Une bibliothèque L'art d'acheter les livres, de les classer, de les conserver et de s'en servir
Part 34
[387] A Leyde, comme le fait voir une gravure de 1610, les livres étaient rangés debout, mais avec le dos tourné vers le fond du rayon et la _gouttière_ ou tranche en avant: les titres étaient donc inscrits sur la tranche. (Cf. MAIRE, _Manuel prat. du biblioth._, p. 58.)
[388] Cf. LALANNE, _loc. cit._, p. 284. C'était Pétrarque lui-même qui avait copié ces lettres de Cicéron et composé ce manuscrit.
[389] GRAESEL, _Manuel de bibliothéconomie_, p. 11.
[390] _Ap._ GRAESEL, _loc. cit._, p. 41.
[391] _Ap._ GRAESEL, _loc. cit._, p. 384.
[392] «... Sans cet ordre et disposition, tel amas de livres que ce peut estre, fust-il de cinquante mille volumes, ne mériteroit pas le nom de bibliothèque, non plus qu'une assemblée de trente mille hommes le nom d'armée, s'ils n'estoient rangez en divers quartiers sous la conduitte de leurs chefs et capitaines, ou une grande quantité de pierres et matériaux celui de palais ou maison, s'ils n'estoient mis et posez suivant qu'il est requis pour en faire un bastiment parfait et accomply.» Etc. (GABRIEL NAUDÉ, _Advis pour dresser une biblioth._, chap. VII, pp. 86-87.)
[393] Ce que dit là Gabriel Naudé se trouve déjà dans VITRUVE, _De Architectura_, III, 2: «Cubicula et bibliothecæ ad orientem spectare debent; usus enim matutinum postulat lumen. Item in bibliothecis libri non putrescent; nam in his, quæ ad meridiem et occidentem spectant, a tineis et humore vitiantur, quod venti humidi advenientes procreant eas et alunt, infundentesque humidos spiritus pallore volumina corrumpunt.»
[394] GABRIEL NAUDÉ, _Advis pour dresser une biblioth._, chap. VI, pp. 81-85.
[395] «Pour ce qui est du nord, il a, lui, les bises sifflantes, les rigueurs persistantes de l'hiver, les brumes, qui donnent aussi l'humidité. Au contraire, l'orient apporte un air doux et fortifiant, pur, tiède et léger, suffisamment sec et tempéré par une suave fraîcheur: l'orient, c'est la vie en sa jeunesse; il donne la vigueur, égaie le cœur et rend à l'homme le travail agréable et facile. En même temps, cette exposition permettra de faire pénétrer souvent l'air à l'intérieur, et cet air, abondant et assez chaud, sans être brûlant comme celui du midi, sera toujours extrêmement avantageux à la conservation des livres.» (J. COUSIN, _De l'organisation des biblioth._, p. 6.)
[396] NAMUR, _Manuel du biblioth._, p. 38.
[397] ALKAN aîné, _les Livres et leurs ennemis_, p. 9.
[398] _Loc. cit._, p. 144.
[399] Voir _infra_, chap. IX, pp. 317 et 368.
[400] _L'Art de former une biblioth._, p. 56.
[401] «La base du mobilier dans toute bibliothèque est le rayonnage.» (MAIRE, _loc. cit._, p. 60.)
[402] PEIGNOT y ajoute le cèdre, et écrit (_Manuel du biblioph._, t. II, p. 419): «Si l'on a une bibliothèque composée de livres précieux, il est à propos de prendre du bois de cèdre, ou au moins du chêne très sec et très sain, pour en faire le meuble et les tablettes destinées à recevoir les ouvrages. Le cèdre, par son odeur, le chêne, par sa dureté, sont plus propres à écarter les vers et autres insectes...»
[403] M. MAIRE (_loc. cit._, p. 61) donne 1 mètre pour la longueur maximum de cette portée; M. GUYOT-DAUBÈS (_l'Art de classer les notes_, p. 88), 1 m. 50.
[404] «Les rayons mobiles n'ont pour ainsi dire plus leur raison d'être dans une bibliothèque universitaire et même dans la plupart de nos bibliothèques de France, où les livres sont posés selon leur hauteur.» (MAIRE, _loc. cit._, pp. 61-62.) «Les rayons s'appuient, soit sur des crémaillères, ou, plus pratiquement et plus économiquement, sur des tasseaux fixés à demeure sur les montants.» (GUYOT-DAUBÈS, _loc. cit._, pp. 88-89.)
