Traité de l'administration des bibliothèques publiques
Part 36
Le premier essai de constitution d'une bibliothèque de la Ville de Paris ne remonte qu'à l'administration de Michel-Étienne Turgot, père de l'économiste et prévôt des marchands de 1729 à 1740. La collection rassemblée par ses soins était bien modeste, et ses successeurs se préoccupèrent peu de l'étendre. Une donation magnifique suppléa bientôt à leur indifférence. Un bibliophile passionné, Antoine Moriau, procureur du roi et de la Ville qui avait réuni, à grands frais et avec le goût le plus sûr, une bibliothèque de 14,000 volumes imprimés et de 2,000 manuscrits, parmi lesquels les précieux cartons, dits de Godefroy, et 500 portefeuilles de pièces rares, plans, cartes, estampes sur Paris, légua le tout à la Ville en 1759. La municipalité s'intéressa dès lors à sa bibliothèque, et l'accrut par l'acquisition de la belle collection de plans de Paris et de manuscrits, formée par l'abbé de la Grive, puis des bibliothèques de Bonamy, son historiographe, et de l'avocat Tauxier, moyennant le service de rentes viagères peu élevées; plusieurs donateurs, au premier rang desquels il faut citer l'abbé de Livry, évêque de Callinique, contribuèrent aussi à l'enrichir.
440. La bibliothèque de la Ville, conservée d'abord à l'hôtel de Lamoignon qu'habitait Moriau, avait été transférée, en 1773, à Saint-Louis-la-Culture, rue Saint-Antoine, dans la maison des Génovéfains, et elle y demeura jusqu'à l'an V. Elle fut, à cette époque, l'objet d'une véritable spoliation qui n'a jamais été réparée. L'Institut venait d'être créé; il aspirait à se créer de toutes pièces une bibliothèque, et l'occasion était propice, car il restait encore dans les dépôts littéraires, après les prélèvements opérés par les conservateurs des bibliothèques publiques, de quoi lui donner une très large satisfaction. Le Directoire lui avait d'abord attribué le dépôt littéraire de l'Arsenal et, en cela, il n'excédait pas ses pouvoirs[620]. Mais des influences diverses, et peut-être même les réclamations d'Ameilhon, le propre bibliothécaire de la Commune qui aspirait à devenir et devint en effet conservateur de l'Arsenal érigé en bibliothèque publique, firent revenir le gouvernement sur sa première décision. Un second arrêté, du 5 pluviôse, déclara publique la bibliothèque de l'Arsenal[621], et un troisième offrit, comme compensation, à l'Institut «en exécution des lois du 3 brumaire et du 15 germinal an IV», la bibliothèque de la Commune[622]. On a dit que le but réel du Directoire était d'abaisser la Commune et de la frapper dans tout ce qui avait pu contribuer autrefois à sa splendeur[623]. Quoi qu'il en soit, la mesure était d'une légalité contestable, et le gouvernement en avait conscience, car il semble qu'il ait voulu en atténuer le retentissement, dans la mesure du possible; le dispositif se termine ainsi: «Le présent arrêté ne sera point imprimé.» Mais ces questions n'émouvaient alors personne, le silence du bibliothécaire était acquis; aucune protestation ne s'éleva. Le Directoire avait cependant disposé d'une propriété de la Commune sur laquelle il n'avait aucun droit. Les intentions formelles du testateur, Moriau, étaient méconnues, puisque sa donation avait pour but exprès de créer «dans l'Hôtel de Ville de Paris une bibliothèque comme il y en avait une en l'Hôtel de Ville de Lyon». La spoliation n'en fut pas moins consommée, et l'Institut fit transporter de Saint-Louis au Louvre, où il tenait ses séances, la bibliothèque de la Ville. Elle l'a suivi depuis au palais Mazarin où elle est encore. Il est fâcheux d'ajouter que le bureau de l'Institut, qui a coutume de faire vendre les doubles de sa bibliothèque, s'est ainsi défait, à plusieurs reprises, d'ouvrages provenant de l'ancien fonds de la Ville, et notamment de la donation Moriau; quelques exemplaires ont même été rachetés par la bibliothèque actuelle de la Ville[624].
