Une bibliothèque L'art d'acheter les livres, de les classer, de les conserver et de s'en servir
Part 21
«Les professeurs, pères de famille, maîtres de pension, instituteurs ou autres personnes chargées de surveiller la jeunesse studieuse, feront bien de ne pas perdre de vue ce danger.
«Un avis pourrait même être affiché dans les bibliothèques et salles de lecture pour mettre le public en garde contre cette fâcheuse habitude[672].»
Les preuves abondent de la réalité de ce péril, de la fréquence de cette contagion, et nous n'avons, pour en fournir, que l'embarras du choix.
Dernièrement, à Kharkow, chef-lieu de gouvernement de la Russie méridionale, «une véritable épidémie de tuberculose s'était abattue sur les employés de la municipalité, surtout sur ceux spécialement affectés aux archives. Émus de cet état de choses, les médecins soumirent ces archives à des analyses bactériologiques et micrographiques, et constatèrent bientôt que les bacilles de Koch y pullulaient. L'enquête établit que l'employé préposé très longtemps auparavant aux archives, tuberculeux à la dernière période, avait la mauvaise habitude de se mouiller le doigt avec de la salive pour feuilleter et compulser les pièces. Il avait ainsi contaminé les archives soumises à sa garde; les bacilles, avec le temps, s'y étaient développés et avaient créé un véritable foyer de tuberculose qui avait infecté les employés. Que ceci serve de leçon aux personnes qui ont la mauvaise habitude de ne pouvoir feuilleter un livre sans l'intervention de la salive. Avis aussi à celles qui empruntent des livres aux cabinets de lecture, livres prêtés en grand nombre aux malades de toute sorte[673].»
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La prohibition des annotations marginales formulée par Harold Klett dans le susdit article _Don't_, s'explique et se justifie d'elle-même, lorsqu'il s'agit des livres d'une bibliothèque publique: si chaque lecteur s'avisait de mentionner, sur chaque ouvrage qu'il emprunte, ses impressions ou remarques personnelles, les marges des plus grands in-folio n'y suffiraient pas, et les volumes seraient dans un étrange état.
Mais, si l'on considère une bibliothèque privée, et c'est notre cas, la même restriction doit-elle être maintenue? En d'autres termes, avons-nous tort ou raison de souligner des passages ou d'inscrire des notes sur des livres qui nous appartiennent et ne sont qu'à nous?
Dans son _Traité élémentaire de bibliographie_, Sylvestre Boulard a vivement combattu cette habitude.
«Ces soulignures sont des taches qui font du tort à la vente de l'ouvrage, écrit-il[674]... Ces notes ne sont que des taches désagréables pour la plus grande partie des acquéreurs.»
Maître Boulard était, sinon orfèvre, du moins libraire et expert en librairie; on ne s'en aperçoit que trop ici. Est-ce que nous recherchons et collectionnons des livres pour en trafiquer? Est-ce que notre bibliothèque a été formée par nous peu à peu, amoureusement et pieusement, pour être ensuite cédée à bon prix, avec beaux bénéfices, et avons-nous à nous préoccuper de cette vente avant ou après décès?
Nullement. Nos livres sont notre bien, et il s'agit d'en jouir à notre convenance et d'en profiter de notre mieux. Ce sont des instruments que nous avons certes le devoir de soigner et de ménager, mais que nous avons aussi le droit de rectifier et de compléter; ou plutôt ce sont des collaborateurs, des compagnons, que nous nous plaisons à consulter[675], mais dont nous ne sommes pas tenus d'adopter sans réplique tous les avis, avec lesquels nous avons licence de douter et d'objecter, que nous contrôlons, reprenons et amendons au besoin.
Le lecteur qui veut mettre à profit, savourer et conserver le fruit de ses lectures, doit forcément marquer de quelque signe les passages qui le frappent le plus, inscrire dans la marge, de côté, en tête ou en pied, au crayon,--le crayon suffit, la plume prendrait trop de temps, et le papier peut boire d'ailleurs,--telle remarque, telle critique, qui vous vient à l'esprit, ou telle comparaison que cet endroit vous suggère. Il n'est pas question ici, bien entendu, de ces annotations ou exclamations dont certains commentateurs surchargeaient jadis les bas de pages des ouvrages classiques: «Beau!» «Superbe!» «Admirable!» «Sublime!» etc., de ce qu'on pourrait appeler «les notes bêtes»; ce ne sont que «les notes utiles» que nous approuvons et conseillons, les rectifications d'abord, puis les rapprochements et analogies de forme ou de fond, les objections, etc. De cette façon et dans ce sens, c'est un charme que d'annoter ses livres, et, pour le connaître et l'apprécier, ce charme, ainsi que nous en avertit l'érudit et judicieux Gustave Brunet[676], «il faut l'avoir goûté».
