l. Hôtel du Commandement, rue du Commandement
(aujourd'hui Général-Marchand, n° 1).
m, m'. Maisons successivement habitées par les Bigillion, rue Brocherie et montée du Pont-de-bois (aujourd'hui rue de Lionne).
n. Maison Didier, près de l'église Saint-Laurent.
o. Maison de Gros, géomètre et professeur de mathématiques, rue Saint-Laurent.
p. Hôtel de Franquières, entre l'actuelle rue Moidieu et le quai Créqui, près du Pont de pierre.
q, q'. Boutiques successivement occupées par Falcon, libraire, la première passage du Palais (aujourd'hui supprimé), la seconde rue du Quai (aujourd'hui Hector-Berlioz, n° 4).
r, r'. Café Genou, situé Grande-rue, n° 14, d'après Stendhal, ou, d'après Romain Colomb, place Saint-André, n° 7.
s. Boutique de Bourbon, près de la Halle-aux-blés, probablement démolie lors de l'élargissement, en 1907, de la rue Philis-de-la-Charce.
t. Auberge de la Bonne-Femme, ou de la Femme-sans-tête, chemin des Boiteuses (aujourd'hui, rue Lakanal).
v, v'. Pompes, sur la place Grenette et à l'entrée de la rue Neuve du Collège (aujourd'hui du Lycée).
x. Baraque des châtaignes, place Grenette.
π. Arbre de la Liberté.
π'. Arbre de la Fraternité.
R'. Lieu présumé du duel de Henri Beyle et de son camarade Odru, sur les remparts, entre les portes de Bonne et Très-Cloîtres, non loin de l'hôtel du Commandement.
II. LA MAISON NATALE DE STENDHAL
Par M. Samuel Chabert, professeur à l'Université de Grenoble.
M. Paul Arbelet, éditeur du _Journal d'Italie_, affirmait récemment que la maison natale de Stendhal à Grenoble était le n° 14 actuel de la rue J.-J.-Rousseau (2e étage), et revendiquait pour lui-même la propriété de cette découverte, sans toutefois publier encore une indication de sources ou d'arguments positifs[1]. Une illustration représentant l'immeuble désigné était insérée dans le texte, soulignant ainsi la contradiction de sa croyance avec celle de divers Grenoblois, recueillie par M. Pierre Brun dans son _Henry Beyle-Stendhal_[2], et favorable au n° 12 (1er étage) de la même rue J.-J.-Rousseau.
Les amis de l'écrivain, et aussi le grand public, ne peuvent que remercier M. P. Arbelet de sa communication; le plus mince atome de vérité acquise a son prix. Pour ma part, je me féliciterais plutôt de le voir garder par devers lui ses raisons, puisque ce silence précisément m'a conduit à faire de mon côté différentes recherches, toujours intéressantes quand il s'agit d'un pareil auteur; et, bien que ma conclusion soit absolument identique à la sienne et que son assertion ait contribué à m'y conduire, peut-être ne sera-t-il pas indifférent d'exposer ici, très sommairement, les procédés que j'ai suivis.
* * * * *
Deux voies principales d'investigation semblent dès l'abord s'ouvrir au chercheur, abstraction faite des «jours»»offerts çà et là dans l'œuvre entière de Stendhal:
1° Détails et plans fournis par le manuscrit de la _Vie de Henri Brulard_ (Bibl. munie, de Grenoble, R 299, 3 vol.).
Ces détails sont nombreux, répétés, d'apparence très précise, et nous y reviendrons. Constatons tout d'abord qu'il y manque le seul renseignement décisif, à savoir le numéro de la maison natale. A cette époque, où les immeubles de Grenoble étaient numérotés par quartiers, non par rues, chaque maison était habituellement désignée par le nom de son propriétaire joint à celui de la rue; or, l'extrême notoriété du père de Stendhal rendait particulièrement superflu tout surcroît de précision. D'autre part, si précieux que soient les documents de la _Vie de Henri Brulard_, ils sont souvent fort sujets à caution, on le sait, qu'il s'agisse de sentiments, d'idées, d'histoire ou même de géographie; l'auteur lui-même, trop catégorique dans l'exposé de ses impressions d'enfance, multiplie les réserves par ailleurs: il touche à la cinquantaine, et tant d'aventures se sont succédé dans son existence depuis la dixième année! Aussi n'avons-nous pas cru que le témoignage propre de Stendhal dût nous être un point de départ: il sera pour nous un contrôle, entre autres, de la certitude une fois conquise, après avoir servi de présomption pour la certitude à conquérir, rien de moins, rien davantage.
2° Puisque Chérubin Beyle, père de Stendhal, était par héritage le propriétaire de la maison[3] et, par conséquent, de l'appartement où naquit son fils le 23 janvier 1783, et que la partie de la rue J.-J.-Rousseau à laquelle se limitent les recherches n'a subi depuis lors aucune modification importante dans ses immeubles,--on peut vérifier, dans les actes publics, les titres des propriétaires actuels de ces immeubles durant 125 ans environ: moyen terre à terre, on ne peut moins littéraire, mais on ne peut plus sûr, d'aboutir de piano à un indiscutable résultat. C'est, à notre avis, le premier à suivre. On nous excusera donc en raison du but poursuivi d'avoir agi, pour le profit d'Henri Beyle, comme aurait fait son père «homme de loi», et d'avoir employé une méthode qui l'aurait indigné peut-être, mais qu'après tout il ne tenait qu'à lui de nous épargner en précisant davantage. Du reste, nous nous abstiendrons, dans le court exposé qui va suivre, de tout renvoi ou citation n'intéressant pas directement la solution du problème.
* * * * *
_1re pièce._ L'extrait de naissance, depuis longtemps publié, nous apprend simplement que la maison natale du futur Stendhal faisait partie de la paroisse de Saint-Hugues, autrement dit appartenait au côté nord de la rue, numéros pairs actuels.
_2e pièce._ Le registre de capitation de la ville de Grenoble pour 1789, obligeamment communiqué par M. Prudhomme, archiviste départemental, place la maison du sieur Beyle dans la rue des Vieux-Jésuites (depuis rue J.-J.-Rousseau), entre la maison du sieur Verdier, pourvue de 2 boutiques et de 2 locations, et la maison du sieur Romand, beaucoup plus importante, avec 7 locations en plus de ses 2 boutiques. La maison Beyle, mitoyenne et moyenne entre les deux, a 2 boutiques, plus 3 locataires habitants d'étages, savoir:
n° 1305, le sieur Boyer, avocat, taxé à 24 livres;
n° 1306, le sieur Beyle, avocat, taxé à 18 livres;
n° 1307, la veuve Rigoudo, passementière, taxée à 1 livre.
S'il est trop tôt pour conclure que les maisons Verdier, Beyle et Romand sont les nos 12, 14 et 16 actuels de la rue J.-J.-Rousseau, nous retiendrons tout au moins la présomption en faveur du second étage, non du premier, comme occupé par Chérubin Beyle et par le jeune Henri lui-même, âgé alors de 6 ans.
