Une bibliothèque L'art d'acheter les livres, de les classer, de les conserver et de s'en servir

Part 25

Chapter 253,288 wordsPublic domain

L'usage d'exprimer la date de publication d'un livre en chiffres romains remonte à l'origine de l'imprimerie[706]; mais si le mode d'emploi et la valeur attributive des chiffres arabes ont des règles immuables et certaines, il n'en est pas de même des chiffres romains, surtout maniés et combinés par les anciens imprimeurs. Non seulement ceux-ci remplacent fréquemment le D (500) par ses éléments IƆ, et l'M (1000) (originairement ↀ) par CIƆ; mais ils substituent volontiers à l'I un simple accent: 'Ɔ pour IƆ; C'Ɔ pour CIƆ; dans leurs combinaisons de chiffres, ils se servent de la multiplication tout autant que de l'addition et de la soustraction; et ils font si bien qu'on leur a très justement reproché de ne suivre «d'autre règle que leur caprice»[707], et qu'«on serait tenté de penser que leur but était de se rendre inintelligibles»[708]. Ce sont très souvent, en effet, des énigmes qu'ils vous proposent[709], et que les bibliographes les plus experts ne parviennent pas à déchiffrer sans peine.

Voici quelques exemples de ces bizarres et embarrassants millésimes:

M CCCC 7z (1000 + 400 + 70 + 2) 1472 M CCCC iiij XX VIII (1000 + 400 + [4×20=] 80 + 8) 1488 M iiii c iiii XX viij (1000 + [4×100=] 400 + [4×20=] 80 + 8) 1488 M IIIIc IIIIxx XIII = 1493 M iiij D (1000 + 500 − 4) 1496 M iij D ou M III D 1497 M CCCC XC VIII ou M CCCC IIC 1498 M cccc iCi (1000 + 400 + [100 − 1 + 1 =] 100) 1500 M CDC II (1000 + [500 − 100 + 100 =] 500 + 2) 1502 M 'Ɔ VIII 1508 M D XL IIX 1548 CIƆ IƆ XXC 1580 ∞ D XXC IIX 1588 CIƆ IƆ XXC IIX 1588 C'Ɔ 'Ɔ XC VI 1596 CIƆ IƆ CX 1610 cIↄ Iↄc Lxxv 1675 CIƆ IƆ CCL 1750

Il résulte de ce qui précède que les chiffres romains, à cause de leurs complications, de leur multiplicité, de la place relativement longue qu'ils exigent le plus souvent pour former un nombre, et aussi et surtout des continuelles chances d'erreur qu'ils présentent, doivent être employés le moins possible, et seulement pour les nombres peu élevés, et qu'il est nécessaire, lorsqu'on reproduit une date inscrite en romain, d'en donner la traduction entre parenthèses en chiffres arabes. «La numération romaine, dit Lemare[710], est si pénible, si embarrassante, si éloignée de la perfection de celle des Arabes, qui est devenue la nôtre, qu'il faut la laisser aux Trissotins et déterreurs de médailles et faiseurs d'inscriptions.»

V.--SIGNES TYPOGRAPHIQUES

-- Tiret ou _moins_.

Le tiret, appelé _moins_ dans les imprimeries, n'était originairement qu'un signe de mathématiques opposé au _plus_ +. Il remplit en typographie différentes fonctions, dont la principale est de marquer, dans les conversations écrites, le changement d'interlocuteur, et de dispenser ainsi de répéter les expressions: _dit-il_, _répondit-il_, _reprit-il_, etc. C'est Marmontel, assure-t-on, qui a fait le premier un emploi fréquent du tiret dans les dialogues.

Le tiret sert aussi à éviter, dans les tables et nomenclatures, la répétition des mots sous lesquels on le place, ou l'emploi des termes _idem_ ou _dito_--il s'emploie également pour séparer les matières dans les sommaires ou dans certains textes;--placé après une virgule, un point-virgule ou un point, il renforce, pour ainsi dire, ce signe de ponctuation et accentue le changement de sens, la transition d'idées;--enfin, très souvent maintenant, il remplace la parenthèse. Ces deux derniers modes d'emploi nous viennent des typographes anglais. (Cf. TH. LEFEVRE, _loc. cit._, t. I, pp. 49-50; et DAUPELEY-GOUVERNEUR, _loc. cit._, pp. 30-31.)

- Trait d'union ou _division_.

