Part 2
Léonard n'avoit point encore vu Rome, l'avènement de Léon X au pontificat, lui donna occasion d'y aller, pour présenter ses respects au nouveau Pape, et il auroit été estimé dans cette ville autant qu'il le méritoit, sans une aventure bizarre qui l'empêcha d'y travailler. Léon X, en qui la magnificence et l'amour des beaux arts étoient des qualités héréditaires, résolut d'employer Léonard, qui se mit aussi-tôt à distiller des huiles, et à préparer des vernis pour couvrir ses tableaux: le Pape en ayant été informé, dit qu'il ne falloit rien attendre d'un homme qui songeoit à finir ses ouvrages avant de les avoir commencés. Vasari, zélé partisan de Michel Ange, dit qu'on donna encore à Rome bien d'autres mortifications à Léonard, par les discours injurieux qu'on répandoit contre lui, et par la préférence qu'on donnoit en tout à Michel Ange. Ainsi Rome ne sut point profiter des talens de Léonard, qui se rebuta enfin, et qui se voyant appelé par François Ier, passa en France, où il trouva dans la bonté de ce prince de quoi se dédommager des chagrins qu'il avoit reçus à Rome. Il avoit plus de soixante et dix ans quand il entreprit le voyage; mais l'honneur de servir un si grand roi, le soutenoit et sembloit lui donner des forces. La cour étoit à Fontainebleau, lorsque Léonard alla saluer le roi; ce prince lui fit mille caresses, et lui donna toujours des marques d'estime et de bonté, quoiqu'il ne pût guère l'employer à cause de son grand âge. Il y a apparence que les fatigues du voyage et le changement de climat contribuèrent à la maladie dont Léonard mourut; il languit durant quelques mois à Fontainebleau, pendant lesquels le roi lui fit l'honneur de l'aller voir plusieurs fois. Il arriva un jour que ce prince y étant allé, Léonard voulut s'avancer et s'asseoir sur son lit, pour remercier le roi; dans ce moment il lui prit une foiblesse qui l'emporta: il expira entre les bras du roi, qui avoit bien voulu le soutenir pour le soulager.
Léonard de Vinci mourut âgé de plus de soixante et quinze ans, regretté de ceux qui aimoient les beaux arts, et honoré de l'estime d'un grand roi. Jamais il n'y eut d'homme en qui la nature eut répandu plus libéralement tous ses dons, car il avoit toutes les qualités d'esprit et de corps qui peuvent faire un homme accompli. Il étoit beau et bien fait, sa force étoit surprenante, il faisoit bien tous les exercices du corps; mais les talens de son esprit étoient encore au-dessus des autres qualités qu'il avoit. Il joignoit la douceur et la politesse des moeurs à une force et une grande élévation d'esprit, une vivacité surprenante à une grande application à l'étude, une érudition assez grande à une conversation agréable. Léonard de Vinci ne voulut point se marier pour travailler avec plus de liberté: sur quoi un de ses amis disoit qu'il n'avoit point voulu avoir d'autre épouse que la Peinture, ni d'autres enfans que les ouvrages qu'il faisoit. Au sortir de sa jeunesse il laissa croître ses cheveux et sa barbe, de sorte qu'il ressembloit à quelque vieux Druide, ou à un solitaire de la Thébaïde.
La plus grande partie des tableaux de Léonard sont à Florence chez le Grand-Duc, ou en France; il s'en trouve plusieurs en différens pays, chez les princes et chez les curieux. Outre ceux dont j'ai parlé, Lomazzo dit qu'il fit un tableau de la Conception de la sainte Vierge pour l'église de Saint François de Milan. On en voit en France plusieurs qui sont certainement de lui; comme la Vierge avec sainte Anne et le petit Jésus, qui étoit au palais Cardinal; une Hérodiade d'une grande beauté, qui étoit chez le cardinal de Richelieu; un tableau de la Vierge, avec le petit Jésus, saint Jean et un Ange; un autre tableau de la Vierge, qu'avoit eu le marquis de Sourdis. M. de Charmois avoit un tableau de la Vierge avec le petit Jésus, Ste Anne et S. Michel; et un autre où Léonard avoit peint Joseph qui fuit, et que la femme de Putifar veut arrêter; la douceur et la modestie de l'un, et l'impudence de l'autre étoient admirablement bien représentées.
