Variétés Historiques et Littéraires (08/10) Recueil de pièces volantes rares et curieuses en prose et en vers

Part 16

Chapter 163,047 wordsPublic domain

Voyez, Seigneur, ce que c'est que le monde! Que je le hais! qu'en malice il abonde! Mais ce qui plus excite mon courroux, De l'heur d'autrui c'est qu'il est très jaloux: Jaloux (hélas! je frémis quand j'y pense!) Jusqu'à vouloir rogner sur ma pitance, A moi, chétif, qui n'ai pour revenus, Tout bien compté, que cent moins quatre écus. Pour un rimeur la somme n'est pas mince; Las! je le sçais, et vivrois comme un prince Si l'on vouloit ne rien prendre dessus; Mais il me faut mes cent moins quatre écus. Ces écus-là je les divise en douze, C'est huit par mois, dont, si je ne me blouze, Après avoir aquité mon loyer, Le blanchisseur, l'auberge et le barbier, Sans faire un sol de depense frivole, Il ne sçauroit me rester une obole; Ou, si l'on croit qu'il en puisse rester (Je ne suis point un homme à contester), Que l'on me trouve une honnête personne Qui me défraye, et pour lors j'abandonne, Sans rien ôter, ni donner rien de plus, A qui voudra mes cent moins quatre écus: Du revenant je consens qu'il profite. Mais quel mortel, fût-ce un autre Stylite, Mangeant pour vivre et vivant de fruits cruds, Vivroit à moins de cent moins quatre écus? Et cependant, certain monsieur Cozette, Homme zélé, sur tout pour sa recette, Veut qu'aujourd'hui, plus sobre qu'un réclus, Je vive à moins de cent moins quatre écus; Ce beau Monsieur (dont le ciel me delivre!) Veut que je paye onze fois une livre, C'est onze francs, ou Baresme est un sot[313]. Or, avec quoi? car, enfin, de mon lot, Tout calcul fait, il est clair qu'il ne reste A mon rimeur pas la valeur d'un zeste, Et pour quiconque entend le numéro[314] Un zeste vaut à peu près un zéro. Pourquoi me faire une taxe si forte? Mais après tout, dans le fonds, que m'importe? La taxe n'est que pour qui peut payer. Et, par bonheur, n'ayant sol ni denier, Point de contrats, de maison, ni de rente, Point d'autre effet qu'une table pliante, Une escabelle, avec un vieux chalit, Quelque bouquin déchiré qui moisit, Je ne crains point qu'un suisse à large échine Vienne en jurant camper dans ma cuisine, Boire mon vin, dépenser mon argent, Ni démeubler mon riche appartement[315], Grace à Phébus, je suis logé sans faste Dans un recoin qui n'est ni beau ni vaste; Force papier, pour moi seul précieux, Dont les sergens ne sont point curieux, Voilà de quoi notre tenture est faite. Avec cela, sans ce monsieur Cozette, J'aurois vécu plus content qu'un Crésus Et dépensant mes cent moins quatre écus. Peut-être aussi qu'à cause de l'étage Ce receveur a cru qu'il étoit sage De me taxer suivant mon escalier; Mais ce troisième est chez moi le dernier. Et puis, seigneur, ce n'est point par ma faute Si la maison n'est pas un peu plus haute. En pareil cas, si pour ne rien payer Il ne falloit que loger au grenier, J'y logerois; mais, hélas! mons Cozette Dans son grenier taxeroit un poëte. Delivrez-moi, seigneur, par charité, De ce monsieur qui m'a tant maltraité. Onze francs! Moi! J'en suis tout immobile; Autant vaudroit qu'on eût mis onze mille. Pour abréger, sans façon rayez-moi De son registre; ou si je dois au roi Quelque tribut, seigneur, taxez ma veine A tant de vers qu'il vous plaira... Sans peine Je rimerai pour chanter ses vertus; Mais laissez-moi mes cent moins quatre écus.

