Une bibliothèque L'art d'acheter les livres, de les classer, de les conserver et de s'en servir

Part 15

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Quant à la France, le premier système de classement bibliographique qui y fut publié remonte à l'année 1587; il a pour auteur Christofle de Savigny et pour titre _Tableaux accomplis de tous les arts libéraux_. Il contient seize sections et présente plus d'une analogie avec le système de Gesner: Grammaire, Rhétorique, Dialectique, Arithmétique, Géométrie, Optique, Musique, Cosmographie, Astrologie, Géographie, Physique, Médecine, Éthique, Jurisprudence, Histoire, Théologie. Une nouvelle édition (Paris, Liber, 1619; in-fol. 37 pp.) comprend deux nouvelles sections, Poésie et Chronologie, dont la dernière manque à Gesner. «Le système de Savigny, observe la _Grande Encyclopédie_[484], est le premier exemple des remaniements que les auteurs de systèmes bibliographiques firent souvent subir à leurs méthodes, pendant les deux siècles suivants et même encore au XIXe siècle, malgré les progrès de la bibliographie et l'expérience des livres et des systèmes de classement.»

Un peu avant l'apparition de l'ouvrage de Christofle de Savigny, en 1583, l'érudit Lacroix du Maine avait présenté à Henri III un curieux et singulier projet «pour dresser une bibliothèque parfaite et accomplie de tous points[485]». Ce parangon des bibliothèques devait comprendre dix mille volumes, renfermés dans «cent buffets..., chacun d'iceux contenant cent volumes». Le «premier ordre» de ces buffets, du nº 1 au nº 17, était consacré à la religion; le «second ordre», du nº 18 au nº 41, aux arts et sciences; le «troisième ordre», du nº 42 au nº 62, à la description de l'univers; le «quatrième ordre», du nº 63 au nº 72, aux choses qui concernent le genre humain; le cinquième, aux hommes illustres en guerre; le sixième, aux ouvrages de Dieu; et le septième, aux mémoires et mélanges.

Le pieux Jean Mabun, dont nous parle Gabriel Naudé[486], ne trouva rien de mieux, lui, pour classer ses livres, que de se conformer à l'avertissement du Psalmiste: _Disciplinam, bonitatem et scientiam doce me_, et de les partager ainsi en trois classes: Théologie, Morale et Sciences.

Moins strict, plus expérimenté et plus éclairé, Gabriel Naudé (1600-1653) estime que le meilleur ordre est le suivant: «Théologie, Médecine, Jurisprudence, Histoire, Philosophie, Mathématiques, Humanités, et autres, lesquelles il faut subdiviser chacune en particulier suivant leurs diverses parties[487],» etc.

A peu près à la même époque, le père jésuite Claude Clément (1594-1642) publiait, sous son nom latinisé de Claudius Clemens, un ouvrage intitulé: _Musei, sive bibliothecæ tam privatæ quam publicæ exstructio, instructio, cura, usus..._ (Lugduni, 1635; in-4), où se trouve un plan de classement bibliographique comprenant vingt-quatre catégories ou «armoires[488]»; Ismaël Bouilliau[489] (1605-1696) dressait le célèbre catalogue de la bibliothèque des de Thou; et un autre membre de la Société de Jésus, Jean Garnier (1612-1681), auteur du _Systema bibliothecæ collegii parisiensis Soc. Jes._ (Paris, 1678; in-4), réduisait à cinq les grandes divisions bibliographiques: Théologie, Jurisprudence, Sciences et Arts, Belles-Lettres, Histoire[490].

Plus tard vinrent Gabriel Martin et Prosper Marchand, Guillaume-François de Bure et son cousin Guillaume de Bure, Née de la Rochelle, d'autres aussi, qui remanièrent de maintes façons les divisions de ce dernier système. Remanié encore et complété dans la première moitié du XIXe siècle par Jacques-Charles Brunet[491], l'auteur du précieux _Manuel du libraire et de l'amateur de livres_, il finit par prédominer et s'imposer à la plupart des bibliographes[492].