Je sais qu'il y a des livres si beaux, si splendidement édités, qu'on n'ose appuyer le crayon sur leurs pages et altérer la blancheur de leurs marges; ceux-ci, regardez-les, contemplez-les, admirez-les; mais ayez quelque autre édition de ces ouvrages, une édition moins luxueuse et plus abordable, avec qui vous puissiez converser et discuter. Ou bien encore, et pour tout concilier, inscrivez vos notes, non dans les marges, mais sur une fiche simple ou double, avec renvois aux pages, et placez ensuite cette fiche en tête ou à la fin du volume. Mais nombre de travailleurs et de liseurs préféreront toujours se servir des marges.
Il n'est guère de véritable ami des livres et des Lettres qui ne l'ait commise, cette profanation, qui n'ait perpétré ce prétendu crime d'annotation, et ne se soit livré, involontairement ou de parti pris, à cette muette mais délectable et très profitable causerie. Racine chargeait de gloses certains de ses volumes, Voltaire pareillement; et le président de Thou, si soucieux cependant de la beauté et de l'intégrité de ses livres; et l'évêque Huet, «de tous les hommes, celui qui a peut-être le plus lu[677]»; et La Monnoye, Mirabeau, Morellet, Naigeon, Alfieri, Dulaure, Letronne, l'astronome Lalande, le poète Lebrun-Pindare, Paul-Louis Courier, Boissonade, Éloi Johanneau, Charles Nodier, Jacques-Charles Brunet, etc., etc., sans compter ce «Jamet le jeune, qui, au dire de Nodier précisément, doit sa célébrité parmi les bibliophiles aux notes dont il aimait à couvrir les gardes, les frontispices et les marges de ses livres[678]». Quant au marquis de Paulmy, c'était exclusivement sur les feuillets de garde qu'il inscrivait ses annotations, notamment l'analyse critique qu'il avait coutume de faire de chacun des ouvrages entrant dans sa bibliothèque, et, «tout grand seigneur qu'il était, ses notices n'en sont pas plus bêtes; elles doublent même la valeur vénale de l'exemplaire, au lieu de la diminuer[679]».
Oui, la meilleure manière de prouver à nos livres tout le cas que nous faisons d'eux et toute l'affection que nous leur portons, c'est, non de les considérer comme «sacrés», à la façon des Cantiques de Lefranc de Pompignan[680]; mais bien, au contraire, de les fréquenter et compulser le plus possible, de les traiter en camarades et confidents, avec lesquels on aime à deviser et discuter, à se rappeler, conférer et s'épancher.
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En terminant, pour prendre congé du lecteur et le laisser sur ce qu'on nomme la bonne bouche, adressons à ces chers livres, comme un dernier salut et un suprême hommage, cet hymne de gratitude, d'amour et de glorification, composé à leur los:
«Livres, don précieux, par qui existe le commerce intime des âmes dès ce monde, trésor impérissable, si doux à acquérir, si facile à conserver, soutien de l'âme fatiguée, consolation pour les mauvais jours, moyen sublime d'obtenir pour nous-mêmes et de répandre sur nos frères la joie sereine, la vérité, l'amour, «la chose la meilleure qui soit en nous!» puissiez-vous être l'objet d'une affection véritable et digne de vous! Puisse le culte de l'intelligence renaître et se conserver pur! Puisse la soif des grandes choses ramener la foule dédaigneuse, qui s'éloigne, vers vous, source féconde d'où s'épanchent la lumière qui grandit toujours et la vie qui ne finit pas[681].»