_3e pièce._ Acte de vente du 2e étage[4] de sa maison par Chérubin Beyle à l'avoué Jos.-François Bonnard, le 7 ventôse an XII (27 févr. 1804), aux minutes de Me Nallet, notaire à Grenoble, successeur éloigné de Me André Blanc, notaire à Grenoble de 1782 à 1824, qui rédigea l'acte en question. Nous avons eu entre les mains l'expédition authentique, possédée actuellement par M. Edmond Maignien, qui a bien voulu nous la communiquer.
Le vendeur, qui va désormais habiter jusqu'à sa mort sa nouvelle maison de la place Grenette (n° 24 actuel), ne spécifie pas qu'il ait habité ou habite encore ce 2e étage; toutefois, la chose peut se présumer du fait que nulle mention de locataire occupant ne figure dans l'acte,--dont voici les éléments essentiels-:
Chérubin-J. Bayle (_sic_), homme de loi, vend à Jos.-Fr. Bonnard, avoué près le tribunal d'appel de Grenoble, le second étage entier, cave, galetas et dépendances, de la maison possédée par le vendeur rue des Vieux-Jésuites, n° 60: 3 pièces sur la rue, 3 pièces sur la cour, 2 pièces dans le bâtiment au nord et une galerie servant de communication du grand au petit bâtiment. La cave a son entrée en face de l'escalier et est éclairée par une petite fenêtre grillée ouverte au nord sur la cour ... Le galetas, au 4e étage, est situé au-dessus des pièces qui forment, aux étages inférieurs, le salon d'assemblée ..., il confine au couchant une chambre à cheminée vendue à Pierre Mayet.
Prix: 3.000 francs.
Latrines intérieures au second étage.
Enregistré à Grenoble le 12 ventôse an XII (3 mars 1804).
Transcrit au bureau des hypothèques, à Grenoble, le 3 germinal an XII (24 mars 1804), vol. 19, n° 489.
Notons que le n° 60 indiqué au début est un numéro de quartier. En 1827, ce sera un numéro de rue, le n° 8, parce que le point de départ est alors la Grand'Rue; la rue J.-J.-Rousseau comptait désormais ses nos pairs de 2 à 22, le n° 2 faisant l'angle de la Grand'Rue. Bientôt, l'un de ces nos pairs, le 14, fut démoli pour la percée de la rue Lafayette, ce qui réduisit à dix immeubles ce côté de la rue; voilà comment, lorsque plus tard l'origine des numéros fut reportée place Sainte-Claire, l'ex-maison Beyle, toujours la 4e en venant de la Grand'Rue, fut numérotée 14 et non pas 16, le n° pair le plus élevé étant désormais 20 et non plus 22.
_4e pièce_ (communiquée également par M. Edm. Maignien). C'est un exploit d'huissier, daté du 24 novembre 1827, enregistré le 26 novembre. Le propriétaire, Bonnard (Julien), avocat, fils et héritier de Jos.-Fr. Bonnard, ainsi que l'atteste à l'état-civil de Grenoble son acte de décès en date du 26 avril 1876, a maille à partir avec un de ses voisins du même immeuble. Julien Bonnard, depuis conseiller à la Cour de Grenoble, du 15 mai 1850 à sa retraite prise le 17 janvier 1865, a son portrait par Hébert au Musée de Grenoble (n° 323 du nouveau catalogue). Notons que le peintre Hébert était fils de Me J.-C.-A. Hébert, notaire à Grenoble de 1813 à 1832 (minutes chez Me Besserve), dont Chérubin Beyle était le client.
_5e pièce._ Le 18 nov. 1852, par devant Me Guigonnet, notaire à Grenoble (minutes chez Me Raymond), le conseiller Bonnard vendait son immeuble au Dr J.-B.-Albin Crépu.
_6e pièce._ Par testament du 8 juillet 1857, le Dr Crépu (mort à Grenoble, le 17 février 1859) le lègue à une dame Zoé Ravix, ex-marchande de nouveautés au Fontanil.
_7e pièce._ Le 12 avril 1871, par devant Me Guigonnet, déjà nommé, Mme Ravix le vend au Dr Pierre-Adolphe-Adrien Doyon, dont le Musée de Grenoble possède aussi le portrait, œuvre du peintre Bonnat (n° 184 du nouveau catalogue).
_8e pièce._ Le Dr Doyon étant décédé à Uriage, le 21 sept. 1907, le partage de ses biens, fait à Lyon le 11 janvier 1908 en l'étude de Me Rodet, notaire, a attribué son immeuble de la rue J.-J.-Rousseau à sa fille, Mme Henriette-Sophie Dagallier, actuellement domiciliée à Paris et qui en demeure propriétaire[5].
La généalogie de l'appartement étant ainsi reconstituée sans discussion ni lacune, et la propriété de Mme Dagallier rue J.-J.-Rousseau (ci-devant des Vieux-Jésuites) étant bien au n° 14, le doute sur l'identification de la maison natale de Stendhal est définitivement dissipé. Pour ce qui est de l'étage, nos présomptions, déjà très fortes, seront changées en certitude en faveur du second, puisque c'est justement celui que possède Mme Dagallier, par les éclaircissements que fournissent les plans dont nous parlerons tout à l'heure.
* * * * *
Il est aisé maintenant de revenir à la _Vie de Henri Brulard_ et de constater que la concordance entre les deux sources est absolue. Les nombreux plans relatifs à la question qui nous intéresse, et malheureusement inédits pour la plupart, peuvent se grouper sous deux rubriques:
a) _Situation de immeuble_: «rue des Vieux-Jésuites, 5e ou 6e maison à gauche en venant de la Grand'Rue, vis-à-vis la maison de Mme Teyssère (_sic_)», écrit Stendhal, p. 59 du ms., 40 du tome Ier de la présente édition. En fait, c'est le 4e numéro, mais le n° 16 actuel en vaut bien deux, si tant est que Stendhal, en 1832, eût la mémoire exacte des chiffres. Cette imprécision est sans conséquence, à la condition, encore une fois, de n'accepter les données de la _Vie de Henri Brulard_ que sous bénéfice d'inventaire.--Nous avons relevé sur ce point 5 plans: p. 59 du _ms._; autre plan plus détaillé et plus significatif collé sur la même p. 59; p. 232 (fac-similé, p. 166 de la nouvelle éd. Stryienski, 1912); puis, dans le 2e vol., p. 6 (numérotation en bas de page), et face à la p. 273 _bis._
b) _Disposition de l'appartement, étage._ Le ms. présente 3 plans de la partie de l'appartement située entre cour et rue, savoir p. 70 (t. I du ms. et p. 48 du tome Ier de la présente édition), face à la p. 275 (t. II), et face à la p. 292 (t. II). Ces plans concordent pour la disposition des pièces, et notamment en ce qui touche le nombre des six fenêtres de façade, ainsi disposées quand on vient de la Grand'Rue:
_a._ fenêtre étroite} cabinet de Chérubin Beyle.