441. Cependant un ancien président du directoire exécutif du département, Nicoleau, venait d'accepter le modeste emploi de bibliothécaire de la troisième école centrale, sise à Saint-Louis-la-Culture. Il recueillit dans les dépôts littéraires un certain nombre d'ouvrages que les précédents visiteurs y avaient négligés et en forma un noyau que des acquisitions successives vinrent grossir. Son dépôt avait acquis une réelle importance quand le gouvernement consulaire mit les bibliothèques centrales à la disposition des municipalités[625]. On l'augmenta des ouvrages réunis dans deux autres écoles, et la Ville de Paris se trouva en possession d'une nouvelle bibliothèque à laquelle un arrêté préfectoral de Frochot conféra le titre de _Bibliothèque de la Ville de Paris_[626]. La création des lycées coïncidant avec la suppression des écoles centrales, et la maison de Saint-Louis-la-Culture étant affectée à l'instruction publique, la bibliothèque de la Ville fut transférée à l'ancien hôtel des Vivres, rue Saint-Antoine, 287, puis, sous la Restauration, dans les dépendances de l'ancienne église Saint-Jean, et enfin dans l'Hôtel de Ville, lorsque les travaux d'agrandissement le permirent. Elle atteignit le chiffre de 120,000 volumes; mais, en même temps qu'elle était accessible au grand public, elle était administrative et desservait la préfecture. Ce double service, le dernier surtout qui comporte de fréquents emprunts pour l'usage des bureaux, lui fut très préjudiciable: le plus grand désordre y régnait; la plupart de ses collections étaient dépareillées, quand l'incendie de l'Hôtel de Ville, allumé par la Commune en 1871, l'anéantit complètement et, pour la seconde fois, la Ville de Paris se trouva sans bibliothèque.
442. L'année précédente, un savant bibliophile parisien, M. Jules Cousin, avait été mis à la tête de la bibliothèque aujourd'hui détruite. Il offrit généreusement à la Ville, pour former le noyau d'une troisième bibliothèque, sa collection personnelle, relative à l'histoire de Paris, qui ne comprenait pas moins de 6,000 volumes et de 14,000 estampes. En 1872, une commission spéciale fut chargée d'examiner les mesures à prendre pour la reconstitution de la bibliothèque de la Ville, et donner son avis sur les propositions d'acquisitions d'ouvrages destinés à la composer[627]. On décida, dès lors, d'en faire, non plus une bibliothèque générale embrassant le cercle de toutes les connaissances, mais une collection exclusivement locale, restreinte aux ouvrages, estampes, plans et cartes concernant l'histoire de Paris ou utiles à l'étude des différentes branches de cette histoire. Ce caractère parisien, que plusieurs arrêtés préfectoraux ont confirmé depuis[628], la distingue des autres grandes bibliothèques publiques. Elle resta complètement séparée de la bibliothèque administrative de la préfecture, et fut aménagée d'une façon définitive à l'hôtel Carnavalet[629]. Grâce au zèle du conservateur, elle put être classée, cataloguée et ouverte au public dès 1874; elle comptait déjà 18,000 volumes environ. Elle reçut bientôt un accroissement considérable: M. de Liesville lui offrit sa riche collection de livres, d'estampes, médailles, faïences et objets divers sur la Révolution française, dont la valeur n'était pas inférieure à 200,000 francs. D'autre part, le Conseil municipal mettait à sa disposition d'importants crédits. La bibliothèque ne possède pas moins aujourd'hui de 70,000 volumes, de 50,000 estampes et de 20,000 médailles.
