Souvenirs de Madame Louise-Élisabeth Vigée-Lebrun, Tome premier
Chapter 13
Lorsque la comtesse de Sabran me présenta chez elle au frère du grand Frédéric, je voyais ce prince pour la première fois, et je ne saurais dire combien je le trouvai laid. Il pouvait avoir à peu près cinquante-cinq ans à cette époque, le roi de Prusse étant de beaucoup son aîné. Il était petit, mince, et sa taille, quoiqu'il se tînt fort droit, n'avait aucune noblesse. Il avait conservé un accent allemand très marqué, et grasseyait excessivement. Quant à la laideur de son visage, elle était au premier abord tout-à-fait repoussante. Cependant avec deux gros yeux dont l'un regardait à droite et l'autre à gauche, son regard n'en avait pas moins je ne sais quelle douceur, qu'on remarquait aussi dans le son de sa voix, et lorsqu'on l'écoutait, ses paroles étant toujours d'une obligeance extrême: on s'accoutumait à le voir.
Sa valeur guerrière est assez connue pour qu'il soit inutile d'en parler; on sait qu'il aimait la gloire en digne frère de Frédéric; mais ce qu'il faut dire, c'est qu'il était aussi sensible à un trait d'humanité qu'à un trait d'héroïsme: il était bon et faisait un très grand cas de la bonté dans les autres.
Il avait pour les arts, et surtout pour la musique, une véritable passion, au point qu'il voyageait avec son premier violon afin de pouvoir cultiver son talent en route. Ce talent était assez médiocre, mais le prince Henri ne laissait échapper aucune occasion de l'exercer. Pendant tout le séjour qu'il a fait à Paris, il venait constamment à mes soirées musicales, ne redoutait point la présence des premiers virtuoses, et je ne l'ai jamais vu refuser de faire sa partie dans un quatuor à côté de Viottis qui jouait le premier violon.
LE COMTE D'ALBARET.
Un autre amateur forcené de musique, qui vivait à Paris à la même époque, était le comte d'Albaret. Non-seulement il s'empressait d'aller à tous les concerts; mais, quoique sa fortune ne fût pas très considérable, il avait une musique à lui, comme en ont les souverains. Il logeait et nourrissait dans sa maison huit ou dix musiciens auxquels il payait des appointemens, leur permettant en outre de prendre des écoliers dehors aux heures qu'il leur laissait libres. Ces artistes, comme on doit l'imaginer, étaient tous du second ordre. La chanteuse, par exemple, qui ne chantait que des airs italiens, avait une assez belle voix, mais ne pouvait passer pour une prima dona, et je me souviens qu'il m'avait donné pour maître de chant un homme dont le savoir était médiocre. Il en était de même de ses instrumentistes, pris isolément, sans en excepter son premier violon; et cependant, tous ces gens-là avaient une telle habitude de marcher ensemble, et faisaient un si grand nombre de répétions, qu'on n'entendait nulle part de la musique aussi bien exécutée que chez le comte d'Albaret. Aussi tous les amateurs se rendaient-ils avec empressement à ses concerts. Ils avaient lieu le dimanche matin: j'y suis allée plusieurs fois, et j'en suis toujours sortie charmée.
LE COMTE D'ESPINCHAL.
Voici un homme dont les affaires, les plaisirs, en un mot toute l'existence, se bornaient à savoir, jour par jour, tout ce qui se passait dans Paris. Le comte d'Espinchal était toujours instruit le premier d'un mariage, d'une intrigue amoureuse, d'une mort, de la réception ou du refus d'une pièce de théâtre, etc.; au point que si l'on avait besoin d'un renseignement quelconque sur qui ou sur quoi que ce fût au monde, on se disait aussitôt: Il faut le demander à d'Espinchal. On imagine bien que, pour être aussi parfaitement au fait, il fallait qu'il connût une prodigieuse quantité de gens; aussi ne pouvait-il marcher dans la rue sans saluer quelqu'un à chaque pas, et cela depuis le grand seigneur jusqu'au garçon de théâtre, depuis la duchesse jusqu'à la grisette et la fille entretenue.
