Part 29
V.--Pendant ce temps, Vercingétorix attaquait les lignes romaines de la plaine (peut-être vers le moulin de Bèze)[154]. Puis, repoussé de ce côté, il se portait à sa gauche vers l’Est ou le Sud-Est contre celles des hauteurs, en escaladant le flanc du mont de Flavigny[155]. Je suppose qu’il a conduit alors le gros de sa troupe du côté du sentier qui monte au delà du moulin Duthu[156] (en amont du moulin de Bèze), et qui se perd ensuite dans les terres. Mais j’avoue que, si sur ce point la montée est un peu pénible, elle ne présente pas précisément les loca prærupta dont parle César. Sans doute le proconsul a-t-il forcé la note; et d’ailleurs la difficulté de l’escalade ne fut point telle qu’elle pût empêcher Vercingétorix de conduire assez vite ses hommes et ses machines jusqu’aux remparts romains.
[154] VII, 86, 4. Cf. p. 292.
[155] _Loca prærupta exscensu_ [_ex adscensu_ mss.] _tentant_; VII, 86, 4. Cf. p. 294. Le duc d’Aumale, dans un des plus intelligents mémoires qui aient été écrits sur le siège d’Alésia (_Revue des Deux Mondes_, 1858, 1er mai, p. 139) place cette escalade au Mont Pévenel et au plateau de Savoigny (Mont de Bussy). Il faut écarter le Mont Pévenel, trop éloigné du Mont Réa, d’où Vercassivellaun aperçut César quittant Vercingétorix pour venir à lui (cf. ici, n. 4[152]). Le plateau de Savoigny (auquel pensait aussi d’Anville) n’est pas impossible. Voyez en dernier lieu, sur cette question, Rice Holmes _Cæsar’s Conquest of Gaul_, 1899, p. 796.
[156] D’après la carte de l’_Histoire de Jules César_. C’est le moulin Savy du cadastre; le moulin est d’ailleurs connu sous les deux noms.
VI.--Le dernier point qu’on puisse déterminer sur les lieux est celui où se tint César au début de la dernière bataille[157]. De ce point, dit-il, il la vit toute entière: or, elle se livra à la fois sur les pentes du Mont Réa et dans la plaine. On peut donc supposer qu’il se plaça sur le flanc ou au pied du mont de Flavigny, soit en bas, le long du chemin qui mène de la grande route de Pouillenay au moulin de Bèze, soit à mi-hauteur de ce même côté, près du petit bois.
[157] _Cæsar, idoneum locum nactus, quid quaque ex parte geratur cognoscit_; VII, 85, 1. Cf. p. 292.
C’est de ce point qu’il se porta d’abord vers la plaine, pour arrêter Vercingétorix vers le moulin de Bèze[158]: il resta à cette seconde place assez longtemps, pouvant du reste suivre fort bien de là ce qui se passait sur les pentes du Mont Réa et sur celles de la montagne de Flavigny.--Puis il revint vers le plateau[159], lorsque son adversaire attaqua de trop près la terrasse par le sentier du moulin Duthu.--De cette troisième position enfin il redescendit vers la plaine, pour rejoindre Labiénus sur les terrasses du Réa[160], et c’est en descendant vers la vallée de l’Ozerain et le moulin de Bèze qu’il fut aperçu par Vercassivellaun[161].--Tracez une ligne droite de la ferme Lombard (sur le plateau de Flavigny) jusqu’au sommet du Mont Réa: cette ligne passe par le moulin de Bèze, et vous aurez l’axe de la dernière bataille, celui qu’ont sans cesse suivi les légats, les ordres, les regards ou les pas mêmes de Jules César[162].
[158] _Ipse adit reliquos_; VII, 86, 3. Cf. p. 294.
[159] _Ipse... adducit_; VII, 87, 2. Cf. p. 296.
[160] _Eo quo Labienus miserat contendit_; VII, 87, 3. Cf. p. 296.
