Chapter 15
La grande cloche du couvent sonna; elle annonçait que l'office allait commencer. C'était une grande fête; toutes les cloches des environs se mêlèrent à celle-là; et deux enfants de choeur, entrant dans la chambre, vinrent avertir le vieillard qu'on le demandait. Il s'était déjà levé et avait posé ses vénérables mains sur la tête de notre ami; il se retourna vers moi, qui, muet témoin de toute cette scène, laissais couler des larmes, et me demanda si l'on ne songeait pas à faire administrer les sacrements au malade. -- J'attends à tout moment notre aumônier, qui doit venir de Venise: le jeune comte de Linar, ajoutai-je, n'est pas catholique. -- Il n'est pas catholique? s'écria le vieillard avec un accent douloureux, et laissant échapper un soupir que je voyais lui être pénible; mais je l'ai vu à la messe, je l'ai vu prier Dieu avec ferveur? -- Nous pensons, dis-je, que le Père de tous les hommes peut être invoqué partout; et, là où nous trouvons nos semblables, nous mêlons nos prières, notre reconnaissance: la même miséricorde n'existe-t-elle pas pour tous ceux qui ont les mêmes misères? -- Il soupira: sa religion et la bonté de son âme luttaient ensemble. -- Homme excellent, qui ne voulez que bénir, dis-je, je vois combien il en coûterait à ce coeur pour nous rejeter. Celui que vous cherchez à imiter, celui qui dit: "Venez tous à moi, vous qui souffrez," est encore mille et mille fois meilleur pour les hommes. -- Il regarda Gustave; Erich essuyait son visage pâle, sur lequel étaient des gouttes de sueur.
Le pasteur leva ses mains au ciel et dit: -- La miséricorde de Dieu est plus grande que le sable de la mer. -- Et puis il sortit lentement, retourna la tête, et à la porte il bénit le malade.
A deux heures de la nuit.
Il m'a demandé si je connaissais la place où il voulait être enterré; je n'ai pu lui répondre que par un signe de tête négatif. Je souffrais horriblement, il s'en est aperçu. Il a toute sa raison. Il m'a fait approcher et m'a prié d'une voix faible de prendre les arrangements nécessaires pour qu'il pût être enterré sur une colline voisine, d'où la vue porte sur la Lombardie; elle est couverte de hauts pins. Il a légué une somme pour secourir toutes les mères pauvres de ce bourg, pour les aider à élever leurs enfants. Il a voulu que chaque année, au jour de son enterrement, ces enfants vinssent sur sa tombe; qu'on leur fît aimer ce lieu solitaire, où coule une fontaine d'une eau pure. Il se plaît à penser que ces innocentes créatures aimeront cette place, où il trouvera le repos. Je lui ai promis de remplir ses volontés.
Le médecin de Bologne est arrivé; il le trouve bien mal; il ne croit pas qu'il puisse vivre encore quatre jours. Oh! quelle affreuse nuit j'ai passée!
J'ai été visiter la colline, comme je le lui avais promis. Il soufflait un vent impétueux; une nuée d'oiseaux de passage s'est abattue sur les arbres: ces oiseaux, dans leurs cris monotones, semblaient répéter leurs adieux en commençant leur nouvelle migration. Ils se sont élevés dans les airs, ont tourbillonné, se sont abattus encore et ont disparu. J'ai vu une place; c'était celle qu'il a choisie; il y a travaillé: il y avait un arbre dont les rameaux étaient dépouillés, mais il vivait toujours et s'élançait vers le ciel. La bêche qui avait servi à Gustave était appuyée contre cet arbre; sur sa rude et antique écorce était cette inscription: _Le voyageur qui dormira à tes pieds n'aura plus besoin de ton ombre; mais tes feuilles tomberont sur la place où il reposera, et diront au passant que tout périt_.
Quand je suis revenu près de Gustave, il achevait d'écrire avec beaucoup de peine quelques lignes; il me les remit. Je ne pus les déchiffrer, il l'avait prévu, et me les dicta.