[Note 313: J. J. Rousseau, lorsqu'il logeoit, en 1772, au cinquième étage de l'_hôtel Plâtrière_, dans la rue du même nom, fut aussi poursuivi pour sa capitation, qu'il s'obstinoit à ne pas vouloir payer. Elle ne se montoit qu'à 3 livres 12 sols; mais il soutenoit que la ville lui devoit 60 mille livres pour son _Devin de village_, et qu'elle avoit par conséquent de quoi se payer des 3 livres 12 sols réclamés. On n'y voulut point entendre, et peu s'en fallut qu'on n'envoyât garnison chez l'auteur d'_Emile_. Enfin, l'affaire étant venue devant le prévôt des marchands, il décida qu'on lui feroit remise de la taxe.]

[Note 314: «De l'Italien introducteur de ce jeu (_la blanque_), dit Pasquier, nous usâmes du mot _numero_ au lieu de nombre qui nous est naturel en françois; et dismes celuy _entendre le numero_, qui n'avoit oublié le nombre sous lequel sa devise estoit enregistrée. Et depuis accommodasmes cette manière de parler en toute autre chose, disant qu'un homme _entendoit le numero_ quand il avoit certaine information et cognoissance d'une chose.» (_Recherches de la France_, liv. 8, ch. 49.) Plus tard, _entendre le numéro_ vouloit dire être rusé, adroit. _Il n'etoit lors_, dit La Fontaine, conte de _Richard Minutolo_,

Il n'étoit lors, de Paris jusqu'à Rome, Galant qui _sût_ si bien le _numéro_.

A la fin du dernier siècle, cette locution n'avoit plus d'usage qu'en d'assez méchants lieux. L'auteur anonyme des _Numéros parisiens_, Paris, 1788, in-8, écrit, p. vij: «Je l'appelle (ce livre) les _Numéros parisiens_ parce que les escrocs disent d'une personne qu'ils n'ont pu duper: _Celui-là sait le numéro, il n'y a rien à faire_.» En note, il ajoute: «Il est vrai que c'est une façon de parler très usitée à Paris, parmi les joueurs et autres chevaliers d'industrie.» Elle n'avoit pas, du reste, attendu 1788 pour en arriver là, tant il est vrai que du vocabulaire du commerce à celui du vol il n'y a que la main. Enay dit dans _Fæneste_ (édit. elzev., p. 156): «Il étoit emporte-manteau. C'est entendre le numéro, ou je ne m'y connois pas.»]

[Note 315: Il veut parler ici des archers qu'on mettoit en _garnison_ chez quiconque refusoit de payer. Ils avoient charge de ronger le débiteur récalcitrant jusqu'à ce qu'il se fût exécuté. Aussi, dans l'ancienne coutume, sont-ils appelés _comestores_, ce que la coutume de Tournai traduit par _mangeurs_. Aujourd'hui l'un des papiers, à nuances menaçantes, que le percepteur vous envoie pour hâter le paiement des contributions, porte encore sur son titre: _Garnison_. En Allemagne, les créanciers s'y prenoient à peu près de même; seulement, ils gardoient pour eux-mêmes le rôle de _mangeurs_, et, comme ils pouvoient craindre que la cuisine ne fût maigre chez le débiteur, c'est à la taverne qu'ils s'alloient mettre en exercice. «Il protestoit, lit-on dans les _Contes d'Eutrapel_, demeurer sur les bras et depense de son hoste, comme en la coustume d'Allemaigne, où le creancier, à faute d'être payé au jour dit, se va loger en la meilleure hôtellerie, y boit, mange et fait grande chère aux dépens de son débiteur, jusqu'à l'entier payement.» (_Les Contes et Discours d'Eutrapel_, 1732, in-12. t. 1, p. 114.)]

_Les advis de Charlot à Colin, sur le temps présent, mis en lumière par L. D. F. D. D._

S. L. N. D., IN-8[316].

[Note 316: Cette pièce, comme on va le voir, est des derniers temps de la puissance du maréchal d'Ancre.]

