller. 78

Guimauve. 56

Gyrin. 176

Haricot. 328

Héliotrope. 80, 408

Hémérocalle. 84

Hépatique. 81

Herbe au chantre. 358

Hiéble. 183

Hippophaé. 393

Houblon. 328

Hydrophile. 176

Ichneumon. 75, 100

Iris. 158

Jacinthe. 78, 82, 87, 265

Jasmin. 329

Jonquille. 265

Julienne. 33, 358

Jusquiame. 65, 233

Lauriers. 333, 386, 394

Lavande. 395

Léontodon. 85, 87

Libellule. 191, 193, 224

Lierre. 195, 197, 329

Lin. 307, 315, 322

Lion des pucerons. 45

Lis. 71

Liseron. 78, 187

Luciole. 88

Lupin. 85, 296

Machaon. 282

Mante religieuse. 267, 268

Maturne. 382

Melinet. 243

Mélisse. 395

Menthe. 395

Menvanthe. 195

Millepertuis. 410

Moléne. 298

Morelle. 329

Morgeline. 121

Morio. 203

Mouron. 121

Mousse. 115

Muguet. 204

Narcisse. 78, 265, 266

Nénufar blanc. 86, 194

Nigelle de damas. 274

Noisetier. 61

Noix. 364

Noyer d'Amérique. 80

OEillet. 99, 277

Onagre. 86

Ophrys-Mouche. 269

Ophyoglosse. 121

Oponogeton dystachion. 195

Orchidée. 330

Oreille d'Ours. 216

Orties. 101, 220

Osmonde. 121

Pancratium. 265

Paon de jour. 220

Papillon. 47

Paquerette. 82, 382

Pas d'ane. 81, 175

Passe-Rose. 187

Pavot. 77, 79

Pelouze. 67

Perce oreille. 278

Pervenche. 185, 198, 329

Phalène. 89, 382, 396

Phryganes. 172

Pied d'Alouette. 261

Pinson. 98

Pivoine. 78, 207

Pois de senteur. 329, 357

Pontederia Cordata. 195

Primevères. 81, 204

Pucerons. 40

Ravenelles. 186

Reines Marguerites. 82, 384

Réséda. 55

Rhinocéros. 87, 203

Roitelet. 28, 201

Romarin. 395

Ronce. 329

Rose. 37, 80, 77

Roseau. 189, 190

Rosier. 35, 48, 221

Rossignol. 291

Rue. 275, 276, 362

Safran. 265, 330

Sagittaire. 174, 178

Salvia patens. 109

Sarriette. 395

Saule. 103, 185

Sauge. 363

Scabieuse. 299, 359, 382

Scarabée. 87

Scilles. 265

Scorsonère. 99, 196

Seneçon. 129, 385

Serpolet. 394

Sorbier. 359

Souci pluvial. 86, 87, 410

Sphinx. 89, 381, 382

Stercoraires. 87

Sybilla. 381

Sylvains. 203, 381

Syringa. 78, 197

Tabac. 233, 379

Teigne. 308

Thym. 395

Tigridies. 265, 333

Tilleuls. 80

Tipules. 158

Titus. 102

Tortue. 220

Trèfle. 122

Tubéreuse. 265

Tulipe. 128, 265, 367

Tussillage. 80, 175

Vallisnère. 194

Verveine de Miquelon. 410

Vigne. 329, 353

Violette. 124, 204, 379

Viorne. 103

Viperine. 298

Volubilis. 86, 328

Vulcain. 101, 220

* * * * *

Wergist-mein-nicht. 59, 161, 357

* * * * *

Notes sur la transcription:

On a effectué les corrections suivantes:

carosse=>carrosse

Où êtes-vous si ennuyé des mouches qui nous impatientent ici=>Ou êtes-vous si ennuyé des mouches qui nous impatientent ici

égoiste=>égoïste

éméraude et d'un rubis joints ensemble=>émeraude et d'un rubis joints ensemble

insectes auquels ils ont=>insectes auxquels ils ont

toutes le plantes=>toutes les plantes

où sont marbrés de diverses couleurs.=>ou sont marbrés de diverses couleurs.

Voyez-là ici, sa corolle=>Voyez-la ici, sa corolle

L'homme d'affaire fut très mal reçu=>L'homme d'affaires fut très mal reçu

Il prit M. Renault à part et lui dit=>Il prit M. Réault à part et lui dit

Reault=>Réault

ses envieux, ses tyrans=>ces envieux, ces tyrans

wergiss-men-nicht=>wergiss-mein-nicht

alvéoles exagones=>alvéoles hexagones

connaissse quelque homme riche=>connaisse quelque homme riche

dalhias=>dahlias

Il les voient toutes revivre=>Ils les voient toutes revivre

La cloche de l'église teinte=>La cloche de l'église tinte

soufle d'air imperceptible=>souffle d'air imperceptible

blans et roses=>blancs et roses

devient brulante et âcre=>devient brûlante et âcre

entre les magniola=>entre les magnolia

Serpole. 394=>Serpolet. 394

cette crète du toît=>cette crête du toît

* * * * *

NOTES:

[A]

Alter erit maculis auro squalentibus ardens, ...Hic melior insignis et ore, Et nitidis clarus squammis (VIRG.)

[B]

...Ille horridus alter, Desidiam latamque trahens inglôrius alvum. (VIRG.)

[C]

Tum vitulus bina curvans jam cornua fronte Quæritur... Plagisque perempto Tunsa per integram solvuntur viscera pellem... Etc., etc. (VIRG., _Géorgiq._, lib. IV.)

[D]

Non fætus nixibus edunt.

[E]

Verum ipsæ fohis natos et suavibus herbis Ore legunt.

[F] Ruta viris minuit venerem, mulieribus addit.

[G]

_Cruda_ comesta... Ruta facit castum, dat lumen et ingerit astum, _Cocta_ et ruta facit de pulicibus loca tuta.

[H] Salvia salvatrix naturæ conciliatrix.

[I] Cur moriatur homo cui salvia crescit in horto.

[J] Salvia cum ruta faciunt tibi pocula tuta.

[K] Unica nux prodest, nocet altera, tertia mors est.

[L] Si fore vis sanus, ablue sæpe manus.

[M]

Lotio, post mensam, tibi confert munera bina, Mundificat palmas et lumina reddit acuta.

End of Project Gutenberg's Voyage autour de mon jardin, by Alphonse Karr