[161] Ici p. 392, n. 4[152].
[162] Il est impossible de dire où eut lieu l’entrevue entre Vercingétorix et César (cf. p. 308). On sait seulement qu’elle se passa _in munitione pro castris_ (VII, 89, 4), «dans les lignes romaines», et sans doute devant le camp principal. On a conjecturé que ce camp était celui du plateau N.-O. de Flavigny (près de la ferme Lombard), vu que ce point était le plus commode pour dominer à la fois Alésia et la plaine des Laumes, et que César, au cours de la dernière bataille, ne quitta presque jamais les abords de ce plateau. Si cette hypothèse est fondée, on pourra placer la scène de la reddition à cet endroit, sur le rebord faisant face à Alise-Sainte-Reine (opinion de von Gœler, 2e éd., p. 325).
⁂
Je ne donne toutes ces remarques que comme des hypothèses très vraisemblables, destinées à répondre à ce besoin de précision, même conjecturale, qu’éveille naturellement chez tous une étude rétrospective de topographie militaire[163].
[163] Dans tout l’exposé qui précède, comme dans tout le récit, je n’ai pas voulu tenir compte des fouilles faites autour d’Alésia, sans prétendre d’ailleurs en nier le très grand intérêt et l’importance; j’estime que l’on peut se passer de leurs résultats pour expliquer et comprendre le texte de César, le duc d’Aumale et bien d’autres l’ont prouvé.--Ceux qui voudront retrouver sur les lieux l’emplacement des fossés et des camps signalés par les auxiliaires de Napoléon III (surtout M. le colonel Stoffel; cf. Rice Holmes, p. XXVIII) suivront les plans qu’il a fait dresser (atlas, pl. 25 et 28; nous donnons, p. 265, une reproduction du plan principal); ils s’aideront aussi, sur place, des bornes qu’on a plantées le long des routes avoisinant Alésia, et dont les inscriptions, _contrevallation_, _circonvallation_, _fossé de vingt pieds_, etc., indiquent le tracé précis que les auteurs de l’_Histoire de Jules César_ ont, d’après les fouilles, assigné à ces différents ouvrages.
Mais, même quand on ne songe pas à expliquer les Commentaires, une visite à Alise-Sainte-Reine a son charme archaïque. Elle apporte des sensations presque aussi suggestives que des textes. J’écris ces notes au pied même d’Alésia, par une admirable journée de printemps succédant à un abominable hiver. Je perçois quelques-uns des sentiments qui ont le plus fortement agi sur l’âme imaginative de nos ancêtres gaulois. Ce qui me frappe, dans les bruits ou les aspects de la nature environnante, c’est le ruissellement des sources éternelles le long des rochers, l’isolement des sommets «rejoignant le ciel», les noirs taillis couronnant les cimes, le chant continu de l’alouette des bois, le vol lourd des corbeaux rasant les prés, la trinité solitaire de vieux arbres robustes, et le gui verdoyant sur le squelette des branches dénudées: toutes choses qui n’éveillent plus maintenant que des impressions de poésie, mais qui déterminèrent chez les hommes de jadis des actes de foi sincère.
NOTE VII[164]
La mort de Vercingétorix.
Nous nous sommes borné à dire, dans notre récit, que Vercingétorix fut mis à mort. Nous ignorons en effet quelle fut la manière dont on l’exécuta. Il n’existe, sur son supplice, que deux textes vagues de Dion Cassius, où le genre de mort n’est pas indiqué[165].
[164] Cf. page 343.
[165] Dion Cassius, XL, 41, 3: (Καῖσαρ) ἐς τὰ ἐπινίκια μετὰ τοῦτο πέμψας ἀπέκτεινε. XLIII, 19, 4: Ἄλλοι δὲ καὶ Οὐερκιγγετόριξ ὲθανατώθησαν.