APPENDICE
I.--ABRÉVIATIONS
A propos des incunables (chap. III, pp. 70-71, note 171), nous avons dit un mot de certaines abréviations nommées les unes _sigles_, les autres _notes tironiennes_. Nombre de ces anciennes marques, initiales, lettres enclavées, signes et formules brachygraphiques[682], sont encore usités fréquemment, et il n'est pas inutile de les connaître. Exemples: IHS ou I. H. S., Jhesus Christus ou Jesus Hominum Salvator;--INRI ou I. N. R. I., Jesus Nazareus Rex Judæorum;--X, XRS, Χρ, Christus, Χριστός;--D. M., Dîs manibus ou Deo magno;--D. O. M., Deo optimo maximo;--M. P., Maximus pontifex;--S. P. Q. R., Senatus populusque romanus;--S., saint;--SS., saints, ou sanctissimus;--TH. ou Θ, la mort, ou décédé (de θάνατος);--etc.
Quantité de termes du langage courant ou de cérémonie sont très souvent représentés par leurs abréviatifs: M., monsieur;--MM., messieurs;--Mmes, mesdames;--Mlles, mesdemoiselles;--Mgr., Monseigneur;--S. A., Son Altesse;--LL. AA. RR., Leurs Altesses Royales;--S. É., Son Éminence;--S. E. ou S. Exc., Son Excellence;--S. S., Sa Sainteté;--S. G., Sa Grandeur;--S. Gr., Sa Grâce;--N. S. P., Notre Saint Père (le pape);--PP., Pères (de l'Église);--R. P., Révérend Père;--etc.
La grammaire a de nombreuses abréviations spéciales: adj., adjectif;--adv., adverbe;--art., article;--pr. ou pron., pronom;--m. ou masc., masculin;--f. ou fém., féminin;--s. ou sing., singulier;--p., pl. ou plur., pluriel;--syn., synonyme;--etc.
La géographie a les siennes: N., Nord;--S., Sud;--E., Est;--O., Ouest;--N.-N.-E., Nord-Nord-Est;--fl., fleuve;--affl., affluent;--confl., confluent;--mont., montagne;--dép. ou dépt., département;--arr. ou arrond., arrondissement;--etc.
La chimie a, dans sa nomenclature, toute une série d'abréviatifs, on pourrait dire de _sigles_: O, oxygène;--Az, azote;--H, hydrogène;--Hg, mercure (_hydrargyrus_);--Cl, chlore;--S, soufre;--K, potassium (anciennement kalium, de l'arabe _kaly_ ou _kali_);--AzH³, ammoniaque;--SO², acide sulfureux;--SO³, acide sulfurique;--etc.
Le système métrique: g. ou gr., gramme;--m., mètre;--hect., hectare;--centigr., centigramme;--c., cent. ou centim., centimètre;--c. ou cent., centime;--f. ou fr., franc;--cmq, cm², centimètre carré;--cmc, cm³, centimètre cube;--etc.
Les mathématiques, outre les abréviations: cos., cosinus;--log., logarithme;--sin., sinus;--tg. ou tang., tangente;--C. Q. F. D., ce qu'il fallait démontrer;--etc., ont de nombreux signes brachygraphiques: + plus; − moins; × multiplié par; ÷ divisé par; = égal; > plus grand; < plus petit; ∞ infini; ∫ somme; etc.
De même pour la musique, la botanique, l'astronomie, la météorologie, la médecine, la pharmacie, etc., toutes les branches du savoir humain.
Nous nous sommes borné, dans la liste suivante, aux abréviations concernant spécialement l'objet de notre livre, aux abréviations bibliographiques.
Nous ferons à leur sujet, aussi bien d'ailleurs qu'au sujet des abréviations en général, quelques observations:
1º Afin que les abréviations ne pussent être confondues les unes avec les autres, il serait bon de ne pas les exagérer jusqu'à représenter un mot par sa lettre initiale seulement, quand cette initiale est celle d'un autre mot fréquemment employé, et par cela même pouvant être abrégé. Malheureusement, il n'y a pas de règles fixes, et les libraires écrivent aussi bien _f._ que _fasc._ pour _fascicule_; _f._ que _form._ pour _format_; _p._ pour _page_, aussi bien que pour _papier_, _petit_, _peigne_ (tranches peigne)[683], etc. L'habitude, la pratique et aussi le sens de la phrase aideront à débrouiller ces confusions[684].
