Part 18
============================================================== | NOMENCLATURE NOUVELLE. | |------------------------------------------------------------| | | Noms | Noms des sels neutres. | | | des bases. | | |------------------------------------------------------------| |Combinaisons {L'alumine. |Nitro-muriate d'alumine. | |de l'acide {L'ammoniaque. |Nitro-muriate d'ammoniaque.| |nitro-muriatique {L'antimoine. |Nitro-muriate d'antimoine. | |avec: {L'argent. |Phosphate de potasse. | | {L'arsenic. |Nitro-muriate d'arsenic. | | {La baryte. |Nitro-muriate de baryte. | | {Le bismuth. |Nitro-muriate de bismuth. | | {La chaux. |Nitro-muriate de chaux. | | {Le cobalt. |Nitro-muriate de cobalt. | | {Le cuivre. |Nitro-muriate de cuivre. | | {L'étain. |Nitro-muriate d'étain. | | {Le fer. |Nitro-muriate de fer. | | {La magnésie. |Nitro-muriate de magnésie. | | {Le manganèse. |Nitro-muriate de manganèse.| | {Le mercure. |Nitro-muriate de mercure. | | {Le molybdène. |Nitro-muriate de molybdène.| | {Le nickel. |Nitro-muriate de nickel. | | {L'or. |Nitro-muriate d'or. | | {Le platine. |Nitro-muriate de platine. | | {Le plomb. |Nitro-muriate de plomb. | | {La potasse. |Nitro-muriate de potasse. | | {La soude. |Nitro-muriate de soude. | | {Le tungstène. |Nitro-muriate de tungstène.| | {Le zinc. |Nitro-muriate de zinc. | ==============================================================
_Nota._ La plupart de ces combinaisons, sur-tout celles de l'acide nitro-muriatique avec les terres & les alkalis ont été peu examinées, on ignore s'il se forme un sel mixte, ou si les deux acides se séparent pour former deux sels distincts.
OBSERVATIONS
_Sur l'Acide nitro-muriatique & sur le Tableau de ses combinaisons._
L'ACIDE nitro-muriatique, anciennement appelé _eau régale_, est formé par un mêlange d'acide nitrique & d'acide muriatique. Les radicaux de ces deux acides s'unissent ensemble dans cette combinaison, & il en résulte un acide à deux bases, qui a des propriétés particulières qui n'appartiennent à aucun des deux séparément, notamment celle de dissoudre l'or & le platine.
Dans les dissolutions nitro-muriatiques, comme dans toutes les autres, les métaux commencent par s'oxider avant de se dissoudre; ils s'emparent d'une portion de l'oxygène de l'acide, il se dégage en même-tems un gaz nitro-muriatique d'une espèce particulière, qui n'a encore été bien décrit par personne. Son odeur est très-désagréable, & il est aussi funeste qu'aucun autre aux animaux qui le respirent; il attaque les instrumens de fer & les rouille; l'eau en absorbe une assez grande quantité, & prend quelques caractères d'acidité. J'ai eu occasion de faire ces observations, lorsque j'ai traité le platine & que je l'ai fait dissoudre très-en grand dans l'acide nitro-muriatique.
J'avois d'abord soupçonné que dans le mélange de l'acide nitrique & de l'acide muriatique, ce dernier s'emparoit d'une partie de l'oxygène de l'acide nitrique, & qu'alors porté à l'état d'acide muriatique oxygéné, il devenoit susceptible de dissoudre l'or; mais plusieurs faits se refusent à cette explication. S'il en étoit ainsi, en faisant chauffer de l'acide nitro-muriatique, il s'en dégageroit du gaz nitreux; & cependant on n'en obtient pas sensiblement. Je reviens donc à considérer l'acide nitro-muriatique comme un acide à deux bases, & j'adopte entièrement à cet égard les idées de M. Berthollet.