On a écrit, de façon à peu près constante, qu’il fut décapité. Il est certain que, pendant longtemps, les victimes du triomphe ont été frappées de la hache par le bourreau[166]. Il est douteux, cependant, que cet usage existât encore au temps de Jules César[167].
[166] Tite-Live, VIII, 20, 7 (?); _epit._, XI, 2; XXVI, 13, 15. Valère-Maxime, II, 7, 15, _in fine_.
[167] Cf. Mommsen, _Staatsrecht_, 2e éd., t. I, p. 129; _Strafrecht_, p. 914, n. 2; p. 917, n. 4; p. 930; Marquardt, _Staatsverwaltung_, t. II, p. 585.
Si l’on veut, à titre de conjecture, se figurer comment mourut Vercingétorix, il faut chercher, avant et après l’année 46, les textes les plus voisins de cette date qui relatent la mort de chefs de guerre le jour du triomphe de leur vainqueur[168].
[168] Voyez aussi Cicéron, _Verrines_, V, 30, 77: _Cum de foro in Capitolium currum flectere incipiunt, illos duci in carcerem jubent. Idemque dies et victoribus imperii et victis vitæ finem facit_.
Avant 46, le dernier adversaire de Rome qui mourut dans les mêmes conditions que Vercingétorix fut Jugurtha. Deux traditions différentes ont couru sur sa mort. D’après Plutarque, il fut traîné au triomphe en costume d’apparat, puis les licteurs se partagèrent ses dépouilles, et enfin il fut jeté tout nu dans la prison, où il mourut de faim le sixième jour[169]. D’après Tite-Live ou ses dérivés, il fut étranglé, également dans la prison[170].
[169] _Vita Marii_, XII.
[170] Eutrope, IV, (11), 27; Orose, V, 15, 19; Tite-Live, _epit._, LXVII.
Après 46, mais, il est vrai, à cent dix-sept ans de là, nous possédons de la mort de Simon Bargioras, le chef des Juifs révoltés contre Vespasien, un récit fort circonstancié écrit par Josèphe[171]. L’historien grec raconte, à la date de 71, le triomphe de l’empereur: «La procession», dit-il, «arriva enfin au temple de Jupiter Capitolin. Là on fit halte. C’était un vieil usage romain d’y attendre le messager chargé d’annoncer la mort du général des ennemis. Celui-ci était Simon fils de Gioras, lequel avait suivi le cortège parmi les prisonniers. Conduit dans un local dominant le forum, il y fut étranglé[172] par le lacet, après avoir été maltraité par ceux qui le conduisaient[173]: car la loi est de tuer en cet endroit ceux qui ont été condamnés à mort pour leurs crimes[174]. Quand on vint annoncer que Simon avait vécu, tous les assistants poussèrent des acclamations, et les sacrifices commencèrent.»
[171] _Guerre des Juifs_, VII, 5, 6.
[172] Trébellius Pollion écrit, au sujet de la strangulation (_Tyr. triginta_, XXII, 8): _Strangulatus in carcere captivorum veterum more perhibetur._
[173] De même pour Jugurtha, Plutarque, _Marius_, XII.
[174] Exagéré; cf. Mommsen, _Strafrecht_, p. 930.
C’est, je crois, de cette manière qu’il faut se représenter les derniers instants de Vercingétorix[175].