On peut adresser bien des reproches à cette classification dite de Brunet: elle ne donne ni à la géographie, ni à l'archéologie, ni à la bibliographie le rang que ces sciences méritent; elle place la télégraphie (devenue électrique) dans la même subdivision que la calligraphie et la sténographie; elle emploie des expressions mal définies, comme _prolégomènes_ et _paralipomènes_[493], etc.; néanmoins tous ceux qui s'occupent de livres et de catalogues sont d'accord pour rendre hommage à cette œuvre[494]. Quant à nous, pour une bibliothèque comme la nôtre, une bibliothèque privée ne dépassant pas quinze à vingt mille volumes, c'est plutôt le cadre de classement tracé par M. Léopold Delisle et dont il sera question ci-après[495], ou encore la classification décimale, dont nous parlerons également plus loin[496], que nous choisirions pour la mise en ordre de nos livres; mais le système de Brunet est si connu, si souvent cité comme le modèle type des classifications bibliographiques, qu'il s'impose, comme sujet d'étude tout au moins.

Il était tout naturel que Brunet et ses devanciers plaçassent la théologie en tête de leur liste. Dans les bibliothèques d'autrefois, au moyen âge et même encore au XVIIIe siècle, n'était-ce pas la Bible, avec les commentaires sur les livres saints, les traités de scolastique et de casuistique, etc., qui occupaient le premier rang et la plus grande place?

Dans un très beau chapitre, consacré à l'analyse et à l'apologie du système de Brunet, Gustave Mouravit, énumérant les conditions que doit remplir une bonne méthode de classement bibliographique, écrit[497]:

«Cette méthode sera à la fois synthétique et analytique: synthétique, en ce qu'elle présentera dans ses principales divisions les grandes sphères où se déploie l'activité de la pensée humaine; analytique, en ce qu'elle offrira, dans ses moindres détails, les produits de cette activité, et cela en suivant la filiation et l'enchaînement des objets sur lesquels cette activité s'exerce...

«Ainsi, au sommet des choses, l'homme voit d'abord Dieu, son auteur et sa fin. Les _matières théologiques_ se grouperont dans une PREMIÈRE DIVISION.

«Après Dieu, au moment où l'homme se retourne vers le monde, il rencontre les hommes, ses semblables; alors se révèlent à lui les grandes notions du droit et du devoir, du juste et de l'injuste. La _jurisprudence_, qui les approfondit, les formule et en règle l'application, formera une DEUXIÈME DIVISION.

«Puis l'homme se replie sur lui-même; il veut se connaître et, avec lui, il veut connaître aussi le monde extérieur, les rapports plus ou moins étroits qui l'unissent à ce monde, les modifications qu'il éprouve à son occasion et celles qu'il lui fait éprouver à son tour. C'est là proprement le domaine _des sciences et des arts_, embrassé dans une TROISIÈME DIVISION.

«Mais l'intelligence humaine a sa vie propre; en même temps qu'elle cherche à étendre le champ de ses connaissances, elle essaye de se traduire au dehors; elle emprunte la forme du langage pour se montrer elle-même comme une manifestation, le plus souvent d'un type rêvé par elle et qui réalise plus ou moins _le beau_ en essence. Les études sur le langage et sur les règles qui doivent présider aux créations de l'esprit, les œuvres qui naissent sous le souffle de l'intelligence dans la vision d'un idéal quelconque, tout cet ensemble de connaissances et de productions littéraires viendra se ranger, sous le titre de _belles-lettres_, dans une QUATRIÈME DIVISION.

«Enfin, après Dieu, la justice, le monde extérieur, les manifestations plus ou moins brillantes de la pensée, l'homme veut connaître les destinées et de cette humanité dont il fait partie, et des choses mêmes qui l'environnent; il veut savoir les évolutions diverses qu'ont accomplies tant d'objets de ses spéculations: après la notion, il veut le fait. Les _sciences historiques_ propres à l'éclairer à cet égard se réuniront dans une CINQUIÈME DIVISION.

«Comme appendice, la _bibliographie_, qui porte son flambeau investigateur dans toutes les parties de la science, aura sa place à part: SIXIÈME DIVISION.

«Et, par une raison d'ordre, et de même qu'on réserve dans un vaste édifice des appartements pour la conservation des objets qui ne sauraient commodément trouver place ailleurs, la _polygraphie_ et les _collections_ formeront la SEPTIÈME ET DERNIÈRE DIVISION.»