Pour ce qui est des ouvrages que Léonard avoit composés, et des dessins qu'il avoit faits, ceux qui les ont réunis les conservent sans en vouloir faire part au public. Après la mort de Léonard on les mit en treize volumes, ils étoient écrits à rebours comme les livres hébraïques, et d'un caractère fort menu, apparemment afin que toute sorte de personnes ne pussent pas les lire. Voici quel a été le sort de ces précieux restes des études de Léonard.
Lelio Gavardi d'Asola, prévôt de Saint-Zenon de Pavie, et proche parent des Manuces, étoit professeur d'Humanités; il avoit appris les belles-lettres à messieurs Melzi, et cela lui avoit donné occasion d'aller souvent à leur maison de campagne: il y trouva les treize volumes des ouvrages de Léonard, qu'il demanda; on les lui donna, et il les porta à Florence, dans l'espérance d'en tirer beaucoup d'argent du Grand-Duc; mais ce prince étant venu à mourir, Gavardi porta ses livres à Pise, où il rencontra Ambroise Mazzenta, gentilhomme du Milanois, qui lui fit scrupule d'avoir tiré les papiers de Léonard de messieurs Melzi, qui n'en connoissoient pas le prix. Gavardi, touché de ce qu'on lui avoit dit, rendit à Horace Melzi, chef de sa maison, les livres de Léonard. Comme Melzi étoit un fort bon homme, il reconnut l'attention que Mazzenta avoit eu à lui faire plaisir, et lui fit présent des treize volumes des papiers de Léonard. Ils restèrent chez les Mazzenta, qui parloient par-tout du présent qu'on leur avoit fait. Alors Pompée Leoni, statuaire du roi d'Espagne, fit connoître à Melzi ce que valoient les papiers et les dessins de Léonard; il lui fit espérer des charges dans Milan, s'il pouvoit les retirer pour les donner au roi d'Espagne. L'envie de s'avancer et de s'enrichir fit sur l'esprit de Melzi des impressions que l'amour de la vertu et des beaux arts n'y avoit point faites; il court chez les Mazzenta, et à force de prières il en obtint sept volumes. Des six autres, le cardinal Borromée en eut un, qui est aujourd'hui dans la bibliothèque Ambrosienne. Ambroise Figgini en eut un, qui a passé à Hercule Bianchi son héritier. Le duc de Savoie, Charles-Emmanuel, en eut un, et Pompée Leoni les trois autres, que Cleodore Calchi son héritier a vendu au seigneur Galeas Lonato.
Parmi les papiers de Léonard, il y avoit des Dessins et des Traités: les Traités dont on a connoissance sont ceux qui suivent:
Un Traité de la nature, de l'équilibre, et du mouvement de l'eau; cet ouvrage est rempli de dessins de machines pour conduire, élever et soutenir les eaux. Ce fut l'entreprise du canal de Mortesana, qui lui donna occasion de le composer.
Un Traité d'anatomie, dont j'ai parlé; cet ouvrage étoit accompagné d'une grande quantité de dessins, faits avec beaucoup de soin. Léonard en parle au Chapitre XXII de la Peinture.
Un Traité d'anatomie et de figures de chevaux; Léonard les dessinoit bien, et en faisoit de fort beaux modèles: il avoit fait ce Traité pour servir à ceux qui veulent peindre des batailles et des combats. Vasari, Borghini, Lomazzo en parlent.
Un Traité de la perspective, divisé en plusieurs livres; c'est apparemment celui dont Lomazzo parle dans le Chapitre IV. Léonard donne dans ce Traité des règles pour représenter des figures plus grandes que le naturel.
Un Traité de la lumière et des ombres, qui est aujourd'hui dans la bibliothèque Ambrosienne; c'est un volume couvert de velours rouge, que le sieur Mazzenta donna au cardinal Borromée. Léonard y traite son sujet en philosophe, en mathématicien et en peintre; il en parle au Chapitre CCLXXVIII du Traité de la Peinture. Cet ouvrage doit être d'une grande beauté, car Léonard étoit admirable dans cette partie de la Peinture; et il entendoit si bien les effets de la lumière et des couleurs, qu'il représente les choses avec un caractère de vérité qu'on ne remarque point dans les tableaux des autres Peintres.
Léonard promet dans son Traité de la Peinture, deux autres ouvrages; l'un est un Traité du mouvement des corps, l'autre est un Traité de l'équilibre des corps. On peut voir les Chapitres CXII, CXXVIII et CCLXVIII du Traité de la Peinture.