2º En revanche, typographiquement et théoriquement, la suppression de la lettre finale toute seule est condamnée comme inutile: «les abréviations d'une lettre ne sont pas acceptées» (LECLERC, _loc. cit._, p. 158); et cela se conçoit, puisque cette lettre finale est remplacée par un point, c'est-à-dire par un signe occupant une place équivalente à celle de la lettre enlevée. Ainsi on n'écrira pas, ou plutôt on ne devrait pas écrire, _pag._ pour _page_, mais _p._; _tom._ pour _tome_, mais _t._; _librair.-édit._ pour _libraire-éditeur_, mais _libr.-édit._ Cependant, on rencontre fréquemment des abréviations de ce genre; il en est même qui sont incontestablement admises, comme _loc. cit._, pour _loco citato_, au lieu de _l. cit._ ou _l. c._ C'est que ces simples lettres: _l._ (pour _loco_), _p._ (pour _page_), _t._ (pour _tome_), etc., semblant insuffisantes et incompréhensibles, on a jugé utile d'en laisser plusieurs devant elles, de moins écourter le mot, et, comme on ne doit régulièrement s'arrêter qu'après une consonne (_loc._, pag., tom., etc.), seule, la voyelle finale s'est trouvée retranchée.
3º On ne devrait jamais terminer une abréviation après une voyelle; mais comment, par exemple, abréger distinctement les mots _blanc_ et _bleu_? Certains libraires n'hésitent donc pas à se servir, dans leurs catalogues, de l'abréviation _bla._, pour _blanc_, _blanche_; à écrire _chi._, pour _chine_, etc. La règle, mais règle fréquemment inobservée sans risque d'ambiguïté ni de confusion, c'est «d'exprimer, dans toute abréviation, la ou les consonnes qui appartiennent à la première syllabe non énoncée» (DAUPELEY-GOUVERNEUR, _loc. cit._, p. 93); par conséquent, d'écrire: _arch._ pour _archives_, _bibl._ ou _biblioth._ pour _bibliothèque_, _bull._ pour _bulletin_, _dict._ ou _dictionn._ pour _dictionnaire_, _fasc._ pour _fascicule_, _hist._ pour _histoire_; et non: _arc._, _bib._, _bul._, _diction._, _fas._, _his._ Cependant, on rencontre couramment _let._ (au lieu de _lettr._) pour _lettres_, _lig._ (au lieu de _lign._) pour _lignes_, _œuv._ (au lieu de _œuvr._) pour _œuvres_, etc., etc.
4º Encore en règle générale et sans qu'il y ait là un principe absolu, il vaut mieux, dans une locution, un titre d'ouvrage, etc., qu'on veut abréger, faire supporter l'abréviation au substantif. (Cf. LECLERC, _loc. cit._, p. 156.) Ainsi on écrira: _Classific. décimale_ plutôt que _Classification décim._ La raison de cette règle, c'est que, toujours d'une façon générale, l'abréviation du substantif se saisit mieux que celle de l'adjectif: _Prescript. trentenaire_, par exemple, est plus clair que _Prescription trenten._ Cependant, on écrira: _Miscellanées bibliogr._, de préférence à _Miscell. bibliographiques_. L'essentiel est d'épargner au lecteur toute hésitation et toute peine, et de se faire promptement et parfaitement comprendre.
5º Enfin, et contrairement aux procédés suivis dans les anciens manuscrits et les premiers livres, il convient, dans les textes ordinaires, d'user des abréviations le moins possible. Elles nuisent presque toujours au bon aspect typographique. Ce n'est que dans les notes et dans les ouvrages spéciaux: dictionnaires, grammaires, catalogues, annuaires, manuels, guides, vade-mecum, etc., qu'elles peuvent être employées avec plus ou moins de réserve, et sont couramment admises.
A., a., an., _A._, _a._, _an._ an, année; _anno_ (lat.). Voir _Locutions latines_. a., az. azuré, s. (f. a.: fers azurés). _A. C._, _an. Chr._ _anno Christi_ (lat.). Voir _Loc. lat._ à comp. à compartiments. _A. D._, _an. Dom._, _an. dni._ _anno Domini_ (lat.). Voir _Loc. lat._ _ad verb._ _ad verbum_ (lat.). Voir _Loc. lat._ à. fr. à froid. _Amst._ _Amstelodami_ (lat.): à Amsterdam. an., ann. année; annuel, le. anast., anastat. anastatique (livre, planche, reproduction, etc., anastatique[685]). anc. ancien, ne. ang., angl. anglais, e (r. angl.: reliure anglaise). anon. anonyme. ant. antique; antiqué, e. (tr. ant.: tranches antiquées[686]). _Antverp._ _Antverpiæ_ (lat.): à Anvers. _ap._ _apud_ (lat.). Voir _Loc. lat._ app. appendice. aquar. aquarelle, s. art. article. _art._ _articulus_ (lat.). Voir _Loc. lat._ atl. atlantique; atlas (f. atl.: format atlantique). _Aug. Vind._ _Augustæ Vindelicorum_ (lat.): à Augsbourg. aut. auteur. aut., autog. autographe; autographié, e. av. la let. avant la lettre. av. let. avec lettre. av. rem. avec remarque. az., a. azuré, s. (f. az.: fers azurés).
