Part 19
Ce qui nous oblige estroitement (pour ne rien oublier de ce qui est de nostre devoir) de considerer tout ce que nous luy devons, et luy offrir en holocauste d'amour nos coeurs impollus de toutes affections estrangeres, n'estant nez François que pour luy et ses successeurs; que nos voeux et nos prières fructifient du germe d'un sainct amour, pour les porter droict au ciel, pour impetrer de ceste sagesse immense qui tient le coeur des Roys en sa main qu'elle conserve tousjours son cher Louis, nostre Salomon françois, nourrisson des anges, et que son regne soit tousjours rempli de gloire et de prosperité.
Les maistres entrepreneurs et ouvriers de ce superbe bastiment, voulans contribuer de leur part à cette devote ceremonie, ont presenté à leur patron sainct Louis, dans ce lieu, un haut et puissant May, auquel sont attachées en grands tableaux les armes de sa Majesté d'un costé, et celles dudit seigneur cardinal duc de l'autre.
_Discours nouveau de la grande science des femmes, trouvée dans un des sabots de maistre Guillaume._
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Maistre Guillaume est amoureux Pour le jourd'huy, las! quand j'y pense, Car de recueillir est soigneux Des femmes les belles sciences.
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M.D.C.XXII[268]. In-8.
[Note 268: Nous donnons cette pièce, beaucoup moins à cause de son intérêt, qui, nous en convenons, est à peu près nul, que comme un nouveau spécimen du genre de plaisanteries lourdes et pédantes alors populaires à Paris. Cette pièce, en effet, est de celles qui se crioient par les rues et sur le Pont-Neuf, où maistre Guillaume les vendoit lui-même. V. notre t. 4, p. 53-84. L'Estoile, qui aimoit à faire collection de ces sortes de niaiseries, n'a pas oublié celle-ci: «On m'a donné, dit-il, trois fadèzes nouvelles, qu'on crioit par les rues, _D'un gentilhomme de Savoye defendu des voleurs par son chien_; LA SCIENCE DES FEMMES, TROUVÉE DANS UN DES SABOTS DE MAISTRE GUILLAUME; et un _nouveau miracle_ avenu près de Barcelonne, _de deux enfans mangés d'un pourceau, et de deux autres brûlés par la mère, dans son four, sans y penser_.» C'est sous la date du 13 mars 1607 qu'il a écrit cela dans son _Journal_, et notre pièce porte celle de 1622. Ainsi, non seulement ces sottises se vendoient, mais se vendoient bien, et l'on en faisoit de nouvelles éditions! M. G. Brunet a consacré à ces canards du temps passé un intéressant article dans le _Bulletin de l'alliance des arts_. (25 décembre 1843.)]
Maistre Guillaume, c'est donc maintenant, à ce que je voy, que vous estes amoureux. A ce que je peux estimer en moy mesme, vous y mettez vostre esprit et amitié, pour ce jour'huy, car je ne vous avois point encor ouy tant les exalter de leurs sciences, comme vous faites à present, tous les prisez plus que n'a fait un Draco le sevère, ny un Solon le sage, mesme plus qu'un Lycurgue l'austère, ny un Charondas le prudent. Bref, maistre Guillaume, vous les prisez plus que n'ont jamais fait les poëtes anciens; toutes fois, maistre Guillaume, je vous en scay bon gré, car je represente à mes yeux l'obeissance de Griselidis, laquelle estoit si remplie de tant d'honorable science envers Gautier, marquis de Saluces, qui estoit son mary et espoux, et aussi la belle Gillette, qui estoit fille d'un medecin de Narbonne, qui a par sa belle science montré une infinité de beaux enseignemens et de belle doctrine. Vous avez leu, maistre Guillaume, à ce que je vois, l'hystoire du roy Chilperic, lequel ne fit difficulté d'espouser Fredegonde, ores qu'elle fust fille d'un pauvre homme de basse qualité. Ce souverain personnage la prist, voyant sa belle science; toute fois, M. Guillaume, je vous supplie m'excuser, vous suppliant très affectueusement de me declarer le contenu de vostre discours, vous baisant et demeurant vostre très affectionné, I. G.