_b._ fenêtre normale}
_c._ fenêtre normale: salon.
_d._ fenêtre étroite} ch. a coucher de Mme Beyle.
_e._ fenêtre normale}
_f._ fenêtre étroite et basse: cabinet de toilette, pris sur la demi-profondeur de la chambre à coucher, et qui, dans l'acte de vente de l'an XII, n'est pas compté pour une pièce.
Le reste de la profondeur de la chambre à coucher, derrière le cabinet de toilette, forme alcôve pour le lit; c'est là, comme le dit M. Arbelet, suivant toute vraisemblance, que dut naître Stendhal en 1783, là aussi que mourut probablement Mme Beyle en 1790.--Ce qui est capital ici, c'est le nombre des fenêtres qui, au 1er et au 3e étage, est de 4, et qui, au 2e étage, est porté à 6 par l'addition de la fenêtre étroite _d_ et de l'ouverture _f_, destinée celle-ci à éclairer le cabinet de toilette: l'étage est donc le second, _à l'exclusion de tout autre._
La partie de l'appartement située entre la cour et le jardin Lamouroux (cour du n° 4 actuel de la rue Lafayette), avec le petit escalier L qui peut le rendre indépendant et le _jour de souffrance_ qui l'éclaire en permettant d'apercevoir un tilleul du jardin, est figurée p. 107 du ms., correspondant à la p. 93 (t. Ier) de la présente édition.
Enfin, p. 157 du ms., correspondant à la p. 126 (t. Ier) de l'éd. imprimée, Stendhal a dessiné le plan spécial du cabinet de son père, contigu à l'immeuble n° 16 et éclairé par nos deux fenêtres inégales _a_ et _b._
L'examen de ces 10 plans divers, à titre de contre-épreuve, permet de clore ici la discussion.
* * * * *
On comprendra, si l'on pénètre aujourd'hui dans l'étroite allée, dans la cour obscure et rétrécie par la construction du fond,--et dès l'entrée dans la rue tortueuse, privée de toute perspective un peu large et souvent de lumière,--que successivement tous les propriétaires aient éprouvé le besoin d'en sortir, si riche et confortable qu'en pût être l'aménagement intérieur; que Chérubin Beyle, dans sa hâte de déménager, n'ait pas attendu l'achèvement de sa maison neuve pour se défaire de ce qui lui restait de l'ancienne; que le futur Stendhal enfin réserve au logis de son grand-père, si admirablement placé entre la vie intense de la place Grenette et la reposante verdure du Jardin de Ville, ses prédilections d'enfant, naturellement avide de gaieté, de grand jour et de liberté.
Conclurons-nous donc en disant que, si nous connaissons désormais la maison natale de Stendhal, nous n'avons saisi qu'une vaine ombre, et que ses _Feuillantines_, son _Milly_, ses _Enfances_ en un mot doivent être placées ailleurs? Dirons-nous une fois de plus que l'éducation est indépendante des hasards de la naissance, et que le lieu fortuit de celle-ci ne mérite pas qu'on le prenne à ce point au sérieux? que les plaques commémoratives, pour être à certains égards d'une scientifique précision, se trompent d'adresse le plus souvent? Non certes: nous savons assez que rien ne vient du néant, que notre être est conditionné, plus qu'on ne l'a cru et à notre insu même, par ses origines, par la race, par le milieu, par les impressions demi-conscientes, inconscientes même, des toutes premières années, pour ne pas condamner cette religion traditionnelle du souvenir.
Stendhal naquit donc et vécut quelque dix ans dans la demeure où depuis si longtemps se succédaient ses ascendants paternels, au 2e étage du n° 14 actuel de la rue J.-J.-Rousseau; c'est dans le petit logement ayant vue sur la cour qu'il fut installé et logé avec ses précepteurs successifs, c'est dans cet horizon si restreint que se forma, que s'altéra, si l'on veut, et s'aigrit prématurément son caractère. Que plus tard il ait fait du chemin, que son odyssée l'ait peu à peu détourné de la maison paternelle et du pays natal jusqu'à paraître supprimer parfois tout contact, on ne le sait que trop à Grenoble et on l'exagère trop volontiers. Il n'est pas revenu, soit; mais peut-être s'est-il moins éloigné qu'il ne le pensait lui-même et, quoi qu'il en soit et de quelque façon qu'on le juge, c'est bien de là qu'il est parti.
[1] _Les Annales_ du 5 février 1911.
[2] P. 9 (Grenoble, Gratier, 1900).
[3] E. Maignien, _La Famille de Beyle-Stendhal_, Grenoble, 1889, Drevet. Voir, pp. 12-13, l'extrait de naissance de _Marie-Henry Beyle_, publié _in extenso_, et reproduit à nouveau ci-dessus, p. 337.
[4] On sait qu'à Grenoble la propriété bâtie est extrêmement divisée, et que très souvent un immeuble appartient, par étages ou portions d'étages, à plusieurs propriétaires distincts.
[5] Ces documents nous ont été fournis en grande partie par M. Gérardin, receveur de l'enregistrement à Sassenage, d'après les archives de la mairie de Grenoble, du greffe du tribunal civil, de l'enregistrement et de l'étude de Me Raymond, notaire à Grenoble.
III. L'APPARTEMENT DE HENRI GAGNON
La Treille de Stendhal
Stendhal ne dit presque rien de la maison de son père et du triste appartement où il naquit et où mourut sa mère; c'est qu'il vécut surtout dans la maison gaie et vivante de son grand-père. Le docteur Henri Gagnon occupa successivement deux appartements dans le même immeuble. De l'un, situé au n° 2 de la place Grenette, au premier étage, Stendhal parle à peine dans sa _Vie de Henri Brulard_; il fut d'ailleurs abandonné dès 1789 et occupé ensuite par les demoiselles Caudey, marchandes de modes. Mais le second a laissé à notre auteur de nombreux souvenirs, à la fois amers et attendris.
Le deuxième appartement du docteur Gagnon--où il mourut, en 1813--occupait, au second étage, deux chambres correspondant à l'ancien logement du premier, 2, place Grenette. Il comprenait également une partie d'immeuble acquise de Madame de Marnais, et dont l'entrée donnait sur la Grande-rue, n° 20. On accédait à l'appartement par trois escaliers: le premier, place Grenette, a été avantageusement remplacé. Il conduisait directement aux chambres de Séraphie et d'Elisabeth Gagnon. Les deux autres sont restés intacts: l'un insère sa vis minuscule dans l'angle nord d'une cour étroite et mal éclairée, qui n'a guère été modifiée depuis le XVe siècle et garde, entre ses murs noirâtres, l'indicible attrait du passé. Quelques pas encore, et tout de suite à gauche, dans une grande cour oblongue, monte un nouvel escalier, large et droit celui-ci, et que Stendhal, avec raison, qualifie de magnifique pour l'époque.