[175] Bien que j’aie voulu, à ces quelques notes près, exclure de ce livre son appareil critique et bibliographique, me réservant de le publier ailleurs, il est cependant de mon devoir de rappeler que la vie de Vercingétorix a donné lieu, à la fin du XIXe siècle, à trois travaux spéciaux: le livre de Fr. Monnier, _Vercingétorix et l’indépendance gauloise, religion et institutions celtiques_ (2e édit., 1875, Paris, Didier), œuvre d’imagination et de verve, trop influencée par certaines rêveries des «celtomanes» de son temps; les articles de M. Albert Réville, _Vercingétorix et la Gaule au temps de la conquête romaine_ (_Revue des Deux Mondes_ des 15 août et 1er sept. 1877), suggérés par le volume de Monnier, mais pleins de remarques originales et d’hypothèses vraisemblables; le livre de notre ami regretté Corréard, _Vercingétorix ou la chute de l’indépendance gauloise_ (3e édit., 1889): livre destiné sans doute à la _Bibliothèque des Écoles et des Familles_ (Paris, Hachette), mais qui est l’ouvrage le plus sain et le plus sobre qu’ait provoqué la vie de Vercingétorix, et qui est une œuvre de haute probité historique, c’est-à-dire faite à la fois avec l’étude immédiate des sources et la franchise reconnaissante des emprunts aux devanciers.
TABLE DES MATIÈRES
CHAPITRE I
Le pays d’Auvergne.
I. -- L’Auvergne, centre de la Gaule. 1
II. -- Des routes qui y conduisent. 3
III. -- Auvergne et Morvan. 5
IV. -- Isolement relatif de l’Auvergne. 6
V. -- Plateaux et montagnes. 7
VI. -- Le Puy de Dôme. 10
VII. -- La Limagne. 11
VIII. -- Sources et lacs. 12
CHAPITRE II
Les dieux arvernes.
I. -- Auvergne et Campanie. 14
II. -- Dieux des bois, des sources et des lacs. 15
III. -- Dieux des montagnes. 18
IV. -- Les grands dieux et leurs résidences. 19
V. -- Teutatès au Puy de Dôme. 21
CHAPITRE III
Le peuple arverne.
I. -- Persistance des anciennes races en Auvergne. 23
II. -- Qualités nationales des Arvernes: courage, patriotisme local, esprit de résistance. 25
III. -- Puissance de l’aristocratie; esprit d’association et de famille. 27
IV. -- Goût des entreprises lointaines. 29
V. -- Cavaliers et fantassins arvernes. 31
VI. -- Fidélité aux traditions. 32
VII. -- Aptitude au travail et au progrès. 34
VIII. -- À quoi peut servir l’étude du milieu. 38
CHAPITRE IV
La royauté arverne; Bituit.
I. -- Tendances des Gaulois à l’unité. 40
II. -- Formation de l’empire arverne. 42
III. -- Ce qu’on peut supposer de son organisation. 44
IV. -- La royauté arverne: Luern et Bituit. 48
V. -- Degré de civilisation de cet empire. 50
VI. -- Défaite de Bituit par les Romains. 52
VII. -- Conséquences de la formation et de la chute de l’empire arverne. 55
CHAPITRE V
Celtill, père de Vercingétorix.
I. -- Politique et alliances du sénat en Gaule. 57
II. -- Révolutions aristocratiques. 59
III. -- Cimbres et Teutons en Gaule. 60
IV. -- Celtill: reconstitution de l’empire arverne. 62
V. -- L’aristocratie arverne renverse Celtill. 63
VI. -- Formation des deux ligues arverne-séquane et éduenne. 65
VII. -- Victoire de la première avec l’aide des Germains. 67
VIII. -- Le parti national: Orgétorix et Dumnorix. 69
CHAPITRE VI
Vercingétorix, ami de César.
I. -- L’aristocratie lutte contre le parti national. 71
II. -- Arrivée, projets politiques et auxiliaires de César. 72
III. -- La Gaule soumise à César. 74
IV. -- De quelle manière César commandait à la Gaule. 77
V. -- César restaure la royauté: Vercingétorix, ami de César. 79
VI. -- Ce que les Gaulois pouvaient penser de l’amitié de César. 81
VII. -- Progrès continus du parti national: Dumnorix, Indutiomar, Ambiorix. 83
CHAPITRE VII
Le nom de Vercingétorix.