[405] Le docteur GRAESEL (_loc. cit._, p. 131) déclare que «l'emploi des rayons mobiles a été reconnu comme préférable à celui des rayons fixes... Ils sont, en effet, infiniment plus commodes, la mobilité des tablettes permettant, suivant les besoins, de diminuer ou d'augmenter leur hauteur sans aucune difficulté.» M. ÉD. ROUVEYRE (_loc. cit._, 5e édit., t. I, p. 137) est d'avis qu'on doit «ne se servir de tablettes fixes qu'à la dernière extrémité... qu'il est toujours préférable d'adopter des tablettes mobiles».
[406] «Un homme de lettres ne devrait jamais déménager, même pour être mieux,» déclare nettement RESTIF DE LA BRETONNE (_Monsieur Nicolas_, 5e époque, t. VIII, p. 15, note. Paris, Liseux, 1883). Il est certain qu'on ne profite bien de ses collections de livres et de notes qu'à la condition de parfaitement connaître leur place, et, par conséquent, de ne pas changer souvent cette place.--A propos de déménagements de livres, rappelons le curieux procédé imaginé par Antoine-Alexandre Barbier (1765-1825), bibliothécaire du Conseil d'État sous l'Empire. Ayant reçu l'ordre de l'Empereur d'enlever sans aucun retard les trente mille volumes de la bibliothèque du Conseil d'État et de les ranger dans un local peu éloigné, dont le rayonnage était déjà effectué, Barbier demanda cent vingt grenadiers «un peu intelligents», leur fit faire la chaîne, et, en deux jours, les trente mille volumes, passés de main en main tout le long de la chaîne, se trouvèrent transportés dans leur nouvelle résidence et remis exactement aux mêmes places qu'ils occupaient dans l'ancienne. (Cf. CONSTANTIN, _loc. cit._, p. 46.)
[407] Il est même plus pratique et plus simple de percer ces trous, non dans les montants mêmes, mais le long de bandes de bois, analogues à celles des crémaillères, mais un peu plus épaisses, pour que les trous aient une profondeur suffisante (de 1 à 2 centimètres), et qu'on adapte ensuite, comme précédemment, aux deux bords intérieurs de chaque montant.
[408] GRAESEL, _loc. cit._, p. 134.
[409] L'emploi des échelles et escabeaux présente de continuels inconvénients, voire de graves dangers, surtout lorsque les parquets sont cirés. Parmi les savants morts des chutes qu'ils ont faites dans leurs bibliothèques, on cite le célèbre bibliothécaire de Dresde F. A. Ebert (1791-1834) (cf. GRAESEL, _loc. cit._, p. 15); le marquis de Morante, bibliophile espagnol (1808-1868) (cf. FERTIAULT, _les Légendes du livre_, pp. 64 et 193); «le zélé Rover, mort à quatre-vingt-deux ans, d'une chute qu'il fit en prenant un de ces volumes au milieu desquels il passa sa vie dans la plus sauvage retraite» (MOURAVIT, _loc. cit._, p. 136, note 2); etc.
[410] ROUVEYRE, _loc. cit._, 5e édit., t. I, pp. 134-136.
[411] La _réserve_, c'est le nom qu'on donne, dans notre Bibliothèque nationale, à ces raretés et trésors bibliographiques. «La Réserve est le _trésor_ de la Bibliothèque [nationale]; elle abrite ses livres les plus précieux, et il y en a quatre-vingt mille.» (H. BERALDI, _Voyage d'un livre à travers la Biblioth. nation._, p. 42.) GRAESEL (_loc. cit._, pp. 51 et 182) appelle «les œuvres rarissimes, les _Cimelien_» (_sic_) (de κειμήλια, joyaux), «terme assez fréquemment employé dans les bibliothèques allemandes,» ajoute-t-il.
[412] «_Formats atlantiques._--Les grands formats de certains atlas nécessitent une travée spéciale sous la forme d'un comptoir sur les rayons duquel ils seront placés horizontalement, dans l'intérêt de leur conservation.» (_Instruction générale relat. au service des biblioth. universitaires_, _ap._ MAIRE, _loc. cit._, p. 441.)