C'est ce Traité qu'on donne ici en françois. Un Peintre du Milanois, passant par Florence, avoit dit à Vasari en lui montrant cet ouvrage, qu'il le feroit imprimer à Rome; mais il ne tint pas parole. Ce que les Italiens n'ont pas voulu faire pour la perfection de la Peinture, les François l'ont fait en mettant au jour ce beau Traité de Léonard de Vinci en italien, après avoir consulté et confronté plusieurs manuscrits. M. de Charmois, qui avoit une si grande connoissance des Beaux-Arts, l'a traduit en françois: c'est la version que je donne ici, mais plus correcte qu'elle n'a paru la première fois. On peut juger par la lecture de ce Traité, de l'avantage qu'on retireroit, si les princes et les curieux qui ont les autres ouvrages de Léonard de Vinci, les donnoient au Public.
TABLE DES CHAPITRES.
CHAPITRE page
CHAP. I. Quelle est la première étude que doit faire un jeune Peintre. 1
CHAP. II. A quelle sorte d'étude un jeune Peintre se doit principalement appliquer. 2
CHAP. III. De la méthode qu'il faut donner aux jeunes gens pour apprendre à peindre. _ibid._
CHAP. IV. Comment on connoît l'inclination qu'on a pour la Peinture, quoiqu'on n'y ait point de disposition. 4
CHAP. V. Qu'un Peintre doit être universel, et ne se point borner à une seule chose. _ibid._
CHAP. VI. De quelle manière un jeune Peintre doit se comporter dans ses études. 5
CHAP. VII. De la manière d'étudier. _ibid._
CHAP. VIII. Ce que doit faire un Peintre qui veut être universel. 6
CHAP. IX. Avis sur le même sujet. _ibid._
CHAP. X. Comment un Peintre se doit rendre universel. 7
CHAP. XI. Comment on connoît le progrès qu'on fait dans la Peinture. 8
CHAP. XII. De la manière d'apprendre à dessiner. 9
CHAP. XIII. Comment il faut esquisser les compositions d'histoires, et les figures. _ibid._
CHAP. XIV. Qu'il faut corriger les fautes dans ses ouvrages, quand on les découvre. 10
CHAP. XV. Du jugement qu'on doit porter de ses propres ouvrages. 11
CHAP. XVI. Moyen d'exciter l'esprit et l'imagination à inventer plusieurs choses. _ibid._
CHAP. XVII. Qu'il est utile de repasser durant la nuit dans son esprit les choses qu'on a étudiées. 12
CHAP. XVIII. Qu'il faut s'accoutumer à travailler avec patience, et à finir ce que l'on fait, devant que de prendre une manière prompte et hardie. 13
CHAP. XIX. Qu'un Peintre doit souhaiter d'apprendre les différens jugemens qu'on fait de ses ouvrages. 14
CHAP. XX. Qu'un Peintre ne doit pas tellement se fier aux idées qu'il s'est formé des choses, qu'il néglige de voir le naturel. _ibid._
CHAP. XXI. De la variété des proportions dans les figures. 15
CHAP. XXII. Comment on peut être universel. _ibid._
CHAP. XXIII. De ceux qui s'adonnent à la pratique avant que d'avoir appris la théorie. 16
CHAP. XXIV. Qu'il ne faut pas qu'un Peintre en imite servilement un autre. 17
CHAP. XXV. Comment il faut dessiner d'après le naturel. _ibid._
CHAP. XXVI. Remarque sur les jours et sur les ombres. 18
CHAP. XXVII. De quel côté il faut prendre le jour et à quelle hauteur on doit prendre son point de lumière, pour dessiner d'après le naturel. _ibid._
CHAP. XXVIII. Des jours et des ombres qu'il faut donner aux figures qu'on dessine d'après les bosses et les figures de relief. 19
CHAP. XXIX. Quel jour il faut prendre pour travailler d'après le naturel, ou d'après la bosse. 21
CHAP. XXX. Comment il faut dessiner le nu. 22
CHAP. XXXI. De la manière de dessiner d'après la bosse, ou d'après le naturel. 23
CHAP. XXXII. Manière de dessiner un paysage d'après le naturel, ou de faire un plan exact de quelque campagne. _ibid._
CHAP. XXXIII. Comment il faut dessiner les paysages. 24
CHAP. XXXIV. Comment il faut dessiner à la lumière de la chandelle. _ibid._
CHAP. XXXV. De quelle manière on pourra peindre une tête, et lui donner de la grace avec les ombres et les lumières convenables. 25