_TABLEAU des combinaisons du Radical fluorique oxigéné, ou Acide fluorique avec les bases salifiables, dans l'ordre de leur affinité avec cet acide._
====================================================================== | Combinaisons de l'acide fluorique avec: | |--------------------------------------------------------------------| | | NOMS DES SELS NEUTRES. | | Noms des bases. |--------------------------------------------| | | Nomenclature | Nomenclat. ancienne. | | | nouvelle. | | |--------------------------------------------------------------------| |La chaux. |Fluate de chaux. }Toutes ces | |La baryte. |Fluate de baryte. }combinaisons ont été | |La magnésie. |Fluate de magnésie. }inconnues aux anciens | |La potasse. |Fluate de potasse. }Chimistes. | |La soude. |Fluate de soude. } | |L'ammoniaque. |Fluate d'ammoniaque. } | | | } | |L'oxide de zinc. |Fluate de zinc. } | |L'oxide de manganèse. |Fluate de manganèse. } | |L'oxide de fer. |Fluate de fer. } | |L'oxide de plomb. |Fluate de plomb. } | |L'oxide d'étain. |Fluate d'étain. } | |L'oxide de cobalt. |Fluate de cobalt. } | |L'oxide de cuivre. |Fluate de cuivre. } | |L'oxide de nickel. |Fluate de nickel. } | |L'oxide d'arsenic. |Fluate d'arsenic. } | |L'oxide de bismuth. |Fluate de bismuth. } | |L'oxide de mercure. |Fluate de mercure. } | |L'oxide d'argent. |Fluate d'argent. } | |L'oxide d'or. |Fluate d'or. } | |L'oxide de platine. |Fluate de platine. } | |_Et par la voie sèche._| } | |L'alumine. |Fluate d'alumine. } | ======================================================================
OBSERVATIONS
_Sur l'Acide fluorique, & sur le Tableau de ses combinaisons._
LA nature nous offre l'acide fluorique tout formé dans le spath fluor, spath phosphorique ou fluate de chaux: il y est combiné avec la terre calcaire, & forme un sel insoluble.
Pour obtenir l'acide fluorique seul & dégagé de toute combinaison, on met du spath fluor ou fluate de chaux dans une cornue de plomb; on verse dessus de l'acide sulfurique, & on adapte à la cornue un récipient également de plomb, à moitié rempli d'eau. On donne une chaleur douce, & l'acide fluorique est absorbé par l'eau du récipient, à mesure qu'il se dégage. Comme cet acide est naturellement sous forme de gaz au degré de chaleur & de pression dans lequel nous vivons, on peut le recueillir dans cet état dans l'appareil pneumato-chimique au mercure, comme on y reçoit le gaz acide marin, le gaz acide sulfureux, le gaz acide carbonique.
On est obligé de se servir pour cette opération de vaisseaux métalliques, parce que l'acide fluorique dissout le verre & la terre siliceuse; il communique même de la volatilité à ces deux substances, & il les enlève avec lui dans l'état de gaz.
C'est à M. Margraff que nous devons la première connoissance de cet acide; mais il ne l'a jamais obtenu que combiné avec une quantité considérable de silice: il ignoroit d'ailleurs que ce fût un acide particulier & _sui generis_.
M. le duc de Liancourt, dans un Mémoire imprimé sous le nom de M. Boulanger, a étendu beaucoup plus loin nos connoissances sur les propriétés de l'acide fluorique; enfin M. Schéele semble avoir mis la dernière main à ce travail.
Il ne reste plus aujourd'hui qu'à déterminer quelle est la nature du radical fluorique; mais comme il ne paroît pas qu'on soit encore parvenu à décomposer l'acide, on ne peut avoir aucun apperçu de la nature du radical. S'il y avoit quelques expériences à tenter à cet égard, ce ne pourroit être que par la voie des doubles affinités qu'on pourroit espérer quelque succès.
_TABLEAU des combinaisons du Radical boracique oxigéné, avec les différentes bases salifiables auxquelles il est susceptible de s'unir dans l'ordre de leur affinité avec cet acide._
============================================================== | NOMENCLATURE NOUVELLE. | |------------------------------------------------------------| | | Noms des bases. | Noms des sels neutres. | |------------------------------------------------------------| |Combinaisons {La chaux. |Borate de chaux. | |de l'acide {La baryte. |Borate de baryte. | |boracique {La magnésie. |Borate de magnésie. | |avec: {La potasse. |Borate de potasse. | | {La soude. |Borate de soude, ou borax.| | {L'ammoniaque. |Borate d'ammoniaque. | | {L'oxide de zinc. |Borate de zinc. | | {L'oxide de fer. |Borate de fer. | | {L'oxide de plomb. |Borate de plomb. | | {L'oxide d'étain. |Borate d'étain. | | {L'oxide de cobalt. |Borate de cobalt. | | {L'oxide de cuivre. |Borate de cuivre. | | {L'oxide de nickel. |Borate de nickel. | | {L'oxide de mercure.|Borate de mercure. | | {L'alumine. |Borate d'alumine. | ==============================================================
_Nota._ La plupart de ces combinaisons n'ont été ni nommées, ni connues par les anciens; ils donnoient à l'acide boracique le nom de sel sédatif, & ils donnoient le nom de borax à base d'alkali fixe végétal, borax à base d'alkali fixe minéral, borax à base de terre calcaire, aux combinaisons du sel sédatif avec la potasse, la soude & la chaux.