Montons l'étroit et raide escalier en vis de la première cour. Au deuxième étage, un bref corridor--celui-là même où fut déposé, près de la fenêtre, par le jeune Beyle, le «billet Gardon»--s'ouvre sur la salle à manger, mal éclairée par une fenêtre d'angle, et sur la cuisine. Une troisième porte mène à la chambre de Henri Gagnon. Stendhal en a conservé un souvenir grandiose: une belle commode l'ornait, et une fenêtre en verres de Bohême rendait la pièce agréable et gaie. Des boiseries la garnissent encore aujourd'hui, et leurs moulures sobres, aux ors ternis, rappellent invinciblement l'esprit harmonieux et mesuré du médecin à la mode vers 1780.
Dans un angle, un étroit corridor est pris dans l'épaisseur de la tourelle de l'escalier: nous voici dans un réduit étroit, aux murs biscornus. C'est la petite chambre où Beyle avait son lit de fer, c'est son «trapèze». Fuyons ce lieu, désormais profané: on a fait sauter une cloison, vers l'appartement donnant sur la Grande-rue, et maintenant des lingères travaillent et jacassent à l'endroit même où Stendhal dormait son sommeil d'enfant.
* * * * *
Au second étage de l'escalier de la grande cour, une large porte ouvre sur une vaste antichambre; puis, c'est le «grand salon à l'italienne», aujourd'hui partagé en deux par une cloison. Là s'élevait, sous la Révolution, le modeste autel où un prêtre insermenté disait la messe, servie par le petit Henri Beyle, le dimanche, en présence d'une centaine de fidèles.
Tout près, la chambre de Romain Gagnon, prenant vue sur la grande cour, asile retiré qu'occupa Joseph-Chérubin Beyle aux heures troubles de la Terreur. Tout près encore, ouvrant aussi sur le grand salon, voici le domaine intellectuel du docteur Gagnon: d'abord, son cabinet d'histoire naturelle, où le menuisier Poncet construisit une immense armoire pour les collections minéralogiques; en face, la grande et belle carte du Dauphiné, par Bourcet, que le jeune Beyle sillonna si malencontreusement d'une longue traînée rouge, le jour où fut découvert le subterfuge de la lettre Gardon. A côté, c'est le cabinet d'été du «bon grand-père». Il est maintenant nu et abandonné, comme la pièce voisine; mais notre âme de pieux pèlerins y rétablit sans peine, au fond, la grande bibliothèque où Voltaire voisine avec l'_Encyclopédie_, tandis qu'à côté, dédaigneusement mis en tas, s'avachissent de mauvais romans, achetés par l'oncle Romain, et qui gardent encore le parfum de leur premier acquéreur: musc ou ambre. En face, sur un pied peu élevé, un petit buste de Voltaire, gros comme le poing; un bon fauteuil s'arrondit devant, où le docteur s'isolait pour réfléchir et travailler, loin des importuns.
Dans la chambre de Romain Gagnon et dans le cabinet d'histoire naturelle s'ouvrent deux portes-fenêtres. Poussons-les: nous voici sur une longue et belle terrasse; d'immenses caisses de pierre la bordent, d'où sortent des plantes variées et de puissants ceps de vigne. Des montants de bois artistement assemblés en arcades laissent entrer l'air et le soleil, et supportent la verdure et les fleurs; la vigne fait au-dessus de nous un plafond délicat, et c'est un lieu charmant. Voici vraiment le seul souvenir de Stendhal demeuré presque intact. Quelques pieds de vigne sont morts, mais les survivants sont ceux que planta Henri Gagnon et que vit grandir Henri Beyle. Et les fidèles du Maître peuvent encore, l'automne venu, cueillir une grappe de raisin à la «Treille de Stendhal».
Le reste de l'appartement a été profondément modifié; le hasard des ventes l'a morcelé, et trois locataires différents l'occupent. Pas un d'eux, certainement, n'évoque le drame de l'enfance de Stendhal, nul ne songe même à se rappeler celui qui forma là son âme inquiète et passionnée.
IV. LES PORTRAITS DE STENDHAL JEUNE
Les portraits de Henri Beyle, exécutés dans sa jeunesse, sont extrêmement rares. Et, en iconographie comme en toutes choses, il faut se garder des attributions faites à la légère et des hypothèses plus ou moins séduisantes, mais mal fondées.
Je connais, pour ma part, trois portraits de Stendhal jeune, mais, de ces trois, un seul me paraît authentique.
Le premier a été reproduit en 1905 par M. Emile Roux, dans une publication éphémère: l'_Alpe, revue d'alpinisme populaire_, au cours d'une brève étude sur _Stendhal et la Montagne._ L'original est un petit portrait à l'huile, sur toile, d'une facture très gauche; il appartient à Mme veuve Merceron-Vicat, à Grenoble. Il a été acquis, il y a fort longtemps, par M. Merceron-Vicat, ingénieur des Ponts et Chaussées, à un antiquaire ambulant qui donna le tableau--sans aucune preuve, d'ailleurs--comme un portrait de Henri Beyle, à l'âge de seize ans environ. Rien n'est moins sûr, et la figure peinte est plutôt celle de Champollion-le-Jeune que celle de Stendhal.
Un second portrait, celui-ci fort joli, est une petite aquarelle, signée Passot. Il représente le buste d'un jeune homme d'une vingtaine d'années, un peu plus peut-être, vu de face; le personnage est vêtu d'une lourde redingote ornée à la boutonnière d'un ruban bleu; un gilet largement ouvert laisse voir une chemise blanche, sans jabot, à deux boutons carrés; le col est entouré d'une cravate blanche à deux tours, terminée en un nœud de petite dimension. Cette aquarelle a été acquise d'un brocanteur, avec divers objets, par M. Bellin, artiste peintre, à Fontaine (Isère). M. Emile Roux, en le reproduisant en tête de sa brochure: _Un peu de tout sur Beyle-Stendhal_ (Grenoble, Falque et Perrin, 1903), annonce un portrait inédit de Henri Beyle. Hypothèse invraisemblable: outre que le costume est nettement celui d'un jeune élégant de 1825 à 1830, l'âge du peintre et celui du modèle présumé excluent toute identification. Henri Beyle est né à Grenoble, le 23 janvier 1783, et Passot en 1797, à Nevers. Le portrait nous montre un jeune homme de vingt ans, vingt-cinq ans au maximum; en admettant l'hypothèse de M. Roux, il aurait été peint vers 1803, au plus tard vers 1808. Passot aurait eu de six à onze ans. Ce simple rapprochement de dates suffit pour ruiner l'hypothèse de l'auteur de _Un peu de tout sur Beyle-Stendhal._
Le troisième portrait, que nous publions, est d'une authenticité indiscutable, car nous suivons son histoire depuis l'origine. Il fut la propriété de M. Casimir Bigillion, conseiller à la Cour de Grenoble, qui avait épousé une fille d'Alexandre-Charles Mallein et de Marie-Zénaïde-Caroline, sœur de Henri Beyle. Il fut ensuite donné par M. Bigillion à son cousin, M. Adolphe-Etienne Pellat, ancien vice-président du Conseil de Préfecture de l'Isère. M. Pellat est décédé à Grenoble, le 6 février 1912, laissant le portrait à sa fille, épouse de M. Maurice Chabannes, agent commercial, à Grenoble, de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée.
