Part 6
Un certain envoye à la forge, Par un crocheteur rude et fort, Malgré elle et tout son effort, Sa femme, afin qu'on la reforge. Elle veut toujours resister, Mais enfin il l'y fait porter Pour qu'on l'y refasse la teste. Vous y viendrez, chez le limeur, Luy disoit-il, méchante beste, Pour faire changer votre humeur.
Sur le dos d'une beste asine Deux paniers je vois proprement Qu'un singe assis plaisamment Guidoit avec une houssine; L'animal gemit sous le faix De ces testes pleines d'excès Dont on souffre tant de caprice. Au dessous on voit en escrit: Il est plus chargé de malice Que le singe qui le conduit.
En voicy une infinité, A pied, à cheval, en civière, Qui viennent de chaque costé, Comme en cage, en coche, en littière; On les porte chez l'artisan, Qui se montre lassé d'ahan Lors que sur la langue il les touche; Car, les retirant du fourneau, Pour adoucir leur fière bouche Il la rabat de son marteau.
Or, l'enseigne de sa maison C'est une femme decollée, Qu'à bon tiltre et juste raison Tout-en-est-bon il a nommée. Pour son secret rare et divin On l'appelle le medecin Et l'operateur cephalique; Et, comme il est tres-obligeant, Il aide de son art chimique Sans recevoir aucun argent.
Mais si cet homme incomparable Fond les testes si dextrement De ce sexe altier et charmant, Qui nous est tant inexorable, On en doit pourtant excepter Ces objets qu'on voit habiter La merveille des autres villes, Où, sans perdre leur gravité, Les dames sont aussi civilles Qu'elles sont pleines de beauté.
Elles surpassent en blancheur Le teint du lys et de la neige; Et leur attrayante douceur Finit un tourment, ou l'allege. Leur taille, leur grace et leurs yeux Font des efforts victorieux Sur les coeurs des plus indomptables; Et leur bouche, et leurs belles mains, Sous des loix assez equitables Asservissent tous les humains.
Ce n'est donc pas dessus sa forge Que cet insigne LUSTUCRU, Grand raffineur d'esprit bouru, Ramolissoit leur belle gorge. Les belles dames de Paris Font trop d'honneur à leurs maris, Pour meriter qu'on les relime; Et celles que les ouvriers Repurgeoient d'ordure et de crime Estoient toutes d'autres quartiers.
Mais que vois-je icy de nouveau? Sont des femmes qui font carnage, Et qui, dans cet autre tableau, Exercent leur fiel et leur rage; Sur le corps d'un seul innocent Elles vont toutes s'empressant Pour le trancher en mille pièces; Sans doute il n'evitera pas La fureur de tant de tigresses, Qui luy vont causer le trespas.
Qu'elles monstrent de passion En faisant cette boucherie, Et qu'en cette infame action On voit de rage et de furie! A coups de besche et de marteaux, De pelle, de broche et coûteaux, Elles luy font mille taillades; Et cet excellent reforgeur, Aussi bien que ses camarades, Est bafoué comme un voleur.
Bien qu'elles soient toutes galantes, Et que de riches just-à-corps Ornent la beauté de leurs corps, Elles contrefont les bacchantes. Hola! belles, arrestez-vous! Ne ressemblez pas à ces foux Qui ne veulent qu'on les reprenne, Et ne vueillez pas massacrer Celuy dont la forge et la peine Concouroit à vous reparer.
Si Penthée, fils d'Echion, Meurtry dans sa terre natale, Souffrit l'horrible oppression D'Agavé, sa mère brutale, Il avoit un peu méprisé Ce Dieu si fort authorisé, Qu'on revère dans la Bourgongne, Mais le sujet de vos fureurs Montre bien par sa rouge trongne Qu'il aime le Dieu des beuveurs.