Elle est complétée par un musée historique composé d'objets d'art trouvés dans le sol parisien et d'antiquités, de tableaux, sculptures, dessins, estampes, médailles et monuments divers relatifs à l'histoire de Paris[630]. Sur l'avis du Conseil municipal, le préfet de la Seine a réuni les deux services sous une direction unique, de telle sorte que le musée n'est que «le complément légitime et justifié de la bibliothèque historique municipale»[631].
443. La bibliothèque et le musée Carnavalet forment un service spécial qui relève directement et immédiatement du secrétaire général de la préfecture[632]. Ils sont placés sous la haute surveillance d'une commission nommée par le préfet et présidée par le secrétaire général[633]. Cette commission, dans laquelle ont été appelés, à côté de deux membres du Conseil municipal, les écrivains les plus compétents en ce qui touche l'histoire de Paris, doit se réunir trois fois au moins chaque année; les procès-verbaux de ses séances sont transmis au préfet. L'arrêté préfectoral a malheureusement négligé de fixer les dates des réunions, et le secrétaire général, absorbé par des soins multiples, oublie parfois de convoquer la commission pendant une année et plus; la tenue des séances serait mieux assurée sans doute, s'il leur était assigné des dates régulières, sans préjudice de convocations exceptionnelles laissées à l'appréciation du président.
La commission de surveillance vérifie le registre d'entrée des livres, tenu par le conservateur, sur lequel sont indiqués l'origine et le prix de chaque article; elle constate l'opportunité des acquisitions. C'est là son attribution principale[634]. Le conservateur achète, sous sa responsabilité personnelle, les ouvrages d'un prix inférieur à 500 francs. Toute acquisition pour la bibliothèque d'un prix supérieur à ce chiffre doit être préalablement autorisée par la commission de surveillance qui, à cet effet, s'est divisée en deux sous-commissions de cinq membres, l'une pour la partie artistique, l'autre pour la partie littéraire. Le conservateur prend individuellement l'avis des cinq membres et se conforme à leur décision. Il agit de même en ce qui concerne le musée pour tout achat supérieur à 100 francs. Dans les cas d'urgence, qui demandent une solution immédiate, le secrétaire général peut autoriser les acquisitions proposées.
L'acceptation des dons offerts à la bibliothèque et au musée est également soumise à la commission de surveillance.
444. L'administrateur porte le titre de «conservateur de la bibliothèque et des collections historiques de la Ville»[635]. Il a sous ses ordres trois sous-conservateurs, préposés respectivement: à la bibliothèque (livres et estampes en portefeuilles); aux collections historiques (musée révolutionnaire, collections historiques et numismatiques); aux collections archéologiques (antiquités gallo-romaines et monuments provenant des démolitions de Paris). Ces emplois sont assimilés aux grades du personnel de la préfecture: le conservateur a rang de chef de bureau, les sous-conservateurs de sous-chefs ou de commis principaux; la classe varie suivant la durée des services[636]. Les traitements de ces fonctionnaires varient entre un minimum de 4,000 et un maximum de 8,000 francs; ils sont sensiblement supérieurs à ceux attribués dans les bibliothèques de l'État[637].
445. La bibliothèque est pourvue d'un double catalogue méthodique et alphabétique, tenu constamment à jour. A raison de la nature toute spéciale des collections, il est rédigé sur un plan approprié. Il comprend douze divisions principales, subdivisées en sections désignées par des lettres; aux sections correspond en outre une suite non interrompue de 160 séries qui facilitent les recherches[638].
Un répertoire renvoie aux portefeuilles.
446. La bibliothèque de la ville est ouverte du premier lundi d'octobre jusqu'au 15 août, sauf une semaine au temps de Pâques. Le public y est admis dans deux salles de travail, de 10 heures du matin à 4 heures du soir, depuis octobre jusqu'à Pâques, et, après Pâques, de 11 heures à 5 heures. Les estampes, les manuscrits, les volumes de la réserve sont communiqués dans la salle des estampes. Les médailles sont communiquées dans la salle de numismatique, mais seulement sous les yeux d'un conservateur.