OBSERVATIONS
_Sur l'Acide boracique, & sur le Tableau de ses combinaisons._
ON donne le nom de boracique à un acide concret qu'on retire du borax, sel qui nous vient de l'Inde par le commerce. Quoique le borax ait été employé très-anciennement dans les arts, on n'a que des notions très-incertaines sur son origine, sur la manière de l'extraire & de le purifier. On a lieu de soupçonner que c'est un sel natif, qui se trouve naturellement dans les terres de quelques contrées de l'Inde & dans l'eau des lacs: tout le commerce de ce sel se fait par les Hollandois; ils ont été long-tems seuls en possession de le purifier; mais MM. l'Eguillier, dans une fabrique qu'ils ont élevée à Paris, sont parvenus à rivaliser avec eux: le procédé de cette purification, au surplus, est encore un mystère. L'analyse chimique nous a appris que le borax étoit un sel neutre avec excès de base; que cette base étoit la soude, & qu'elle étoit en partie neutralisée par un acide particulier, qui a été long-tems appelé sel sédatif de Homberg, & que nous avons désigné sous le nom d'acide boracique. On le rencontre quelquefois libre dans l'eau des lacs; celle du lac Cherchiaio en Italie en contient 94 grains & demi par pinte.
Pour séparer l'acide boracique & l'obtenir libre, on commence par dissoudre le borax dans l'eau bouillante; on filtre la liqueur très-chaude & on y verse de l'acide sulfurique, ou un autre acide quelconque qui ait plus d'affinité avec la soude que n'en a l'acide boracique. Ce dernier se sépare aussitôt, & on l'obtient sous forme cristalline par refroidissement.
On a cru long-tems que l'acide boracique étoit un produit de l'opération par laquelle on l'obtenoit: on se persuadoit en conséquence qu'il étoit différent, suivant l'acide qu'on avoit employé pour le séparer d'avec la soude. Aujourd'hui il est bien reconnu que l'acide boracique est toujours identiquement le même, de quelque manière qu'il ait été dégagé, pourvu toutefois qu'il ait été bien dépouillé de tout acide étranger par le lavage, & qu'on l'ait purifié par une ou deux cristallisations successives.
L'acide boracique est soluble dans l'eau & dans l'alkool. Il a la propriété de communiquer à la flamme de ce dernier dans lequel on l'a dissous, une couleur verte, & cette circonstance avoit fait croire qu'il contenoit du cuivre: mais aucune expérience décisive n'a confirmé ce résultat; il y a apparence que si le borax contient quelquefois du cuivre, il lui est accidentel.
Cet acide se combine avec les substances salifiables, par la voie humide & par la voie sèche. Il ne dissout pas directement les métaux par la voie humide, mais on peut parvenir à opérer la combinaison par double affinité.
Le Tableau ci-dessus présente les différentes substances avec lesquelles l'acide boracique peut s'unir dans l'ordre des affinités qui s'observent par la voie humide; il exige un changement notable, lorsqu'on opère par la voie sèche: alors l'alumine qui est placée la dernière, doit être placée immédiatement après la soude.
Le radical boracique est entièrement inconnu; l'oxygène y tient tellement, qu'il n'a pas encore été possible de l'en séparer par aucun moyen. Ce n'est même que par analogie qu'on peut conclure que l'oxygène fait partie de sa combinaison, comme de celle de tous les acides.
