Souvenirs d'égotisme autobiographie et lettres inédites publiées par Casimir Stryienski

Part 20

Chapter 203,097 wordsPublic domain

Puisque le hasard a fait tomber mes idées sous vos yeux, je vous dirai que la décadence de la langue latine[366] après Claudien me représente l’état du français de 1800 à 1841.

On ne disait plus par exemple: «Les pauvres assiègeaient le palais des riches, mais la pauvreté assiège le palais de la richesse.»

Faute d’idées, on s’attachait à Ségur. Voilà le grand vice du moment. Ou je me trompe fort, ou la prolixité de nos grands prosateurs ne sera que de l’ennui pour 1880.

Si vous aviez des doutes, monsieur, supposez la première page du _Henri IV_ de Tallemant des Réaux traduite en français de 1841 par un des grands prosateurs actuels. Cette page de Tallemant produirait six pages de M. Villemain. Je choisis exprès un homme de talent.

Cette idée m’a porté à faire attention au fond et non à la forme. Plût à Dieu, au milieu de l’ennui actuel, qu’il nous arrivât un bon livre écrit en patois auvergnat ou en provençal. Voyez ce que produiraient nos prosateurs traduits en allemand ou en italien.

Adieu, monsieur, je me réserve de vous répondre encore quand je serai moins tourmenté.

Agréez l’hommage de mes sentiments les plus distingués.

H. BEYLE[367].

TABLE

Stendhal et les Salons de la Restauration I

SOUVENIRS D’ÉGOTISME

Chapitre PREMIER 1

Chapitre II 10

Chapitre III 21

Chapitre IV 26

Chapitre V 34

Chapitre VI 55

Chapitre VII 60

Chapitre VIII 84

Chapitre IX 99

Chapitre X 107

Chapitre XI 120

Chapitre XII 124

LETTRES INÉDITES

I.--A sa sœur Pauline 131

II.--A la même 133

III.--A Edouard Mounier 136

IV.--Au même 141

V.--A sa sœur Pauline 144

VI.--A Edouard Mounier 146

VII.--Au même 147

VIII.--Au même 150

IX.--Au même 152

X.--A son père 155

XI.--A Edouard Mounier 156

XII.--Au même 158

XIII.--Au même 161

XIV.--Au même 164

XV.--Au même 166

XVI.--Au même 170

XVII.--Au même 175

XVIII.--Au même 178

XIX.--A Mélanie Guilbert 182

XX.--A la même 184

XXI.--Mélanie Guilbert à Henri Beyle 185

XXII.--A sa sœur Pauline 187

XXIII.--A la même 187

XXIV.--A la même 190

XXV.--A la même 192

XXVI.--A la même 194

XXVII.--A Edouard Mounier 196

XXVIII.--A sa sœur Pauline 198

XXIX.--Mélanie Guilbert à Henri Beyle 198

XXX.--A sa sœur Pauline 199

XXXI.--A la même 203

XXXII.--A la même 204

XXXIII.--A la même 206

XXXIV.--Mélanie Guilbert à Henri Beyle 207

XXXV.--A Martial Daru 208

XXXVI.--Mélanie Guilbert à Henri Beyle 210

XXXVII.--Mélanie Guilbert à Henri Beyle 211

XXXVIII.--A sa sœur Pauline 214

XXXIX.--A Monsieur Mounier, auditeur au Conseil d’Etat, secrétaire de S. M. l’Empereur et Roi, à Schœnnbrunn 215

XL.--A sa sœur Pauline 216

XLI.--A M. Krabe, membre de la Chambre de Guerre et des Domaines 218

XLII.--A sa sœur Pauline 219

XLIII.--A Félix Faure 220

XLIV.--Au même 221

XLV.--A sa sœur Pauline 223

XLVI.--A la même 224

XLVII.--A la même 226

XLVIII.--A la même 226

IL.--A Louis Crozet 229

L.--Au même 231

LI.--Au même 234

LII.--Au même 236

LIII.--Au même 239

LIV.--Au même 240

LV.--Au même 242

LVI.--Au même 246

LVII.--Au même 247

LVIII.--Au même 250

LIX.--Note pour le libraire 253

LX.--Au baron de Mareste 256

LXI.--Au même 257

LXII.--Au même 259

LXIII.--Au même 261

LXIV.--Au même 264

LXV.--A Madame *** 266

LXVI.--A M. le comte Daru 269

LXVII.--A madame *** 270

LXVIII.--Au baron de Mareste 271

LXIX.--Au même 274

LXX.--A Métilde *** 275

LXXI.--A madame *** 276

LXXII.--Au baron de Mareste 277

LXXIII.--Au même 278

LXXIV.--Au même 280

LXXV.--Au même 281

LXXVI.--A V. de la Pelouze 282

LXXVII.--A Alphonse Gousolin 283

LXXVIII.--Au baron de Mareste 286

LXXIX.--A M. Viollet-le-Duc 287

LXXX.--A Alphonse Gousolin 288

LXXXI.--Au baron de Mareste 290

LXXXII.--Au même 292

LXXXIII.--Au même 293

LXXXIV.--Au même 294

LXXXV.--Au même 295

LXXXVI.--A M. Levavasseur, éditeur à Paris 295

LXXXVII.--Au baron de Mareste 296

LXXXVIII.--Au même 299

LXXXIX.--A X*** 301

XC.--Au baron de Mareste 302

XCI.--Au même 303

XCII.--A Henri Dupuy 304

XCIII.--A Sutton-Sharp, à Londres 305

XCIV.--A Paul de Musset 313

XCV.--A H. de Balzac 314

XCVI.--Au Dr Laverdant 315

Imp. F. Imbert, 7, rue des Canettes.