--Qui es-tu, amy lecteur, qui pour ce jourd'huy m'interroge par tes supplications, que je t'aye à discourir de la science des femmes? Il me semble à ton parler que tu te veux sentir, soit du lignage ou autrement, de ce _Soldat françois_[269], car à t'ouyr parler me semble qu'il te faudroit bailler une hallebarde, car il t'avient bien à commander. Va, va estudier, demandeur de science, ce n'est pas à toy à qui j'en dois rendre responce. Toy qui n'as jamais fait qu'escumer la marmite, penses-tu sçavoir que c'est que la science? Et va, va estudier, sans t'amuser à la cuisine, puis tu trouveras comme moy la grande science des femmes, que j'ay si soigneusement recueillie dans plusieurs livres, et si très soigneusement conservée et gardée dans l'un de mes sabots, et enfermée souz la clef dans mon cabinet, tant peur j'avois de la perdre. Lis, mon amy, avec une grande affection ce beau passage de saincte Susane, qui remplit de tant de belle science; elle n'appeloit jamais son mary que son seigneur. Saint Hierosme raconte aussi de la grande science des femmes des Indiens, et de l'amitié qui portoient à leurs maris. Entr'autres il recite de la femme d'Asdrubal, voyant le feu en une maison où estoit son mary, de la grande amour qu'elle portoit à son mary, se jetta dedans le feu; Nicerat en fit autant quand elle vit son mary mort; Tisbée en fit autant quand elle vit son amy Piramus mort. Croy, mon amy, qu'il y a bien de la science à d'aucunes femmes, les unes au bien et les autres au mal. Les unes ont une science parfaite en gouvernant honorablement leur mesnage, vivent avec un amour enrichi d'une ferme foy, d'un courage invincible et d'une amitié non-pareille. Bref, mon amy, il ne te faut user de tel propos envers moy, car tu te trompes fort de dire que je suis amoureux.
[Note 269: Le livre du _Soldat françois_, qui, en 1607, époque de la première edition de cette pièce, faisoit beaucoup de bruit.]
_Le Lecteur._
Mais, maistre Guillaume, ne vous faschés contre moy, je vous prie, car je sçay veritablement que je ne suis pas digne de disputer contre un tel personnage que vous, car je vous tiens pour un homme docte et sçavant et pour un homme qui a autant leu qu'homme de vostre robe; parquoy, maistre Guillaume, je vous voudrois bien demander, puis que les femmes ont de tant belle science, si s'est science à d'aucune femme de laisser leurs maris, comme je vous veux faire entendre. C'est que j'estois dernierement en la bonne ville de Paris, où je beuvois à un cabaret chopinette; j'escoutois la complainte de trois pauvres savetiers, qui disoient l'un à l'autre que leurs femmes les avoient laissez. L'un se plaignoit bien plus que les autres, car il disoit que sa femme s'en estoit allée avec son valet, et qu'elle luy avoit emporté ses habillemens et l'argent qu'il avoit espargné pour avoir du cuir. L'autre aussi se plaignoit que la sienne luy avoit tout son meuble et mesmes qu'elle avoit jusques au custode[270] du lict vendu, et qu'il ne sçavoit où elle estoit allée. L'autre se plaignoit que la sienne avoit trop de cousins et qu'il n'estoit par maistre en sa maison, et que le plus souvent estoit chargé. Bref, c'est tout autant que l'on fait d'ouyr parler des femmes qui ont delaissé leurs maris. Je ne trouve pas, maistre Guillaume, que c'est belle science, mais bien plustost c'est une science vilaine et deshonnete.
[Note 270: Rideaux de lit. On lit dans Du Lorens, satire VII, p. 167:
Ils lui baillent souvent le fouet sous la _custode_.