447. Les lecteurs doivent consigner sur un registre leur nom, âge, profession et domicile. Il leur est remis, s'il y a lieu, une carte d'étude, personnelle, valable pour un an, et qui peut être retirée, en cas d'abus ou de fausse déclaration; le lecteur est alors consigné. Le prêt des livres au dehors est absolument interdit.
Le musée historique est public, le jeudi et le dimanche, de 11 heures à 4 heures. On a adopté l'excellent usage de distribuer gratuitement aux visiteurs une notice imprimée qui leur permet de le parcourir avec plus d'intérêt et de fruit. Le secrétaire général de la préfecture délivre des cartes d'entrée pour le visiter les autres jours. Mais le musée est ouvert pour l'étude, tous les jours non fériés, à l'exception du lundi, aux mêmes heures que la bibliothèque.
Grâce à la libéralité du Conseil municipal et, plus encore, à l'intelligente direction du conservateur, la bibliothèque et le musée Carnavalet ont acquis en peu d'années un développement remarquable: le discernement le plus éclairé a présidé à sa formation, le meilleur ordre y est établi et sa spécialité, en restreignant le cercle de ses besoins, lui assure dans l'avenir un degré de richesse incomparable.
NOTES
[620] Arr. du 1er messidor an IV (19 juin 1796).
[621] Il importe de ne pas confondre la bibliothèque de l'Arsenal avec le dépôt littéraire de l'Arsenal; ce dernier était installé dans les églises Saint-Paul et Sainte-Catherine.
[622] Arr. du 27 ventôse an V. (17 mars 1797).
[623] Franklin, _Les Ancien. biblioth._, t. III, p. 202.
[624] Ces exemplaires sont marqués d'un timbre portant les lettres I D V. (Institut, double vendu). De plus, ils sont marqués des diverses estampilles usitées à l'Institut sous tous les régimes, et ces cachets multipliés constituent une véritable dégradation des volumes.
[625] Arr. cons. du 8 pluviôse an XI (29 janvier 1803).
[626] Arr. du préf. de la Seine, du 4 germinal an XII (25 mars 1804).
[627] Arr. du préf. de la Seine, du 30 avril 1872.
[628] Arr. du préf. de la Seine, du 30 juin 1879, des 29 février et 5 juillet 1880.
[629] Ancienne demeure de Mme de Sévigné, rue Sévigné, 23.
[630] Parmi les objets d'art ou d'ameublement réunis à l'hôtel Carnavalet, un certain nombre ne rentraient pas dans ce programme. Conformément à un vote du Conseil municipal, en date du 21 février 1880, ils ont été vendus aux enchères publiques. Un arrêté préfectoral du 10 juillet 1880 avait institué une commission chargée de procéder à l'élimination de tous les objets d'art étrangers à l'histoire de Paris.
[631] Délibération du 21 février 1880; arr. préfect. du 29 février suivant.
[632] Arr. du préf. de la Seine, du 20 janvier 1879. Précédemment, la bibliothèque était rattachée au 4e bureau de la 1re division du secrétariat général.
[633] Arr. du préf. de la Seine, du 25 juillet 1879.
[634] La commission ne s'occupe pas du contrôle de la comptabilité.
[635] Arr. préfect. du 29 février 1880. Cf. Arr. du 30 juin 1879.
[636] Arr. préfect. du 28 mars 1885.