CHAP. XXXVI. Quelle lumière on doit choisir pour peindre les portraits, et généralement toutes les carnations. 26
CHAP. XXXVII. Comment un Peintre doit voir et dessiner les figures qu'il veut faire entrer dans la composition d'une histoire. _ibid._
CHAP. XXXVIII. Moyen pour dessiner avec justesse d'après le naturel quelque figure que ce soit. 27
CHAP. XXXIX. Mesure ou division d'une statue. _ibid._
CHAP. XL. Comment un Peintre se doit placer à l'égard du jour qui éclaire son modèle. 28
CHAP. XLI. Quelle lumière est avantageuse pour faire paroître les objets. _ibid._
CHAP. XLII. D'où vient que les peintres se trompent souvent dans le jugement qu'ils font de la beauté des parties du corps, et de la justesse de leurs proportions. 29
CHAP. XLIII. Qu'il est nécessaire de savoir l'anatomie, et de connoître l'assemblage des parties de l'homme. 30
CHAP. XLIV. Du défaut de ressemblance et de répétition dans un même tableau. _ibid._
CHAP. XLV. Ce qu'un Peintre doit faire pour ne se point tromper dans le choix qu'il fait d'un modèle. 31
CHAP. XLVI. De la faute que font les Peintres qui font entrer dans la composition d'un tableau des figures qu'ils ont dessinées à une lumière différente de celle dont ils supposent que leur tableau est éclairé. 32
CHAP. XLVII. Division de la Peinture. 33
CHAP. XLVIII. Division du dessin. _ibid._
CHAP. XLIX. De la proportion des membres. _ibid._
CHAP. L. Du mouvement et de l'expression des figures. 34
CHAP. LI. Qu'il faut éviter la dureté des contours. 35
CHAP. LII. Que les défauts ne sont pas si remarquables dans les petites choses que dans les grandes. 36
CHAP. LIII. D'où vient que les choses peintes ne peuvent jamais avoir le même relief que les choses naturelles. 37
CHAP. LIV. Qu'il faut éviter de peindre divers tableaux d'histoire l'un sur l'autre dans une même façade. 39
CHAP. LV. De quelle lumière un Peintre se doit servir pour donner à ses figures un plus grand relief. 41
CHAP. LVI. Lequel est plus excellent et plus nécessaire de savoir donner les jours et les ombres aux figures, ou de les bien contourner. 42
CHAP. LVII. De quelle sorte il faut étudier. _ibid._
CHAP. LVIII. Remarque sur l'expression et sur les attitudes. 43
CHAP. LIX. Que la Peinture ne doit être vue que d'un seul endroit. _ibid._
CHAP. LX. Remarque sur les ombres. 44
CHAP. LXI. Comment il faut représenter les petits enfans. _ibid._
CHAP. LXII. Comment on doit représenter les vieillards. 45
CHAP. LXIII. Comment on doit représenter les vieilles. _ibid._
CHAP. LXIV. Comment on doit peindre les femmes. _ibid._
CHAP. LXV. Comment on doit représenter une nuit. 46
CHAP. LXVI. Comment il faut représenter une tempête. 47
CHAP. LXVII. Comme on doit représenter aujourd'hui une bataille. 50
CHAP. LXVIII. Comment il faut peindre un lointain. 55
CHAP. LXIX. Que l'air qui est près de la terre, doit paroître plus éclairé que celui qui en est loin. 56
CHAP. LXX. Comment on peut donner un grand relief aux figures, et faire qu'elles se détachent du fond du tableau. 57
CHAP. LXXI. Comment on doit représenter la grandeur des objets que l'on peint. 58
CHAP. LXXII. Quelles choses doivent être plus finies, et quelles choses doivent l'être moins. 60
CHAP. LXXIII. Que les figures séparées ne doivent point paroître se toucher et être jointes ensemble. _ibid._
CHAP. LXXIV. Si le jour se doit prendre en face ou de côté, et lequel des deux donne plus de grace. 61
CHAP. LXXV. De la réverbération, ou des reflets de lumière. 62
CHAP. LXXVI. Des endroits où la lumière ne peut être réfléchie. _ibid._
CHAP. LXXVII. Des reflets. 63
CHAP. LXXVIII. Des reflets de lumière qui sont portés sur des ombres. 64
CHAP. LXXIX. Des endroits où les reflets de lumière paroissent davantage, et de ceux où ils paroissent moins. 65