[413] «On doit toujours placer les livres dans la même direction, c'est-à-dire en allant de gauche à droite, parce que c'est précisément dans ce sens que nous sommes accoutumés à lire.» (GRAESEL, _loc. cit._, pp. 303-304.) Quant à la _méthode serpentante_, préconisée par CONSTANTIN (_loc. cit._, p. 51), qui consiste à ranger les volumes du premier rayon de gauche à droite, ceux du second de droite à gauche, ceux du troisième de gauche à droite, etc., elle ne présente guère que des inconvénients, et, encore une fois, il est préférable de nous en tenir à cette règle: ranger toujours les livres dans le sens de la lecture, c'est-à-dire de gauche à droite.
[414] Tel est aussi l'avis de GRAESEL (_loc. cit._, p. 129): «... les rayons du bas pour le grand format, ceux du milieu pour le moyen format, et ceux du haut pour le petit format.»
[415] Voir pp. 214-215 et 223-224.
[416] GUYOT-DAUBÈS, _l'Art de classer les notes_, pp. 92-93.
[417] _Courrier des biblioth._, mars-avril 1901, p. 113.
[418] Chap. III, pp. 84-85.
[419] Théoriquement 183 millimètres (in-18 jésus).
[420] Correspondant à nos quatre formats décrits p. 76.
[421] Page 210.
[422] Voir pp. 87-88.
[423] TENANT DE LATOUR, _Mémoires d'un biblioph._, p. 36.
[424] ID., _ibid._, pp. 35-36.
[425] GUYOT-DAUBÈS, _loc. cit._, p. 100.
[426] TENANT DE LATOUR, _loc. cit._, p. 35.
[427] ID., _ibid._
[428] _Annuaire du bibliophile_, 1862, p. 105; et _Miscellanées bibliographiques_, t. I., p. 11.
[429] _Ap._ ROUVEYRE, _Connaissances nécessaires à un biblioph._, 3e édit., t. II, p. 161.
[430] JULES RICHARD, _l'Art de former une biblioth._, p. 145.
[431] CONSTANTIN, _Bibliothéconomie_, p. 117.
[432] _Manuel prat. du biblioth._, p. 118.
[433] Chose curieuse et qui démontre bien les progrès de la bibliothéconomie, le célèbre docteur Petzholdt, l'auteur du _Katechismus_ (publié en 1856), condamne irrévocablement les catalogues sur fiches, les déclare incommodes, difficiles à consulter, nullement pratiques; selon lui, les fiches ne doivent servir qu'à préparer le catalogue en volumes, le seul estimable et recommandable. (Cf. GRAESEL, _loc. cit._, p. 254.)
[434] JULES RICHARD (_loc. cit._, p. 146) donne à ces boîtes le nom de _cabriolet_, probablement parce que certaines d'entre elles, pour faciliter le maniement des fiches, sont plus élevées à une extrémité qu'à l'autre et offrent ainsi quelque analogie avec un de ces véhicules surmonté de sa capote. Mais toutes les boîtes à fiches n'ont pas cet aspect, et la plupart sont de forme régulière.
[435] Voir un modèle de ces fiches _infra_, p. 226.
[436] Cf. BONNANGE, _Projet d'un catalogue universel..._, p. 11.
[437] «Quand il s'agit de livres modernes, on peut omettre dans les adresses bibliographiques les noms des imprimeurs ou des libraires» [éditeurs]. (L. DELISLE, _Instructions élémentaires et techniques pour... une biblioth._, p. 20.)
[438] Cf. L. DELISLE, _ibid._;--MAIRE, _loc. cit._, pp. 119 et suiv.;--J. COUSIN, _De l'organisation... des biblioth._, pp. 38 et suiv.;--etc. Il arrive fréquemment, dans les catalogues de librairie, par exemple, que l'indication du nombre de volumes et du format est placée avant l'adresse. L'ordre que nous indiquons a pour lui l'autorité des plus scrupuleux bibliographes et aussi la logique. Il procède de cette règle: inscrire d'abord sur la fiche les mentions qui figurent sur la page de titre de l'ouvrage: nom de l'auteur, titre et adresse; puis les mentions qui n'y figurent pas ou qui n'y figurent qu'accidentellement: nombre de volumes et de pages, format, état des volumes, etc.