Tel est, magnifiquement exposé, le plan du système de classification dit de Brunet, qu'en raison même de son importance et de son universalité, nous allons continuer d'examiner, et que nous décrirons, sinon complètement, du moins dans ses détails principaux.

Ce système comprend cinq grandes divisions ou classes: Théologie, Jurisprudence, Sciences et Arts, Belles-Lettres, Histoire[498]. Chacune de ces divisions comporte un nombre de subdivisions plus ou moins considérable, dont les premières sont indiquées par des _chiffres romains_.

Voici le tableau synoptique de ces cinq grandes divisions ou classes avec leurs premières subdivisions. En tête de chaque colonne, nous avons ajouté une des cinq voyelles, de sorte que les cinq grandes divisions sont respectivement représentées, selon la méthode suivie à la Bibliothèque nationale (salle de lecture), par les voyelles A, E, I, O, U. On évite ainsi, dans la rédaction des fiches, de répéter sur chacune d'elles la mention de la classe (THÉOLOGIE, JURISPRUDENCE, etc.), et l'on remplace cette mention par la voyelle correspondante[499]. Ces voyelles majuscules sont exprimées en caractères gras (on pourrait tout aussi bien employer des caractères penchés, de l'_italique_) pour ne pas être confondues avec les majuscules servant, comme nous le verrons tout à l'heure, d'indices aux troisièmes subdivisions.

TABLEAU SYNOPTIQUE

des grandes divisions ou classes et premières subdivisions du système bibliographique de J.-Ch. Brunet

A. Théologie

I. Écriture sainte. II. Liturgie. III. Conciles. IV. SS. Pères. V. Théologiens. VI. Opinions singulières. VII. Religion judaïque. VIII. Religion des peuples orientaux. IX. Appendice à la théologie. (Déistes et incrédules.--Athées.)

E. Jurisprudence

I. Droit de la nature et des gens. II. Droit politique. III. Droit civil et droit criminel. IV. Droit canonique ou ecclésiastique.

I. Sciences et Arts

I. Sciences philosophiques. II. Sciences physiques et chimiques. III. Sciences naturelles. IV. Sciences médicales. V. Sciences mathématiques. VI. Appendices aux sciences. (Philosophie occulte, alchimie et astrologie.) VII. Arts. VIII. Arts mécaniques et métiers. IX. Exercices gymnastiques X. Jeux divers.

O. Belles-Lettres

I. Linguistique. II. Rhétorique. III. Poésie. III*. Poésie dramatique. IV. Fictions en prose. V. Philologie. VI. Dialogues et Entretiens. VII. Épistolaires. VIII. Polygraphes. IX. Collections d'ouvrages et d'extraits de différents auteurs; Recueils de pièces; Mélanges.

U. Histoire

I. Prolégomènes historiques[500]. II. Histoire universelle, ancienne et moderne. III. Histoire des religions et des superstitions. IV. Histoire ancienne. IV*. Appendice à l'histoire ancienne (Bas-Empire, Scythes, Goths, etc.) V. Histoire moderne. VI. Paralipomènes historiques[501].

MÉLANGES ET DICTIONNAIRES ENCYCLOPÉDIQUES NOTICES DES PRINCIPAUX JOURNAUX LITTÉRAIRES, SCIENTIFIQUES ET POLITIQUES.

Ainsi que nous l'avons dit et que le montre le tableau précédent, les premières subdivisions des cinq grandes classes sont indiquées par des _chiffres romains_. Ces subdivisions sont à leur tour fractionnées en sous-subdivisions ayant pour indices des _chiffres arabes_; ces secondes subdivisions donnent lieu de même, s'il est nécessaire, à des troisièmes subdivisions, marquées par les _lettres majuscules_ de l'alphabet; puis ces troisièmes subdivisions, à des quatrièmes, précédées de _lettres minuscules_[502].