M. Chabannes nous a, très aimablement, autorisés à reproduire le portrait qu'il possède. Ce portrait, au crayon noir rehaussé de fusain, a été fait, selon M. Paul Guillemin (_Imagerie de Stendhal entre-baillée._ Grenoble, 1895), entre 1800 et 1805, et cette approximation nous semble probable. Il a été reproduit pour la première fois par M. Pierre Brun en tête de son ouvrage: _Henry Beyle-Stendhal_ (Grenoble, Gratier et Cie, 1900). C'est le seul des portraits de Henri Beyle jeune actuellement connus. Le plus ancien des portraits de Stendhal est, après lui, celui de Boilly (collection Lesbros), qui date de 1807.
Notre reproduction, si elle n'a pas le mérite de l'inédit, a du moins celle de l'authenticité. C'est, à nos yeux, un mérite capital, le seul dont nous demandons compte à nos lecteurs, aussi bien pour nos illustrations que pour notre édition tout entière.
TABLE ALPHABÉTIQUE
La table alphabétique que nous donnons ici est très succincte et indique simplement les noms de personnes, sans aucun détail biographique. Une table alphabétique plus détaillée formera le dernier volume des _Œuvres complètes de Stendhal._
A
Adrets (le baron des) Adrets (Mme des), femme du précédent Alembert (d') Alexandre Alexandrine. Voyez: Petit (la comtesse Alexandrine). Alfieri Allard (Guy), généalogiste grenoblois Allard du Plantier, cousin de Stendhal Allier, libraire à Grenoble Amalia Amar, représentant du peuple Ampère Ancelot (Mme) Angela. Voyez: Pietragrua (Angela). Anglès (le comte), camarade de Stendhal, plus tard préfet de police Anglès (Mme), femme du précédent Anthon (d'), conseiller au parlement de Grenoble Arago Argens (le marquis d') Argout (le comte d') Aribert, camarade de Stendhal Arioste (l') Aristote Arlincourt (d') Artaud, traducteur de Dante Aubernon Aubernon (Mme), femme du précédent Augué des Portes (Mme et Mlles), sœur et nièces de Mme Cardon Azur (Mme). Voyez: Rubempré (Alberthe de).
B
Babet, maîtresse de Stendhal Bacon Bailly (Mlles), marchandes de modes à Grenoble Bailly (Mme de) Balzac (Guez de) Barberen (Mlle), associée et maîtresse de Rebuffet Barberini Barbier, fermier des Beyle à Claix Barilli, acteur de l'Odéon de Paris Barilli (Mme), actrice de l'Odéon de Paris, femme du précédent Barnave Barral-Montferrat (le marquis de), président au parlement de Grenoble, puis Premier Président de la cour d'appel de Grenoble Barral (le comte Paul de), fils du précédent Barral (le vicomte Louis de), fils et frère des précédents, ami de Stendhal Bartelon Barthélemy (Mme), cordonnière à Grenoble Barthélemy d'Orbane, avocat consistorial au parlement de Grenoble Barthélemy (le chanoine), frère du précédent Barthomeuf, commis au ministère de la Guerre Bassano (le duc de) Basset (Jean-Louis), baron de Richebourg, camarade de Stendhal Basville, intendant du Languedoc Baure (M. de), gendre de Noël Daru Baure (Mme de), femme du précédent. Voyez: Daru (Sophie). Bayle (Pierre) Beau Beauharnais (Hortense de) Beaumont (Elie de) Beauvilliers (le duc de) Beethoven Bellier Bellile (Pépin de). Voyez: Pépin de Bellile. Belloc (Mme) Belot (le président), traducteur de Hume Benoît, camarade de Stendhal à l'École centrale Benvenuto Cellini Benzoni (Mme) Béranger Bérenger (Raymond de), camarade de Stendhal Bereyter (Angelina), actrice, maîtresse de Stendhal Bernadotte, roi de Suède Bernard Bernonde (Mme) Berry (la duchesse de) Berthier, prince de Neuchâtel Bertrand (Mme la comtesse) Berwick, graveur Besançon. Voyez: Mareste (le baron de). Beugnot (le comte) Beugnot (la comtesse), femme du précédent Beyle (Pierre), grand-père de Stendhal Beyle (le capitaine), grand-oncle de Stendhal Beyle (Joseph-Chérubin), père de Stendhal Beyle (Pauline), sœur de Stendhal, depuis Mme Périer-Lagrange Beyle (Zénaïde-Caroline), sœur de Stendhal, depuis Mallein Bezout, auteur d'un manuel de mathématiques Bigillion Bigillion (François), fils du précédent, ami de Stendhal Bigillion (Rémy), frère du précédent Bigillion (Victorine), fille et sœur des précédents Bignon (du). Voyez: Du Bignon. Biot Blacons (Mlle de) Blanc Blanchet (Mlle), puis Mme Romagnier. Voyez: Romagnier (Mme), cousine de Stendhal. Blancmesnil (de) Boccace Bois Boissat (Jules-César) Bonaparte. Voyez: Napoléon. Bond (Jean), traducteur d'Horace Bonnard (de) Bonne (MM.), oncles de Mme Romain Gagnon Bonne (Mlle), depuis Mme Poncet, mère de Mme Romain Gagnon, I, 161. Bonoldi, chanteur italien Borel (Mme), belle-mère de Mounier Borel (Mlle), fille de la précédente, depuis Mme Létourneaux Borghèse (prince F.) Bossuet Bouchage (du). Voyez: Du Bouchage. Boufflers (le maréchal de) Bourdaloue Bourgogne (la duchesse de) Bourmont (le maréchal de) Bournon (le maréchal) Bouvier Brémont (Mme), depuis Mme de Barral-Montferrat Brémont, fils de la précédente Brenier (de) Brenier (Mme de), femme du précédent. Voyez: Vaulserre (Mlle de). Brichaud Brizon (Mme de) Broglie (le duc de) Brossard (le général de) Brossard (Mme de), femme du précédent. Voyez: Le Brun (Mlle Pulchérie). Brosses (le président de) Bruce Brun (Joseph), paysan de Claix Bruno (saint), fondateur de la Grande-Chartreuse Buffon Burelviller (le capitaine)