[637] En dehors du traitement du personnel, le budget de la bibliothèque et du musée est de 55,000 francs: 25,000 environ sont affectés aux acquisitions et à l'entretien de la bibliothèque, 25,000 au service du musée, 5,000 aux fouilles, transports, etc. Cette répartition varie d'ailleurs suivant les exigences des services et, en cas de besoin, le Conseil municipal élève libéralement les crédits: c'est ainsi que récemment, sur le rapport de M. Jobbé-Duval, il a voté une somme de 15,000 francs pour l'acquisition d'une collection provenant de fouilles opérées rue Nicole, par M. Landau, et comprenant, outre des ustensiles de terre, de fer, de bronze, une pièce unique, le moulage d'une figure d'enfant du IVe siècle, produit par l'infiltration du mortier employé pour le scellement. (_Bull. mun. off._ du 7 mars 1884.)
[638] _Cadre du classement_:
I.--BIBLIOGRAPHIE.
Sections. Séries.
A. Bibliographie de Paris, Études bibliographiques intéressant l'histoire de Paris. 1
B. Catalogues de bibliothèques riches en histoire de Paris. 2
II.--HISTOIRE PHYSIQUE ET NATURELLE.
A. Météorologie parisienne, Faune, Botanique et horticulture, Paléontologie, Géologie. 3 _Appendice_: Carrières sous Paris, Catacombes.
B. HYDROGRAPHIE.
_Eaux naturelles._--La Seine, la Bièvre, Inondations, Puits et Sources, Eaux de Passy.--_Appendice_: Ports et navigation. _Canaux._--Canal de l'Ourcq, l'Yvette et projets divers, Paris port de mer. 6 _Service des Eaux._--Anciens et nouveaux systèmes, Pompes à feu, Fontaines publiques, Vente de l'eau, Bains publics. 7
C. Population, Statistique. 8
III.--HISTOIRE GÉNÉRALE.
A. Histoires de Paris formant corps d'ouvrage et généralités. 9
B. Descriptions et Guides-Cicérones. 10
C. Histoires particulières des quartiers de Paris. 11
D. Études et essais historiques sur Paris, Dissertations archéologiques, Numismatique parisienne, Mélanges, Recueils de pièces. 12
E. SUCCESSION CHRONOLOGIQUE DES ÉVÉNEMENTS ET RÉVOLUTIONS DE PARIS PAR RÈGNES, COMPRENANT LES ÉPISTOLAIRES ET MÉMORIALISTES CONTEMPORAINS.
Période préhistorique. 13 Période gallo-romaine. 14 De l'origine de la monarchie à l'avènement de François Ier. 15 De François Ier à l'extinction de la Ligue. 16 Règnes de Henri IV et de Louis XIII. 17 La Fronde et Mazarin. 18 Règne de Louis XIV. 19 Règnes de Louis XV et de Louis XVI. 20 Révolution de 1789 à l'Empire. 21 Empire et Restauration. 22 Révolution de 1830. 23 Règne de Louis-Philippe. 24 Révolution et République de 1848. 25 Règne de Napoléon III. 26 1870-1871. Révolution du 4 septembre, le Siège et la Commune. 27 Troisième République. 28
F. _Journaux et revues_ plus spécialement parisiens. 29
G. _Les Parisiens._--Généalogies, biographies et portraits de Parisiens célèbres, ou de personnages marquants de l'histoire de Paris, la Bourgeoisie de Paris et ses privilèges. 30
IV.--TOPOGRAPHIE.
A. GÉNÉRALITÉS, PLANS ET ENCEINTES.
Généralités, Études sur la topographie de Paris. 31 Plans par ordre chronologique. 32 Accroissements de Paris et enceintes successives, Divisions en quartiers, Postes et barrières. 33 Fortifications et défense militaire. 34
B. RUES ET VOIES PUBLIQUES.
Rues, Histoires et Indicateurs. 35 Places publiques et monuments qui les décorent. 36 Ponts. 37 Promenades et jardins publics. 38 Petite voirie, entretien, éclairage des rues, Ponts et Chaussées. 39 _Appendice à l'histoire des voies publiques_: Cris de Paris, Industriels et curiosités de la rue. 40
C. Topographie pittoresque, Recueils de vues de Paris[G]. 41
[G] Cette série ne figure dans le cadre qu'à titre de memento; elle comprend en réalité la collection des estampes, qui a fait l'objet d'une classification spéciale.
