Œuvres complètes de Guy de Maupassant - volume 13
Part 27
Bel-Ami, à genoux à côté de Suzanne, avait baissé le front. Il se sentait en ce moment presque croyant, presque religieux, plein de reconnaissance pour la divinité qui l'avait ainsi favorisé, qui le traitait avec ces égards. Et sans savoir au juste à qui il s'adressait, il la remerciait de son succès.
Lorsque l'office fut terminé, il se redressa, et, donnant le bras à sa femme, il passa dans la sacristie. Alors commença l'interminable défilé des assistants. Georges, affolé de joie, se croyait un roi qu'un peuple venait acclamer. Il serrait des mains, balbutiait des mots qui ne signifiaient rien, saluait, répondait aux compliments: «Vous êtes bien aimable.»
Soudain il aperçut Mme de Marelle; et le souvenir de tous les baisers qu'il lui avait donnés, qu'elle lui avait rendus, le souvenir de toutes leurs caresses, de ses gentillesses, du son de sa voix, du goût de ses lèvres, lui fit passer dans le sang le désir brusque de la reprendre. Elle était jolie, élégante, avec son air gamin et ses yeux vifs. Georges pensait: «Quelle charmante maîtresse, tout de même.»
Elle s'approcha, un peu timide, un peu inquiète, et lui tendit la main. Il la reçut dans la sienne et la garda. Alors il sentit l'appel discret de ces doigts de femme, la douce pression qui pardonne et reprend. Et lui-même il la serrait, cette petite main, comme pour dire: «Je t'aime toujours, je suis à toi!»
Leurs yeux se rencontrèrent, souriants, brillants, pleins d'amour. Elle murmura de sa voix gracieuse:
--A bientôt, monsieur.
Il répondit gaiement:
--A bientôt, madame.
Et elle s'éloigna.
D'autres personnes se poussaient. La foule coulait devant lui comme un fleuve. Enfin elle s'éclaircit. Les derniers assistants partirent.
Georges reprit le bras de Suzanne pour retraverser l'église.
Elle était pleine de monde, car chacun avait regagné sa place, afin de les voir passer ensemble. Il allait lentement, d'un pas calme, la tête haute, les yeux fixés sur la grande baie ensoleillée de la porte. Il sentait sur sa peau courir de légers frissons, ces frissons froids que donnent les immenses bonheurs. Il ne voyait personne. Il ne pensait qu'à lui.
Lorsqu'il parvint sur le seuil, il aperçut la foule amassée, une foule noire, bruissante, venue là pour lui, pour lui Georges Du Roy. Le peuple de Paris le contemplait et l'enviait.
Puis, relevant les yeux, il découvrit là-bas, derrière la place de la Concorde, la Chambre des députés. Et il lui sembla qu'il allait faire un bond du portique de la Madeleine au portique du Palais-Bourbon.
Il descendit avec lenteur les marches du haut perron entre deux haies de spectateurs. Mais il ne les voyait point; sa pensée maintenant revenait en arrière, et devant ses yeux éblouis par l'éclatant soleil flottait l'image de Mme de Marelle rajustant en face de la glace les petits cheveux frisés de ses tempes, toujours défaits au sortir du lit.
FIN
NOTE.
Le manuscrit de _Bel-Ami_ se compose de 436 feuillets de papier dit écolier, paginés 1 à 436. Il ne présente aucun caractère particulier sous le rapport des corrections qui, en raison de l'importance de l'œuvre, sont peu nombreuses. Au début Duroy s'y appelle Leroy et Boisrenard, Plumelard. Le rendez-vous entre Bel-Ami et Mme Walter y est placé à Saint-Augustin et non à la Trinité, d'où quelques modifications de détails. Le constat d'adultère a donné lieu à quelques reprises en marge du manuscrit: l'ouverture de la porte, la description de la chambre meublée, l'identité de Laroche-Mathieu.
_Bel-Ami_ fut terminé en février 1885, il parut en feuilleton dans _le Gil-Blas_, du mercredi 8 avril au samedi 30 mai de la même année.
Maupassant écrivait en effet à l'éditeur Havard (21 février 1885):
Vous me demandez de mes nouvelles. Elles ne sont pas fameuses. J'ai les yeux de _plus en plus_ malades. Cela tient, je crois, à ce qu'ils sont extrêmement fatigués par le travail... J'ai fini _Bel-Ami_. Je n'ai plus qu'à relire et retoucher les deux derniers chapitres. Avec six jours de travail, ce sera complètement terminé.
