Part 13
[Note 239: «Une autre branche d'industrie à laquelle les bohémiens s'adonnent volontiers est le maquignonnage, qui semble leur avoir été particulier depuis les plus anciens temps de leur histoire.» (Grellmann, p. 97.)]
Quand ils sçavent quelque bon marchant qui passe pays, ils se deguisent et les attrapent, et font ordinairement cela près de quelque noblesse, faignant d'y faire leur retraicte; puis changent d'accoustremens et font ferrer leurs chevaux à rebours, et couvrent les fers de fustres, craignans qu'on les entende marcher.
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_Un trait du capitaine Charles[240] à Moulins en Bourbonnois._
[Note 240: C'est peut-être le même dont parle Tallemant: «Le capitaine Jean Charles, écrit-il, a dit au Pailleur qu'un petit cochon ne crioit point quand on le tenoit par la queue, et que leur plus sûre invention pour ouvrir les portes, c'étoit d'avoir grand nombre de clefs; qu'il s'en trouvoit toujours quelqu'une propre pour la serrure.» (Edit. in-12, t. 10, p. 141.)]
Un jour de feste, à un petit village près de Moulins, y avoit des nopces d'un paysan fort riche. Aucuns se mettent à jouer avec de noz compagnons, et perdent quelque argent. Comme les uns jouent, leurs femmes desrobent; et, de vray, y avoit butin de cinq cens escus, tant aux conviez qu'à plusieurs autres. Nous fusmes descouverts pour quatre francs qu'un jeune marchand perdit qui dançoit aux nopces, lequel avoit fermé sa maison et ses coffres. Cela empescha que feit ouverture. Les paysans se jettent sur noz malles, et nous sur leurs vallizes et sur leurs testes, et eux sur nostre dos, à coups d'espée et de poictrinal[241], et noz dames à coups de cousteau: de façon que nous les estrillasmes bien. Ces paysans se vont plaindre au gouverneur de Moulins. Ce qu'ayant ouï, envoye vingt-cinq cuirasses et cinquante harquebuziers pour nous charger. L'une de noz femmes, qui estoit à Moulins, nous en donna l'advertissement, et nous falloit passer une rivière qui nous incommodoit. Nostre capitaine s'avance au grand trot et laisse un poitrinalier demie lieue derrière, luy enchargeant qu'aussitost qu'il descouvriroit quelque chose, il nous advertist de leur nombre, ce qu'il fist. Le capitaine ordonne ce qui en suit:
[Note 241: Ou _pétrinal_, sorte de long pistolet ou de petite carabine qu'on tiroit en appuyant la crosse sur la poitrine, d'où son nom.]
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_L'ordre de pitié._
Tout le monde fut commandé de mettre pied à terre, et feindre les hommes d'estre estropiez et blessez, et commande à deux femmes de se laisser tomber de cheval et faire les demies mortes. L'une, qui avoit eu enfant depuis deux jours[242], ensanglante elle et son enfant, et ainsi le met entre ses jambes.
[Note 242: Il étoit rare qu'il n'y eût une femme en couches dans un camp de bohémiens, quelque peu nombreux qu'il fût, tant il est vrai, comme le dit Grellmann, que cette race est des plus prolifiques. (P. 128.)]
Le capitaine Charles saigne la bouche de ses chevaux et ensanglante ses enfans et ses gents pour faire bonne pippée.
Charles va au devant de ceste noblesse tout sanglant, lesquels, esmeuz de pitié, tournent vers les paysans, ayans plus d'envie de les charger que nous. Les uns avoient les bras au col, les jambes à l'arçon de la selle, et nostre colonnel, qui ne manquoit de remonstrer son bon droit: tellement qu'ils se retirent, et nous de picquer. Après leur retraicte, croyez que tout se portoit bien, et allasmes repaistre à quinze lieues de là. J'ay passé depuis par ce lieu, où je vous jure qu'encores aujourd'huy ce traict est en memoire à ceux du pays. Si j'avois eu temps d'escrire les bons tours que j'ay veu faire à ces trois sortes de gents, il n'y auroit volume plus gros. Ces folies meslées de cautelles, c'est afin que chacun s'en prenne garde.