Par une singulière fortune, le trait d'union porte en typographie le nom, à première vue contradictoire, de _division_. C'est que ce petit signe servant à la fois, selon les règles grammaticales aussi bien que typographiques, à unir certains mots et à indiquer en fin de ligne les coupures des mots par syllabes, on n'a envisagé, en grammaire, que le premier rôle, d'où le nom de _trait d'union_, et, en typographie, que le second, d'où le nom de _division_.

Sans relater tous les cas grammaticaux où l'on fait usage du trait d'union, nous remarquerons qu'on l'emploie en français: 1º entre les prénoms ou les initiales des prénoms d'une même personne: Jean-Jacques Rousseau; le jurisconsulte Jean-Baptiste-Victor Proudhon, et l'économiste socialiste Proudhon (P.-J.); les bibliographes Jacques-Charles Brunet, Techener (Jacques-Joseph), J.-M. Quérard, Renouard (A.-A.), etc.;--2º entre les noms du mari et de la femme, les noms propres composés, etc.: Bussy-Rabutin, Royer-Collard, Garnier-Pagès, etc.;--3º entre les mots désignant une ville, un département, une rue, une place, etc.[711]: Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), rue du Pré-aux-Clercs, rue Pierre-Charron, place Victor-Hugo, avenue Louis-Blanc. Mais cette règle n'est pas applicable aux prénoms étrangers ni à leurs initiales, ni, en général, d'après certaines _marches_ d'imprimerie, aux expressions géographiques ou topographiques non françaises, et l'on écrit sans trait d'union: Ebert (Friedrich Adolf), bibliographe allemand; John S. Billings, bibliographe américain; E. F. Taylor et Tedder (H. R.), bibliographes anglais; etc.[712];--et Civita Vecchia, New York, Oil City, Vera Cruz, San Francisco, San José del Morro, Santo Domingo, São Paulo, etc. (Cf. LECLERC, _loc. cit._, p. 136; RECLUS, _Géogr. univ._, index alphabétiques à la fin des volumes; etc.) Il est bien entendu que si les noms de Pierre Charron, Victor Hugo, Louis Blanc, au lieu de désigner une rue, une place, etc., s'appliquent à ces écrivains eux-mêmes, ils ne prennent pas de trait d'union.

Contrairement à un usage assez répandu, on ne met pas de traits d'union entre les noms propres composés d'un nom et d'un surnom: Julien l'Apostat, Jean sans Peur, Louis le Grand, etc.; à moins que ces noms ne désignent un monument, une rue, une place, etc.: la tour de Jean-sans-Peur, le lycée et la rue Louis-le-Grand, etc.

On emploie encore le trait d'union entre les mots exprimant des nombres inférieurs à cent: dix-sept, dix-huit, soixante-dix-neuf, deux cent quatre-vingt-quinze, etc.; excepté entre les noms de nombre unis par la conjonction _et_: vingt et un, soixante et onze, etc.

Placé entre deux chiffres ou nombres, le trait d'union tient lieu de la préposition _à_ ou de la conjonction _et_: pp. 12-19 (c'est-à-dire de la page 12 à la page 19 inclusivement); années 1862-69 (de l'année 1862 à l'année 1869 inclusivement); pp. 8-9 (pages 8 et 9); années 1896-97 (1896 et 1897). (Cf. LECLERC, _loc. cit._, pp. 149-150.)

Ajoutons, à propos de la _division_ typographique, qu'on s'est jadis quelquefois servi d'un double trait (=) pour indiquer les coupures de mot en fin de ligue.

« » Guillemets.

On place entre guillemets les citations, les dialogues, les locutions que l'on ne veut pas mettre en italique, mais sur lesquelles on désire néanmoins appeler l'attention, etc. «Nous ne saurions trop protester, en passant, contre l'introduction des informes guillemets anglais consistant en virgules retournées et apostrophes (“ ”): c'est simplement affreux, surtout dans les gros caractères. Nombre d'idées anglaises, qu'il est de bon genre d'adopter, sont dans ce cas.» (LECLERC, _loc. cit._, p. 148.) La protestation est des plus justifiées. Comme nous l'avons noté, dès la préface de ce livre, et avec attestation à l'appui, «rien ne réussit mieux en France que ce qui n'est pas français».

( ) Parenthèses.

[ ] Crochets.

Les parenthèses servent à enfermer, au milieu d'une phrase, «les mots formant un sens distinct et séparé, les incidences qui peuvent être supprimées sans nuire au sens général, les dates, renvois, sources diverses, indications, explications, réflexions, etc., les mots et phrases venant en sous-titre.» (LECLERC, _loc. cit._, p. 145.)