I. -- Ce n’est pas un nom de fonction, mais de personne. 87
II. -- Si ce nom caractérise un membre de la plus haute noblesse. 89
III. -- De l’importance qu’il a pu avoir. 91
CHAPITRE VIII
Vercingétorix, chef de clan.
I. -- Rôle effacé des Arvernes depuis l’arrivée de César. 92
II. -- Caractère d’un chef gaulois. 94
III. -- Son éducation et ses aspirations. 95
IV. -- La puissance d’un chef; ceux qui dépendaient de lui. 97
V. -- Force et nature d’un clan gaulois. 100
VI. -- Aspect physique de Vercingétorix. 103
CHAPITRE IX
Le soulèvement de la Gaule.
I. -- Révolte des Sénons et des Carnutes. 104
II. -- De l’intervention de la religion et des druides dans le soulèvement général. 107
III. -- Campagne de 53. Départ de César. 111
IV. -- Bilan de l’œuvre de César en Gaule; motifs de mécontentement. 113
V. -- Progrès de la conjuration: intervention de Comm et de Vercingétorix. 115
VI. -- Assemblée générale des conjurés. 116
VII. -- Soulèvement. Vercingétorix, roi à Gergovie. 119
CHAPITRE X
L’empire gaulois.
I. -- Jusqu’à quel point le soulèvement s’explique par un mouvement démocratique. 122
II. -- Quels peuples prirent part à la conjuration. 125
III. -- Vercingétorix élu chef suprême. 128
IV. -- Nature de ses pouvoirs. 129
V. -- S’il y a eu des institutions fédérales. Monnaies frappées par les conjurés. 134
VI. -- Espérances et ambitions d’un empire gaulois. 137
CHAPITRE XI
Le passage des Cévennes par César.
I. -- Les forces romaines en février 52. 140
II. -- Forces de Vercingétorix; quelle tactique lui était possible. 143
III. -- Son plan de guerre. Retour de César. 146
IV. -- Premières opérations autour de Sens, dans le Berry, et vers le Sud. 148
V. -- César arrête Lucter dans le Sud. 150
VI. -- Il franchit les Cévennes; recul de Vercingétorix. 152
VII. -- César rejoint son armée. 154
CHAPITRE XII
Avaricum.
I. -- Préparatifs de César. 156
II. -- Vercingétorix attaque les Boïens: plan de César. 159
III. -- Prise de Vellaunodunum et de Génabum. 162
IV. -- Premier combat, devant Noviodunum. 164
V. -- Vercingétorix décide les Gaulois à incendier le pays. 166
VI. -- Avaricum: site de la place; comment on pouvait l’attaquer: la terrasse. 169
VII. -- Opérations de Vercingétorix et misère de l’armée romaine. 173
VIII. -- César en face du camp gaulois. 175
IX. -- Vercingétorix accusé de trahison. 177
X. -- Défense d’Avaricum; combats autour de la terrasse. 178
XI. -- Prise de la ville. 181
XII. -- Résumé de cette seconde campagne. 183
CHAPITRE XIII
Gergovie.
I. -- Prestige et tactique de Vercingétorix après la perte d’Avaricum. 185
II. -- Séjour de César chez les Éduens; préparatifs de la nouvelle campagne. 189
III. -- Passage de l’Allier et arrivée devant Gergovie. 193
IV. -- Situation de Gergovie; comment elle fut défendue; comment on pouvait l’attaquer. 196
V. -- Installation de César; premiers combats; les Romains occupent La Roche-Blanche. 200
VI. -- Première défection des Éduens. 204
VII. -- Nouveau système de défense des Gaulois: César prépare l’assaut. 208
VIII. -- Assaut de Gergovie et défaite des Romains. 212
IX. -- Départ de César; jugement sur cette campagne. 216
CHAPITRE XIV
La bataille de Paris et la jonction de César et de Labiénus.