[439] Ou mieux encore, plusieurs, un pour chacune des catégories de formats adoptées pour le rangement de vos livres sur rayons. Par économie de place, nous avons adopté quatre catégories (voir _supra_, pp. 214-215). Les bibliothèques universitaires en ont trois, auxquelles correspondent trois registres ayant chacun leur numérotage spécial: par exemple, de 1 à 9999 pour les grands formats, de 10 000 à 29 999 pour les moyens formats, 30 000 et suivants pour les petits formats. (_Instruction générale relat. au service des biblioth. universitaires_, _ap._ MAIRE, _loc. cit._, p. 432.) Ainsi, dans ces bibliothèques, d'après le numéro d'entrée inscrit sur une fiche, on reconnaît instantanément le format du livre que représente cette fiche.
[440] «L'écriture ronde, ou tout au moins un peu relevée, est recommandée dans l'inscription des cartes; elle est plus nette, plus lisible et tient moins de place.» (_Instruction générale relative au service des biblioth. universitaires_, _ap._ MAIRE, _loc. cit._, p. 437.)
[441] _Loc. cit._, pp. 185-186.
[442] Datée du 24 décembre 1884, signée de M. Fallières, alors ministre de l'Instruction publique, et adressée aux maires des communes de France.--Si l'on inscrit la cote dans le champ de l'empreinte apposée sur le titre, on peut, afin de rendre ce champ plus grand et d'avoir plus de place, se servir d'un timbre rond, de 3 à 4 centimètres de diamètre, pour cette première empreinte, et d'un timbre oblong d'environ 0,04 × 0,02, pour les empreintes suivantes (page intérieure conventionnelle et page finale) dépourvues d'inscriptions.
[443] Cf. _Grande Encyclop._, art. Bibliothèque, t. VI, p. 661.
[444] En haut du dos, et non au bas, comme le conseille NAMUR (_Manuel du biblioth._, p. 63). Il est évident qu'en collant les étiquettes au bas du dos des livres, elles ne suivent pas les ressauts produits par les différences de formats et se trouvent toutes alignées au même point, ce qui donne à leur ensemble un bien meilleur aspect. Mais il est à remarquer aussi qu'on peut être obligé, faute de place, de mettre les livres sur deux rangs: dans ce cas, les livres du premier rang, si petits qu'ils soient, cachent les étiquettes des livres du second rang; en outre, comme, en lisant un livre, on le tient d'ordinaire par la partie inférieure du dos, il y a grande chance, si l'étiquette se trouve sous les doigts, pour qu'elle se déchire ou se décolle rapidement.
[445] Cf. GUSTAVE BRUNET, _Fantaisies bibliogr._, p. 168, note 1.
[446] Remarquez ici la règle typographique qui veut que l'article simple prenne la majuscule quand il commence un nom de personne sans être précédé de la particule _de_: La Fontaine, La Bruyère, La Rochefoucauld, Victor Le Clerc; et la minuscule, lorsqu'il est précédé de cette particule: Jean de la Fontaine, le duc de la Rochefoucauld, Mme de la Sablière. (Cf. _Règles typographiques... Hachette_, pp. 43-44;--DAUPELEY-GOUVERNEUR, _le Compositeur et le Correcteur typographes_, pp. 272-276;--LECLERC, _Typographie_, p. 133;--etc.).
[447] Nous signalerons, au sujet de la particule nobiliaire française et de la majuscule ou de la minuscule qu'elle doit prendre, d'intéressantes dissertations dans TASSIS, _Guide du correcteur_, 8e édit., pp. 31-32; et dans DAUPELEY-GOUVERNEUR, _loc. cit._, pp. 272-275. Nous rappellerons surtout l'ouvrage de VIAN, _la Particule nobiliaire_ (Paris, 1868. in-8; et Paris, Dentu, 1880, in-12), dont LITTRÉ, dans son _Dictionnaire_, art. Nobiliaire, cite l'extrait suivant, qu'on ne saurait trop recommander à l'attention des écrivains soucieux de l'exactitude et de la pureté du langage: «La particule _de_ ne se place jamais seule devant le nom; on signe, non: de Montmorency, de Biron, de Noailles, mais: Charles de Montmorency, duc de Biron, Paul de Noailles. En signant un billet à un ami ou un acte, on met sans _de_: Grammont, Richelieu, Mortemart. Quand on ne met pas le titre de noblesse ou le titre de monsieur ou monseigneur, on ne met pas non plus la particule _de_: j'ai rencontré le comte de Ségur, et non: j'ai rencontré de Ségur; mon cher Grignan, et non de Grignan, dit Mme de Sévigné. Il y a deux exceptions: on laisse le _de_, même sans prénom, qualification ou titre: 1º devant les noms d'une syllabe ou de deux avec un _e_ muet: de Thou a bien écrit; j'ai vu de Sèze;--2º devant les noms qui commencent par une voyelle ou une _h_ muette: l'_Armorial_ de d'Hozier; à moi d'Auvergne; le fils de d'Orléans.» (VIAN, _loc. cit._, p. 52.)