J'ai passé la nuit près de lui: il a prononcé souvent votre nom; il vous appelait; il a aussi prononcé le nom de sa soeur, m'a donné un paquet pour elle, écrit avant qu'il fût si mal. Il m'a bien recommandé de vous remettre tout ce qui était à votre adresse et de vous dire combien il vous aimait. Un moment il a fermé les yeux; puis il les a rouverts, m'a tendu les mains, et m'a dit en soupirant: -- J'ai cherché à rassembler les traits de Valérie, je n'ai pu y réussir: ils sont si bien là (il a montré son coeur)! mais déjà mon imagination est morte, je n'ai pu avoir une idée distincte de ses traits; je voulais prendre congé d'elle. Dites-lui combien je l'aimai. -- Il a pris ma main; il a fixé les yeux dessus et a dit: -- Elle conduira Valérie par une route fleurie et douce; _elle sera toujours dans la sienne_. -- Il est tombé dans une longue rêverie; puis il m'a demandé à quelle heure son père était expiré.
Il s'est endormi. Au bout d'une heure, il m'a demandé de lui lire quelques chapitres de l'Evangile; ce que je fais tous les matins.
Le médecin est venu lui apporter une potion calmante; il l'a éloigné doucement de la main en disant: -- Je suis assez calme pour mourir; c'est tout ce qu'il faut. -- Il s'est retourné vers Erich et lui a dit: -- Je vous remercie de tous vos soins; je vous attendrai là-bas, où nous ne nous séparerons plus. Ce bon Erich pressait, en sanglotant, les mains de Gustave contre ses lèvres, et celui-ci prenait sa tête blanchie contre son coeur.
Le 7 décembre.
Ce matin il m'a fait appeler; il m'a demandé si je n'avais pas de réponse de l'aumônier, et m'a dit qu'il désirait bien le voir arriver. -- Il sera trop tard, a-t-il ajouté. -- Je l'attends d'une minute à l'autre, dis-je. -- Je suis bien faible, mon digne ami, a-t-il continué. -- Puis j'ai vu qu'il voulait me parler de Valérie; il a hésité. -- Avez-vous quelque chose à me dire? lui ai-je demandé. -- Non, non, je dois m'interdire ce sujet de conversation... Tout est réglé d'ailleurs; tout est fini; et je suis trop heureux, puisqu'elle sait que je meurs pour elle. Pardonnez-moi, homme excellent et respectable! N'est-ce pas, vous m'avez pardonné? Donnez-moi votre main, serrez la mienne: hélas! il ne me reste plus de force pour exprimer mes sentiments!
Il avait pris des mesures pour que les vassaux de sa terre fussent aussi heureux qu'il était en son pouvoir de les rendre. Cette terre, qui revient à sa soeur, est en Scanie, et c'est celle où vous passâtes ensemble une partie de votre enfance. Il vous a nommé, ainsi que moi, pour surveiller ses volontés. Avec quelle touchante inquiétude il s'est assuré si ses dispositions étaient entre mes mains! Il a absolument voulu ouvrir encore une fois le paquet cacheté, pour se convaincre qu'il ne les avait pas oubliées. Souvent il vous appelle; il dit: -- Mon Ernest! mon Ernest! où es-tu? -- Je lui ai lu votre lettre: calmez-vous; il sait que le devoir seul pouvait vous retenir. D'autres fois il appelle Valérie; il dit: -- Ma soeur! ma tendre soeur! tu me promis de m'aimer comme un frère!
Il a voulu vous écrire encore; il n'en a pas eu la force. Les deux premières lignes sont de lui; j'ai écrit le reste sous sa dictée. Voilà ces lignes: je ne vous les envoie pas, car je vous attends.
"Mon Ernest, je viens te parler encore une fois avant de disparaître de la terre. J'ai tenu ma parole; j'ai tenu les promesses de l'enfance, les serments d'un âge plus mûr, je t'ai aimé jusqu'à la mort. Ne t'effraie pas de ce mot, la mort elle-même n'est qu'une illusion: c'est une nouvelle vie cachée sous la destruction. L'amitié ne meurt pas; la mienne attend celle d'Ernest dans les demeures inébranlables du repos. O mon Ernest! si tu avais pu fermer mes yeux, garder mon dernier regard dans ton coeur, pour te consoler dans ces moments où tu te diras: Je ne le reverrai plus! il me semble que ce dernier regard t'eût peint un sentiment indestructible qui doit consoler de ce qui est passager.