En outre, le comte d'Espinchal allait partout. On était certain, ne fût-ce que pour un moment, de le voir dans les promenades, aux courses de chevaux, au salon, le soir à deux ou trois spectacles. Je n'ai vraiment jamais su quel temps il prenait pour se reposer et même pour dormir; car il passait presque toutes ses nuits dans les bals.
À l'Opéra ainsi qu'à la Comédie-Française, il savait au juste à qui appartenaient toutes les loges, dont la plupart, il est vrai, étaient louées à l'année à cette époque. On le voyait se les faire ouvrir l'une après l'autre pour rester cinq minutes dans chacune; car trop d'affaires l'appelaient de tous côtés pour qu'il fît des visites longues. Il n'y mettait que le temps d'apprendre quelques nouvelles de plus.
Heureusement le comte d'Espinchal n'était point méchant, autrement il aurait pu brouiller bien des ménages, causer bien des ruptures de liaisons d'amour ou d'amitié, enfin nuire à beaucoup de gens. Il n'était pas même très bavard et savait se taire avec les personnes intéressées dans les mystères sans nombre qu'il parvenait à découvrir. Il suffisait à sa satisfaction personnelle d'être parfaitement au courant de tout ce qui se passait à Paris et à Versailles; mais pour parvenir à ce but il ne négligeait aucun soin, et bien certainement il était plus au fait de mille choses que ne l'était le lieutenant de police.
Une pareille manie est si bizarre, qu'afin de faire croire à sa réalité, je vais raconter un trait qui, dans le temps, a été connu de tout Paris. Un jour, ou plutôt une nuit, le comte d'Espinchal se trouvait au bal de l'Opéra. Ce bal n'était point alors ce qu'il est devenu maintenant; la bonne compagnie le fréquentait, et les plus honnêtes femmes de la cour et de la ville ne se refusaient pas le plaisir d'y aller, masquées jusqu'aux dents, comme on disait; mais pour M. d'Espinchal il n'existait point de masque; du premier coup d'oeil il reconnaissait son monde: aussi tous les dominos le fuyaient-ils comme la peste. Il se promenait dans la salle quand il remarqua un homme _qu'il ne connaissait pas_, et qui courait de côtés et d'autres, pâle, effaré, s'approchant de toutes les femmes en dominos bleus, puis s'éloignant aussitôt d'un air désespéré. Le comte n'hésite pas à l'aborder, et lui dit avec intérêt:--Vous me paraissez en peine, monsieur. Si je pouvais vous être bon à quelque chose, j'en serais charmé.--Ah! monsieur, répond l'inconnu, je suis le plus malheureux des hommes. Imaginez que ce matin je suis arrivé d'Orléans avec ma femme, qui m'a tourmenté pour la mener au bal de l'Opéra. Dans cette foule, je viens de la perdre, et la pauvre petite ne sait pas le nom de l'hôtel, pas même le nom de la rue où nous sommes descendus.--Calmez-vous, calmez-vous, dit le comte d'Espinchal, je vais vous conduire près d'elle. Madame votre femme est assise dans le foyer à la seconde fenêtre. C'était la dame en effet. Le mari, transporté de joie, se confond en remerciemens:--Mais comment se fait-il, monsieur, que vous ayez deviné?...--Rien n'est plus simple, répond le comte d'Espinchal: madame étant la seule femme du bal que je ne connaisse pas, j'avais déjà bien pensé qu'elle devait être arrivée de province très nouvellement.