On conçoit aisément, en effet, que ces fractionnements puissent se prolonger presque à l'infini. Ainsi, dans la classe ou division HISTOIRE (U), partagée en six grandes subdivisions, la cinquième (V), l'HISTOIRE MODERNE, est fractionnée, pour l'Europe seule, en quinze sous-subdivisions ou secondes subdivisions, indiquées par des chiffres arabes: 1. Histoire de France;--2. Histoire de la Belgique;--etc[503]. La première de ces sous-subdivisions, 1. Histoire de France, est partagée à son tour en quatorze sous-sous-subdivisions ou troisièmes subdivisions, désignées par les majuscules de l'alphabet: A. Géographie ancienne et moderne; topographie, statistique;--B. Histoire celtique et gauloise;--C. Origine des Français; établissement de la monarchie dans les Gaules;--D. Mœurs et usages; antiquités et monuments;...--O. Histoire particulière des anciennes provinces et des villes de France. Nous avons de même, pour cette dernière troisième subdivision O: _a._ Paris;--_a bis._ Résidences royales;--_b._ Ile-de-France, Picardie, Artois;--_c._ Beauce, Orléanais, Blaisois, etc.;--_d._ Normandie;--etc.

Plus une bibliothèque est nombreuse et variée, plus ces subdivisions sont nécessaires. C'est parce que J.-Ch. Brunet avait en vue «l'arrangement d'une grande bibliothèque formée sur un plan qui embrasse tous les genres[504]», que son système bibliographique est si développé et comprend tant de fractionnements et de ramifications.

En voici un second tableau plus détaillé, et, sinon complet, du moins suffisant pour avoir une idée exacte de ce système et pouvoir cataloguer les livres d'une bibliothèque particulière même de notable importance. Ce tableau comprend _in extenso_ les cinq grandes divisions, leurs premières subdivisions à chiffres romains, et leurs secondes subdivisions à chiffres arabes. Quant aux troisièmes subdivisions, indiquées par des lettres majuscules, et aux quatrièmes, marquées par des minuscules, pour ne pas grossir ce livre outre mesure, je ne les y ai fait figurer que partiellement, et je renvoie au _Manuel_ de Brunet, tome VI, Introduction, colonnes XXVII à lxij, ceux des lecteurs qui désireraient plus de précision et de développements.

A. THÉOLOGIE

I. Écriture sainte.

1. Textes et versions. 2. Interprètes de l'écriture sainte. 3. Philologie sacrée.

II. Liturgie.

1. Traités sur les rites et cérémonies de l'Église, et principalement les offices divins. 2. Collections de liturgies en différentes langues. 3. Liturgies des églises grecques et orientales. 4. Liturgies de l'église latine[505]. 5. Liturgies gallicanes. 6. Liturgie mozarabe, et autres liturgies particulières. 7. Liturgies anglicanes.

III. Conciles.

1. Traités touchant les conciles et les synodes. 2. Collections de conciles. 3. Conciles généraux. 4. Conciles nationaux, provinciaux et diocésains.

IV. SS. Pères.

1. Introduction à l'étude des SS. Pères. 2. Collections, extraits et fragments d'ouvrages des SS. Pères. 3. Ouvrages des SS. Pères grecs. 4. Ouvrages des SS. Pères latins et de quelques autres écrivains ecclésiastiques. 5. Ouvrages des SS. Pères arméniens.

V. Théologiens.

1. Théologie scolastique et dogmatique. 2. Théologie morale. 3. Théologie catéchétique[506]. 4. Théologie parénétique[507], ou sermons comprenant aussi les homélies, les prônes, etc. 5. Théologie ascétique ou mystique. 6. Théologie polémique. 7. Théologiens chrétiens séparés de l'église romaine.

VI. Opinions singulières.

1. Ochin, Postel, Bruno-Nolano, Beverland, etc. 2. Illuminés et autres fanatiques.

VII. Religion judaïque. Doctrines, culte, institutions.

VIII. Religion des peuples orientaux[508].

1. Recueil de livres sacrés de différents peuples. 2. Mahométisme. 3. Magisme ou religion des anciens Persans; Brahmanisme ou religion des Indiens. 4. Bouddhisme et religions de la Chine. 5. Sabéisme, etc.

IX. Appendice à la théologie. _Ouvrages philosophiques sur la divinité et sur les cultes religieux._

1. Déistes et incrédules. 2. Athées.

E. JURISPRUDENCE

* _Introduction._

A. Histoire de la législation et des tribunaux. B. Étude du droit. C. Philosophie du droit. D. Dictionnaires et traités généraux.