[448] Cf. MAIRE, _loc. cit._, p. 129.
[449] Les prénoms étrangers ou leurs initiales ne se joignent pas par des traits d'union. Van Praet (bibliographe), cité plus loin, était naturalisé Français.
[450] En Angleterre et en Amérique, on écrit généralement en un mot Mackain, Maclaurin, etc., comme Mackenzie, Macdonald, Macaulay, etc. (Cf. _Encyclop. britannica_.)
[451] Ainsi M. J. COUSIN (_loc. cit._, p. 44) écrit VAN MONS (avec un V majuscule) et place ce nom à la lettre V; et van AELBROECK et von SCHLEGEL (avec des v minuscules), qu'il place respectivement aux lettres A et S. Il écrit de même DE BRY (avec un D majuscule, pourquoi?), et classe ce nom à la lettre D, tandis que de Bris, de Bar, etc., se classent à BRIS (de), BAR (de), etc. M. E.-D. GRAND (_Grande Encyclop._, art. Bibliographie, t. VI, p. 615) est d'avis que «la particule néerlandaise _van_, analogue au _von_ allemand, doit être rejetée après le nom: par une anomalie singulière, elle est classée avant le nom, d'après les règles de la Bibliothèque nationale, qui porte, par exemple, [van Praet] à VAN PRAET, au lieu de PRAET (van)». A propos du classement alphabétique des noms d'auteurs, le docteur GRAESEL déclare très justement (_loc. cit._, p. 247): «C'est là une source de discussions infinies, et le nombre des cas douteux qui peuvent se présenter est tellement considérable qu'il nous serait impossible de les examiner tous, même superficiellement, sans donner à ce chapitre une étendue démesurée, et sans risquer de nous perdre dans des détails par trop minutieux».
[452] _Loc. cit._, p. 24.
[453] Plusieurs bibliographes n'hésiteraient pas à préférer ici l'ordre chronologique à l'ordre alphabétique.
[454] _Instructions élémentaires et techniques pour la mise et le maintien en ordre des livres d'une bibliothèque_, p. 22. Cet opuscule, auquel nous avons déjà eu recours à plusieurs reprises, est un des meilleurs guides qu'on puisse consulter sur la question qui nous occupe, et nous le suivons ici presque mot à mot et pas à pas. Voir aussi l'_Instruction générale relative au service des bibliothèques universitaires_, du 4 mai 1878, _ap._ MAIRE, _loc. cit._, pp. 425-449.
[455] L. DELISLE, _loc. cit._, p. 24. C'est à tort que M. MAIRE, _loc. cit._, p. 129, dit qu'«on peut adopter deux méthodes pour les noms de saints», et classer indifféremment saint Paul, par exemple, à PAUL (saint) ou à SAINT PAUL. En suivant ce dernier mode, certaines confusions pourraient se produire: saint Simon, apôtre, classé à SAINT SIMON, se confondrait (à part le trait d'union) avec SAINT-SIMON, historien; saint Victor, martyr, avec SAINT-VICTOR, littérateur et critique; saint Martin, évêque de Tours, avec SAINT-MARTIN, orientaliste; etc. Rappelons d'ailleurs ici ces deux règles typographiques: 1º «Les mots _saint_ et _sainte_ ne prennent ni majuscule ni trait d'union quand ils se rapportent aux personnages eux-mêmes;» 2º «Les noms composés qui désignent des pays, des villes, des rues, des églises, etc., prennent des traits d'union entre tous leurs mots». Ainsi on écrit: le martyre de saint Pierre, et l'église Saint-Pierre; le supplice de sainte Catherine, et les tours de Saint-Sulpice; les villes de Saint-Valery-sur-Somme et de Bar-le-Duc; l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, la rue Vieille-du-Temple, l'église Saint-Louis-des-Français, etc., etc. Seuls, et seulement d'après quelques _marches_ typographiques, les noms composés étrangers font exception: New York, San Francisco, Civita Vecchia, etc. (Cf. LECLERC, _loc. cit._, pp. 134, 136 et 149;--TASSIS, _loc. cit._, pp. 42-43;--DESORMES, _Notions de typographie_, p. 309;--_Règles typographiques... Hachette_, pp. 35-36;--etc.)