Mais, pimbèches pleines de rages, Ces discours ne vous touchent pas, Et vous l'allez mettre au trépas De peur qu'il ne vous rende sages. On dit que vostre intention Est de traitter en espion Cet autheur de tant de mystères, En haine d'un de ses ayeux Qui découvrit vos adultères A la face de tous les Dieux.
Les Menades en leur transport Commirent la mesme injustice, Persecutans jusqu'à la mort, Le noble mary d'Euridice. Et, voyant ce chef tronçonné A mille opprobres destiné, Dont vous élevez un trophée, Il me resouvient qu'autre fois Les femmes tuèrent Orphée Pour s'estre mocqué de leurs lois.
Enfin, tant d'excès rigoureux Luy ont ravy sa pauvre vie, Sans que dans son sort mal-heureux Vostre ire puisse estre assouvie; Car, après l'avoir saccagé, Et de mille coups outragé Par une fureur meurtrière, Vous l'y donnez honteusement Le beau milieu d'une rivière Pour honorable monument.
Toutefois, perfides mutines Qui l'avez tué méchamment, Vous recevrez le châtiment De ces cruautez feminines: Car il eust purgé vos espoux D'un esprit fantasque et jaloux S'il eust peu vivre davantage; Mais vous sentirez leurs rigueurs, Leurs dépits, leur fougue et leur rage, Comme il a senty vos fureurs.
_Catalogue des Princes, Seigneurs, Gentilshommes et autres qui accompaignent le Roy de Pologne._
_A Lyon, par Benoist Rigaud, 1574._
_Avec permission._
In-8[81].
[Note 81: Henri, duc d'Anjou, fut élu roi de Pologne par la diète de Varsovie, le 9 mai 1573. Le 10 septembre suivant, après la messe, il prêta serment à Notre-Dame, devant l'autel, en présence des treize ambassadeurs qui étoient venus de Pologne à Paris lui apporter le décret de son élection. Le 27 du même mois il quitta Paris, avec la brillante suite dont nous donnons ici le _Catalogue_, et après de fréquentes haltes sur la route et toutes sortes de lenteurs, calculées sur l'espoir qu'il avoit d'être rappelé en France pour succéder à son frère Charles IX, déjà gravement malade, il n'entra dans Cracovie que le 8 février 1574, pour être couronné trois jours après.]
* * * * *
BENOIST RIGAUD[82] AUX LECTEURS.
[Note 82: Il publia, quelques mois après, un _Extrait des lettres d'un gentilhomme de la suitte de Monsieur de Rambouillet, ambassadeur du roy au royaume de Pologne, à un seigneur de la court, touchant la legation dudit seigneur_, etc. De Cracovie, 12 décembre 1573, in-8. Cette pièce a été reproduite dans les _Archives curieuses_, 1re série, t. IX, p. 137.]
M'estant de tout temps voué au service du public, je desire ne laisser chose en arrière qui puisse proffiter ou delecter; pourtant, ayant recouvert le present catalogue des Princes, seigneurs et autres conduisans le roy de Polongne en son royaume, je le vous ay bien voulu communiquer, lecteurs debonnaires. Je suis tout asseuré que le depart de ce magnanime prince de la très noble et très illustre maison de France causera un regret indicible à tout vray François; mais, considerant que Sa Majesté s'achemine à un ample et florissant Royaume, duquel la coronne luy est apprestée, au grand contentement et resjouissance de tous ses fidèles sujects en iceluy, vous ne devez de vostre part luy envier son heur, ains en souvenance de ses rares vertus, bonté naturelle, et de ses plus que heroïques deportemens en ses tendres ans[83], au service de noste Roy très chrestien, son frère, et de la patrie[84], prier Nostre Seigneur pour sa prosperité. A Dieu.
[Note 83: N'ayant encore que dix-sept ans, le duc d'Anjou avoit gagné la bataille de Jarnac et de Montcontour.]