b. basane; bois (gr. s. b.: gravures sur bois). bas., b. basane. bas. gran. basane granitée. bibl., bibliogr., bibliograph. bibliographe; bibliographie, ique. bibl., biblioph. bibliophile; bibliophilie. bibl., biblioth. bibliothèque. bl. bleu, e. bla. blanc, che. blas. blason. Br., br., Brad., brad. Bradel, bradel (cart. brad.: cartonnage bradel). br. brun, e. br., bro. broché, e. br., broch. brochure. bull. bulletin.
C., c., Ch., ch., Chi., chi. Chine, chine. c. chiffré (ffc.: feuillets chiffrés); coins; cuir. c.-à-d. c'est-à-dire. cap., _cap._ capitale; _capitulum_ (lat.): chapitre. Voir _Loc. lat._ car., caract. caractère, s. car. elz., goth., caractères elzeviriens, ital., micr., gothiques, italiques, rom., r. et n. microscopiques, romains, rouges et noirs. cart. carton; cartonnage; cartonné, e. cart. Brad. ou brad. cartonnage bradel. cart. n. r. cartonné non rogné. catal. catalogue. c. d. R. cuir de Russie. c. et ferm. coins et fermoirs. cf., cfr. conférer: «comparer, faire collation, en parlant de textes» (Littré.) _c. f._ _cum figuris_ (lat.). Voir _Loc. lat._ ch. chant. ch., chagr. chagrin. ch., chap. chapitre. Chi., chi., Ch., ch., C., c. Chine, chine. chiff., c. chiffré, e. ch.-l. chef-lieu. _Ch. M._, _ch. m._ _charta magna_ (lat.). Voir _Loc. lat._ chrom., chromolith. chromolithographie. citr. citron. col. colorié, e. col., colon. colonne, s. comp. compartiments; composé, e. comp., compl., cp., cplt. complet, ète. coul. couleur. couv. couverture. couv. impr. couverture imprimée. couv. fact. couverture factice. cp., cplt., comp., compl. complet, ète.
D. dom, don (D. Calmet: dom Calmet). d. date (s. d.: sans date); de; demi; doré; doublé, e. d.-b. demi-basane. d.-ch. demi-chagrin. d. d. t. doublé de tabis. déd. dédicace. déd. aut. dédicace autographe. déd. impr. dédicace imprimée. déd. man. ou manus. dédicace manuscrite. _del._ _delineavit_ (lat.). Voir _Loc. lat._ dent.; dent. int. dentelle; dentelle intérieure. dern. dernier, ère. des. dessin, s. div., Don, Dons division, s. D.-M. docteur-médecin. D.-M. P. docteur-médecin de la Faculté de Paris. d.-m. demi-maroquin. Dº, dº dito (de l'ital. _detto_): déjà dit, énoncé précédemment. dor. s. t., d. s. t. doré sur tranches. doub. double; doublé, e. Dr, Dr docteur. dr. droite. d.-r., d.-rel., demi-rel. demi-reliure. dupl. duplicata. d.-v. demi-veau.
éb. ébarbé, e. éc. écaille. éd., édit. éditeur, édition. e.-f. eau-forte, eaux-fortes. elz. elzevier; elzevierien, ne. encadr. encadrement, s. enl. enluminé, e. entr. entrelacs. env. d'aut. envoi d'auteur. _eod. loc._ _eodem loco_ (lat.). Voir _Loc. lat._ _epist._ _epistola, æ_ (lat.). Voir _Loc. lat._ épr. épreuve, s. est. estampe; estampé, e. etc., &c.; etc., &c. _et cætera_ (lat.). Voir _Loc. lat._ &., & et. ex., p. ex. exemple; par exemple. ex.; exempl. exemplaire, s. _excus._ _excusum_ (lat.). Voir _Loc. lat._ extr. extrait. _ex typ._ _ex typographia_ (lat.). Voir _Loc. lat._