Ernest, je te dois un bien grand bonheur; tu m'as sauvé une douleur horrible, celle de croire que je mourrai sans être connu de lui, de cet ami incomparable. Ah! les âmes sublimes ont seules des inspirations sublimes! Telle était la tienne en lui envoyant mes lettres, en mettant sous les regards de son âme si supérieure les combats, les douleurs, les fautes et les regrets d'un coeur qu'il peut encore plaindre, et que sa bonté sait environner d'une indulgence paternelle. Et, elle aussi, l'ange de ma vie, elle sait que je l'aimai d'un amour pur comme elle. Je meurs heureux; c'est aux accents touchants des regrets que je m'endors; j'entends ceux de ta voix; j'ose y mêler ceux de Valérie.
Adieu, mon Ernest; vis heureux. Non, ce n'est pas le bonheur que je désire le plus pour toi; garde ton âme; c'est un si grand bien que, dusses-tu l'acheter par de vives souffrances, il ne serait pas assez payé.
Adieu, Ernest, ami fidèle, enfant de la piété et de la vertu, je t'attends."
La voilà, cette lettre touchante, et dont vous êtes digne: elle n'a pas été dictée sans l'agiter beaucoup; elle a été interrompue souvent; elle a été ensuite mouillée de larmes. Lorsqu'il a essayé de la relire, il était trop affaibli, mais il a voulu la toucher, la regarder, parce qu'elle était pour vous.
Il n'est plus pour nous ni crainte ni espoir; la douleur seule reste et ronge mon coeur. Le vertueux Gustave, mon fils, mon espérance, n'est plus... il a été rejoindre ses pères, et ses jours orageux sont ensevelis dans la froide demeure de la destruction. Je vais accomplir le triste et dernier devoir que j'ai à lui rendre, je vais tâcher de faire vivre encore les derniers instants de celui qui n'est plus, pour les retracer à celui qu'il aima tant... Je m'arrête: laissez couler mes larmes; laissez couler les vôtres, pour que votre sein ne se brise pas.
J'ai eu un violent accès de fièvre; j'ai été dans mon lit, privé pendant quelque temps de sentiment, puis tout entier à la douleur dont je me ressens encore. Je tâcherai de vous peindre, non ce que j'ai éprouvé, mais ce qui me reste de souvenir de ce terrible moment et de ce qui le concerne.
Le lendemain du jour où il vous écrivit, sa poitrine et sa tête s'embarrassèrent tellement, que le médecin craignit qu'il ne passât pas la nuit. Nous ne le quittâmes pas d'un instant. Cependant, à cinq heures du matin, il y eut un grand mieux, il se sentit tout à coup plus calme; l'oppression diminua; ses mains seulement étaient extraordinairement froides et s'engourdissaient. On les lui fit mettre dans de l'eau tiède; ce sentiment parut lui faire plaisir. A six heures, à peu près, il demanda quel quantième du mois nous avions; je lui dis que c'était le huit décembre. -- Le huit! répéta-t-il sans rien ajouter. Puis il me demanda si je croyais que nous aurions du soleil: le médecin lui répondit qu'il le croyait, parce que le ciel avait été très-pur pendant la nuit. -- Cela me ferait plaisir, dit-il. Il demanda du lait d'amande. A huit heures, il dit à Erich: -- Mon ami, regardez le temps; voyez s'il fera beau. Erich revint et lui dit: -- Les brouillards montent, et les montagnes se dégagent; il fera beau. -- Je voudrais bien, dit Gustave, voir encore un beau jour sur la terre. -- Puis, se retournant vers moi, il me dit: -- L'aumônier ne vient pas, je mourrai sans avoir accompli les devoirs de la religion. -- Mon ami, dis-je, votre volonté vous est comptée par Celui devant qui rien ne se perd. -- Je le sais, dit-il en joignant les mains. -- Puis il se retourna encore vers moi et me dit: -- Je voudrais me lever; et, prévoyant que je m'y opposerais, il continua: -- Je me sens fort bien; je voudrais en profiter pour prier. -- En vain je lui objectai qu'il prierait dans son lit, qu'il était trop faible; je ne pus le détourner de cette idée. Il passa une robe de chambre; mais à peine eut-il essayé de se tenir sur ses jambes, qu'un vertige l'obligea à se rasseoir en s'appuyant sur moi. Il se leva derechef, s'agenouilla lentement, et, mettant la tête dans ses mains et s'appuyant contre le dossier d'un fauteuil, il pria avec ferveur. J'entendais quelques mots que la piété, le repentir, lui faisaient prononcer avec onction; j'entendais mon nom et celui de Valérie se confondre; il demandait notre bonheur. Moi-même, à genoux à ses côtés, je voulais prier pour lui; mais, trop distrait, des paroles sans suite arrivaient sur mes lèvres; je ne pensais qu'à lui.