Quand je suis revenue à Paris, sous le consulat, j'ai revu le comte d'Espinchal:--Eh bien! lui dis-je, vous devez être furieusement désorienté; vous ne connaissez plus personne dans les loges de l'Opéra et de la Comédie. Pour toute réponse, il leva les yeux au ciel. Il est mort peu de temps après, d'ennui sans doute; car il n'était pas extrêmement vieux. On assure qu'avant de mourir il brûla une énorme quantité de notes qu'il avait l'habitude d'écrire chaque soir. J'avais en effet entendu parler de ces notes par plusieurs personnes que peut-être elles effrayaient. Il est certain qu'elles auraient pu fournir la matière d'un ouvrage très piquant, mais bien certainement très scandaleux.
LA COMTESSE DE FLAHAUT.
Parmi les femmes les plus distinguées que j'ai connues avant la révolution, je ne dois pas oublier l'auteur d'_Adèle de Sénanges_, d'_Eugène de Rothesin_, et de plusieurs autres ouvrages charmans, que tout le monde a lus pour le moins une fois. Madame de Flahaut, aujourd'hui madame de Souza, n'écrivait point encore quand j'ai fait connaissance avec elle. Son fils, qui est maintenant pair de France, était alors un enfant de trois ou quatre ans. Elle-même était fort jeune. Elle avait une jolie taille, un visage charmant, les yeux les plus spirituels du monde, et tant d'amabilité qu'un de mes plaisirs était d'aller passer la soirée chez elle, où le plus souvent je la trouvais seule.
À mon retour en France j'avais un grand désir de revoir madame de Flahaut. Une multitude d'affaires, d'occupations diverses, m'en ont empêchée pendant si long-temps, que je n'ai plus osé me présenter chez elle. Si le hasard fait qu'elle lise ces lignes, elle saura du moins que je suis loin de l'avoir oubliée.
MADEMOISELLE QUINAULT.
Madame de Verdun, une de mes meilleures amies, me fit faire connaissance avec mademoiselle Quinault, qui, après avoir été célèbre comme grande actrice dans la tragédie et dans la comédie, l'était encore comme une des femmes les plus spirituelles et les plus instruites de son temps; elle avait quitté le théâtre en 1741. Amie intime de M. d'Argenson et de d'Alembert, son salon était devenu le rendez-vous de tout ce que Paris avait de distingué en gens de lettres et en gens du monde, et l'on recherchait avec empressement le plaisir de passer quelques momens avec elle.
À l'époque où je l'ai connue, mademoiselle Quinault, malgré son grand âge, conservait tant d'esprit et tant de gaieté, qu'en l'écoutant on la voyait jeune. Sa mémoire était prodigieuse, et certes elle avait eu le temps de l'orner; car elle avait alors quatre-vingt-cinq ans. Entre mille anecdotes que lui fournissaient sans cesse ses souvenirs, elle nous raconta qu'étant allée un jour voir Voltaire, avec qui elle était fort liée, elle trouva le grand homme au lit. Il lui parla d'une tragédie de lui pour laquelle il désirait que Le Kain mît une écharpe; mais une écharpe placée de certaine façon, et dans la chaleur de la description, voilà Voltaire qui jette ses couvertures, relève sa chemise pour en former une écharpe, laissant totalement à découvert son corps décrépit aux yeux de mademoiselle Quinault, fort embarrassée de sa personne.
Mademoiselle Quinault n'est morte qu'en 1783, plus que nonagénaire. Madame de Verdun, qui était allée chez elle un matin, fut surprise de la trouver parée, couverte de rubans couleur de rose, mais dans son lit.--Comment, dit madame de Verdun, je ne vous ai jamais vue si coquette?--Je me suis parée ainsi, répondit mademoiselle Quinault, parce que je dois mourir aujourd'hui. Le soir même, en effet, elle avait cessé de vivre.
LE COMTE DE RIVAROL.
