Chapter 13
[35: Dans une comédie du temps (_l'École des Pères_, de M. Peyre). un père reproche à son fils de se présenter avec cet indécent gilet et cette bigarrure.]
[36: Coiffeur de la reine dans le genre gracieux.]
[37: J'ai vu avec étonnement que madame la duchesse d'Abrantès, qui cite M. Millin comme un homme de sa société intime, ne lui fasse jamais dire que des choses insignifiantes.]
[38: La femme de l'auteur de _Tamas Kouli-Kan_, et de plusieurs traductions d'opéras italiens.]
[39: Le comte de Tilly s'est brûlé la cervelle à Bruxelles sous la Restauration.]
[40: Nous ne connaissions point alors cette expression de dialogue ou de situation rendue par un instrument qui peint tout un sujet, et dont M Berlioz nous a développé les moyens avec un rare talent; il est poète, il est dramatique dans ses compositions, et vous fait éprouver une émotion qui vous identifie avec le sujet.]
[41: Je revis M. de Rouhaut à Tournay, lorsque l'émigration n'était pas encore hostile, et cela me rappelle un trait assez plaisant. On jouait _Richard-Coeur-de-Lion_. Cette pièce était toujours celle que préférait la ferveur des royalistes. Quand l'acteur chanta
Ô Richard, ô mon roi, L'univers t'abandonne;
l'enthousiasme monta à un tel point d'exaspération, que ces messieurs franchirent le théâtre, M. de Rouhaut à leur tête, en criant: «Oui, nous le délivrerons!» Et ils emportèrent en triomphe l'acteur qui jouait le rôle de Richard. Il put dire comme arlequin dans _La vie est un songe_:
Et sous cet habit mince, Jouissons un moment du plaisir d'être prince. ]
[42: Il a péri en 1795. On jouait une de ses pièces le jour même où il fut conduit à l'échafaud.]
[43: Madame Lemoine ne pouvait souffrir Mirabeau, mais elle aimait beaucoup son frère.]
[44: On venait de publier les _lettres à Sophie_.]
[45: C'est dans cette maison qu'il est mort. Je m'étonne qu'un grand souvenir ne se soit pas attaché à cette habitation. La maison où meurt un homme célèbre vaut bien une de ces ruines que l'on va chercher si loin.]
[46: On sait qu'à cette époque les princes et beaucoup du personnes de la cour étaient sortis de France].
[47: C'est le premier nom du théâtre de la rue de Richelieu.]
[48: Valois était du nombre des acteurs de province que l'on avait fait venir à l'ouverture du théâtre, avant que la séparation des acteurs du faubourg Saint-Germain y eût appelé Talma. Valois avait du talent: aussi ne voulut-il pas rester en double et retourna-t-il en province.]
[49: On y joua plusieurs ouvrages du même autour, _l'Orpheline, la Joueuse, Charles et Caroline_, où Michot était parfait, ainsi que M. et madame Saint-Clair.]
[50: J'étais alors fort jeune et la plupart d'entre eux étaient déjà d'un âge mûr.]
[51: M. Samson, du Théâtre Français.]
[52: À cette époque, il y avait encore un parterre sans claqueurs; si l'on formait une cabale, le bon goût en faisait bientôt justice.]
[53: Henri Monnier a marché sur ses traces avec beaucoup de bonheur.]
[54: Il est des réponses qui se répètent et passent en tradition, parce qu'elles ont été dites à leur époque par des gens ignorants, ou malveillants. J'entends tous les jours redire à l'occasion de Larive, par des artistes qui en sont eux-mêmes persuadés parce qu'ils l'ont entendu raconter par d'autres, qu'il se regardait avec beaucoup de complaisance, lorsqu'il disait dans _Oedipe_ de Voltaire:
J'étais jeune et superbe.
Larive était un homme instruit qui ne pouvait confondre la signification des mots, et qui savait fort bien que là, _superbe_, n'est pas la beauté des formes Celui qui le premier a voulu lui donner ce ridicule, était un homme jaloux de ses succès et qui savait bien qu'on a toujours la mémoire heureuse pour ce qui est au désavantage des autres. Larive a fait un ouvrage sur l'art dramatique qui prouve qu'il en connaissait toutes les expressions.]
[55: L'acteur qui jouait ce rôle à la première représentation, pour donner plus de force à son jeu, frappa sur l'épaule d'Aldobrandin, ce qui excita la gaîté du public et passa depuis en tradition.]
[56: Petite fille de l'auteur de _Gil Blas_ et de _Turcaret_.]
[57: C'est le lieu où les Anglais vont se marier sans le consentement de leurs parents.]
[58: 21 avril 1794.]
[59: M. Touchard-Lafosse, dont les souvenirs sont exacts sur beaucoup de points, répète ce qui fut dit alors, et se trompe comme beaucoup d'autres.]
[60: Lors de la rentrée de louis XVIII, je lus dans les journaux que le comte de Vergnette avait remis à sa majesté l'oriflamme de Charles-Martel, qu'il avait eu le bonheur de sauver au péril de sa vie. En vérité j'y étais bien pour quelque chose. Ce que je viens de raconter était un épisode qui devait faire partie de la relation que je publiai peu de temps après sous le titre d'_Incendie de Moscou_. Je le retranchai dans la crainte qu'on ne crût que je voulais en tirer vanité. Tous mes amis m'en ont blâmée, mais j'aurais craint dans ce moment de distraire l'intérêt que devait inspirer un vieillard, un brave militaire qui avait dû courir bien d'autres dangers dans l'émigration, et qui n'aurait pu parvenir (même aux dépens de sa vie), à sauver seul l'oriflamme, puisqu'en frappant le colonel il eût été repris.]
[61: Pendant près de vingt ans que j'ai rencontré M. Coupigny à différentes époques, jusqu'à celle de sa mort, il n'avait changé ni de figure ni de tournure; il semblait ne s'être pas décoiffé ni déshabillé depuis la première fois que je l'avais vu.]
[62: Celui auquel s'intéressait cette jeune dame, amie de madame Michot.]
[63: Bien des années après, me promenant aux Tuileries, je me trouvai en face de M. D... Je fus tellement saisie, que je me trouvai mal et qu'on fut obligé de m'emporter dans un café. En revenant à moi, la première personne que mes yeux rencontrèrent, c'était lui. Nous revînmes nous asseoir dans l'allée, et il me conta avec détail ce qui avait pu donner lieu à croire qu'il avait péri dans les journées de septembre.]
[64: Juif portugais.]
[65: Ce discours se trouve textuellement dans le journal de Marat, mais il n'y a ni la réponse de Talma ni celle de Dumouriez. Ces deux réponses manquent également dans l'_Histoire de la Révolution_, par M. Thiers.]
End of Project Gutenberg's Souvenirs d'une actrice (1/3), by Louise Fusil