Dans une lettre à sa mère, datée de juillet 1885, il ajoutait:
Rien de nouveau pour _Bel-Ami_. C'est ce livre qui m'a empêché d'aller à Étretat, car je me remue beaucoup pour en activer la vente, mais sans grand succès. La mort de Victor Hugo lui a porté un coup terrible. Nous sommes à la vingt-septième édition, soit 13,000 vendus. Comme je te le disais, nous irons à vingt mille ou vingt-deux mille. C'est fort honorable et voilà tout.
APPENDICE.
_Bel-Ami_ fut très discuté dans les journaux. On reprochait surtout à l'auteur ses peintures du monde de la presse qu'on trouvait poussées au noir. Voici ce qu'en écrivait Montjoyeux dans _le Gaulois_:
«Le roman à la mode, c'est _Bel-Ami_. Il faut l'aborder bravement. Jamais M. Guy de Maupassant n'a obtenu un succès plus rapide et plus complet... M. Guy de Maupassant est un artiste et son roman, une œuvre d'art... Quelques délicats le trouveront sans doute un peu cru; reste à savoir s'il est vrai.
«Ici je me recueille et je réponds très sincèrement: Je ne sais pas... Je ne puis croire que ce soit là tout le journalisme. Balzac nous l'avait montré plus grand, malgré ses côtés faibles... Ici nous nageons gaiement dans un océan de boue... Quelle société! bons dieux! Quel milieu! quel monde!
«Il a beaucoup de talent, M. Guy de Maupassant; mais son _Bel-Ami_ est bien répugnant, et, dût-on me trouver arriéré, j'aimerais mieux lui voir choisir des sujets plus propres.»
C'est à ces critiques et à d'autres analogues que Maupassant répondit dans la lettre suivante:
AUX CRITIQUES DE _BEL-AMI_.
UNE RÉPONSE.
(Extrait du _Gil-Blas_ du 7 juin 1885.)
Nous recevons de notre collaborateur, Guy de Maupassant, la lettre suivante, que nous nous empressons de publier:
Rome, 1er juin 1885.
MON CHER RÉDACTEUR EN CHEF,
Au retour d'une très longue excursion qui m'a mis fort en retard avec _le Gil-Blas_, je trouve à Rome une quantité de journaux dont les appréciations sur mon roman _Bel-Ami_ me surprennent autant qu'elles m'affligent.
J'avais déjà reçu à Catane un article de Montjoyeux, à qui j'ai écrit aussitôt. Il me semble nécessaire de donner quelques explications dans le journal même où a paru mon feuilleton.
Je ne m'attendais guère, je l'avoue, à être obligé de raconter mes intentions, qui ont été fort bien comprises, il est vrai, par quelques confrères moins susceptibles que les autres.
Donc les journalistes, dont on peut dire comme on disait jadis des poètes: _Irritabile genus_, supposent que j'ai voulu peindre la Presse contemporaine tout entière, et généraliser de telle sorte que tous les journaux fussent fondus dans _la Vie Française_, et tous leurs rédacteurs dans les trois ou quatre personnages que j'ai mis en mouvement. Il me semble pourtant qu'il n'y avait pas moyen de se méprendre, en réfléchissant un peu.
J'ai voulu simplement raconter la vie d'un aventurier pareil à tous ceux que nous coudoyons chaque jour dans Paris, et qu'on rencontre dans toutes les professions existantes.
Est-il, en réalité, journaliste? Non. Je le prends au moment où il va se faire écuyer dans un manège. Ce n'est donc pas la vocation qui l'a poussé. J'ai soin de dire qu'il ne sait rien, qu'il est simplement affamé d'argent et privé de conscience. Je montre dès les premières lignes qu'on a devant soi une graine de gredin, qui va pousser dans le terrain où elle tombera. Ce terrain est un journal. Pourquoi ce choix, dira-t-on?
Pourquoi? Parce que ce milieu m'était plus favorable que tout autre pour montrer nettement les étapes de mon personnage; et aussi parce que le journal mène à tout comme on l'a souvent répété. Dans une autre profession, il fallait des connaissances spéciales, des préparations plus longues. Les portes pour entrer sont plus fermées, celles pour sortir sont moins nombreuses. La Presse est une sorte d'immense république qui s'étend de tous les côtés, où on trouve de tout, où on peut tout faire, où il est aussi facile d'être un fort honnête homme que d'être un fripon. Donc, mon homme, entrant dans le journalisme, pouvait employer facilement les moyens spéciaux qu'il devait prendre pour parvenir.