I. Droit de la nature et des gens.

1. Traités généraux. 2. Droit international. 3. Ouvrages spéciaux qui se rapportent au droit des gens.

II. Droit politique.

III. Droit civil et droit criminel.

1. Généralités. 2. Droit des anciens peuples, autres que les Romains. 3. Droit romain. 4. Droit français. 5. Droit maritime. 6. Droit étranger.

IV. Droit canonique ou ecclésiastique.

1. Introduction; traités élémentaires, dictionnaires, etc. 2. Lettres des papes, canons, décrétales et bulles. 3. Traités généraux sur le droit ecclésiastique, traités particuliers sur des (_sic_) matières canoniques, et procédure contre les hérétiques. 4. Juridictions ecclésiastiques de la cour de Rome. 5. Traités pour et contre l'autorité ecclésiastique. 6. Église gallicane. 7. Droit ecclésiastique étranger, et statuts des ordres religieux. 8. Appendice: droit des églises non catholiques.

I. SCIENCES ET ARTS

* _Introduction et dictionnaires._

I. Sciences philosophiques.

1. Introduction, histoire et dictionnaires. 2. Philosophie générale et mélanges. 3. Logique. 4. Métaphysique. 5. Morale. 6. Applications de la morale.

A. Économie. B. Politique. C. Économie politique, avec les applications de cette science à l'économie sociale.

II. Sciences physiques et chimiques.

1. Physique proprement dite. 2. Chimie.

III. Sciences Naturelles.

1. Généralités. 2. Géologie. 3. Botanique. 4. Zoologie, ou histoire naturelle des animaux. 5. Mélanges d'histoire naturelle et de physique. 6. Écarts de la nature; monstres; prodiges. 7. Cabinets et collections d'histoire naturelle, préparation et conservation des objets. 8. Appendice de l'histoire naturelle: agriculture et économie rurale.

IV. Sciences médicales.

1. Introduction.

A. Histoire. B. Écrits sur la médecine et pour ou contre cette science. C. Dictionnaires et bibliothèques de médecine. D. Traités préparatoires à l'étude de la médecine.

2. Traités généraux. 3. Anatomie. 4. Physiologie. 5. Hygiène. 6. Pathologie médicale. 7. Séméiologie, ou traité sur les signes des maladies. 8. Spécialités médicales. 9. Thérapeutique; matière médicale, générale et spéciale. 10. Médecine légale. 11. Mélanges et journaux de médecine. 12. Chirurgie. 13. Pharmacie et pharmacopée; secrets de médecine. 14. Médecine vétérinaire et traités d'hippiatrique.

V. Sciences mathématiques.

1. Généralités. 2. Mathématiques pures. 3. Mathématiques appliquées.

A. Calcul des probabilités. B. Mécanique. C. Astronomie. D. Optique, dioptrique, catoptrique et perspective. E. Marine. F. Art militaire. G. Génie des ponts et chaussées; chemins de fer; canaux.

VI. Appendice aux sciences.

1. Philosophie occulte.

A. Introduction et histoire; dictionnaires. B. Cabale et magie. C. Apparitions, démons, possessions, exorcismes, sortilèges et choses analogues. D. Divination par les songes, par les signes[509] de la main, par les cartes.

2. Alchimie. 3. Astrologie, prédictions astrologiques et autres pronostications.

VII. Arts.

1. Mnémonique ou art de la mémoire naturelle et artificielle. 2. Écriture et autres moyens de représenter la parole.

A. Calligraphie, polygraphie, cryptographie, sténographie, tachéographie, télégraphie. B. Typographie.

3. Beaux-Arts.

A. Introduction, histoire, dictionnaires, philosophie des beaux-arts. B. Arts du dessin. a. Dessin proprement dit, lithographie. b. Photographie. c. Peinture. d. Gravure. e. Sculpture. f. Architecture. C. Musique.

VIII. Arts mécaniques et métiers.

1. Dictionnaires et traités généraux, mélanges, expositions de l'industrie. 2. Pyrotechnie: art de l'artificier; fonderie; verrerie, etc. 3. Art de tourner; industries manufacturières; travaux à l'aiguille; métiers. 4. Traités sur l'art culinaire.