C
Cabanis Cachoud, peintre et graveur Caetani (les princes), amis de Stendhal Caetani (Michel-Ange) Caetani (don Philippe), frère du précédent Caetani (don Rugiero) Caffe Cailhava Calderon Caletta Cambon (Mme), fille aînée de Noël Daru Cambon (Mlle), fille de la précédente Campan (Mme) Cardan, mathématicien italien Cardon (Mme) Cardon (Edmond), fils de la précédente, ami de Stendhal Cardon de Montigny, fils du précédent Carnot Cartaud (le général) Castellane (Mme Boni de) Caton d'Utique Cauchain (le comte de) Cauchain (le général de), oncle du précédent Caudey (Mlles), marchandes de modes à Grenoble Caudey, leur frère Cavé Caylus (Mme de) Cervantes Chaalons Chabert, professeur de Stendhal Chaléon (M. de) Chalvet, professeur à l'École centrale de Grenoble Champel Charbonot, charpentier à Claix Charost (le duc de) Charrière (Sébastien) Chateaubriand Chatel Chavand (Mlle), maîtresse d'écriture à Grenoble Chazel, camarade de Stendhal Chélan (l'abbé), curé de Risset Cheminade, camarade de Stendhal Chenavaz (Mme) Chenavaz (Candide), fils de la précédente Chevreuse (le duc de) Chieze Choderlos de Laclos. Voyez: Laclos (Choderlos de). Cimarosa Clairaut, auteur d'un manuel de mathématiques Clapier (le docteur) Clara, Clara Gazul. Voyez: Mérimée (Prosper). Clarke (Mlle) Clémentine. Voyez: Menti. Clermont-Tonnerre (de), gouverneur du Dauphiné Clerichetti (Antonio) Clet, cousin de Stendhal Cochet (Mlle) Coissi Collé Colomb, cousin de Stendhal Colomb (Mme) femme du précédent Colomb (Romain), fils des précédents, ami de Stendhal Condillac Condorcet Condorcet (Mme), femme du précédent. Voyez: Grouchy (Sophie). Constantin (Abraham), peintre Corbeau (de) Corday (Charlotte) Corneille Cornélius Nepos Corner (André) Corrège Courchamp Courier (Paul-Louis) Court ds Gebelin Couturier Crobras (l'abbé) Crozet (Louis), ami de Stendhal Cuvier (Georges, baron)
D
Damoreau (Mme) Dante Daru (Noël) Daru (Mme), femme du précédent Daru (le comte Pierre), fils des précédents Daru (Mme la comtesse), femme du précédent Daru (Martial), frère du comte Pierre Darux Daru (Mlle Sophie), depuis Mme de Baure Daru (Mlles). Voyez: Cambon (Mme); Le Brun (Mme). Dausse Debelleyme, préfet de policex Delavigne (Casimir) Delécluze Delille Del Monte (Mme) Dembowski (Mathilde), appelée Métilde par Stendhal Denis d'Halicarnasse Des Adrets (le baron). Voyez: Adrets (le baron des). Desfontaines (l'abbé), traducteur de Virgile Destouches Destutt de Tracy. Voyez: Tracy (Destutt de). Diane (Mlle) Diday (Maurice), camarade de Stendhal Diderot Didier (Mme), cousine de Stendhal Di Fiore, ami de Stendhal Dijon Diphortz (Mme de) Dittmer Dolle le Jeune Domeniconi, acteur italien Dominiquin (le) Donizetti Dorat Doyat Drevon Drier, cousin de Stendhal Du Barry (Mme) Du Bignon Dubois-Fontanelle, professeur à l'École centrale de Grenoble Dubos (l'abbé) Du Bouchage Duchesne Duchesnois (Mlle), actrice de la Comédie française Duclos Ducros (le Père), bibliothécaire de la ville de Grenoble Dufay. Voyez: Grand-Dufay. Dufour (le colonel) Dugazon, actrice Dulauron (Mme). Voyez: Menand-Dulauron (Mme). Dumolard (l'abbé), curé de La Tronche Dupéron (Jeanne), grand'mère paternelle de Stendhal Dupin aîné Dupuy, professeur à l'École centrale de Grenoble Durand, précepteur de Stendhal, professeur à l'École centrale de Grenoble Duroc, duc de Frioul Duvergier de Hauranne
E
Edwards (le docteur) Esménard Euler Euripide Exelmans (le maréchal)
F
Fabien, maître d'armes à Falcon, libraire à Grenoble Fanchon, servante de Romain Gagnon aux Échelles Faure (Félix), pair de France, ami de Stendhal Faure (Frédéric), frère du précédent Faure (Michel), frère des précédents Faure, père des précédents Fauriel Fauriel (Mme), femme du précédent. Voyez: Grouchy (Sophie). Festa (Mme), actrice italienne Feydeau Fielding Fieschi Fiore (di) Fioravanti Fitz-James (le duc de) Fleury (l'abbé) Florian Foix (le duc de) Fontanelle. Voyez: Dubois-Fontanelle. Fontenelle Forisse Fourcroy Foy (le général) Français de Nantes Françoise, servante des Beyle Frioul (duc de). Voyez: Duroc, duc de Frioul.