Le daulvage biant à l'antigle, au rivage huré et violente la hurette, et pelant la mille au coesre: c'est le mariage des gueuz et gueuzes quand ils vont epouzer à la messe, et comme ils disent ceste chanson en ceremonie.
Hau rivage trutage, Gourt à biart à nozis; Lime gourne rivage, Son yme foncera le bis.
Ne le fougue aux coesmes, Ny hurez cagouz à viis; Fougue aux gours coesres Qui le riveront fermis.
S'en suivent les plus signalez mots de blesche.
_Premièrement._
Le franc mitou, Dieu[243]. Les franches volantes, Les anges. Franc razis, Pape. Franc ripault[244], Roy. Ripois, Prince. Francs ripois, Princes. Ripaudier de la vironne, Gouverneur de la province. Franche ripe, Royne. Franc cagou, Lieutenant du roy. Gueliel, Le diable. Ripaudier de la vergne, Gouverneur d'une ville. Ripault, Gentil homme. Ripe, Dame. Rupiole, Damoiselle. Comblette ou tronche[245], La teste. Louschant, Yeux. Pantière à miettes[246], La bouche. Piloches, Dents. Platuë[247], Langue. Anses, Oreilles. Lians, Bras. Courbes[248], Espaules. Gratantes, Mains. Soeurs[249], Cuisses. Proais, Cul. Chouart[250], Vit. Quilles, Jambes. Les portans ou trotins, Pieds. Minois[251], Nez. Filée, Barbe. Filots, Cheveux. Batoches, Couillons. Bis, Con. La quige proys, La couille. Rivard, Paillard. Artois[252], Pain. Pihouais[253], Vin. Ance[254], De l'eau. Lignante[255], La vie. Franc foignard, Capitaine. Foignart, Soldat. Aquige ornie, Goujat. Foigne, Guerre. L'orloge, Le coq. Ornie, Poule. Ornions, Poulets. Ornioys ou catrots, Chapons. Crie, Chair. Hanois, Cheval. Hanoche, Jument. Huré ou gourdi, Bon vin ou mauvais. Mille, Femme. Millogère, Chambrière. Milloget, Valet. Pelardier, Pré. Coesmelotrie, Mercerie. Coesmelotier, Mercier. Coesme, Bon mercier. Coesmelotier huré, Marchant grossier. Gourt razis[256], Archevesque. Trimé razis, Cordelier. Huré razis, Evesque. Goussé razis, Abbé. Razis, Prestre simple. L'anticle, La messe. Possante, Harquebuze. Flambe, Espées. Flambart, Poignard. Volant, Manteau[257]. Estregnante, Ceinture. Liettes, Esguillettes. La forest du prois, Hault de chausses. Tirnoles, Les triquehouzes. Passans, Souliers. Ligots, Jartières. Comble, Chapeau[258]. Mitouflets, Gans[259]. Aubion, Bonnet. Georget, Pourpoint[260]. River, Foutre. Filler du prois, Chier. Gousser[261], Manger. Ambier, Fuir. Vergne, Ville[262]. Habin, Chien. Aquiger, Tromper[263]. Le pelé, Le chemin[264]. Fretille, Paille. Pelard, Foing[265]. Fouquer, Bailler. Coues, Maison[266]. Moulue, Merde. Grohant, Pourceau. Soustard, coquard ou brusslon, Mareschal. Cornans, Boeuf. Cornantes, Vaches. Zervart[267], Predicateur. Franc pilois, President. Minsus pilois, Conseillers. Pilois vain, Juge de village. Zervinois, Procureurs. Zervinois gourd, Advocat. Coesre, Le premier des gueuz. Cagou, Lieutenant des gueuz. Serard, Notaire. Affurard, Sergent[268]. Brimard, Bourreau[269]. Sourdu, Pendu. Sourdante santoche, Grande justice. Sourdolle, Potence. Rivarde, Putain. Ingre, Couteau[270]. Rufe, Le feu[271]. Boes, Le bois. L'abbaye rufante, Un four. Crosle, Escuelle. Rusquin, Escu[272]. Testouin, Teston. Rond, Sold. Herpe, Liard[273]. Froc, Double. Pied, Denier. Baucher, Mocquer[274]. Mezis, Moy-mesme. Tezis, Toy-mesme. Sezis, Luy-mesme. Auzard, Asne[275]. Fouille ou fouillouze, Bource[276]. Lime, Chemise. Pie santoche, Cidre. Vain guelier, Garou. Ambie anticle, Excommunié. Peaux huré, Lict. Limans, Linceux. Huré couchant, Le soleil. La vaine louchante, La lune. Louchettes, Estoilles. Bruant, Le tonnerre. La hoquette, C'est le paquet que les gueuz portent sur le dos. Atrimeur, Larron. Atrimois ambiant, Voleur brigand. Pechon, Enfant. Pechon de ruby, Enfant esveillé. Daulvé, Marié. Daulvage, Mariage. Cosny, Mort.