V. aussi p. 176. Ce mot étoit du féminin, et non du masculin, comme on le donne ici. Peut-être vient-il de _cultz_, couche, qui se trouve dans la _Chanson de Roland_, ch. 3, v. 686. Avant que le mot _alcôve_ nous fût arrivé d'Espagne et eût été introduit dans notre langue par les Précieuses (V. Walckenaer, _Mém. sur la vie de Madame de Sévigné_, t. 2, p. 387), c'est _custode_ qui se prenoit dans le même sens. La _mazarinade_ qui a pour titre: _La custode du lit de la reine_, est fameuse. On devine les scandales qu'elle raconte.]
_Maistre Guillaume._
Je n'entends pas parler, parlant de la science, Des femmes abandonnées à la volupté; Je parle de ceux-là qui ont fidelité, Qui ayment leurs maris avecque patience.
_Les amours du Compas et de la Règle, et ceux du Soleil et de l'Ombre, à Monseigneur le cardinal duc de Richelieu._
_A Paris, chez Jean Camusat, rue Sainct-Jacques, à la Toison d'Or._
M.DC.XXXVII. In-8.
_Avec privilége du Roy_[271].
[Note 271: M. Leber possédoit cette pièce, qui se trouve comprise sous le nº 4320 du _Catalogue_ de sa bibliothèque, t. 2, p. 300. Il n'a pas dit de qui elle est, nous ne le dirons pas davantage. On en trouva une copie dans les papiers de Charles Perrault, ce qui fit croire par quelques personnes qu'il en étoit l'auteur; mais c'est tout simplement impossible: la date du poème suffit pour le prouver. En 1637, Charles Perrault n'avoit que neuf ans, et il n'y avoit alors que le petit Beauchâteau capable de faire, surtout de pareils vers, à cet âge-là. C'est à cause de la singularité du poème et de sa rareté que Ch. Perrault en avoit sans doute pris copie. L'_autographe_ de 8 pages in-fol. accompagné d'un dessin représentant le _génie de la règle_ se trouve indiqué dans le _Catalogue d'une belle collection d'autographes_, etc. (16 avril 1846), p. 53, nº 363.]
Animé du beau feu d'une gentille audace, D'un pied libre je cours aux vallons du Parnasse, Et la Muse, en riant, me conduit par la main, Où ne marcha jamais le Grec ny le Romain. Richelieu, dont les soins embrassent tout le monde, Merveille de nos jours en merveilles feconde, Et des temps à venir futur estonnement, Au recit de mes jeux donne quelque moment, Imitant le soleil, quand mille espaisses nues Trainent parmy les airs leurs flottes continues, Qui, sans voir les mortels, n'esclairant que les cieux, Par fois perce le voile et se montre à nos yeux. Dedale n'avoit pas de ses rames plumeuses Encore traversé les ondes escumeuses, Par un art qui d'un Roy le rendit triomphant, Du père le salut et la mort de l'enfant[272]; Il n'avoit pas encor, pour la lubrique rage, Assemblé de cent bois l'incestueux ouvrage[273] Qui fut du lict royal le reproche éternel Et rendit l'artisan celèbre criminel, Quand sa soeur, admirant sa subtile nature, Luy presenta Perdix, sa douce nourriture, Pour polir son neveu par ses doctes leçons Et le rendre sçavant entre ses nourrissons. L'enfant monstra soudain une ame industrieuse, Capable de conseil, prompte, laborieuse; Et le soleil, passant par ses claires maisons, A peine eut quatre fois produit quatre saisons, Que ses habiles mains, heureusement guidées Par un esprit fertil en nouvelles idées, Formèrent un amas d'ouvrages curieux. Que Dedale admira, puis en fut envieux. Perdix, un jour, épris de l'amour de l'estude, Cherchant pour en jouyr l'heur de la solitude, Après mille détours, coucha ses membres las Sur le sueil bien-aymé du temple de Pallas; Soudain (qui le croira?), comme de sa cervelle Jupiter fit sortir cette docte pucelle, Nasquirent du cerveau du jeune vertueux La scie et le compas, deux enfans monstrueux, Mais dont l'utilité, dans les