Colin, je veux t'entretenir De l'aller et du revenir. O l'estrange metamorphose, De voir aujourd'hui toute chose Reprendre son cours à l'envers! Que dit-on du sieur de Nevers[317]? Jouë-il bien son personnage? On le tient pour homme fort sage A former une bonne paix. J'ai peur qu'on ne verra jamais La pauvre France desbrouillée; C'est une trame mal filée Quand la toille escorche le dos; Quelqu'un sentira jusqu'aux os Le goust de la souppe à l'hysope: Disoit ainsi le bon Esope; Plus on a plus on veut avoir. Mais, compere, retournons voir Celuy qui est le plus marri. La pauvre duché de Berry Je plains d'avoir perdu son maistre[318]. Plusieurs disent que c'est un traistre Qui a causé ce desarroy. C'est grand pitié de voir le Roy Prisonnier dedans son Paris: Tel pense prendre qui est pris. Mais gardons à la fin le change. Geste nouvelle est bien estrange, Le Pape n'a plus de crédit; Le nonce nous l'avoit bien dit Qu'il y falloit mettre bon ordre: Il faut premièrement destordre Le fil qui va se renouër; Il est mal aisé à trouver, Deux partis égaux, en la France; Il faut du secours de Florence Pour asseurer ce beau marquis. Caen ne s'en estoit point enquis, Et ferma l'huis de derriere[319]; C'est une mauvaise visiere Qu'au _masculini generis_. Et quoy? nostre belle Cypris Sera elle plus carressée? Ce sont de belles embrassées Que des escus à millions. Ha! les habilles champions Qui ont partagé au butin! C'est au faux-bourg de Saint-Germain Qu'on semoit l'argent par la rue[320]; Le secretaire[321] eut la venue[322] Aussi bien que le Florentin; Il est encore bon mastin, S'il estoit guery de sa goutte. Le Parlement ne void plus goutte A bien soutenir un estat; On est sur le poinct du debat Pour tirer l'oyseau de la cage; C'est un mal pire que la rage De voir son ennemy plus fort. Si les cerfs viennent à l'effort, On verra de belles curées; Elles ne sont pas de durées, Les violentes passions. Plusieurs visent aux pensions, Qui vivent sur la défiance. De Sully briguer les finances, C'est un morceau bien dangereux. On dit qu'il n'y en a que deux Qui tiennent le dez à Paris. Mais parle, Colin, tu te ris, Il n'y a pas pour tout risée. Le sieur d'Espernon fait trophée De sa mitene avant l'hyver[323]; Il a Jarnac pour le couvert Sur le passage d'Angolesmes, Que les huguenots seront blesmes S'il attrape les Rochelois; Il craint que le party anglois Donne secours à l'hugenotte. Souvant, un pied dedans la botte, On est contraint de s'enfuir; Les zelez ont un grand desir Devoir une féconde Flandre[324]. A ce coup on peut bien apprendre A gouverner une maison. Pour moy je cognois la saison, Fasse qui voudra du contraire; Un bon veneur voit au repaire La route que prendra le cerf. Puisqu'il faut jouer _à tout sert_, Le jeu du sang aura sa guise[325]. Mais on dit que Monsieur de Guise Sera enfin le general[326]; Et son frere le cardinal A-il pour vray quitté la robe[327]? Monsieur de Bouillon[328] se desrobe Tousjours le premier de la cour; S'il eust tardé encore un jour, On eut bien veu du peuple en Grève. Il s'en faut peu qu'elle ne crève La gouvernante du palais[329]. Où estes-vous, braves Harlais? Pleurez vostre mère nourrice: Vous estes sur le precipice, Et tombez aussi bien que nous. Ne dormez plus, reveillez-vous; Qu'un seul roy nous soit asseurance. Conchine regarde Florance D'un oeil tout plain de desplaisir; Je croy qu'il auroit bien desir Que Perronne fust sa retraitte. Longue-Ville fait la chouette Et dort moins le jour que la nuict[330]; Il empesche ce qui le nuit; C'est un prince plein de courage. Le comte d'Auvergne fait rage, Mais plus de bruit que de l'effet[331]. Monsieur de Mayenne eust bien fait De retourner dessus ses pas. Le vieux Renard craind les appas Et la furie des Caillette: Un huissier, avec sa baguette, Arreste vite un financier. Ce fut un trait de son mestier De tirer tout droit à Soissons[332], Morel remarque les saisons; Mais tout ne vient que par rotine; Qui entend la langue latine Vaincra tousjours un paysan. Moissay n'est-il plus partisant[333]? Se retire-il sur la perte? La mesche est trop descouverte, On demande raison de tout; Mais patiantons jusqu'au bout: Faut voir jouer la tragedie; C'est une douce melodie Qu'ouyr le chant du rossignol. Allons un peu à l'Espagnol, Voir s'il veut rendre la Navarre. Ce bazané est trop bizarre Pour faire alliance aux François. Si on m'en eust donné le choix, Louys seroit plus à son aise. On le rendra plus chaut que braise, Si un jour je suis en credit. Maurgart[334] nous l'avoit bien predit, Mais c'estoit tout par equivoque. On dit que Roche-Fort[335] se mocque De tenir fort dedans Chinon; Il est assez bon champion Pour y bien disputer sa vie. Souvray en enrage d'anvie, Et luy veut troubler son repos[336]. Bonnivet est bien plus dispos[337] Qu'il n'estoit dedans la Bastille: Il est aux abois, il petille, Qu'il ne charge ce vieux grison; On luy dit qu'il n'est pas saison De faire une longue poursuitte: Au printemps commence la luitte Du toreau avec son pareil; D'un long somme vient le reveil, S'ensuit la fin de toute chose. Monsieur d'Aubigny[338] se dispose A garder son gouvernement; C'est se comporter sagement De bien defendre son party. Vous porterez le dementy Pansionnaire de créance. Tant que l'on verra la France Du fer rien ne profitera; Un bon catolique mourra Pour maintenir son evesché. On fait estat du bien presché, C'est une chose fort requise; Mais souvent le loup se deguise Pour mieux attraper la brebis. Il faut avoir de beaux habits, Un beau collet, une rotonde[339], Une fraise qui soit bien ronde, Contrefaire le courtisan, Estre enflé comme un partisan, Ne saluer jamais personne, Au conseil faire le prud'homme, Oppiner tousjours de travers, Soustenir le droit du pervers: C'est le fruict d'un pansionnaire; Mais qu'as-tu apris de Sancerre? Qui aura le gouvernement? Plusieurs ont bien perdu leur temps De s'estre trouvé à Paris; Tu te mocques et je me ris De ces attrapeurs de Babet. Je croy que le baron Du Blet Sera gouverneur de Sancerre. Le fort Sainct-Denis est par terre, A la veüe d'un docte soldat. Beaucoup desirent d'avoir part En l'argent qui ne coutte rien. Plusieurs François ne vaillent rien Que pour troubler nostre repos. Ils seront piquez jusqu'au os, Ceux qui joüent les deux personnages. S'il y avoit des hommes sages, Qui creussent à peu près mon advis, Je garderois, à mon advis, Les chèvres de broutter les bois, Sans mettre mes chiens aux abbois, Et ne prendre rien par derrière. Or, Colin, retournons arrière, Et gardons bien d'estre surpris. Voilà tout ce que j'ay appris.