Quand il eut fini et qu'on l'eut aidé à se relever, il nous dit: -- Je suis tranquille; la paix est dans mon coeur. -- Il sourit doucement, ne voulut point être déshabillé, et se recoucha ainsi. Il nous pria d'avancer son lit vers la fenêtre, de mettre sa tête de manière à voir l'ouest. -- C'est là la Lombardie, me dit-il; c'est là que le soleil se couche: je l'ai vu bien beau auprès de vous et auprès d'elle! -- Il fit approcher son lit encore plus près de la fenêtre. Le médecin craignit qu'il ne vînt de l'air. -- Cela ne me fera plus de mal, dit Gustave, -- et il sourit tristement. Il nous pria de lui mettre des coussins pour qu'il fût assis. On avait une vue très-étendue de cette fenêtre, d'où l'on embrassait une grande partie de la chaîne de l'Apennin; l'aurore éclatait dans l'orient; et le soleil, déjà levé en Toscane, s'avançait vers nos montagnes. Gustave écarta les rideaux, se retourna et contempla ce magnifique spectacle. Pour moi, qui avais suivi toutes ses idées, de noirs pressentiments, d'affreuses images me glaçaient; j'étais assis sur son lit, et ma tête était dans mes mains. Il leva les siennes au ciel avec un regard inspiré, et me dit: -- Laissons la douleur à celui pour qui la vie est tout et qui n'est pas initié dans les mystères de la mort. -- Hélas! lui dis-je, l'avenir m'épouvante malgré moi, Gustave. -- Oh! que je bénis le Ciel, dit-il, de l'espérance et de la tranquillité qui se confondent dans mon coeur et le rendent aussi serein que le sera ce jour! Oui, dit-il, et sa figure s'anima de la plus céleste expression, en regardant l'horizon; oui, ô mon Dieu! l'aurore répond du soleil; ainsi le pressentiment répond de l'immortalité! -- Il répandit doucement alors les deux dernières larmes qu'il a versées sur cette terre; il ne parla plus. Il pria qu'on lui jouât le superbe cantique de Gellert sur la résurrection; Berthi le joua. Il respirait péniblement; il avait presque toujours les yeux fermés: un instant il les ouvrit quand le cantique fut fini; il me tendit la main, fixa ses yeux du côté du couchant. Deux ramiers privés vinrent s'asseoir sur la corniche de la fenêtre; il me les fit remarquer de la main. -- Ils ne savent pas que la mort est si près d'eux, dit-il.
Le soleil s'était entièrement levé; je voyais que Gustave cherchait ses rayons. Sa respiration s'embarrassait de plus en plus; sa tête s'appesantissait; il me cherchait de la main, et je vis qu'il ne me reconnaissait plus. Il soupira, une légère convulsion altéra ses traits: il expira sur mon sein, une de ses mains dans celles d'Erich...