arts secourable, Rend du père à jamais la mémoire adorable. La scie, en forme d'arc, d'un cry continuel, D'un naturel entrant, et mordant, et cruel, Monstroit un rang de dents, long suplice des arbres, Et capable d'ouvrir le coeur mesme des marbres. Son frère le compas fut pourveu seulement De jambes et de teste, et marcha justement, Tournant de tous costez par ordre et par mesure, Et toujours de ses pas traçant quelque figure. Dedale, qui cherchoit l'apprentif egaré, Enfin l'appercevant sur le seuil adoré, Vid le moment natal de ces monstres utiles Qu'enfantoit son neveu de ses temples[274] fertiles. Une rougeur jalouse en son front s'épandit, Et, craignant que par eux il n'entrast en credit, Soudain de la raison il rejetta l'usage. L'impiété naquit en son triste courage. Le respect de sa soeur en vain fit son effort, Du gentil innocent il medita la mort. (D'une aspre jalousie abominable exemple!) Il le precipita de la voute du temple. Mais Pallas, qui prend soin des esprits vertueux, De la cheute arresta le cours impetueux; Transformant en oyseau cet ouvrier admirable Que la fecondité seule avoit fait coupable[275]. La scie et le compas, temoins de son malheur, Sentirent l'aiguillon d'une vive douleur; Puis redoutant les traits de l'envieuse rage, Afin de garantir les restes du naufrage, Changèrent leur regret au soin de se sauver. La scie, estant sans pieds, ne peût se soulever; Et, grondant de dépit de se voir eschoüée, En accusa le ciel d'une voix enroüée. Dedale, qui la vid avec ses yeux ardens, Par mille longs travaux usa toutes ses dents, Puis retailla d'un fer ses bresches abbatues. Le compas se sauva sur ses jambes pointues, Et d'un soin prevoyant, s'estant mis à courir, Un seul trait ne marqua qui le peût découvrir. Dedale, trop subtil, eust reconnu ses traces; Mais, comme un giboyeur monté sur des eschasses, Qui sans mouiller ses pieds traverse les marests, D'un pas viste et leger arpenta les guerets. Enfin, se trouvant las et loin de la tempeste, Contre le tronc d'un chesne il appuya sa teste, Pleurant son père mort et le sort de sa soeur; Puis d'un sommeil paisible il sentit la douceur. Le soleil, connoissant sa gentille nature, Et prevoyant l'eclat de sa race future, Par un songe luy dit: «Lève toy de ce lieu: Tu seras digne espoux de la fille d'un Dieu.» (Souvent contre l'espoir les Deitez prospères Font naistre le bonheur au fort de nos misères.) Le compas glorieux se reveille en sursaut, Emeu de cette veüe et d'un honneur si haut. Il rend grace au soleil, et, ferme comme un aigle, Le regarde et s'en va, puis rencontre la règle, Droitte, d'un grave port, pleine de majesté, Inflexible, et surtout observant l'equité. Il arreste ses yeux, la contemple et s'estonne. Aussi tost, pour l'aymer, son ame l'abandonne. Et, sans se souvenir des propos du soleil, Adore ce miracle et le croit sans pareil. Il l'abborde, et, remply d'un honneste assurance, Tournant la jambe en arc, luy fait la reverence. Pour rendre le salut qu'il donnoit humblement, Elle ne daigna pas se courber seulement. Pour vaincre ses rigueurs, il luy tint ce langage: «O vous dont la beauté dans ses chaisnes m'engage, Soulagez, par pitié, mes desirs vehemens, Et mille biens naistront de nos embrassemens. Perdix, ce rare esprit, me donna la naissance; N'ayez pas à mepris mon utile alliance.» La règle, pour regler ses voeux ambitieux, Luy dit: «Mon origine est mesme dans les cieux; Celuy dont je tiens l'estre entre les Dieux se nombre, Je nâquis des baisers du soleil et de l'ombre. «Un jour, parmy les Dieux mon père se vantoit Que rien dans l'univers ses regards n'evitoit: Celui des immortels