[Note 84: C'étoit alors un mot nouveau et à la mode. Selon Ménage, en ses _Observations sur la langue françoise_, p. 306, c'est Joachim Du Bellay qui l'avoit employé le premier dans son traité de la _Défense et illustration de la Langue françoise_. Trois ans après on le traitoit encore comme un néologisme. «Le nom de _patrie_, dit Ch. Fontaine, est obliquement entré et venu en France nouvellement.» (_Quintil Censeur_, Lyon, 1576, in-12, p. 165.)]
PREMIEREMENT.
La maison de Sa Majesté, assavoir: maistres d'hostel, escuyers, gentilshommes servans, vallets de chambre et autres officiers, c chevaux.
Monsieur de Villequier, grand maistre et grand chambellan[85], 24
Monsieur de Chomberc, grand mareschal de la court[86], 14
Monsieur de Villequier l'aisné, premier gentilhomme de la chambre[87], 9
Monsieur le viconte de la Guierche, maistre de la garderobe[88], 9
Monsieur de Larchant, capitaine de la garde[89], 8
Monsieur Miron, premier médecin[90], 4
[Note 85: René de Villequier, baron de Clairvaux. «Il suivit le duc d'Anjou en Pologne, dit Lenglet-Dufresnoy dans ses notes sur le _Journal de Henri III_ (t. I, p. 214), et le servit en qualité de grand-maître de sa maison.» V., sur lui, les _Additions à Castelnau_, t. II, p. 818, et les _Mémoires_ de Marguerite de Valois, édit. elzev., p. 134.]
[Note 86: L'un des mignons du prince. Il fut tué avec Maugiron dans le duel qui eut lieu en 1578 sur le marché aux chevaux des Tournelles, devenu depuis la place Royale.]
[Note 87: Frère de celui qui a été nommé tout à l'heure.]
[Note 88: Nous ne le connoissons que par cette mention et par la tentative qu'il fit en janvier 1577 pour entrer dans Châtellerault.]
[Note 89: Nicolas de Grémonville L'Archant. Henri III le garda toujours près de lui, comme capitaine des gardes, et l'on sait le rôle qu'il joua dans le drame de l'assassinat du duc de Guise, à Blois.]
[Note 90: Marc Miron, que Henri III garda comme premier médecin. C'est à lui qu'étant à Cracovie et tourmenté de remords, il fit, une nuit, une relation si curieuse des massacres de la Saint-Barlhélemy. Miron l'écrivit presque sous sa dictée, et on l'a publiée dans la collection Petitot, 1re série, t. 44, p. 496-518, avec ce titre: _Discours du roi Henri III à un personnage d'honneur et de qualité estant près de Sa Majesté, à Cracovie, des causes et motifs de la Saint-Barthélemy_.]
_Chancellerie du dit Seigneur._
Monsieur de Pibrac[91], conseiller au conseil privé du Roy, 9
Monsieur Sarred, secretaire d'Estat, 9
Monsieur de l'Isle[92], 8
Monsieur de Beaulieu, sieur de Ruzé, secretaire ordinaire[93], 9
Monsieur le tresorier general, 9
Monsieur des Portes, secretaire[94], 3
[Note 91: Guy Dufaur, seigneur de Pibrac, auteur des fameux _Quatrains_, et, ce qui est moins moral, d'une apologie de la Saint-Barthélemy, sous ce titre: _Lettre sur les affaires de France_. Aignan a publié cette pièce au t. I de sa _Bibliothèque étrangère_. Quand le duc d'Anjou quitta la Pologne, comme un fugitif, pour venir recueillir en France l'héritage de son frère Charles IX, Pibrac partagea les vicissitudes de sa fuite, et rien n'est plus plaisant que le récit qu'en fait son biographe Pascal. Dans ce pauvre homme, traqué par des paysans à demi sauvages et forcé de se donner pour cachette les roseaux d'un marais où il s'enfonce jusqu'à mi-corps, on a peine à reconnoître le conseiller intime d'un prince deux fois roi, qui abandonne un royaume pour en gagner un autre. (V. _Archives curieuses_, 1re série, t. X, p. 258-262.)]