[Note 317: Le duc de Nevers avoit commencé d'armer en septembre 1616. Depuis l'emprisonnement du prince de Condé il étoit un des chefs du parti contre Concini. Sa femme, qui tenoit dans le Nivernois même, le secondoit avec énergie. V. t. 4, p. 324-325.]

[Note 318: Condé avoit le gouvernement de Berry; on le lui fit rendre, et il fut donné au maréchal de Montigny. Il fallut du canon pour réduire la tour de Bourges, qui résistoit. (_Oeconom. roy._ de Sully, coll. Petitot, 2e série, t. 9, p. 375; _Mém._ de Pontchartrain, _id._, t. 17, p. 169.)]

[Note 319: Le maréchal d'Ancre, craignant pour sa vie, s'étoit retiré dans son gouvernement de Normandie. C'est la ville de Caen qu'il avoit choisie pour refuge. Il y fut assez mal reçu et n'y resta pas longtemps. (_Mém._ de Bassompierre, coll. Petitot, 2e série, t. 20, p. 109; Pontchartrain, _id._, t. 17, p. 158.)]

[Note 320: Allusion au pillage de l'hôtel du maréchal d'Ancre, dont nous avons déjà parlé t. 4, p. 30. Cet hôtel, devenu plus tard l'hôtel des ambassadeurs extraordinaires, puis l'hôtel de Nivernois, et enfin une caserne de gardes de Paris, étoit situé rue de Tournon, assez près, par conséquent, de l'hôtel de Condé, dont l'Odéon tient la place. Quand le prince eut été arrêté, il y eut grande rumeur parmi les gens de sa maison et un échange continuel de menaces entre eux et ceux du maréchal d'Ancre. L'effet suivit bientôt. Un matin, tous les gens du prince assaillirent l'hôtel d'Ancre; les maçons qui travailloient au palais de la reine mère (le Luxembourg) se mirent de la partie, et la maison du ministre fut littéralement prise d'assaut et livrée au pillage. V. _Oeconom. roy._, t. 9, p. 374; _Mémoires_ de Richelieu, coll. Petitot, 2e série, t. 21 _bis_, p. 345.]