_Le franc mitou biart nozis à son an, et tezis et mezis, la souspirante gournée et lignante. Ainsi soit-il. Zif, signé. Amen._
[Note 243: Dans l'argot d'aujourd'hui, Dieu se dit _mec des mecs_, maître des maîtres.]
[Note 244: Les argotiers disent aujourd'hui _rupin_ pour riche. C'étoit déjà un mot de l'argot de Cartouche: V. le _Dictionnaire_ donné par Grandval à la suite du _Vice puni_. Ce mot a dû passer du bohémien dans l'argot, car il sembla venir de l'indoustani _rupa_, qui signifie argent, et dont un autre dérivé, plus noble, est le mot _roupie_, nom d'une monnoie de l'Inde.]
[Note 245: _Tronche_, qui se trouve aussi dans la XVe des Sérées de G. Bouchet (_Des larrons, des voleurs, des picoreurs et matois_), fait encore partie de l'argot moderne avec le même sens.]
[Note 246: Pannetière à miettes.]
[Note 247: Aujourd'hui _platue_ signifie une galette.]
[Note 248: Bouchet (_ibid._) donne à ce mot le sens de _jambes_. Cela dépend des gens.]
[Note 249: _Les Précieuses_, en leur langage, appeloient les _deux soeurs_ ce que les argotiers nomment aujourd'hui _jumelles_, et qui sont ces parties dont souffrent les enfants quand on les frappe, comme dit Gavarni, dans ce qu'ils ont de plus _chair_. La singularité de cette coïncidence, qui prouve que toutes les langues factices, quel que soit l'éloignement de leur point de départ, peuvent arriver à se rencontrer, n'a point échappé à M. Marty Laveaux dans un excellent, article de la _Revue contemporaine_ (15 mai 1857). Il y fait voir que cette rencontre du langage des _Précieuses_ avec celui des bandits n'est pas la seule du même genre qui soit à constater. «Les dents, dit-il, sont appelées _mobilier_ par les malfaiteurs, et par les précieuses _ameublement de la bouche_...; en argot, le _tranche-ardent_ ce sont les mouchettes, et, dans le style des ruelles, «inutile, ôtez le superflu de cet _ardent_», signifie: laquais, mouchez la chandelle.» V., pour ce dernier exemple, notre t. 6, p. 258.]
[Note 250: _Parola di zergo_, _cazzo_, lit-on dans le _Dictionnaire_ françois-italien d'Oudin. On trouve _brichouart_ avec le même sens dans la 65e des _Cent Nouvelles nouvelles_. Quand on sait la signification du mot, l'application que Rabelais en a faite, lorsqu'il l'a donné pour nom au prêtre paillard du ch. 22 de son 2e livre, ne paroît que plus vive. La Fontaine, lorsqu'il l'a repris pour sa fable _le Curé et le Mort_, savoit-il bien ce que ce nom vouloit dire?]
[Note 251: Ce mot, comme tant d'autres, a passé de l'argot dans le langage ordinaire, et même dans la langue littéraire.]
[Note 252: Du grec [Grec: artos]. Sauf quelques variations dans la désinence, il est le même pour toutes les langues argotiques.]