CHAP. LXXX. Quelle partie du reflet doit être plus claire. _ibid._
CHAP. LXXXI. Des reflets du coloris de la carnation. 67
CHAP. LXXXII. En quels endroits les reflets sont plus sensibles. 68
CHAP. LXXXIII. Des reflets doubles et triples. _ibid._
CHAP. LXXXIV. Que la couleur d'un reflet n'est pas simple, mais mêlée de deux ou de plusieurs couleurs. 70
CHAP. LXXXV. Que les reflets sont rarement de la couleur du corps d'où ils partent, ou de la couleur du corps où ils sont portés. 71
CHAP. LXXXVI. En quel endroit un reflet est plus éclatant et plus sensible. 72
CHAP. LXXXVII. Des couleurs réfléchies. 73
CHAP. LXXXVIII. Des termes de reflets, ou de la projection des lumières réfléchies. 74
CHAP. LXXXIX. De la position des figures. _ibid._
CHAP. XC. Comment on peut apprendre à bien agroupper les figures dans un tableau d'histoire. 75
CHAP. XCI. Quelle proportion il faut donner à la hauteur de la première figure d'un tableau d'histoire. 76
CHAP. XCII. Du relief des figures qui entrent dans la composition d'une histoire. 77
CHAP. XCIII. Du raccourcissement des figures d'un tableau. 78
CHAP. XCIV. De la diversité des figures dans une histoire. 78
CHAP. XCV. Comment il faut étudier les mouvemens du corps humain. 79
CHAP. XCVI. De quelle sorte il faut étudier la composition des histoires, et y travailler. 81
CHAP. XCVII. De la variété nécessaire dans les histoires. 82
CHAP. XCVIII. Qu'il faut dans les histoires éviter la ressemblance des visages, et diversifier les airs de tête. 83
CHAP. XCIX. Comment il faut assortir les couleurs, pour qu'elles se donnent de la grace les unes aux autres. 84
CHAP. C. Comment on peut rendre les couleurs vives et belles. 85
CHAP. CI. De la couleur que doivent avoir les ombres des couleurs. 86
CHAP. CII. De la variété qui se remarque dans les couleurs, selon qu'elles sont plus éloignées ou plus proches. _ibid._
CHAP. CIII. A quelle distance de la vue les couleurs des choses se perdent entièrement. 87
CHAP. CIV. De la couleur de l'ombre du blanc. 88
CHAP. CV. Quelle couleur produit l'ombre la plus obscure et la plus noire. _ibid._
CHAP. CVI. De la couleur qui ne reçoit point de variété (c'est-à-dire, qui paroît toujours de même force sans altération) quoique placée en un air plus ou moins épais, ou en diverses distances. 89
CHAP. CVII. De la perspective des couleurs. 93
CHAP. CVIII. Comment il se pourra faire qu'une couleur ne reçoive aucune altération, étant placée en divers lieux où l'air sera différent. 95
CHAP. CIX. Si des couleurs différentes peuvent perdre également leurs teintes quand elles sont dans l'obscurité ou dans l'ombre. 96
CHAP. CX. Pourquoi on ne peut distinguer la couleur et la figure des corps qui sont dans un lieu qui paroît n'être point éclairé, quoiqu'il le soit. 97
CHAP. CXI. Qu'aucune chose ne montre point sa véritable couleur, si elle n'est éclairée d'une autre couleur semblable. 98
CHAP. CXII. Que les couleurs reçoivent quelques changemens par l'opposition du champ sur lequel elles sont. 99
CHAP. CXIII. Du changement des couleurs transparentes couchées sur d'autres couleurs, et du mélange des couleurs. _ibid._
CHAP. CXIV. Du degré de teinte où chaque couleur paroît davantage. 100
CHAP. CXV. Que toute couleur qui n'a point de lustre, est plus belle dans ses parties éclairées que dans les ombres. 101
CHAP. CXVI. De l'apparence des couleurs. 102
CHAP. CXVII. Quelle partie de la couleur doit être plus belle. _ibid._
CHAP. CXVIII. Que ce qu'il y a de plus beau dans une couleur doit être placé dans les lumières. 103
CHAP. CXIX. De la couleur verte qui se fait de rouille de cuivre, et qu'on appelle vert-de-gris. _ibid._
CHAP. CXX. Comment on peut augmenter la beauté du vert-de-gris. 104
CHAP. CXXI. Du mélange des couleurs l'une avec l'autre. 105