Mon frère me présenta un matin le comte de Rivarol, que son esprit faisait extrêmement rechercher dans les plus brillantes sociétés de Paris, même avant qu'il eût rien écrit. Comme je ne l'attendais point, j'étais dans mon atelier, et je mettais ce que nous appelons l'harmonie à plusieurs tableaux que je venais de terminer. On sait que ce dernier travail ne permet aucune distraction, en sorte qu'en dépit du désir que j'avais toujours eu d'entendre causer M. de Rivarol, je jouis fort peu du charme de sa conversation, tant j'étais préoccupée: il parlait en outre avec une telle volubilité que j'en étais comme étourdie. Je remarquai cependant qu'il avait une belle figure et une taille extrêmement élégante; il n'en dut pas moins me trouver si maussade que je ne l'ai plus revu chez moi. Il se peut à la vérité qu'un autre motif l'ait empêché d'y revenir. Il passait sa vie avec le marquis de Champcenetz, qui s'est toujours montré fort méchant pour moi. Le marquis de Champcenetz, sans avoir ni tout le talent, ni la force de tête de l'auteur du discours _sur l'universalité de la langue française_, avait beaucoup d'esprit, qu'il employait habituellement à déchirer le prochain. Il avait, comme M. de Bièvre, le goût des calembourgs; et il en faisait sans cesse, en sorte que Rivarol l'appelait l'épigramme de la langue française.
C'est le marquis de Champcenetz, qui, condamné à mort par le tribunal révolutionnaire, demanda gaiement à ses juges s'il lui était permis de chercher un remplaçant pour la garde nationale.
PAUL JONES.
J'ai souvent soupé chez madame Thilorié, soeur de madame de Bonneuil, avec ce célèbre marin, qui a rendu tant de services à la cause américaine et fait tant de mal aux Anglais. Sa réputation l'avait précédé à Paris, où l'on savait dans combien de combats, avec sa petite escadre, il avait triomphé des forces dix fois supérieures de l'Angleterre. Néanmoins, je n'ai jamais rencontré d'homme aussi modeste: il était impossible de le faire jamais parler de ses hauts faits; mais sur tout autre sujet, il causait volontiers avec infiniment d'esprit et de naturel.
Paul Jones était Écossais de naissance. Je crois qu'il aurait beaucoup désiré devenir amiral dans la marine française; j'ai même entendu dire que, lorsqu'il revint à Paris une seconde fois, il en fit la demande à Louis XVI, qui le refusa. Quoi qu'il en soit, il alla d'abord en Russie, où le comte de Ségur le présenta à l'impératrice Catherine II, qui l'accueillit avec la plus grande distinction et le fit dîner avec elle. Il quitta Pétersbourg pour aller joindre Suvarow et le prince de Nassau, avec lesquels il se distingua de nouveau dans la guerre contre les Turcs. De retour à Paris, il y est mort pendant la révolution, mais avant la terreur.
MESMER.
Comme j'entendais parler sans cesse de ce fameux charlatan, j'eus la curiosité d'assister une fois à ce qu'il appelait ses _séances_, afin de juger par moi-même cette jonglerie. En entrant dans la première salle où se tenaient les partisans du _magnétisme animal_, je trouvai beaucoup de monde rangé autour d'un grand baquet bien goudronné: hommes et femmes, pour la plupart, se tenaient par la main, formant la chaîne. Mon désir fut d'abord de faire partie de ce cercle; mais je crus m'apercevoir que l'homme qui allait devenir mon voisin avait la gale; on sent si je me hâtai de retirer ma main et de passer dans une autre pièce. Pendant le trajet, plusieurs affidés de Mesmer dirigeaient vers moi de toutes parts de petites baguettes de fer dont ils étaient munis, ce qui m'impatientait prodigieusement. Après avoir visité les différentes salles, qui toutes étaient remplies comme la première de malades et de curieux, j'allais m'en aller, lorsque je vis sortir d'une chambre voisine une jeune et grande demoiselle, assez jolie, que Mesmer tenait par la main. Elle était tout échevelée, et jouait le délire, ayant grand soin pourtant de tenir ses yeux fermés. Tout le monde aussitôt entoura les deux personnages.--Elle est inspirée, dit Mesmer, et elle devine tout, quoique parfaitement endormie. Alors, il la fit asseoir, s'assit devant elle et lui prenant les deux mains, il lui demanda quelle heure il était? Je remarquai fort bien que le patron tenait ses pieds posés sur les pieds de la prétendue sibylle, ce qui rendait facile d'indiquer l'heure, et même les minutes; aussi la demoiselle répondit-elle avec tant d'exactitude, qu'elle se trouva d'accord avec toutes les montres des assistans.