[Note 92: Sans doute Gilles de Noailles, abbé de L'Isle, qui en effet alla en Pologne. (_Mémoires_ de Jean Choisnin, coll. Michaud, 1re série, t. XI, p. 393.)]
[Note 93: Martin Ruzé, sieur du Beaulieu. Aux états de Blois, il étoit encore secrétaire de Henri III, et c'est lui qui, après l'assassinat, croyant voir encore en M. de Guise quelque reste de vie, lui donna le conseil «de demander pardon à Dieu et au roy».]
[Note 94: C'est le poëte Philippe Desportes, qui déjà avoit salué par ses vers l'avénement du prince, par sa _Complainte pour M. le duc d'Anjou, élu roi de Pologne_. «Il accompagna le prince dans son royaume lointain, dit M. Sainte-Beuve, et, après neuf mois de séjour maudit, il quitta cette contrée pour lui trop barbare, avec un adieu de colère.» (_Tableau histor. et crit. de la poésie franç. au XVIe siècle_, édit. Charpentier, p. 424.)]
_Princes._
Monsieur de Nevers[95], 35
Monsieur le marquis du Mayne[96], 30
Monsieur le marquis Dalbeuf[97], 25
Monsieur le grand prieur[98]. 25
[Note 95: Louis de Gonzague, duc de Nevers, le même dont on a de si intéressants _Mémoires_, publiés pour la première fois en 1665, 2 vol. in-fol.]
[Note 96: Celui qui devint, un peu plus tard, le célèbre duc de Mayenne.]
[Note 97: De la famille des Guise, et même cousin germain du duc, comme arrière-petit-fils de Cl. de Guise. Il fut un de ceux qu'on arrêta dans Blois après l'assassinat.]
[Note 98: Encore un Guise, et l'un de ceux qui avoient pris le plus de part aux massacres de la Saint-Barthélemy. Catherine, en donnant les princes de Lorraine pour escorte au nouveau roi de Pologne, avoit sans doute à coeur d'affaiblir le parti des Guise, qui devenoit de plus en plus menaçant en France. Elle affoiblissoit aussi le parti catholique, et l'on s'en plaignit. (Bibliothèque impériale, manuscrits _Fonds des Minimes_, nº 32, fol. 344.) Ce cortége ne fut pas une sauvegarde, loin de là, pour le duc d'Anjou, quand il traversa des Etats protestants. On savoit tout ce qu'il avoit fait pour la tuerie du 24 août 1572: aussi n'étoit-il pas besoin de lui donner tout une escorte de complices pour soulever contre lui, au passage, l'indignation des princes calvinistes. «Que si le monarque passoit à travers le pays protestant, dit Schomberg dans une de ses dépêches, § 4, il n'y auroit pas de sûreté pour luy.» Il s'y risqua cependant, s'il faut en croire de Thou (liv. 57), et, d'après lui, Gaillard, mais il faillit s'en trouver mal. C'est dans le Palatinat qu'il s'étoit hasardé. «En entrant dans le cabinet de l'électeur, le premier objet qui frappa ses regards fut un portrait fort ressemblant de l'amiral Coligny. «Vous connoissez cet homme, Monsieur, lui dit l'électeur d'un ton sévère; vous avez fait mourir le plus grand capitaine de la chrétienté, qui vous avoit rendu le plus signalé service, ainsi qu'au roi votre frère.» Le roi de Pologne, un peu troublé, répondit: «C'étoit lui qui vouloit nous faire mourir tous, il a bien fallu le prévenir.--Monsieur, répliqua l'électeur, nous en savons toute l'histoire.» A table, le roi de Pologne ne fut servi que par des huguenots françois échappés au massacre, qui sembloient le menacer en le servant; et l'électeur parut prendre plaisir, pendant toute la journée, à lui faire craindre, pour la nuit, des représailles.» (Gaillard, _Hist. de la rivalité de la France et de l'Angleterre_, t. V, p. 159.) Je ne donne cette histoire que pour ce qu'elle vaut, en la regardant comme un peu trop romanesque pour être bien vraie. Un passage des _Mémoires_ du duc de Bouillon feroit même croire que l'électeur palatin ne dut pas faire si mauvais accueil au roi de Pologne. (_Collect. Michaud_, 1re série, t. XI, p. 15.)]