[Note 321: Raphaël Corbinelli. V. t. 4, p. 30, note.]

[Note 322: La _venette_, la peur.]

[Note 323: C'est-à-dire se montre tout fier de s'être donné un refuge avant le danger. Il s'étoit, en effet, retiré en Saintonge, d'où il menaçoit le parti du maréchal. V. t. 4, p. 23.]

[Note 324: Comme la Flandre étoit déjà un refuge pour les _faillis_, on disoit _faire Flandre_ dans le sens de s'enfuir; et _Flandre_ dans celui de fuite. De là aussi le mot _flandrin_ pour tout homme élancé, bon à la course.]

[Note 325: Equivoque horrible sur le jeu du _cent_ (le piquet) et le jeu du _sang_, l'assassinat, où, à peu de temps de là, Vitry fit gagner la partie à Louis XIII contre Concini.]

[Note 326: Il tenoit pour le roi; ses troupes avoient eu déjà quelques rencontres avec celles de Condé. V. t. III, p. 356.]

[Note 327: Henri de Lorraine resta cardinal. Son humeur belliqueuse et ses façons mondaines avoient dû faire faire penser ce qu'on dit ici. V. sur lui _Caquets de l'Accouchée_, p. 51, note.]

[Note 328: Le duc de Bouillon, après avoir tenté de soulever parmi le peuple de Paris une révolte dont l'échauffourée de l'hôtel d'Ancre avoit été l'unique résultat, s'étoit enfermé dans Soissons avec M. de Mayenne.]

[Note 329: La Cour du Parlement.]

[Note 330: Le duc de Longueville, en enlevant le gouvernement de Péronne à Concini, s'étoit rendu très populaire, (_Oeconom. roy._, coll. Petitot, 2e série, t. 9, p. 372; _Mém._ d'Estrées, _id._, t. 16, p. 310; Bassompierre, t. 20, p. 110.)]

[Note 331: Le comte d'Auvergne, bâtard de Charles IX, qui étoit à la Bastille depuis que Henri IV l'y avoit fait enfermer, avoit été rendu à la liberté par Concini, afin de pouvoir être opposé aux mécontents. Depuis son entrée en campagne, il avoit, il est vrai, fait plus de bruit que de besogne. (Pontchartrain, t. 17, p. 150; Monglat, t. 49, p. 24.)]

[Note 332: Le duc de Mayenne, à l'approche du comte d'Auvergne, s'étoit, je l'ai dit, enfermé dans Soissons, où il soutint vigoureusement le siége, jusqu'à ce que la nouvelle de la mort de Concini le fit résoudre à rendre la place au roi.]

[Note 333: V., sur ce financier, t. 3, p. 181-184; t. 4, p. 343, et les _Caquets de l'Accouchée_, p. 182, 241.]

[Note 334: Sur ce faiseur d'almanachs, voir t. 2, p. 213-214, et _Caquets de l'Accouchée_, p. 65.]

[Note 335: Il étoit des plus zélés pour le parti de-Condé. (Pontchartrain, _coll. Petitot_, 2e série, t. 17, p. 70, et notre t. 4, p. 343.)]

[Note 336: Souvray finit enfin par forcer Chinon et par l'enlever à Rochefort. (Pontchartrain, _ibid._)]

[Note 337: Henri de Gouffier, marquis de Bonnivet, né en 1586, mort en 1645.]

[Note 338: Edme Stuart, seigneur d'Aubigny, mort en 1624.]

[Note 339: Collet empesé, monté sur du carton, que les hommes du bel air portoient à cette époque. Il en est parlé dans les Satires de Regnier et dans les Lettres de Voiture.]

FIN.

_L'entrée de la Reyne et de Messieurs les enfans de France, Monsieur le Dauphin et le Duc d'Orléans, en la ville et cité de Bourdeaulx, à grans honneur et triumphe, le_ XXVII _de juillet._