J'avoue que je sortis indignée qu'une pareille charlatanerie pût réussir chez nous. Ce Mesmer a gagné des monceaux d'or; outre ses séances, qui, toujours fort suivies, lui ont rapporté immensément, ses nombreuses dupes firent en sa faveur une souscription qui s'éleva, m'a-t-on dit, à près de cinq cent mille francs. Mesmer, cependant fut bientôt contraint d'aller jouir dans quelque lieu ignoré de la fortune qu'il venait d'amasser à Paris: le bruit s'étant généralement répandu qu'il se passait à ses séances beaucoup de choses indécentes, les doctrines de ce jongleur furent soumises à l'examen de l'Académie des Sciences et de la Société royale de Médecine, et le jugement de ses deux corps savans sur le _magnétisme animal_ fut tel, qu'il obligea Mesmer à quitter la France.
Aujourd'hui que les baquets et les petites baguettes de fer ont disparu, nous voyons encore des personnes persuadées que telle ou telle femme qui souvent ne sait pas lire, endormie par un magnétiseur, non-seulement peut vous dire l'heure qu'il est, mais encore deviner votre maladie et vous indiquer le meilleur traitement à suivre. Grand bien fasse ces sibylles somnambules à ceux qui les consultent; pour mon compte, si j'étais malade, j'aimerais mieux appeler un habile médecin éveillé.
MM. CHARLES ET ROBERT.
J'ai vu monter en ballon les deux premiers hommes qui ont eu le courage de s'élever dans l'air avec une si frêle machine, dont l'invention venait d'être faite très récemment par Montgolfier. Ces deux hommes étaient Charles et Robert. Ils avaient posé leur ballon sur le grand bassin des Tuileries, et le jour fixé pour l'ascension, une foule telle que je n'en ai jamais vu de pareille remplissait le jardin. Quand on eut coupé les cordes et que le ballon s'éleva majestueusement à une si grande hauteur que nous le perdîmes de vue, l'admiration, la peur pour les deux braves que portait la petite nacelle firent pousser un cri général. Beaucoup de personnes, et j'avoue que j'étais du nombre, avaient les larmes aux yeux. Heureusement on apprit peu d'heures après que Charles et Robert étaient descendus sans aucun accident à quelques lieues de Paris, dans un village, où l'arrivée de ces êtres aériens dut faire une bien vive sensation.
M. Charles était membre de l'Académie des Sciences et l'un de nos savans les plus distingués. C'était de plus un excellent homme, aimant la musique avec passion. Il faisait chaque année dans son magnifique cabinet de physique des cours extrêmement suivis, non-seulement par les personnes occupées de sciences, mais aussi par les gens du monde.
LISTE DES TABLEAUX ET DES PORTRAITS QUE J'AVAIS FAITS AVANT DE QUITTER LA FRANCE EN 1789.
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De 1768 à 1772.