_Ambassadeurs._
Monsieur de Bellievre[99], 15
Messieurs les Ambassadeurs de Pologne, qui sont neuf, et la garde à cheval. 66
[Note 99: M. Pomponne de Bellièvre, qui fut plus tard chancelier de France.]
_Seigneurs, chambellans et gentilshommes de la chambre._
Monsieur de la Roche-Pousay, conseiller du Roy en son conseil privé[100], 8
Monsieur de la Guiche, gouverneur du Bourbonnois[101], 8
Monsieur de Seissac[102], 6
Monsieur de Bessigny, 6
Monsieur de la Roche Guyon[103], 6
Monsieur du Gas[104], 6
Monsieur de Belle-Ville[105], 6
Monsieur de Lessum[106], 6
Monsieur de Couldray, 6
Le colonel Otho Planto[107], 6
Monsieur de Ruffé de Bourgoigne[108], 6
Monsieur de Clermont d'Antragues[109], 6
Le sieur de Castelnau[110], 6
Le sieur de Combault[111], 6
Le sieur de Ruffy[112], 6
Monsieur le conte Coccomaz[113], 6
Monsieur de Beauvais Nanzi[114], 6
Monsieur de la Nocle[115], 6
Monsieur de Crillon[116], 6
Monsieur de Rouvray[117], 6
Monsieur d'Antragues le jeune[118], 6
Monsieur de Cheverand la Roche[119], 6
Monsieur de Beaufort[120], 6
Monsieur de Chasteau-Vieux[121], 6
Monsieur de Ranty[122], 6
Monsieur de Lyancourt[123], 6
Monsieur Dampierre[124], 6
Monsieur de Champvallon[125], 6
Monsieur de Ganaches[126], 6
Monsieur de Quellus[127], 6
Monsieur l'abbé Gadayne[128], 6
Monsieur de Sainct-Luc[129], 6
Monsieur de Rochefort le jeune[130], 6
Le sieur d'Inteville[131], 6
Le sieur de Camille[132], 6
Le sieur d'Aurigny. 6
[Note 100: Roche-Châteignier, seigneur de la Roche-Posay. Il étoit aussi du parti des Guise, et par conséquent de ceux que Catherine tenoit à éloigner. Quand le duc de Guise étoit allé en Italie, en 1557, il l'y avoit suivi avec cent chevaux. Dans cette expédition, il prit La Mirandole, et y fut blessé. (_Mémoires_ de Boyvin, _coll. Petitot_, 1re série, t. 29, p. 122.)]
[Note 101: Jean-François de La Guiche, seigneur de Saint-Géran. Il fut plus tard maréchal de France, et mourut le 2 décembre 1632.]
[Note 102: François Catillac de Sessac. (V., sur lui, _Mémoires_ de de Thou, _coll. Michaud_, 1re série, t. XI, p. 339.) Il avoit été lieutenant de la compagnie de gendarmes du duc de Guise, et, sans ce que j'ai dit tout à l'heure, je m'étonnerois de le trouver dans la suite du duc d'Anjou. C'est lui, en effet, qui rendit témoignage de la complicité de ce prince dans le meurtre de Coligny.]
[Note 103: Henri de Silly, comte de La Roche-Guyon, premier mari de madame de Guercheville. Il mourut en 1586.]