Je reprends mon récit interrompu; j'avais besoin de force et de courage pour le continuer. J'ai encore devant mes yeux la plus triste des images, telle qu'elle me frappa en rentrant dans cette chambre d'où avait disparu l'âme la plus tendre et la plus sublime. Je reculai d'horreur en voyant ce jeune et superbe Gustave couché dans le cercueil; je m'appuyai contre la porte; il me semblait que je faisais un rêve dont je ne pouvais sortir. Je m'avançai pour le considérer encore, et soulevai le mouchoir qui couvrait ses traits; la mort y avait déjà gravé son uniforme repos. Je le contemplai longtemps, mais sans attendrissement; il me semblait que ma douleur s'arrêtait devant une pensée auguste plus grande que la douleur; et, sur ce cercueil même, je me sentais vivant d'avenir. Mon âme s'adressait à la sienne: "Tu as eu soif de la félicité suprême, lui disais-je; tu as détourné tes lèvres de la coupe de la vie, qui n'a pu te désaltérer; mais tu respires maintenant la pure félicité de ceux qui vécurent comme toi." Sa bouche avait conservé les dernières traces de cette douce résignation qui était dans son âme; la mort l'avait enlevé sans le toucher de ses mains hideuses. A côté de lui était la table où étaient rangés tous ses papiers. A cette vue, mon coeur s'émut comme s'il était encore vivant. Je voyais toutes ses dispositions écrites de sa main; sa montre y était aussi. Je me rappelai qu'il m'avait prié de la porter; je la pris silencieusement; je la regardai, elle était arrêtée. Je sentis un frisson désagréable, et, en me retournant pour m'asseoir et prendre quelques forces, je renversai un des cierges; il tomba sur la poitrine de Gustave: je me précipitai pour le relever, et, en voyant l'inaltérable repos de celui qui ne pouvait plus rien sentir ici-bas, je fis un cri. "O Gustave, me disais-je, Gustave! tu ne veux donc plus rien éprouver, rien entendre! La voix gémissante de l'amitié passe à côté de toi et ne t'émeut plus!" Je posai mes lèvres sur son front glacé: "O mon fils! mon fils!..." C'est tout ce que je pus dire. Je restai immobile; mon âme disait un long adieu à cet objet si cher de mes affections, et, lorsque je voulus fermer le cercueil, mes yeux tombèrent sur la main de Gustave qui était restée suspendue. Il avait à un de ses doigts la bague décorée de ses armes, selon l'usage de notre pays; je voulus la lui ôter; puis, me rappelant que c'était là le dernier rejeton de cette illustre maison des Linar: "Reste, lui dis-je, reste et descends avec lui dans la tombe." Alors mes larmes coulèrent; je replaçai cette main sur la poitrine du mort, et je fermai son cercueil!
FIN.
VARIANTES
[L'éditeur donne les principales différences entre l'édition de 1878 et la première édition:]
Vertu de l'amour Vertu et de l'amour
Avec vérité, loin Avec vérité que, loin
Sage ami qui réglais Sage ami qui réglait
Et endormais et endormait
Dit comme j'ai fait Dit comment j'ai fait
Elle m'impose moins Elle m'en impose moins
On pouvait On pourrait
Agréable, et qui Agréable, qui
Les vaisseaux Ces vaisseaux
Il m'impose trop Il m'en impose trop
Sensibles, qui ont Sensibles, et qui ont
Empire que pouvaient Empire que pouvait
Redevenait plus pensive Redevenait pensive
Couraient pour lui chercher Couraient pour chercher
Il me semble qu' Il semble qu'
Serait terrible; et Serait terrible; elle
Charmés du silence et de la Charmés de silence et de
Ne s'est point retrouvée Ne s'est point trouvée
Heureusement que la voilà Heureusement la voilà
Emousse; ils ne Emousse; qui ne
Qu'on les reportât Qu'on les rapportât
Encore une amitié Encore une autre amitié