I. -- Importance militaire de Paris. 218
II. -- Première partie de la campagne de Labiénus: sa marche de Sens à Paris. 220
III. -- Pourquoi Vercingétorix ne poursuivit pas César après Gergovie. Retraite des Romains jusqu’à l’Allier. 223
IV. -- Nouvelle défection des Éduens. César repasse la Loire. 225
V. -- Victoire de Labiénus à Paris. 227
VI. -- Jonction des deux généraux. 229
CHAPITRE XV
L’assemblée du Mont Beuvray.
I. -- Soulèvement général de la Gaule: nouvelles cités qui se joignent à la ligue. 230
II. -- Affaiblissement réel de l’autorité de Vercingétorix. 233
III. -- Caractère du peuple et des chefs éduens. 234
IV. -- Vercingétorix à Bibracte; conseil de toute la Gaule. 237
V. -- Plans de Vercingétorix: il continue sa tactique. 240
CHAPITRE XVI
Défaite de la cavalerie gauloise.
I. -- César appelle des Germains. 243
II. -- Retraite de César vers la Province. 246
III. -- Concentration des troupes gauloises à Alésia. Elles rencontrent César près de Dijon. 247
IV. -- Pourquoi Vercingétorix se résolut à combattre. 248
V. -- Formation en bataille des deux armées. 253
VI. -- Défaite de la cavalerie gauloise. 254
VII. -- Retraite de Vercingétorix sur Alésia. 256
CHAPITRE XVII
Alésia.
I. -- Situation d’Alésia; arrivée de César. 258
II. -- Infériorité d’Alésia comme position militaire. 261
III. -- Commencement du blocus; construction des camps et des redoutes romaines. 263
IV. -- Nouvelle défaite de la cavalerie gauloise dans la plaine des Laumes. 264
V. -- Vercingétorix appelle la Gaule à son secours. 267
VI. -- Des intentions de César. 269
VII. -- Construction de la double ligne d’investissement. 270
VIII. -- De l’utilité de la levée en masse. 274
IX. -- Préparatifs des Gaulois du dehors. 277
X. -- Famine dans Alésia; discours de Critognat. 280
XI. -- Arrivée et composition de l’armée de secours. 283
XII. -- Première journée de bataille. 285
XIII. -- Seconde journée. 288
XIV. -- Troisième journée. 290
CHAPITRE XVIII
Vercingétorix se rend à César.
I. -- Dernière défaite de l’armée de secours. 299
II. -- De la possibilité de continuer la lutte. Les chefs survivants. 301
III. -- Vercingétorix prend la résolution de se rendre. 303
IV. -- Motifs supposés de cette résolution. 304
V. -- Déclarations de Vercingétorix à son conseil. 307
VI. -- Préparatifs de la reddition. 308
VII. -- Cérémonial de la reddition de Vercingétorix. 310
CHAPITRE XIX
L’œuvre et le caractère de Vercingétorix.
I. -- Résumé et brièveté de sa carrière historique. 312
II. -- Son mérite comme administrateur et son influence sur les hommes. 314
III. -- De la manière dont il organisa son armée. 316
IV. -- Sa valeur et ses défauts dans les opérations militaires. 318
V. -- Des fautes commises dans les campagnes de 52. 322
VI. -- Qu’elles sont la conséquence de la situation politique de la Gaule. 323
VII. -- Valeur des adversaires de Vercingétorix: les légions et César. 324
VIII. -- Part qui revient, dans la victoire, à Labiénus et aux Germains. 327
IX. -- Ce qu’on peut supposer du caractère de Vercingétorix. Ses rapports avec les dieux. 328
X. -- Du patriotisme gaulois de Vercingétorix. 330
CHAPITRE XX
Soumission de la Gaule et mort de Vercingétorix.
I. -- César se réconcilie avec les Éduens et les Arvernes. 332
II. -- Organisation de la résistance par les chefs patriotes. 334
III. -- Campagnes de 51. Destinées des différents chefs. 336
IV. -- Départ de César et vaines espérances de soulèvement. 339