Il n'a aucun talent. C'est par les femmes seules qu'il arrive. Devient-il journaliste, au moins? Non. Il traverse toutes les spécialités du journal sans s'arrêter, car il monte à la fortune sans s'attarder sur les marches. Il débute comme reporter, et il passe. Or, en général, dans la Presse, comme ailleurs, on se cantonne dans un coin, et les reporters, nés avec cette vocation, restent souvent reporters toute leur vie. On en cite devenus célèbres. Beaucoup sont de braves gens, mariés, qui font cela comme ils seraient employés dans un ministère. Duroy devient le chef des Échos: autre spécialité fort difficile et qui garde aussi ses gens quand ils y sont passés maîtres. Les Échos font souvent la fortune d'un journal, et on connaît dans Paris quelques échotiers dont la plume est aussi enviée que celle d'écrivains connus. De là Bel-Ami arrive rapidement à la chronique politique. J'espère, au moins, qu'on ne m'accusera pas d'avoir visé MM. J.-J. Weiss ou John Lemoine? Mais comment me suspecterait-on d'avoir visé quelqu'un?
Les rédacteurs politiques, plus que tous les autres, peut-être, sont des gens sédentaires et graves qui ne changent ni de profession, ni de feuille. Ils font toute leur vie le même article; selon leur opinion, avec plus ou moins de fantaisie, de variété et de talent dans la forme. Et quand ils changent d'opinion, ils ne font que changer de journal. Or, il est bien évident que mon aventurier marche vers la politique militante, vers la députation, vers une autre vie et d'autres événements. Et s'il est arrivé par la pratique, à une certaine souplesse de plume, il n'en devient pas pour cela un écrivain, ni un véritable journaliste. C'est aux femmes qu'il devra son avenir. Le titre: _Bel-Ami_, ne l'indique-t-il pas assez?
Donc, devenu journaliste par hasard, par le hasard d'une rencontre, au moment où il allait se faire écuyer, il s'est servi de la Presse comme un voleur se sert d'une échelle. S'en suit-il que d'honnêtes gens ne peuvent employer la même échelle?
Mais j'arrive à un autre reproche. On semble croire que j'ai voulu dans le journal que j'ai inventé, _la Vie Française_, faire la critique ou plutôt le procès de toute la presse parisienne.
Si j'avais choisi pour cadre un grand journal, un vrai journal, ceux qui se fâchent auraient absolument raison contre moi; mais j'ai eu soin, au contraire, de prendre une de ces feuilles interlopes, sorte d'agence d'une bande de tripoteurs politiques et d'écumeurs de bourses, comme il en existe quelques-uns, malheureusement. J'ai eu soin de la qualifier à tout moment, de n'y placer en réalité que deux journalistes, Norbert de Varenne et Jacques Rival, qui apportent simplement leur copie, et demeurent en dehors de toutes les spéculations de la maison.
Voulant analyser une crapule, je l'ai développée dans un milieu digne d'elle, afin de donner plus de relief à ce personnage. J'avais ce droit absolu comme j'aurais eu celui de prendre le plus honorable des journaux pour y montrer la vie laborieuse et calme d'un brave homme.
Or, comment a-t-on pu supposer une seconde que j'aie eu la pensée de synthétiser tous les journaux de Paris en un seul? Quel écrivain ayant des prétentions justes ou non, à l'observation, à la logique et à la bonne foi, qui croirait pouvoir créer un type rappelant en même temps _la Gazette de France_, _le Gil-Blas_, _le Temps_, _le Figaro_, _les Débats_, _le Charivari_, _le Gaulois_, _la Vie Parisienne_, _l'Intransigeant_, etc., etc. Et j'aurais imaginé _la Vie Française_ pour donner une idée de _l'Union_ et des _Débats_, par exemple!... Cela est tellement ridicule que je ne comprends pas vraiment quelle mouche a piqué mes confrères! Et je voudrais bien qu'on essayât d'inventer une feuille qui ressemblerait à _l'Univers_ d'un côté et de l'autre aux papiers obscènes qu'on vend à la criée, le soir, sur les boulevards! Or elles existent, ces feuilles obscènes, n'est-ce pas? Il en existe aussi d'autres qui ne sont en vérité que des cavernes de maraudeurs financiers, des usines à chantage et à émissions de valeurs fictives.
C'est une de celles-là que j'ai choisie.
Ai-je révélé leur existence à quelqu'un? Non. Le public les connaît; et que de fois des journalistes de mes amis se sont indignés devant moi des agissements de ces usines de friponnerie!