G
Gagnon (Elisabeth), grand'tante de Stendhal Gagnon (le docteur Henri), grand-père de Stendhal Gagnon (Henriette), mère de Stendhal Gagnon (Séraphie), tante de Stendhal Gagnon (Romain), oncle de Stendhal Gagnon (Oronce), fils du précédent Galle, camarade de Stendhal Galle (Mme), mère du précédent Gardon (l'abbé) Gattel (l'abbé), professeur à l'École centrale de Grenoble Gauthier (les frères), camarades de Stendhal Gaveau Geneviève, servante des Beyle Genoude, ou de Genoude Geoffrin (Mme) Gérard (le baron) Gibbon Gibory, chef d'escadron Giraud (Mme), tante de Mme Romain Gagnon Giroud, libraire à Grenoble Giroud, camarades de Stendhal Giulia, Giul Goethe Gorse ou Gosse Gouvion-Saint-Cyr (le maréchal) Gozlan Grand-Dufay, camarade de Stendhal Graves (la marquise de). Voyez: Le Brun (Mme). Grétry Grisheim (Mlle Mina de) Gros, géomètre grenoblois, professeur de Stendhal Gros, peintre Grouchy (Sophie), depuis Mme de Condorcet, puis Mme Fauriel Grubillon fils Guettard, minéralogiste grenoblois Guilbert (Mélanie), actrice, maîtresse de Stendhal Guillabert (l'abbé) Guise (le duc de) Guitri (Umbert) Guizot Gutin, marchand de draps dauphinois Guyardet
H
Hampden Harcourt (le duc d') Haxo (le général) Hélie (l'abbé), curé de Saint-Hugues de Grenoblex Hélie (Ennemond), camarade de Stendhal Helvétius Herrard Hippocrate Hoffmann, professeur de clarinette à Grenoble Holleville, professeur de violon à Grenoble Homère Horace Houdetot (d') Hugo (Victor) Hume Humières (le duc d')
I
Ingres
J
Jacquemont (Victor)
Jay, peintre, professeur à l'École centrale de Grenoble Jeki (le Père) Joinville (le baron)
JOMARD Joubert, précepteur de Stendhal Jussieu (Adrien de) Jussieu (Antoine de)
K
Kably (Virginie), actrice Kellermann Kératry (de) Kersanné Koreff
L
La Bayette (de), camarad de Stendhal La Bruyère Laclos (Choderlos de) Lacoste (de) Lacroix, géographe La Feuillade (le duc de) La Fontaine Lagarde Lagrange Laharpe Laisné (le vicomte) Lamartine Lambert, valet de chambre d'Henri Gagnon Lamoignon Lannes (le maréchal) La Passe (le vicomte de) La Peyrouse (de) Laplace (de) La Rive, acteur La Rochefoucauld (le duc de) La Rocheguyon (le duc de) Lasalle (le général) La Valette (de) La Valette (Mme) La Valette (Mlle de) La Vallière (Mlle de) Le Brun (Mme), fille de Noël Daru, depuis marquise de Graves Le Brun (Mlle Pulchérie), fille de la précédente, depuis marquise de Brossard Lefèvre, perruquier à Grenoble Legendre Léger, tailleur à Paris Léopold de Syracuse, prince de Naples Lerminier Le Roy, professeur de peinture de Stendhal à Grenoble Le Roy (Mme), femme du précédent Lesdiguières (le connétable de) Lesdiguières (le duc de) Létourneau Létourneau (Mme), femme du précédent. Voyez: Borel (Mlle). Létourneau (Mlle), depuis Mme Maurice Diday Letourneur, traducteur de Shakespeare Letronne Linné Lorrain (Claude) Louis le Gros Louis XI Louis XIV Louis XV Louis XVI Louis XVIII Louis-Philippe Ier Luther (Martin)
M
Mably Machiavel Mâcon Maintenon (Mme de) Maistre (Mlle Thérésine de) Maistre (le comte Xavier de), frère de la précédente Mallein (Abraham), beau-père de Zénaïde Beyle Mallein (Alexandre), fils du précédent, beau-frère de Stendhal Manelli, paysan italien Mante, ami de Stendhal Marcieu (de) Marcieu (le chevalier de) Marcieu (Mme de) Mareste (le baron Adolphe de), surnommé par Stendhal Besançonx Maria (dona), reine de Portugal Marie (l'abbé), mathématicien Marie-Antoinette Marion, servante des Gagnon. Voyez: Thomasset (Marie). Marmont (le maréchal), duc de Raguse Marmontel Marnais (Mmes de) Marot (Clément) Marquis, camarade de Stendhal Martin Martin (Joséphine), cousine de Stendhal Martin (Mme) Masséna (le maréchal) Massillon Mathis (le colonel) Maupeou (de) Maximilien-Joseph, roi de Bavière Mayousse, paysan de Claix Mazoyer, commis au ministère de la Guerre Meffrey (le comte de) Menand-Dulauron (Mme) Mengs Menti, Menta (Clémentine) Mention, professeur de violon à Grenoble Mérimée (Prosper), appelé par Stendhal Clara ou Clara Gazul Mérimée (Mme), femme du précédent Merlinot, représentant du peuple Merteuil (Mme de). Voyez: Montmort (Mme de). Métilde. Voyez: Dembowski (Mathilde). Meyerbeer Michaud (le général) Michel-Ange Michel, tailleur à Paris Michoud, camarade de Stendhal Mignet Milai (Bianca) Mirabaud, traducteur de l'Arioste Milne-Edwards Ming Mirepoix (Mme de) Molé, ministre des Affaires étrangères en 1830 Moncrif Monge Monge (Louis), frère du précédent Montaigne Montesquieu Montesquiou (le général) Montfort (le duc de) Montmort (Mme Duchamps de) Monval (les frères de), camarades de Stendhalx Moore (Thomas) Morard de Galles (l'amiral) Moreau le Jeune Morey Morgan (lady) Morlon (le Père) Moulezin, camarade de Stendhal Mounier, marchand de drap à Grenoble Mounier, fils du précédent, conventionnel, préfet de Rennes Mounier (Edouard), fils du précédent Mounier (Victorine), sœur du précédent Mozart Muller, graveur Munichhausen (le grand chambellan de) Murat, roi de Naples
N
Napoléon Ier Navizet, entrepreneur de chamoiserie à Grenoble Naytall (le chevalier) Nelson (l'amiral) Ney (le maréchal) Nicolas (l'empereur) Nivernais (le duc de) Nodier (Charles) Numa Pompilius
O
Odru, camarade de Stendhal Olivier (le général) Orbane (Barthélemy d'). Voyez: Barthélemy d'Orbane. Ornisse (? la comtesse) Ossian Ovide
P