1 Ma mère en sultane, grand pastel.
1 Ma mère, vue par le dos.
2 Mon frère en écolier. Un à l'huile, l'autre au pastel.
1 M. Le Sèvre, en bonnet de nuit et en robe de chambre.
3 Monsieur, madame et mademoiselle Bandelaire.
1 M. Vandergust.
1 Mademoiselle Pigale, marchande de modes de la reine.
1 Son commis.
1 Ma mère en pelisse blanche. À l'huile.
1 Madame Raffeneau.
1 La baronne d'Esthal.
2 Ses deux enfans.
1 Madame Daguesseau avec son chien.
1 Madame Suzanne.
1 Madame la comtesse de la Vieuville.
1 M. Mousat.
1 Mademoiselle Lespare.
2 Madame de Fossy et son fils.
2 Le vicomte et la vicomtesse de la Blache.
1 Mademoiselle Dorion.
1 Mademoiselle Mousat.
1 M. Tranchart.
1 M. le marquis de Choiseul.
1 Le comte de Zanicourt.
1 M. Bandelaire en buste, au pastel.
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31
Un grand nombre de têtes d'études et de copies d'après Raphaël, Vandyck, Rembrandt, etc.
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1773.
2 M. et madame de Roisy.
1 M. de la Fontaine.
1 M. le comte Dubarry.
5 M. le comte de Geoffré.
1 M. le maréchal comte de Stainville.
3 Madame de Bonneuil.
1 Madame de Saint-Pays.
1 Madame Paris.
1 M. Perrin.
1 Copie du marquis de Vérac.
1 Une Américaine.
1 Madame Thilorié, buste.
1 Copie de la même.
1 Madame Tétare.
1 Copie de l'évêque de Beauvais.
1 M. de Vismes.
1 M. Pernon.
1 Mademoiselle Dupetitoire.
1 Mademoiselle Baillot.
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27
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1774
1 L'abbé Giroux.
1 Le petit Roissy.
1 Copie du chancelier.
1 Copie de M. de la Marche.
1 Madame Damerval.
1 Le comte de Brie.
1 Madame Maingat.
1 Madame la baronne de Lande.
1 Madame Le Normand.
1 Madame de la Grange.
1 M. Méraut.
1 Le vicomte de Boisjelin.
1 M. de Saint-Malo.
1 M. Desmarets.
1 Madame la comtesse d'Harcourt.
2 Mesdemoiselles Saint-Brie et de Sence.
1 Madame la comtesse de Gontault.
1 Mademoiselle Robin.
1 M. de Borelly.
1 M. de Momanville.
2 Mesdemoiselles Rossignol, Américaines.
1 Madame de Belgarde.
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24
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1775.
1 Madame de Monville avec son enfant.
1 Madame Denis.
1 M. le comte de Schouvaloff.
1 M. le comte de Langeas.
1 Madame Mongé.
1 Madame Tabari.
1 Madame de Fougerait.
1 Madame de Jumilhac.
1 La marquise de Roncherol.
1 Le prince de Rochefort.
1 M. de Livoy.
1 Madame de Ronsy.
1 M. de Monville.
1 Mademoiselle de Cossé.
1 Madame Augeard.
1 Copie de madame Dameroal.
1 Madame Deplan.
1 M. Caze.
1 M. Goban.
1 Mademoiselle de Rubec.
1 Le chevalier de Roncherol.
1 Le prince de Rohan père.
1 Le prince Jules de Rohan.
1 Mademoiselle de Rochefort.
1 M. Ducluzel.
2 Le comte et la comtesse de Cologand.
1 Mademoiselle Julie, qui a épousé Talma.
1 Madame Courville.
1 Madame la marquise de Gérac.
1 Madame de la Borde.
1 Mademoiselle de Givris.
1 Mademoiselle de Ganiselot.
1 M. de Veselay.
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34
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1776.
_Depuis mon mariage_.