[Note 104: Louis de Bérenger, seigneur du Gua ou de Guast. On l'appeloit souvent le capitaine Le Gas. On savoit déjà par L'Estoile qu'il avoit suivi le duc d'Anjou en Pologne. (Edit. Lenglet-Dufresnoy, t. I, p. 100.) La reine Marguerite le fit assassiner par le baron de Viteaux, le 31 octobre 1575. (V., sur lui, _Mémoires de Marguerite de Valois_, édit. L. Lalanne, _passim_.)]
[Note 105: L'un des fidèles et des spadassins mignons du duc d'Anjou. Il figure comme tel, avec Larchant, Sommerez, etc., dans le procès de La Mole et Coconas. (V. _Archives curieuses_, 1re série, VIII, 137.) Il ne faut pas le confondre avec P. d'Eguaim, sieur de Belleville, huguenot enragé.]
[Note 106: Le seigneur de Lescun, fils de Thomas de Foix, l'un des braves capitaines du temps de François Ier.]
[Note 107: C'est sans doute l'un de ces capitaines italiens comme il y en eut tant à la cour des Valois, et le même dont il est parlé au chapitre II de la _Confession de Sancy_. Il y est dit qu'il se tua.]
[Note 108: Je ne sais quel est ce Ruffé, au nom duquel on ajoute celui de Bourgogne, pour la distinguer sans doute de Philippe de Volvyre, baron de Ruffec, gouverneur d'Angoulême.]
[Note 109: Il joua, comme on sait, un rôle assez important dans plusieurs des affaires de ce temps, et fut tué à Ivry.]
[Note 110: Ce n'est point Michel de Castelnau de La Mauvissière, dont il sera parlé tout à l'heure, mais sans doute l'un de ses frères, qui, comme lui, servoient vaillamment le parti du roi contre celui des huguenots. (V. les _Mémoires_ de Castelnau, liv. VI, chap. 4.)]
[Note 111: Robert de Combault, sieur d'Arcis-sur-Aube, qui fut plus tard premier valet de chambre du roi et l'un des favoris. (V. L'Estoile, édit. Champollion, t. I, p. 95, et les _Mémoires_ de Marguerite, édit. elzev., t. I, p. 141.)]
[Note 112: Balthazar de Ruffy, gentilhomme de province, époux de la belle Catherine de Meinier d'Oppède.]
[Note 113: Annibal, comte de Coconas, gentilhomme du Piémont, dont les amours avec la duchesse de Nevers, les intrigues avec La Mole pour faire du duc d'Alençon le chef du parti huguenot, et enfin le supplice, sont choses assez connues.]
[Note 114: Beauvais-Nangis, qui, après avoir été longtemps en faveur, fut disgracié à la suite d'une affaire dont on trouvera le récit dans L'Estoile, sous la date du 1er juin 1581. Sa capitainerie des gardes fut donnée à Crillon.]
[Note 115: Philippe de La Fin, sieur de Beauvais La Nocle, qui, plus tard, défendit si vaillamment Brouage. Il étoit de la maison du duc d'Alençon, et fut compromis dans la conspiration de La Mole et Coconas. (V. _Archives curieuses_, 1re série, t. VIII, p. 133, 134, 152, 155, 174, etc.)]
[Note 116: C'est le fameux Louis de Balbe de Berton de Crillon, le brave des braves.]
[Note 117: Sans doute Rouvroy, lieutenant de L'Archant, qui prit part, comme lui, à l'assassinat du duc de Guise.]
[Note 118: D'Entragues de Dunes, frère de Clermont d'Entragues, nommé tout à l'heure, et qui, lorsque celui-ci eut été tué, prit sa place près d'Henri IV.]
[Note 119: Je ne connois de ce nom, comme ayant été attaché à Henri III, que le petit La Roche. Ne seroit-ce pas lui? (V. _Baron de Fæneste_, édit. elzev., p. 340.)]