Les crochets s'emploient pour enclore une restitution de texte; pour enfermer, au début d'un article, soit une note, soit une introduction de plus ou moins d'étendue et généralement composée en caractère différent; soit encore pour placer une intercalation dans une autre déjà mise entre parenthèses. On emploie aussi un crochet dans la composition des vers pour rattacher le mot ou la fraction de mot excédant la justification.

... Points suspensifs.

Voir Astérisque.

(?) Point d'interrogation entre parenthèses.

Placé après un mot ou une phrase, ce point d'interrogation indique que ce mot est douteux, que cette phrase suggère une incertitude dans l'esprit de l'auteur, comme s'il s'interrogeait et se demandait: Est-ce bien cela?

(!) Point d'exclamation entre parenthèses.

Indique une chose bizarre, déraisonnable ou grotesque, digne de provoquer l'étonnement, le rire ou la moquerie.

§ § Paragraphe.

Signe abréviatif des parties d'un chapitre, d'un article, d'un titre, etc.: Chap. XV, § 5.

* * Astérisque.

L'astérisque (petit astre, petite étoile), qui, dans les anciens manuscrits, servait à indiquer quelque défectuosité dans le texte, s'emploie aujourd'hui comme _appel de note_ ou désignation conventionnelle, pour séparer les deux parties d'un verset. Il s'emploie aussi, au nombre de trois, comme abréviation d'un nom propre: Le comte de M***; Arouet de V***. Au lieu de trois astérisques, on peut en mettre autant qu'il y a de lettres supprimées: Arouet de Voltaire, par exemple, s'écrirait: Arouet de V*******. Dans ce dernier cas, on remplace souvent maintenant les astérisques par des points placés en pied de ligne: Arouet de V........ Il va sans dire qu'ici le dernier point--point final de la phrase--est en plus et ne compte pas. Lorsqu'on veut indiquer une suppression dans un texte, dans un titre de livre, etc., on se sert également de ces points, dits _points de suspension_ ou _points suspensifs_. Quelle que soit l'étendue de la suppression, trois points suffisent pour l'indiquer, ainsi que nous l'avons dit[713]; mais, ici comme tout à l'heure, la ponctuation exigée par le sens de la phrase s'ajoute et n'entre pas en compte.

Les astérisques, disposés en triangle (⁂) à la fin d'un paragraphe, au milieu d'une ligne de blanc, tiennent lieu de filet de séparation ou de _cabochon_ (petit fleuron, figurine ou vignette, qu'on emploie en typographie, surtout dans la composition des journaux, pour les séparations de texte et les en-tête d'alinéas). Si cette fin de paragraphe tombe au bas de la page ou de la colonne, la ligne de blanc, c'est-à-dire les astérisques ou le cabochon, est mieux placée en tête de la page ou de la colonne suivantes. (Cf. LECLERC, _loc. cit._, p. 151.)

† Croix.

La croix, appelée aussi _poignard_ ou _obélisque_ et anciennement _obèle_ (ὀβελός, broche, épieu), s'emploie dans les livres d'église et dans les dictionnaires avec une valeur conventionnelle. Dans une biographie, placé devant un millésime, ce signe indique que le décès du personnage a eu lieu à cette date. La croix sert aussi (servait surtout) de renvoi à des notes marginales. Dans les ouvrages de géographie, elle sert à indiquer un évêché, tandis que l'archevêché a pour signe ☨.

¶ Pied-de-mouche.

S'employait autrefois, ainsi que la croix et l'astérisque, pour marquer un renvoi, comme _appel de note_. Servait aussi à signaler dans un texte des passages spéciaux, à indiquer des séparations et à accentuer, en quelque sorte, certains alinéas.

℣ Verset.

℟ Répons.

Ces deux signes sont employés dans les livres d'église (paroissiens, missels, bréviaires, etc.) pour indiquer, le premier, les _versets_ de l'Écriture sainte qui se disent ou se chantent aux offices, et forment leçons ou chapitres; et l'autre, les paroles (_réponses_ ou _répons_), ordinairement tirées aussi de l'Écriture sainte, qui se disent ou se chantent après les leçons ou chapitres. (Cf. LITTRÉ, _Dictionn._)

&, _&_ Et (conjonction).

☞ Index.

C'est-à-dire: Voyez, remarquez.

| ou || / ou // Trait ou double trait vertical ou oblique.