[456] L. DELISLE, _loc. cit._, p. 25.
[457] Nombre d'écrivains, considérant ici Bernardin, non comme nom de baptême, mais comme nom de famille, écrivent: BERNARDIN DE SAINT-PIERRE, et classent par conséquent ce nom à la lettre B: cf. SAINTE-BEUVE, _Caus. du lundi_, t. dernier, Table, art. Bernardin de Saint-Pierre;--LAROUSSE, _Grand Dictionn._, art. Bernardin de Saint-Pierre;--etc.
[458] Cf. CONSTANTIN, _loc. cit._, p. 125; et L. DELISLE, _loc. cit._, p. 31.
[459] On en trouve la liste dans QUÉRARD, _Bibliographie Voltairienne_, et dans LAROUSSE, _Grand Dictionn._, art. Pseudonyme.
[460] _Loc. cit._, p. 237.
[461] Son vrai nom littéraire: Voltaire, par exemple, et non Arouet; George Sand, et non Aurore Dupin ou baronne Dudevant; Champfleury, et non Fleury; etc. (A. C.)
[462] Cf. E.-D. GRAND, _Grande Encyclop._, art. Bibliographie, t. VI, p. 615, col. 2.--Voici ce que dit à ce propos M. LÉOPOLD DELISLE, administrateur de la Bibliothèque nationale (_loc. cit._, p. 23): «Autant que possible les noms des auteurs doivent être relevés suivant la forme que ces noms affectent dans la langue maternelle des auteurs. Ainsi les ouvrages d'André Duchesne, de Henri Estienne et de Denis Godefroy seront mis sous les rubriques DUCHESNE, ESTIENNE, GODEFROY, et non sous les rubriques QUERCETANUS, STEPHANUS, GOTHOFREDUS.» Nombre de bibliographes repoussent, et avec raison selon nous, ce système de transcription et de classification. «Il serait absurde et contraire à tous les usages de cataloguer les ouvrages de Melanchthon sous le nom inconnu de SCHWARZERD», écrit le docteur GRAESEL, _loc. cit._, pp. 239-240. Le plus rationnel et le plus simple encore une fois nous semble de toujours s'en tenir au _texte de la page du titre du livre_, quitte à ajouter entre crochets sur la fiche le vrai nom à la suite du faux nom: VOLTAIRE [François-Marie AROUET] ou [François-Marie AROUET DE]; MELANCHTHON [Philippe SCHWARZERD]; SAND (George) [Armandine-Lucile-Aurore DUPIN, baronne DUDEVANT]; etc.
[463] Cf. E.-D. GRAND, _Grande Encyclop._, _loc. cit._, t. VI, p. 617.
[464] C'est le conseil donné par l'_Instruction générale relat. au service des biblioth. universitaires_ (_ap._ MAIRE, _loc. cit._, p. 438): «Si les auteurs d'ouvrages ayant pour titres: _Éléments d'anatomie_ et _Culture des bois_ sont inconnus, le premier de ces ouvrages sera catalogué à _Anatomie_, le second à _Bois_.»
[465] L. DELISLE, _loc. cit._, pp. 25 et suiv., et _Introduction au catalogue génér..._, t. I, p. LXIX;--J. COUSIN, _loc. cit._, p. 42;--GRAESEL, _loc. cit._, p. 244. Cependant, un volume dont les premiers mots du titre seraient: _Département de la Seine. Ville de Paris. Direction des Travaux. Notes du Directeur à l'appui du budget de l'exercice 1872_, se classera de préférence à PARIS (Ville de);--_Ministère du Commerce. Lois et règlements sur..._ se classera à LOIS;--etc. (Cf. L. DELISLE, _Instructions élémentaires et techniques pour... une biblioth._, p. 25.)
[466] GRAESEL, _loc. cit._, pp. 244 et 246.
[467] Voir _supra_, p. 245.