[Note 253: _Pivois_ dans l'argot.]
[Note 254: Ou _lance_. En fourbesque, c'est _lenza_.]
[Note 255: Ce mot vient de la _ligne de vie_, d'après laquelle, à la seule inspection de la main, en prédisoit à quelqu'un une existence plus ou moins longue. Montaigne parle de cette _ligne vitale_ (_Essais_, liv. 22, ch. 12), et la Frosine de _l'Avare_ la suit avec complaisance dans la main d'Harpagon. Tous les argotiers et bohémiens étant diseurs de bonne aventure, ce mot-là devoit leur venir.]
[Note 256: Ce mot trouve sa raison, ainsi que les précédents, dans la discipline ecclésiastique, qui ordonnoit aux prêtres de se raser. Au chapitre 1er des _Baliverneries_ d'Eutrapel, nous voyons un paysan qui appelle un curé «vilain rasé.» On lit dans le _Blason des barbes de maintenant_, édit. des _Joyeusetez_, p. 8:
Mais cil qui a le manton nud Et rasé ainsi comme un prestre Est bien plus facile à cognoistre.
Dans le vocabulaire de _Germania_, de Juan Hidalgo, _raso_ est mis pour abbé.]
[Note 257: Le _coestre_ emploie le même mot dans la _Comédie des proverbes_ (acte 2, sc. 4, édit. d'Adrien Vlacq, p. 55). A la fin du 17e siècle il passa dans la langue ordinaire avec le même sens, grâce à certaine mode qui alors faisoit fureur. On lit dans la _Satyre sur les panniers, criards, manteaux volants des femmes_, etc., par le chevalier de Nisart, 1712, in-12:
Ce sont tantot manteaux _volants_ Ou des troussures équivoques, Qui font, chez les sages du temps, Estimer leurs vertus baroques.]
[Note 258: Ce mot, fort bien fait pour ce qu'il exprime, puisque le chapeau est pour l'homme ce que le toit, le _comble_, est pour une maison, existe encore dans l'argot. Les cartouchiens disoient _combre_. Brandimas dit, dans la première Journée du _Mystère de saint Christophe_..., par maistre Chevalet:
Mon _comble_ est à la tatière; Or, ay que ne suis le pendu. Mon _jeorget_ n'a pièce entière.]
[Note 259: Ce mot étoit de la langue usuelle; Oudin le donne dans ses _Curiositez françoises_ et dans la seconde partie des _Recherches italiennes et françoises_, p. 372.]
[Note 260: «Ce _georget_, dit le cagou de la _Comédie des proverbes_ (acte 2, sc. 4), tout glorieux du vol d'habits qu'il vient de faire, est tout comme si je l'avois commandé.» C'est du très ancien argot. Il se trouve plusieurs fois dans le _Mistère du viel Testament_, scène des Belistres. V. aussi plus haut la note 1.]
[Note 261: C'est de là qu'est venu le mot _gousse-pain_ (mange-pain), qui se prend pour un misérable de la dernière espèce, dans le langage du petit peuple.]
[Note 262: Est resté dans l'argot d'aujourd'hui.]
[Note 263: Dans l'argot de la troupe de Cartouche, dont le vocabulaire se trouve, comme je l'ai dit, à la suite du _Vice puni_, poème de Grandval, _aquiger_ signifie faire. En effet, _tromper_ et _agir_ sont tout un pour les argotiers.]
[Note 264: «Il faut entier _le pelé_, dit le coestre, dans la _Comédie des Proverbes_ (acte 2, sc. 4), gaigner le haut et mettre les quilles à son col.» On disoit aussi le _pelat_. «Il y a, dit le P. Garasse, des termes mystérieux et des locutions de maraudaille qui sont de vraies énigmes à qui n'a pas fait son apprentissage de gueuserie; et qui entendroit ces locutions sans commentaires: _ringer sur le pelat_ et _cabler à la bistorte_?» (_La Doctrine curieuse des beaux esprits de ce temps_, Paris, 1623, in-4, p. 68.)]
[Note 265: Ce mot et le précédent se trouvent, avec le même sens, dans l'argot de Cartouche.]