Dans la copie d'un texte imprimé et particulièrement d'un titre, ces traits servent à indiquer les divisions des lignes, les fins de lignes. (Voir _supra_, chap. VIII, pp. 249-252.)

Dans certains incunables, les traits obliques / ou // remplacent les virgules et les alinéas. (Voir _Encyclop. britannica_, t. III, p. 653, col. 2.)

[¶]

Dans les incunables, ce signe indique des alinéas qu'on désire caractériser, des phrases qu'on veut détacher du texte davantage. Le signe typographique actuel [C carré], employé dans la correction des épreuves et indiquant l'alinéa ordinaire, en est dérivé. (Voir _supra_, chap. VIII, p. 250, 2e ligne du bas.)

VI.--BIBLIOGRAPHIE

Nous aurions voulu faire suivre chacun de nos chapitres d'un index bibliographique relatif à la question spéciale traitée dans ce chapitre (_Amour des livres et de la lecture_, _Papier_, _Format_, _Impression_, etc.); mais la plupart des ouvrages de bibliographie et de bibliotechnie embrassant un ensemble de questions, et non pas uniquement une spécialité, il aurait fallu réindiquer les mêmes sources et nous répéter presque invariablement dans chacune de ces «bibliographies». Aussi avons-nous jugé à la fois plus rationnel et plus simple de les réunir toutes en une seule, comprenant la liste, non certes de tous les ouvrages traitant de ce sujet si complexe, la bibliographie[714], mais du moins des principaux et de tous ceux où nous avons puisé et où les lecteurs pourront fructueusement recourir à leur tour[715]. Les références indiquées dans les notes de nos divers chapitres pourraient du reste, à la rigueur, tenir lieu respectivement de «bibliographies spéciales».

Sans doute les ouvrages portés sur cette liste sont de valeur parfois fort différente. A côté d'œuvres très consciencieusement élaborées et d'une réelle et profonde érudition, on trouvera des traités tout à fait élémentaires ou même des volumes insuffisamment documentés, rédigés sans préparation ni soin; mais, nous souvenant qu'«il n'est pas de mauvais livre d'où l'on ne puisse tirer quelque chose d'utile[716]», nous n'avons pas cru devoir exclure ces _scriptores minores_, puisque nous les avions consultés, voire utilisés.

Afin de ne pas démesurément compliquer cette nomenclature, et de donner cependant quelque idée de l'importance matérielle de ces sources, nous n'avons mentionné le nombre de pages que pour les volumes, les plaquettes plutôt, n'excédant pas 100 pages.

ACHARD (C.-F.), _Cours élémentaire de bibliographie_. Marseille, 1806-1807. 3 vol. in-8.

L'auteur déclare avoir mis son ouvrage «à la portée des élèves des lycées et des écoles secondaires». D'après la _Grande Encyclopédie_ (art. Bibliographie, t. VI, p. 605), c'est le premier essai d'introduction de la bibliographie dans l'enseignement.

ADELINE (JULES), _Lexique des termes d'art_. (Bibliothèque de l'enseignement des beaux-arts). Paris, Quentin, s. d. In-8.

AIMÉ-MARTIN (L.), _Plan d'une bibliothèque universelle; Études des livres qui peuvent servir à l'histoire philosophique et littéraire du genre humain,--suivi du Catalogue des chefs-d'œuvre de toutes les langues et des ouvrages originaux de tous les peuples_. (Introduction au Panthéon littéraire.) Paris, Desrez, 1837. In-8.

ALKAN (aîné), _les Livres et leurs ennemis_. Paris, Techener, 1883. In-8. 16 pp. (Extrait du _Bulletin du bibliophile_, mai 1883.)

_Annales littéraires_, publication collective des bibliophiles contemporains. Paris, imprimerie Quantin. In-8.

Ouvrage publié par les membres de l'«Académie des beaux livres» (fondée et présidée par OCTAVE UZANNE), et non mis dans le commerce. Commencée en 1890, cette publication, qui comprend 5 volumes, a cessé en 1894.

_Annuaire du bibliophile, du bibliothécaire et de l'archiviste_, publié par LOUIS LACOUR. Paris, Meugnot, 1860-61-62-63. 4 vol. in-18.

BACKER (LOUIS DE).

Voir ROUVEYRE (ÉDOUARD) et UZANNE (OCTAVE).

BARBIER (ANT.-ALEX.), _Dictionnaire des ouvrages anonymes_..., suite de la seconde édition des _Supercheries littéraires dévoilées_, par J.-M. QUÉRARD. Paris, Daffis, 1872-1879. 4 vol. in-8.