Paisiello Pajou Panseron Pariset Parny Pascal (César) Passe (le vicomte de la). Voyez: La Passe (le vicomte de). Pasta (Mme), actrice Pastoret (de) Penet, camarade de Stendhal Pépin de Bellile Périer (Claude), dit milord Périer (Amédée), fils du précédent Périer (Augustin), frère du précédent Périer (Camille), frère des précédents Périer (Joseph), frère des précédents Périer (Casimir), ministre, frère des précédents Périer (Scipion), frère des précédents Périer (Elisabeth-Joséphine), depuis Mme Savoye de Rollin, sœur des précédents Périer (Mlle Marine), depuis Mme Teisseire, sœur des précédents Périer-Lagrange, voisin des Gagnon Périer-Lagrange (Mme) femme du précédent Périer-Lagrange, fils des précédents, beau-frère de Stendhal Perlet, publiciste à Paris Perrot d'Ablancourt Peroult Petiet (Mme) Petiet (le baron Auguste), fils de la précédente Petiet (Mme), femme du précédent. Voyez: Rebuffet (Adèle). Petit (la comtesse Alexandrine) Philippe-Auguste Piat-Desvials (Mme) Picard Pichegru (le général) Pichot (Amédée) Picot le père Pietragrua (Angela), maîtresse de Stendhal Pina (de), camarade de Stendhal, maire de Grenoble Pinto (le commandeur) Pipelet (Constance), depuis princesse de Salm-Dyck Pison-Dugalland (Mme), cousine de Stendhal Plana, ami de Stendhal Plana, pharmacien à Grenoble Pline Poitou (le baron) Poltrot de Méré Poncet (Mme), mère de Mme Romain Gagnon. Voyez: Bonne (Mlle). Poncet (Camille), femme de Romain Gagnon Poncet (Mlle), sœur de Mme Romain Gagnon Poncet, menuisier à Grenoble Pope Portal (le docteur) Poulet, gargotier à Grenoble Poussi Pozzi (Mme) Précy Prévost (l'abbé) Prié, camarade de Stendhal Prunelle, médecin, maire de Lyon Ptolémée Pyrrhus
Q
Quinsonnas (de) Quinsonnas (Mme de), femme du précédent Quinte-Curce
R
Racine, I Raillane (l'abbé), précepteur de Stendhal Raimonet Raindre Rambault (l'abbé) Raphaël Raymond Ravix (M. de) Rebuffet ou Rebuffel (Jean-Baptiste), neveu de Noël Daru, Rebuffet (Mme), femme du précédent Rebuffet (Mlle Adèle), fille des précédents, depuis Mme Auguste Petiet. Regnault de Saint-Jean-d'Angély (le comte) Renauldon, maire de Grenoble, gendre de Dubois-Fontanelle Renauldon (Ch.), fils du précédent Renault, peintre, directeur d'une académie à Paris Renneville (de) Renneville (de), fils du précédent, camarade de Stendhal Renouvier, prévôt d'armes à Paris Revenas (l'abbé) Rey Rey (l'abbé), grand-vicaire de Grenoble Rey (le chanoine) Rey (Mlle), sœur du précédent Rey, notaire, oncle de Stendhal Rey (Mme), femme du précédent Rey (Edouard), fils des précédents Reybaud ou Reyboz, épicier à Grenoble Reytiers, camarade de Stendhal Richardson Richebourg (le baron de). Voyez: Basset (Jean-Louis). Richelieu (le duc de) Rietti (Mlle) Rivaut (le général) Rivière (Mlles) Roberjot Robert Robespierre Roederer Roland (Alphonse) Roland (Mme) Rollin Romagnier (M.), cousin de Stendhal Romagnier (Mme), femme du précédent Romulus, I Rosset, appelé aussi Sorel par Stendhal Rosset (Mme), femme du précédent Rossini Rouget de Lisle Rousseau (Jean-Jacques) Roy (Mme) Royaumont Royer (Louis) Royer gros-bec Rubempré (Alberthe de), maîtresse de Stendhal Rubichon
S
Sacy (Silvestre de) Sadin (l'abbé), curé de Saint-Louis de Grenoble Saint-Ferréol (de), camarade de Stendhal Saint-Germain (Mme), sœur de Barnave Saint-Marc Girardin Saint-Priest (de), intendant du Languedoc Saint-Simon Saint-Vallier (de) Saint-Vallier (le sénateur, comte de) Saint-Vallier (Mlle Bonne de) Sainte-Aulaire Salluste Salm-Dyck (prince de) Salm-Dyck (princesse de), femme du précédent. Voyez: Pipelet (Constance). Salvandy (de) Sandre (la comtesse) Santeuil Sassenage (Mme de) Savoye de Rollin (le baron) Savoye de Rollin (Mme), femme du précédent. Voyez: Périer (Elisabeth-Joséphine). Say (Jean-Baptiste) Schiller Scott (Walter) Sébastiani (le général) Senterre, cousin de Stendhal Shakespeare. Sharpe (Sutton). Voyez: Sutton Sharpe. Sieyès (l'abbé) Simon (Mlle) Sinard (de), camarade de Stendhal Sixte IV, pape Smith (Adam) Smith, physicien Smolett Sophocle Sorel (M. et Mme). Voyez: Rosset. Soulié Soult (le maréchal) Suchet (le maréchal) Suétone Sutton Sharpe, ami de Stendhal
T
Tachinardi Tacite Talaru (Mme de) Talleyrand (le prince de) Tasse (le) Tavernier (Lysimaque), chancelier du consulat de France à Cività-Vecchiax Teisseire Teisseire (Camille) Teisseire (Mme Camille), femme du précédent. Voyez: Périer (Marine). Teisseire (Mme) Teisseire (Paul-Emile), camarade de Stendhal Ternaux Terrasson (l'abbé) Thénard Thierry (Augustin) Thiers Thomas Thomasset (Marie), dite Marion, servante des Gagnon Thucydide Tiarini Tite-Live Toldi (Mme), actricex Torrigiani (le marquis) Tortelebeaux Tournus Tourte, maître d'écriture de Pauline Beyle Tourte (l'abbé), frère du précédent Tracy (Destutt de) Treillard, camarade de Stendhal Tressan (de), traducteur de l'Arioste Trousset, professeur à l'École centrale de Grenoble Turenne (de) Turquin
U
Urbain VIII, pape
V
Vasari Vaucanson Vaudreuil (de) Vaulserre (de) Vaulserre (Mme de), femme du précédent Vaulserre (Mlle de), depuis Mme de Brenier Vaux (le maréchal de) Vial (Jean), jardinier des Beyle à Claix Vigano Vignon (Mme), amie de Séraphie Gagnon Vignon (Mlle), fille de la précédentex Villars (le duc de) Villèle (de) Villemain Villonne, professeur de dessin à Grenoble Virgile Voltaire
W
Weymar (Loïs)
TABLE DES GRAVURES DU TOME SECOND
La Treille de Stendhal Reproduction du f° 454 du manuscrit Reproduction du f° 496 du manuscrit Plan de Grenoble en 1793 Plan de l'appartement Gagnon
TABLE DU TOME SECOND
Chapitre XXX Chapitre XXXI Chapitre XXXII Chapitre XXXIII Chapitre XXXIV Chapitre XXXV Chapitre XXXVI.--_Paris_ Chapitre XXXVII Chapitre XXXVIII Chapitre XXXIX Chapitre XL Chapitre XLI Chapitre XLII Chapitre XLIII Chapitre XLIV Chapitre XLV.--_Le Saint-Bernard_ Chapitre XLVI Chapitre XLVII.--_Milan_
Notes et éclaircissements.--_Feuillets de garde._
Annexes.--I. _Premier essai d'autobiographie: Mémoires de Henri B., livre I, chap. II_
II. _Une page de critique littéraire de Stendhal: Encyclopédie du XIXe siècle_
III. _Deux notices biographiques d'Henri Beyle, écrites par lui-même_:
1. «_Notice sur M. Beyle, par lui-même (vers 1821)_ 2. «_Dimanche, 30 avril 1837. Paris, hôtel Favart_»
IV. _L'état-civil de Stendhal et de ses parents_
1. _Famille Beyle_ 2. _Famille Gagnon_
Appendices.--I. _La ville natale de Stendhal_:
1. _Grenoble vers 1793, par Henry Débrayé_ 2. _Légende du plan de Grenoble en 1793_
II. _La maison natale de Stendhal, par M. Samuel Chabert_
III. _L'appartement de Henri Gagnon; la treille de Stendhal, par Henry Débrayé_
IV. _Les portraits de Stendhal jeune, par Henry Débrayé_
Table alphabétique des noms de personnes