N'entendais dans l'éloignement que le chant de quelques N'entendais que dans l'éloignement le chant de quelques
Huit jours que je t'ai écrit Huit jours que je ne t'ai écrit
Cette petite imperfection Cette légère imperfection
Je vivais aussi dans Je vivais dans
Ne me pardonnerait Ne me le pardonnerait
A cette grâce En a de cette grâce
Elle a tant besoin Elle a besoin
Silencieusement son cigare Silencieusement sa cigare
Passions, lui dis-je Passions, lui disais-je
Je n'aurais le meilleur Je n'aurais de meilleur
Se portait à la tête Se portait à ma tête
Le sang Mon sang
Douleurs se passent Douleurs passent
Femme âgée qui priait devant Femme âgée, elle était devant
Les récompenses ou les punitions Les récompenses ni les punitions
S'éloignant au milieu S'éteignant au milieu
Bientôt, me dit-elle Bientôt, dit-elle
Le thé habituellement Le thé ordinairement
Sous le hangar Dessous le hangar
En même temps Et en même temps
Tantôt elle appelle de grands noms, tantôt elle cite Tantôt appelle de grands noms, tantôt cite
Sous l'arche du Sous l'arc du
Plaisir de me chanter Plaisir de chanter
S'harmonisaient S'harmoniaient
Cette idée vous impose Cette idée vous en impose
A rejeté sa tête sur le fauteuil A rejeté sa tête sur son fauteuil
Ne calment pas votre âme Ne calment votre âme
Durant cette journée Dans cette journée
Tombèrent près de nous Tombèrent auprès de nous
Resté calme et résigné Resté, tant j'étais calme et résigné
Fleurs d'oranger Fleurs d'orange
Je l'éveille doucement Je l'éveille donc doucement
Les draps Ses draps
Quand, durant les nuits, il marchait les pieds nus Quand il marchait les nuits pieds nus
Adieu, n'aime pas Adieu, me dit-il, n'aime pas
Continuât de parler Continuât de me parler
Elle n'avait osé me dire Elle n'avait jamais osé me dire
Je crus qu'il avait expiré Je crus qu'il était expiré
Erreurs typographiques corrigées silencieusement:
Lettre 4: =J'aurais voulu me jeter= remplacé par =-- J'aurais voulu me jeter=
Lettre 6: =grands crimes= remplacé par =grands crimes.=
Lettre 9: =Il me semblait= remplacé par =-- Il me semblait=
lettre 17: =et, puis= remplacé par =et puis=
lettre 18: =nobles Vénitiens= remplacé par =nobles vénitiens=
lettre 20: =souvenirs. Elle rentra= remplacé par =souvenirs. -- Elle rentra=
Lettre 22: =oblige de vivre= remplacé par =obligé de vivre=
Lettre 22: =a son despotisme= remplacé par =à son despotisme=
Lettre 24: =Gustave me dit-elle= remplacé par =Gustave, me dit-elle=
Lettre 24: =Mais, -- vous-même= remplacé par =Mais, vous-même=
Lettre 26: =remarquera. J'éprouvais= remplacé par =remarquera. -- J'éprouvais=
Lettre 27: =avec moi? mais elle= remplacé par =avec moi? -- mais elle=
lettre 32: =vivent. Ils sont= remplacé par =vivent; ils sont=
lettre 34: =arriva me vit= remplacé par =arriva, me vit=
lettre 40: =sariva le= remplacé par =sa rivale=
lettre 42: =égarait ma raison.= remplacé par =égarait ma raison,=
lettre 42: =voix sinistre..,= remplacé par =voix sinistre...=
lettre 43: =tous ces tombeaux;= remplacé par =tous ces tombeaux,=
lettre 43: =donc fait?= remplacé par =donc fait? --=
lettre 48: =Est-ce un rêve?= remplacé par =-- Est-ce un rêve?=
lettre 48: =Elle dort à présent= remplacé par =-- Elle dort à présent=
lettre 48: =pas été Suédois= remplacé par =pas été suédois=
lettre 48: =Puis, se retournant= remplacé par =-- Puis, se retournant=
lettre 48: =Puis il se retourna= remplacé par =-- Puis il se retourna=
lettre 48: =Il sourit doucement= remplacé par =-- Il sourit doucement=
lettre 48: =et il sourit tristement= remplacé par =-- et il sourit tristement=