1 La princesse de Craon.
1 Le marquis de Chouart.
1 Le prince de Montbarrey.
1 M. Gros, peintre, enfant.
1 Madame Grant, depuis princesse de Talleyrand.
1 Le comte des Deux-Ponts.
1 Madame de Montbarrey.
1 Un banquier.
2 M. et madame Toullier.
1 La princesse d'Aremberg.
1 M. de Saint-Denis.
12 Monsieur, frère du roi.
2 M. et madame de Valesque.
1 Le petit Vaubal.
1 Madame de Lamoignon.
4 M. de Savalette.
1 Le prince de Nassau.
1 Madame de Brente.
1 Milady Berkley.
1 Madame Saulot.
1 La comtesse Potoska.
2 Madame de Verdun.
1 Madame de Montmorin.
1 Sa fille.
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41
* * * * *
1777.
1 Le marquis de Crevecoeur.
1 Le baron de Vombal.
1 Madame Périn.
1 M. Oglovi.
1 M. Saint-Hubert.
1 Madame de Nolstein.
1 Madame de Beaugoin.
2 Mademoiselle Dartois.
1 Madame Le Normand.
1 M. de Finnel.
1 M. de Lange.
1 Madame de Montlegiëts.
1 Madame de la Fargue.
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14
* * * * *
1778.
1 Madame la duchesse de Chartres.
1 Madame de Teuilly.
1 M. de Saint-Priest, ambassadeur.
2 M. et madame Dailly.
2 M. et madame Domnival.
1 Madame Monge.
1 Madame Degéraudot.
1 M. le marquis de Cossé.
1 Le marquis d'Armaillé.
1 Le duc de Cossé.
1 Mademoiselle de Ponse.
1 Monsieur, frère du roi, pour M. de Lévis.
1 Madame la marquise de Montemey.
1 Madame de Foissy.
2 Les enfans de Brongniart.
1 M. de Raunomanoski.
1 Madame de Rassy.
1 Madame la présidente de Bec de Lièvre.
1 Copie d'un portrait de la reine.
2 Madame, femme de Monsieur, frère du roi.
1 Copie d'un portrait de madame Dubarry.
1 Mademoiselle Lamoignon.
1 Ma tête.
1 Copie d'un portrait de la reine pour M. Boquet.
1 Madame Filorier.
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29
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1779.
1 Le marquis de Vrague.
1 Madame la comtesse de Virieux.
1 La présidente Richard.
1 Madame de Mongé.
1 Grand portrait de la reine pour l'impératrice de Russie.
2 Bustes de la reine.
2 Copies des mêmes.
1 Madame de Savigny.
2 La même et son fils.
2 M. et madame de Lastic.
1 Une femme en lévite pour M. de Cossé.
1 Madame Dicbrie.
2 Copies des bustes de la reine.
2 Madame Duclusel.
1 Madame de Verdun.
1 Le comte de Dorsen fils.
2 M. et madame de Montesquiou.
1 Portrait de la reine pour M. de Sartines.
1 Madame de Palerme.
1 Petit Américain.
1 Mademoiselle de la Ferté.
1 Tête penchée pour M. de Cossé.
1 Monseigneur le duc d'Orléans.
1. Madame la marquise de Montellon.
2 Copies du duc d'Orléans.
2 Copies du grand portrait de la reine, pour M. et madame de Vergennes.
1 Madame de Vannes.
1 Madame la comtesse de Tournon.
1 Le prince de Montbarrey.
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38
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1780.
1 Madame Lessout.
1 Grand tableau de la reine.
1 _Idem._
4 Madame de Verdun, sa mère, sa belle-soeur et son mari.
1 Madame la baronne de Montesquiou.
1 Madame de Montaudrari.
1 Madame Foulquier.
2 Madame Genty.
1 La duchesse de Mazarin.
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1781.
1 Tête d'une jeune fille, respirant l'odeur d'une rose.
1 Madame Young.
1 M. le comte de Cossé.
1 Madame la princesse de Crouy.
1 Madame de Saint-Alban.
1 M. de Landry.
2 Portraits de moi.
1 Tête d'étude pour M. le Pelletier de Morfontaine.
1 Tête d'étude pour M. Proult.