V.--MONUMENTS ET ARCHITECTURE.
A. MONUMENTS PUBLICS.
Les Monuments de Paris en général, Inscriptions. 42 Le Louvre et les Tuileries. 43 Le Palais-Royal, le Luxembourg. 44 Autres palais et édifices publics divers, Arcs de triomphe. 45
NOTA.--(Les édifices publics ayant un caractère spécial se trouvent aux séries auxquelles ils se rapportent; ainsi les Églises, série 54; l'Hôtel de Ville, série 109; la Bourse, série 123; la Chambre des députés, série 107, etc.).
B. Hôtels, maisons et édifices privés. 46
C. Travaux de Paris, Édilité, Embellissements de Paris. 47
D. Œuvres d'architectes; publications et journaux d'architecture, riches en documents parisiens. 48
Législation et réglementation des constructions à Paris, Annuaire des bâtiments. 49
VI.--HISTOIRE RELIGIEUSE.
A. GÉNÉRALITÉS.
Liturgie parisienne, Officialité, Administration ecclésiastique, Anciens sermonnaires intéressant l'histoire des mœurs. 50 Histoire ecclésiastique de Paris, Succession des événements, Archevêques et archevêché, Clergé, Personnalités religieuses, Séminaires, Œuvres et Confréries religieuses. 51
B. ÉGLISES ET COMMUNAUTÉS.
Les Églises et Communautés de Paris en général. 52 Notre-Dame. 53 Églises et Communautés diverses, anciennes et modernes, par ordre alphabétique. 54
C. Dissidents, Protestants, Juifs, Religions fantaisistes, Théophilantropes, Saints-Simoniens, etc. 55
VII.--HISTOIRE DES LETTRES, SCIENCES ET ARTS A PARIS.
A. INSTRUCTION PUBLIQUE.
Généralités. 56 Ancienne Université de Paris et Ses Collèges. 57 Instruction primaire, petites écoles. 58 Instruction secondaire, Collèges, Lycées et institutions modernes (avec les anciens Collèges encore subsistants). 59 Enseignement supérieur. Institutions scientifiques, Hautes Écoles et Écoles d'application, Facultés modernes. 60
B. HISTOIRE LITTÉRAIRE.
Le monde et le mouvement littéraires parisiens aux différentes époques chronologiquement, Biographies de gens de lettres et de savants. 61 Académies, Sociétés savantes et littéraires. 62 Bibliophilie, Bibliothèques, Archives. 63 Imprimerie et Librairie, Législation de la presse, Droits d'auteurs.--_Appendice_: Spécimens d'incunables et chefs-d'œuvre d'impression parisienne. 64 Journalisme et journalistes parisiens. 65 _Appendice_: Le langage parisien. Beau langage, langage populaire, style poissard, argots divers, patois des environs de Paris. 66
C. HISTOIRE ARTISTIQUE.
Généralités. Histoire et critique de l'Art à Paris, Journaux d'art. 67 Musées du Louvre et du Luxembourg. 68 Musées divers. 69 Salons de peinture, Expositions particulières, Galeries d'amateurs. 70 Académies et Écoles des Beaux-Arts, Sociétés artistiques. 71 Biographies d'artistes et d'amateurs, Parisiens de naissance ou par leurs œuvres, Mœurs artistiques. 72 Art industriel. Manufactures de Sèvres et des Gobelins. 72_bis_
VIII.--HISTOIRE DES MŒURS ET COUTUMES.
A. GÉNÉRALITÉS.
Histoires générales des mœurs et coutumes des Français. 73
B. TABLEAUX DE PARIS ET ÉTUDES DES MŒURS PARISIENNES (comprenant les relations de voyageurs étrangers).