Alors, de quoi se plaint-on? De ce que le vice triomphe à la fin? Cela n'arrive-t-il jamais et ne pourrait-on citer personne parmi les financiers puissants dont les débuts aient été aussi douteux que ceux de Georges Duroy?
Quelqu'un peut-il se reconnaître dans un seul de mes personnages? Non.--Peut-on affirmer même que j'aie songé à quelqu'un? Non.--Car je n'ai visé personne.
J'ai décrit le journalisme interlope comme on décrit le monde interlope. Cela était-il donc interdit?
Et si on me reproche de voir trop noir, de ne regarder que des gens véreux, je répondrai justement que ce n'est pas dans le milieu de mes personnages que j'aurais pu rencontrer beaucoup d'êtres vertueux et probes. Je n'ai pas inventé ce proverbe: «Qui se ressemble, s'assemble».
Enfin, comme dernier argument, je prierai les mécontents de relire l'immortel roman qui a donné un titre à ce journal: _Gil Blas_, et de me faire ensuite la liste des gens sympathiques que Le Sage nous a montrés, bien que dans son œuvre il ait parcouru un peu tous les mondes.
Je compte, mon cher rédacteur en chef, que vous voudrez bien donner l'hospitalité à cette défense, et je vous serre bien cordialement la main.
GUY DE MAUPASSANT.
VARIANTES
D'APRÈS LE MANUSCRIT ORIGINAL.
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Page 13, ligne 28, dont la _longue_ blouse _blanche_ tachée...
Page 14, ligne 7, la _jaquette_, la...
Page 14, ligne 18, ans, un _monocle dans l'œil_, très brun, la moustache roulée en pointes aiguës, l'air insolent, _dédaigneux et fat_...
Page 14, ligne 26, bras, _après avoir rajusté son monocle_...
Page 15, ligne 1, duelliste, _celui qui a écrit le beau traité d'escrime française_ «_l'Escrime nationale_». Il vient de corriger ses épreuves. _Wolff_, _Scholl_ et lui...
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Page 37, ligne 16, affaire. _Et il rajustait à tout moment après l'avoir essuyé avec sa serviette son monocle qui tenait mal et tombait sans cesse dans son assiette._ Duroy n'osait...
Page 41, ligne 8, peuples _civilisés_.
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Page 49, ligne 6, elle, _la protéger_, la défendre...
Page 61, ligne 9, attendant _quelqu'un_ sans...
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Page 166, ligne 14, attendant _son_ moment.
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Page 186, ligne 2, n'arrive _loin_.
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Page 194, ligne 24, Ces _roulures_-là...
Page 196, ligne 5, fut _rempli_ d'étonnement...
Page 200, ligne 23, Marelle _était là_ tout près...
Page 210, ligne 7, bêtes. _Montesquieu a dit: «Toutes les lois établies sur ce que notre machine est d'une certaine façon, seraient différentes si notre machine n'était pas de cette façon. Il en est de même de nos divinités et de nos croyances._
_Toutes nos croyances ne viennent que des conditions d'existence où nous nous trouvons depuis le simple préjugé mondain jusqu'à ce que nous appelons «Les Vérités éternelles»._
_Vérité en deçà des Pyrénées erreur au delà._
_Vérité sur la terre erreur au-dessus._
_Vérité pour nos organes erreur à côté._
_La règle deux et deux font quatre doit cesser d'être applicable par delà l'atmosphère de la terre._
_Car toutes nos idées ne dépendent que des propriétés de nos sens. Les couleurs n'existent que parce que nous avons un œil qui voit ainsi, le son parce que nous avons un tympan qui change en bruit des vibrations. Donc c'est la conformation de nos organes qui détermine pour notre jugement, les propriétés apparentes de la matière._
_Rien n'est vrai, rien n'est sûr. Et encore nous n'avons pour observer avec ces instruments trompeurs, qu'un point insignifiant dans l'espace, sans notion sur tout ce qui l'entoure, et qu'au moment insaisissable dans la durée sans soupçon de ce qui fut ou de ce qui sera! Et penser qu'un être humain, si songeur et si tourmenté, n'est qu'un imperceptible grain de la poussière de vie semée sur notre petite terre qui n'est elle-même qu'un grain dans la poussière des mondes.»_
La mort seule.
Page 230, ligne 19, talent. _M. Duroy n'est qu'un drôle._ «Et...
Page 231, ligne 28, correct, _et le monocle dans l'œil_.