[Note 266: Les voleurs de la bande de Cartouche disoient _creux_ pour maison. Les argotiers d'aujourd'hui ont gardé ce mot, qui est très logique dans leur bouche. Pour les voleurs, la maison est une caverne, un _creux_.]
[Note 267: Sans doute pour _zergart_. Ce mot doit venir du fourbesque ou argot italien _zergo_, _gergo_, d'où _jargon_ ou _gergon_, qui a le même sens, a été tiré.]
[Note 268: Nous avons vu ce que _affurer_ vouloit dire. Les voleurs composoient ainsi pour les sergents un nom qu'ils auroient bien dû garder pour eux. D'un côté comme de l'autre il étoit mérité.]
[Note 269: «Par manenda, dit la vieille dans la _Comédie des Proverbes_ (acte 2, sc. 4), il faut promptement vous oster de dessous les pattes des chiens courants du bourreau, de peur que le _brimart_ ne nous chasse les mouches de sur les espaules au cul d'une charrette.» (Edit. Adrien Vlacq, p. 54.)]
[Note 270: C'est _Lingre_ qu'il faut dire. Dans ses curieuses _Etudes de philologie comparée sur l'argot_, p. 249, après lesquelles il nous a été si difficile de dire quelque chose de nouveau dans ces notes, M. Francisque-Michel pense avec beaucoup de raison que ce mot _lingre_ est une alération du nom de la ville de _Langres_, si fameuse depuis longtemps par sa coutellerie.]
[Note 271: On dit aujourd'hui _rif_ ou _rifle_, comme du temps de Cartouche. V. notre t. 3, p. 222. _Le Jargon ou Langage de l'argot réformé_, etc., contient un article sur la classe de gueux appelés _ruffez_ ou _riffodez_, dont le métier étoit de feindre qu'ils avoient eu grand'peine «à sauver leurs _mions_ (enfants, mioches) du _riffe_ qui riffoit leur creux.»]
[Note 272: Mot de la même famille que _frusquin_, _saint frusquin_, resté dans la langue populaire. _Rusquin_ se trouve aussi dans le _Jargon_.]
[Note 273: Le mot _herpaille_, qu'on lit dans les _Vigilles de Charles VII_ (édit. Coustellier, p. 30) comme synonyme de _truandaille_, pourroit bien venir de celui de _herpe_. Il étoit naturel qu'on tirât du mot qui vouloit dire _liard_ un nom pour les gens qui passent leur vie à mendier.]
[Note 274: Se trouve encore dans l'argot moderne.]
[Note 275: On sait que pour _âne_ on disoit _aze_ au moyen-âge; de là à _auzard_ il n'y a pas loin.]
[Note 276: Ce mot est du plus ancien argot. Rabelais s'en est servi (liv. 1, ch. 38, et liv. 3, ch. 41), et on lit dans la 1re Journée de la _Vie de saint Christofle_ (1530):
Venez-vous en donc avec moy. Et vous aurez, sçavez-vous quoy? Force d'aubert en la _follouce_.]
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AUX LECTEURS.
Amis Lecteurs, vous prendrez ceste table comme si elle estoit toute parfaicte. Vous jugerez, s'il vous plaît, que le volume seroit trop gros pour si petit livret. Je ne faisois pas mon compte d'adjouster ceste table, parce que ce n'estoit mon intention de faire cognoistre la langue, ains leur façon de faire, et aussi que le général de ceste race m'avoit faict prier de ne la mettre en lumière; toutesfois, je n'ay laissé, ne desirant gratifier ceste vermine. J'espère (messieurs et amis), Dieu aydant, vous faire voir, dans peu de temps, une oeuvre plus utile, qui sera un recueil de la chiromantie, avec plusieurs belles practiques et pourtraicts du baston des boësmiens, par lesquels on pourra se rendre capable soy-mesme de se rendre expert ingenieur. J'ay envoyé à Paris pour faire les figures; cependant je suis vostre serviteur perpetuel.
FIN.
_Le Salve Regina des Prisonniers, adressé à la Royne, mère du Roy[277]._