IX. Exercices Gymnastiques.

1. Lutte et escrime. 2. Équitation. 3. Natation. 4. Danse. 5. Chasses et pêches.

X. Jeux Divers.

O. BELLES-LETTRES

I. Linguistique.

1. Introduction.

A. Rapports de l'écriture avec le langage. B. Origine et formation des langues, étymologie générale. C. Grammaire générale et mélanges de grammaire. D. Comparaison des langues, alphabets, grammaires et vocabulaires polyglottes généraux.

2. Langues européennes anciennes et modernes. 3. Langues asiatiques. 4. Langues africaines. 5. Langues américaines.

II. Rhétorique.

* _Rhéteurs._

1. Introduction. 2. Rhéteurs grecs. 3. Rhéteurs latins anciens, et rhéteurs modernes qui ont écrit en latin. 4. Rhéteurs français, italiens, espagnols et anglais. 5. Rhéteurs orientaux.

** _Orateurs[510]._

1. Orateurs grecs. 2. Orateurs latins anciens. 3. Orateurs modernes qui ont écrit en latin. 4. Orateurs français, italiens, espagnols et anglais. 5. Orateurs orientaux.

III. Poésie.

* _Introduction et traités généraux sur la poésie._

1. Recueils de poésies en différentes langues. 2. Poètes grecs. 3. Poètes latins. 4. Poètes français. 5. Poètes italiens. 6. Poètes espagnols. 7. Poètes portugais. 8. Poètes allemands. 9. Poètes flamands et hollandais. 10. Poètes scandinaves. 11. Poètes anglais. 12. Poésies écossaises et irlandaises. 13. Poètes illyriens, serviens, roumains, hongrois, bohémiens, lithuaniens, esthoniens, polonais, russes. 14. Poésie orientale. 15. Poètes hébreux et syriaques. 16. Poètes arabes, persans, arméniens et turcs. 17. Poètes sanscrits, palis, hindoustanis, cingalais, chinois et malais.

III*. Poésie (seconde partie). _Poésie dramatique._

1. Histoire générale des théâtres; écrits pour et contre le théâtre, et traités généraux sur l'art dramatique. 2. Poètes dramatiques grecs. 3. Poètes dramatiques latins anciens. 4. Poètes dramatiques du moyen âge et des temps modernes qui ont écrit en latin. 5. Poètes dramatiques français. 6. Poètes dramatiques italiens. 7. Poètes dramatiques espagnols. 8. Poètes dramatiques portugais. 9. Poètes dramatiques allemands et hollandais. 10. Poètes dramatiques danois et suédois. 11. Poètes dramatiques anglais, etc. 12. Poètes dramatiques illyriens, polonais et russes. 13. Poètes dramatiques turcs, indiens, chinois, etc.

IV. Fictions en prose.

1. Apologues ou fables en différentes langues. 2. Romans, contes et nouvelles.

A. Histoire des romans et collections de romans. B. Romans grecs. C. Romans latins, anciens et modernes. D. Romans français. E. Romans italiens. F. Romans espagnols. G. Romans portugais. H. Romans allemands, hollandais, flamands, etc. Etc., etc.

Appendice au titre IV.

1. Facéties et pièces burlesques. 2. Dissertations singulières, plaisantes et enjouées.

A. Différents sujets. B. Dissertations sur l'amour. C. Ouvrages érotiques. D. Traités singuliers pour et contre les femmes, sur le mariage, etc.

V. Philologie.

1. Philologie proprement dite. 2. Satires générales et satires personnelles. 3. Gnomiques: sentences, apophthegmes, adages, proverbes. 4. Bons mots, ana, pensées, etc. 5. Symboles, emblèmes, devises et énigmes.

VI. Dialogues et entretiens.

VII. Épistolaires.

1. Épistolaires grecs. 2. Épistolaires latins anciens. 3. Épistolaires modernes qui ont écrit en latin. 4. Épistolaires français. 5. Épistolaires italiens, espagnols et portugais. 6. Épistolaires allemands et anglais. 7. Épistolaires orientaux.

VIII. Polygraphes.