BERALDI (HENRI), _la Reliure du XIXe siècle_. Paris, Conquet, 1894-1897. 4 vol. in-4.

Id. _Voyage d'un livre à travers la Bibliothèque nationale._ Paris, Masson, 1893. In-4. 45 pp. (Publié originairement dans _la Nature_, 1893, 2e semestre, pp. 35, 65, 134, 247.)

Monographie succincte des diverses opérations par lesquelles passe un livre depuis son entrée à la Bibliothèque nationale jusqu'à sa mise en lecture.

_Bibliographe moderne (le)_, Courrier international des archives et des bibliothèques, publié sous la direction de M. Henri Stein. Bimensuel[717]. (Fondé en 1897.)

_Bibliographie de la France_, Journal général de l'Imprimerie et de la Librairie. Hebdomadaire. (Fondé en 1811.)

BLADES (WILLIAM), _les Livres et leurs ennemis_. Trad. de l'anglais. Paris, Claudin, 1883. In-8.

BLANC (CHARLES), _Grammaire des arts décoratifs_. Nouv. édit. Paris, Laurens, s. d. (Principalement la Reliure, pp. 336-363.)

BLANCHEMAIN (PROSPER).

Voir ROUVEYRE (ÉDOUARD) et UZANNE (OCTAVE).

BLANCHON (H.-L.-ALPH.), _l'Art et la Pratique en reliure_. (Bibliothèque des professions industrielles, commerciales, agricoles et libérales). Paris, Hetzel, s. d. In-18.

BLONDEL (SPIRE), _l'Art intime et le Goût en France_ (Grammaire de la Curiosité). Paris, Rouveyre et Blond, 1884. In-4. (Principalement le chap. XXVI, les Reliures, pp. 317-332.)

BOLLIOUD-MERMET, _De la bibliomanie_. La Haye, s. n. d'édit., 1765. In-8. (Publié s. n. d'aut.--Une nouvelle édit. de cet opuscule de 111 pp. a paru en 1865 chez Jouaust avec notice de PAUL CHÉRON.)

Id. _Essai sur la lecture_. Amsterdam et Lyon, Duplain, 1765. In-8. (s. n. d'aut.)

BONNANGE (FERDINAND), _Projet d'un catalogue universel des productions intellectuelles_. Mémoire sur les moyens à employer pour dresser rapidement des catalogues exacts et complets des richesses renfermées dans les bibliothèques, etc. Paris, Gauthier-Villars, 1874. In-8. 39 pp.

BONNARDOT (A.), _Essai sur l'art de restaurer les estampes et les livres, ou Traité sur les meilleurs procédés pour blanchir, détacher, décolorier, réparer et conserver les estampes, livres et dessins_. 2e édit. Paris, Castel. 1858. In-8. (La 1re édit. est de 1846.)

Id. _De la réparation des vieilles reliures, Complément de l'Essai sur l'art de restaurer les estampes et les livres, suivi d'une Dissertation sur les moyens d'obtenir des duplicata de manuscrits._ Paris, Castel, 1858. In-8. 73 pp.

BOSQUET (ÉM.), _Barêmes ou Devis de travaux de reliure (établis au moyen de 48 tableaux)_. Paris, chez l'auteur, 1892. In-4.

Id. _La Reliure, études d'un praticien sur l'histoire et la technologie de l'art du relieur-doreur_. Paris, Lahure, 1894. In-8.

Id. _Traité théorique et pratique de l'art du relieur..._ Paris, Baudry, 1890. In-8.

BOUCHOT (HENRI), _le Livre_, l'illustration, la reliure. Étude historique sommaire. (Bibliothèque de l'enseignement des beaux-arts). Paris, Quantin, s. d. In-8.

C'est surtout au «livre illustré» que cette étude est consacrée.

Id. _Les Reliures d'art à la Bibliothèque nationale_. Paris, Rouveyre, 1888. In-8.

BOULARD (M.-S.), _Traité élémentaire de bibliographie_. Paris, Boulard, an XIII (1804). In-8.

BOURQUELOT (FÉLIX).

Voir QUÉRARD.

BOUTMY (EUGÈNE), _Dictionnaire de l'argot des typographes_. Paris, Marpon et Flammarion, 1883. In-18.

BRUN (M.-A.), _Manuel pratique et abrégé de la typographie française_. Paris, Didot, 1825. Petit in-12.