_TABLEAU des combinaisons de l'Arsenic oxygéné, ou Acide arsenique avec les bases salifiables dans l'ordre de leur affinité avec cet acide._
====================================================================== | Combinaisons de l'acide arsenique avec: | |--------------------------------------------------------------------| | Noms des bases | Noms des sels neutres. | Observation. | | salifiables. | | | |--------------------------------------------------------------------| |La chaux. |Arseniate de chaux. }Ce genre de | |La baryte. |Arseniate de baryte. }sels étoit absolument| |La magnésie. |Arseniate de magnésie. }inconnu aux anciens. | |La potasse. |Arseniate de potasse. }M. Macquer, qui a | |La soude. |Arseniate de soude. }découvert en 1746 la | |L'ammoniaque. |Arseniate d'ammoniaque. }combinaison de | |L'oxide de zinc. |Arseniate de zinc. }l'acide arsenique | |L'oxide de manganèse.|Arseniate de manganèse. }avec la potasse & la | |L'oxide de fer. |Arseniate de fer. }soude, les avoit | |L'oxide de plomb. |Arseniate de plomb. }nommés sels neutres | |L'oxide d'étain. |Arseniate d'étain. }arsenicaux. | |L'oxide de cobalt. |Arseniate de cobalt. } | |L'oxide de cuivre. |Arseniate de cuivre. } | |L'oxide de nickel. |Arseniate de nickel. } | |L'oxyde de bismuth. |Arseniate de bismuth. } | |L'oxide de mercure. |Arseniate de mercure. } | |L'oxide d'antimoine. |Arseniate d'antimoine. } | |L'oxide d'argent. |Arseniate d'argent. } | |L'oxide d'or. |Arseniate d'or. } | |L'oxide de platine. |Arseniate de platine. } | |L'alumine. |Arseniate d'alumine. } | ======================================================================
OBSERVATIONS
_Sur l'Acide arsenique, & sur le Tableau de ses combinaisons._
DANS un Mémoire imprimé dans le recueil de l'Académie, année 1746, M. Macquer a fait voir qu'en poussant au feu un mêlange d'oxide blanc d'arsenic & de nitre, on obtenoit un sel neutre, qu'il a nommé sel neutre arsenical. On ignoroit entièrement, à l'époque où M. Macquer a publié ce Mémoire, la cause de ce singulier phénomène, & comment une substance métallique pouvoit jouer le rôle d'un acide. Des expériences plus modernes nous ont appris que l'arsenic s'oxygénoit dans cette opération; qu'il enlevoit l'oxygène à l'acide nitrique, & qu'à l'aide de ce principe il se convertissoit en un véritable acide, qui se combinoit ensuite avec la potasse. On connoît aujourd'hui d'autres moyens, non-seulement d'oxygéner l'arsenic, mais encore d'obtenir l'acide arsenique libre & dégagé de toute combinaison. Le plus simple est de dissoudre l'oxide blanc d'arsenic dans trois fois son poids d'acide muriatique: on ajoute dans cette dissolution, pendant qu'elle est encore bouillante, une quantité d'acide nitrique double du poids de l'arsenic, & on évapore jusqu'à siccité. L'acide nitrique se décompose dans cette opération; son oxygène s'unit à l'oxide d'arsenic pour l'acidifier; le radical nitrique se dissipe sous forme de gaz nitreux. A l'égard de l'acide muriatique, il se convertit en gaz muriatique, & on peut le retenir par voie de distillation. On s'assure qu'il ne reste plus d'acide étranger, en calcinant l'acide concret jusqu'à ce qu'il commence à rougir: ce qui reste ainsi dans le creuset est de l'acide arsenique pur.
Il y a plusieurs autres manières d'oxygéner l'arsenic & de le convertir en un acide. Le procédé que Schéele a employé & que M. de Morveau a répété avec un grand succès dans le laboratoire de Dijon, consiste à distiller de l'acide muriatique oxygéné sur de la manganèse. Cet acide s'oxygène, comme je l'ai dit ailleurs, & passe sous la forme d'acide muriatique sur-oxygéné. On le reçoit dans un récipient dans lequel on a mis de l'oxide blanc d'arsenic recouvert d'un peu d'eau distillée. L'arsenic blanc décompose l'acide muriatique oxygéné, il lui enlève l'oxygène surabondant; d'une part, il se convertit en acide arsenique, & de l'autre l'acide muriatique oxygéné redevient acide muriatique ordinaire. On sépare ces deux acides en distillant à une chaleur douce, qu'on augmente cependant sur la fin: l'acide muriatique passe & l'acide arsenique reste sous forme blanche & concrète. Dans cet état il est beaucoup moins volatil que l'oxide blanc d'arsenic.