Page 238, ligne 19, pâle. _Il restait debout en face du miroir, il tira la langue comme pour constater l'état de sa santé et_ tout d'un coup,...
Page 238, ligne 23, furieusement. «_Demain à cette heure-ci je serai peut-être mort. Cette femme en face de moi, ce moi que je vois dans cette glace ne sera plus. Comment? me voici, je me regarde, je me sens vivre, et, dans douze heures je serai couché dans ce lit, mort, les yeux fermés, froid, inanimé, disparu._» Il se retourna...
Page 239, ligne 6, retourner _vers sa couche_. Ses...
Page 242, ligne 11, effet _de ne penser à rien_.
Page 245, ligne 26, casser _le bras_!...
Page 247, ligne 18, voix _s'éleva_ dans...
Page 248, ligne 29, _Les quatre_ témoins...
Page 249, ligne 6, tous _ensemble_ sur...
Page 250, ligne 10, mon _adoré_.
Page 253, ligne 28, vieux _bonze_ et de...
Page 257, ligne 1, timbre, _comme il faisait toujours_, et il...
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Page 289, ligne 19, mirant le _mort_ au...
Page 304, ligne 1, _Il attendit_, espérant...
Page 304, ligne 28, oreille _et comme un parfum dans la poitrine_.
Page 307, ligne 16, que _la cérémonie_ se...
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Page 307, ligne 26, époux, _après un court passage à la mairie et une courte messe à Notre-Dame de Lorette_, rentrèrent...
Page 315, ligne 21, bohème des _journalistes_.
Page 321, ligne 15, ondulations _de serpent_.
Page 325, ligne 16, d'une _cocotte_, cette...
Page 334, ligne 26, bout _frisé_ de...
Page 359, ligne 23,--_Oui, reprit-il_, c'est bon, c'est bon, quand on a rien de mieux _à faire_!
Page 360, ligne 21, étaient _plus froides que du marbre_.
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Page 366, ligne 4, Mais Madeleine _ne croyait pas qu'on pût réduire la vertu de Mme Walter_;
Page 366, ligne 12, bon! _Et le père!_...
Page 373, ligne 17, _Elle avait un peu rougi_:
Page 375, ligne 13, partir _quand une voix lui dit tout bas dans le dos_:
--_Bonjour Bel-Ami!_
_Il se retourna brusquement. C'était Madame de Marelle assise sur la seconde banquette._
--_Vous ici? dit-il._
--_Oui, moi-même. J'ai voulu voir... vous voir._
_Ils avaient passé l'après-midi de la veille ensemble, rue de Constantinople, sans qu'elle lui eût avoué son projet d'assister à l'assaut chez Rival. Il pensa: «Est-ce qu'elle m'espionnerait?» Il s'était incliné avec cérémonie, il murmura_:
--Je suis obligé...
Page 375, ligne 16, Mais _Mme de Marelle et Mme Walter s'étant saluées, Clotilde prononça_:
--_Si nous le gardions près de nous madame, il nous nommera les tireurs et les gens connus. Il peut bien demeurer debout au coin de ce banc._
_Et Mme Walter demanda: «Oh oui, restez ici monsieur... monsieur Bel-Ami._
Page 380, ligne 12, _Mme de Marelle, car Mme Walter les connaissait presque tous_. C'étaient...
Page 381, ligne 4, _Mme de Marelle souriait_. Mme Walter...
Page 385, ligne 11, Du Roy, escortant la famille Walter, attendait son landau. _Mme de Marelle ne l'avait point quitté: «Est-ce qu'elle voudrait me cramponner» pensait-il. Elle demanda_:
--_Auriez-vous une petite place pour moi. Vous seriez bien gentil de me ramener après ces dames._
_Mme Walter avait entendu._
--_Mais oui certainement, chère amie, nous nous mettrons trois dans le fond._
_Du Roy trouvait cette demande de mauvais goût._
_Quand il eut ramené la Patronne et ses filles il demeura seul avec sa maîtresse. Elle lui prit aussitôt la main:_
--_Oh! comme je t'aime, comme je t'aime!_
_Il s'étonna de cet élan de tendresse. Elle répétait:_
--_Tu ne te figures pas combien je t'aime._
_Il trouvait cette démonstration exagérée et inopportune, car il ne se sentait point dans un moment d'émotion._
_Elle demanda:_
--_Si nous faisions un tour avant de rentrer?_
_Il répondit vivement:_
--_Mais je n'ai pas le temps, il faut que je travaille, moi._