Dans ce volume, qui comprend 233 pp., aucun mot n'a été divisé à la fin des lignes; malgré cela, l'espacement en est très régulier. Pour arriver facilement à ce résultat, qu'on a qualifié de «véritable tour de force typographique» (LECLERC, _loc. cit._, p. 116), il suffit que l'auteur vienne en aide au compositeur, et ajoute ou supprime, selon la circonstance, quelques mots du texte.

BRUNEL (GEORGES), _le Livre à travers les âges_, numéro unique résumant l'histoire du Livre depuis les origines de l'écriture, publié sous la direction de CHARLES MENDEL par GEORGES BRUNEL (avec divers collaborateurs). Paris, Mendel, 1894. In-4. 51 pp.

BRUNET (GUSTAVE), _Dictionnaire de bibliologie catholique, présentant un exposé des principaux objets de la science des livres_. (Encyclopédie Migne.) Paris, Migne, 1860. Grand in-8.

Id. _Études sur la reliure des livres et sur les collections de bibliophiles célèbres_. Bordeaux, Vve Moquet, 1891. In-8.

Id. _Fantaisies bibliographiques_. Paris, Jules Gay, 1864. In-16.

_Etc., etc._

Voir BRUNET (JACQUES-CHARLES), QUÉRARD, et ROUVEYRE.

BRUNET (JACQUES-CHARLES), _Manuel du libraire et de l'amateur de livres_. Paris, Didot, 1860-65. 6 vol. in-8; auxquels font suite: t. VII, Dictionnaire de géographie ancienne et moderne à l'usage du libraire et de l'amateur de livres... par UN BIBLIOPHILE (PIERRE DESCHAMPS), 1870;--t. VIII et IX, Supplément, par PIERRE DESCHAMPS et GUSTAVE BRUNET, 1878.

Voir _Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire_.

_Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire_, revue mensuelle fondée en 1834, par CH. NODIER, JÉRÔME PICHON, PAUL LACROIX, G. PEIGNOT, J.-C. BRUNET, etc. Paris, Techener.

BURY (RICHARD DE), _Philobiblion, excellent traité sur l'amour des livres_. Trad. par HIPPOLYTE COCHERIS. Paris, Aubry, 1856. In-16.

CHAILLOT (P.).

Voir LIBRAIRE (UN).

CHARPENTIER (PAUL), _le Papier_ (tome X de l'_Encyclopédie chimique_, publiée sous la direction de M. FREMY). Paris, Dunod, 1890. In-8.

CHASSANT (L.-ALPH.), _Dictionnaire des abréviations latines et françaises usitées dans les inscriptions lapidaires et métalliques, les manuscrits et les chartes du moyen âge_, 3e édit. Paris, Aubry. 1866. In-18.

CHEVILLIER (ANDRÉ), _l'Origine de l'imprimerie de Paris_, dissertation historique et critique. Paris, Jean de Laulne, 1694. In-4.

CHRISTIAN (A.), directeur de l'Imprimerie nationale, _Origines de l'imprimerie en France_. Conférences faites les 25 juillet et 17 août 1900. Paris, Imprimerie nationale, 1900. In-4.

Très intéressante étude, composée en beaux caractères anciens, et ornée de nombreuses planches reproduisant des pages de manuscrits et d'incunables, d'anciennes gravures, des premières marques d'imprimeurs, etc.: «pages superbes, tirées en _types nationaux_,» a dit M. LÉON BOURGEOIS (p. XV).

CLARETIE (JULES), _Causerie sur ma bibliothèque_, in _Annales littéraires_, publication collective des bibliophiles contemporains, 1890, pp. 5-30. Paris, imprimerie Quantin, 1890. In-8.

_Classification décimale_, Tables générales abrégées. Bruxelles, Office international de bibliographie, 1897. In-8. 73 pp.

CLAUDIN (ANATOLE), _Histoire de l'imprimerie en France au XVe et au XVIe siècle_. Paris, Imprimerie nationale, 1900. T. I et II. (En cours de publication.)

Voir, du même auteur, des monographies sur l'origine de l'imprimerie à Paris, à Toulouse, Albi, Bordeaux, Limoges, Auch, Saint-Lô, etc.

COCHERIS (HIPPOLYTE).

Voir BURY (RICHARD DE).

CONSTANTIN (L.-A.), _Bibliothéconomie, ou Nouveau Manuel complet pour l'arrangement, la conservation et l'administration des bibliothèques_ (Manuels Roret). Nouv. édit. Paris, Roret, 1841. In-18.