qui preside aux messages Luy dit: «As-tu veu l'ombre en tous tes longs voyages, «Cette brune agreable, et de qui les douceurs «Sont les plus chers plaisirs des doctes, des chasseurs, «Et de tant de mortels qui la trouvent plus belle «Que tes plus beaux rayons, que l'on quitte pour elle?» Le soleil fut surpris, et ce père du jour Sentit naistre en son coeur et la honte et l'amour; Du desir de la voir son âme est embrasée. Il la cherche partout, croit sa conqueste aisée. Mais l'ombre habilement evitoit ses regards. Cette froide beauté fuyoit de toutes parts. Sa course s'avançoit d'une invisible adresse. Il la suit, elle fuit d'une egale vistesse. Il double en son ardeur ses efforts vainement, Tous les corps s'opposoient à son contentement. Il pense la tenir, sans la voir il la touche, De ses rayons aigus il joint cette farouche. Enfin, ne pouvant mieux soulager sa langueur, En courant il la baise en toute sa longueur. Et parmy les baisers de cette douce guerre, De leur droite union je naquis sur la terre.» Le compas ressentit un plaisir nompareil, La connoissant alors pour fille du soleil. Il vid naistre l'espoir d'acquerir sa maistresse, Roulant en son esprit la divine promesse. Doncques, remply d'audace, il luy tint ce discours: «Et ce mesme soleil m'a promis vos amours. --Quoy! dit-elle en riant, je serois la conqueste D'un amant qui n'auroit que les pieds et la teste? Mon père, si puissant, m'imposeroit la loy De recevoir pour maistre un tel monstre que toy? Va presenter ailleurs tes impuissantes flammes, Amant trop inhabile au service des dames. --Toutefois nos amours, repliqua le compas, Produiront des enfans qui vaincront le trepas. De nous deux sortira la belle architecture, Et mille nobles arts pour polir la nature. --N'espère pas, dit-elle, ébranler mon repos, Ou, pour authoriser tes estranges propos, Tache à plaire à mes yeux par quelques gentillesses, Et monstre des effets pareils à tes promesses.» Le compas aussi tost sur un pied se dressa, Et de l'autre, en tournant, un grand cercle traça. La règle en fut ravie, et soudain se vint mettre Dans le milieu du cercle, et fit le diamètre. Son amant l'embrassa, l'ayant à sa mercy, Tantost s'elargissant et tantost raccourcy; Et l'on vid naistre alors de leurs doctes postures Triangles et quarrez, et mille autres figures. Richelieu, c'est assez, j'abuse de ton temps, Repren le fil laissé de tes soins importans. France, son cher soucy, pardon si je l'amuse De contes enfantez d'une riante muse[276].
[Note 272: On sait qu'enfermé avec son fils Icare dans le Labyrinthe, il parvint à se sauver avec les ailes qu'il inventa, tandis que son fils périt.]
[Note 273: C'est lui qui avoit fabriqué la fameuse vache dans laquelle s'enferma Pasiphaé, amoureuse du taureau.]
[Note 274: C'est-à-dire de ses _tempes_, de sa tête.]
[Note 275: V., pour le meurtre de Perdix par Dedale, et sa métamorphose en perdrix, les _Métamorphoses d'Ovide_, liv. 8, v. 244 et suiv.]
[Note 276: Ce poëme, dont il n'est pas besoin de faire remarquer l'académique ingéniosité, est bien du temps où l'on sembloit s'évertuer à refaire des _Métamorphoses_ à la façon de celles d'Ovide; où l'on voyoit Habert de Cerizy composer la _Métamorphose des yeux de Philis en astres_, 1639, in-8 (V. _Roman bourgeois_, édit. elzevir., p. 149, note); où l'abbé Cotin écrivoit _Uranie_ ou la _Métamorphose d'une nymphe en orange_, poëme à la suite duquel il donnoit les _Amours du Jour et de la Nuit_, par le comte de Cramail. V. notre travail sur celui-ci, _Revue française_, t. 2, p. 287.]
_Ennuis des Paysans champestres, addressez à la Royne regente._
M.DC.XIIII. In-8.
MADAME,