Très-souvent l'acide arsenique tient en dissolution une portion d'oxide blanc d'arsenic qui n'a pas été suffisamment oxygéné. On n'est point exposé à cet inconvénient, quand on a opéré par l'acide nitrique, & qu'on en ajoute de nouveau, jusqu'à ce qu'il ne passât plus de gaz nitreux.
D'après ces différentes observations, je définirai l'acide arsenique, un acide métallique blanc, concret fixe au degré de feu qui le fait rougir, formé par la combinaison de l'arsenic avec l'oxygène, qui se dissout dans l'eau, & qui est susceptible de se combiner avec un grand nombre de bases salifiables.
_TABLEAU des combinaisons du Molybdène oxygéné, ou Acide molybdique avec les bases salifiables, par ordre alphabétique *._
============================================================== | NOMENCLATURE NOUVELLE. | |------------------------------------------------------------| | | Noms des bases. | Noms des sels neutres. | | | salifiables. | | |------------------------------------------------------------| |Combinaisons {L'alumine. |Molybdate d'alumine. | |de l'acide {L'ammoniaque. |Molybdate d'ammoniaque. | |molybdique {L'oxide d'antimoine. |Molybdate d'antimoine. | |avec: {L'oxide d'argent. |Molybdate d'argent. | | {L'oxide d'arsenic. |Molybdate d'arsenic. | | {La baryte. |Molybdate de baryte. | | {L'oxide de bismuth. |Molybdate de bismuth. | | {La chaux. |Molybdate de chaux. | | {L'oxide de cobalt. |Molybdate de cobalt. | | {L'oxide de cuivre. |Molybdate de cuivre. | | {L'oxide d'étain. |Molybdate d'étain. | | {L'oxide de fer. |Molybdate de fer. | | {La magnésie. |Molybdate de magnésie. | | {L'oxide de manganèse.|Molybdate de manganèse. | | {L'oxide de mercure. |Molybdate de mercure. | | {L'oxide de nickel. |Molybdate de nickel. | | {L'oxide d'or. |Molybdate d'or. | | {L'oxide de platine. |Molybdate de platine. | | {L'oxide de plomb. |Molybdate de plomb. | | {La potasse. |Molybdate de potasse. | | {La soude. |Molybdate de soude. | | {Le zinc. |Molybdate de zinc. | ==============================================================
* On a suivi dans le tableau l'ordre alphabétique, parce que l'on ne connoît pas bien les affinités de cet acide avec les différentes bases. C'est à M. Schéele qu'on doit la découverte de cet acide, comme de beaucoup d'autres.
_Nota._ Toute cette classe de sels a été nouvellement découverte, & n'avoit point encore été nommée.
OBSERVATIONS
_Sur l'Acide molybdique, & sur le Tableau de ses combinaisons._
LE MOLYBDÈNE est une substance métallique particulière, qui est susceptible de s'oxygéner au point de se transformer en un véritable acide concret. Pour y parvenir, on introduit dans une cornue une partie de mine de molybdène, telle que la nature nous la présente, & qui est un véritable sulfure de molybdène; on y ajoute cinq ou six parties d'un acide nitrique affoibli d'un quart d'eau environ, & on distille. L'oxygène de l'acide nitrique se porte sur le molybdène & sur le soufre; il transforme l'un en un oxide métallique, & l'autre en acide sulfurique. On repasse de nouvel acide nitrique dans la même proportion & jusqu'à quatre ou cinq fois; & quand il n'y a plus de vapeurs rouges, le molybdène est oxygéné autant qu'il le peut être, du moins par ce moyen, & on le trouve au fond de la cornue sous forme blanche, pulvérulente, comme de la craie. Cet acide est peu soluble, & on peut, sans risquer d'en perdre beaucoup, le laver avec de l'eau chaude. Cette précaution est nécessaire pour le débarrasser des dernières portions d'acide sulfurique, qui pourroient y adhérer.
_TABLEAU des combinaisons du Tungstène oxygéné, ou Acide tungstique avec les bases salifiables._