NOTES:

[1] De l’amour.

[2] On pense à ces vers de Dante:

Era già l’ora che volge il disio A’ naviganti e ’ntenerisce il cuore, Lo di ch’ han detto à dolci amici addio, E che lo nuovo peregrin d’amore Punge, se ode squilla di lontano, Che paia ’l giorno pianger che si muore.

[3] Voir: _Vie de Henri Brulard_, chapitre Ier.

[4] Je cite d’après l’édition de 1817.--Où Monselet avait-il donc pris que Beyle avait horreur des points d’exclamations?

[5] Voir sur Lord Byron, Monti, etc., la lettre que Beyle adresse à Madame L. S. Belloc, l’auteur de _Lord Byron_, (_Correspondance inédite_, p. 273 et suiv., vol. I; et dans _Racine et Shakespeare_ (édition Michel Lévy): _Lord Byron en Italie_, 1816, p. 261-285).

[6] _Journal de Stendhal_, p. 113.

[7] Mignet: _Portraits et notices historiques et littéraires_, vol. I, p. 374 et 376.

[8] Vol. XIII.

[9] _Dernières études historiques et littéraires_, vol. II.

[10] _Correspondance inédite_, vol. II, p. 149.

[11] _Album de Murcie._

[12] _Souvenirs inédits de Delécluze_, (_Revue Rétrospective_, dixième semestre, 1889)--p. 265.

[13] Le Chapitre 35 est entièrement consacré à la Pasta.

[14] Beyle avait entendu Kean à Londres, en 1821.

[15] On dirait que Beyle avait devant lui la médaille frappée en 1829, à l’effigie de la Pasta et sur laquelle on lit: «_Sublime nel canto, unica nell’azione._»

[16] _Histoire de ma vie_, cinquième partie, chapitre III.

[17] _Nouveaux Lundis_, vol. III, article sur Delécluze.

[18] Le fait m’a été rapporté par M. Emile Chasles, fils de Philarète Chasles.

[19] Arnould Frémy: _Souvenirs anecdotiques sur Stendhal_ (_Revue de Paris_, 11 septembre 1855).

[20] Sainte-Beuve, _Nouveaux Lundis_, III, p. 109.

[21] Sur les _Souvenirs de soixante années_ de Delécluze, voir _Nouveaux lundis_, vol. 3.

[22] _Histoire de ma Vie_, 5e partie, ch. 3.

[23] _Vie de Henri Brulard._

[24] En note, sur la première page du manuscrit: «A n’imprimer que dix ans au moins après mon départ, par délicatesse pour les personnes nommées. Cependant les deux tiers sont mortes dès aujourd’hui.»

[25] Anagramme de Rome.

[26] Le professeur de mathématiques de Beyle. Voir _Vie de Henri Brulard_.

[27] Il était alors consul de France dans les États romains et résidant à Civita-Vecchia. (Note de Beyle.)

[28] Voir ce volume, p. 275.

[29] C’est sans doute la première fois qu’un Français écrivait le nom du grand poète anglais.

[30] Voir _Vie de Henri Brulard_, ch. XXXII.

[31] En note: «Ici quatre pages de descriptions de Altorf à Gersau, Lucerne, Bâle, Belfort, Langres, Paris;--occupé de moral, la description physique m’ennuie. Il y a deux ans que je n’ai écrit douze pages comme ceci.»

[32] En blanc dans le manuscrit.

[33] Voir sur Volterre les premières pages des _Sensations d’Italie_ de Paul Bourget.

[34] Voir _Lamiel_, chapitre XV.

[35] Probablement le baron de Mareste. Voir Beyle, _Correspondance_ et _Lettres inédites_, et Sainte-Beuve, _Nouveaux Lundis_, vol. III (article sur Etienne Delécluze).

[36] Anagramme de Rome.

[37] D’Argout.

[38] Joseph Lingay, dont il sera question plus loin.

[39] Alberte de Rubempré.

[40] Lolo (Note de R. Colomb). Voir page 287 une lettre de Beyle où il est question de M. _Lolot_.

[41] _Thère_ (_là_) détail de ces sociétés. (Note de Beyle).

[42] Ici description de la Chambre des Pairs (Note de Beyle).--La description est restée en blanc.

[43] Comtesse Beugnot. Beyle lui dédia son premier ouvrage: _Vie de Haydn, de Mozart et de Métastase_, (1814).

[44] Voir _Journal_, p. 129.

[45] A la _Tribuna_.

[46] Voir _Armance_.

[47] M. de Tracy fut reçu à l’Académie en 1808--il remplaçait Cabanis.

[48] Ce général, que je voyais chez madame la comtesse Daru, était un des sabreurs les plus stupides de la garde impériale--c’est beaucoup dire. Il avait l’accent provençal et brûlait surtout de sabrer les Français ennemis de l’homme qui lui donnait la pâture. Ce caractère est devenu ma bête noire, tellement que le soir de la bataille de la Moskowa, voyant à quelques pas les tentes de deux ou trois généraux de la garde, il m’échappa de dire: «Ce sont des insolents de (mot illisible)!» propos qui faillit me perdre. (Note de Beyle).

[49] Où M. Rod a-t-il pris que le comte de Ségur eut d’agréables relations avec Beyle? Voir _Stendhal_, p. 41.

[50] En blanc dans le manuscrit.

[51] En blanc dans le manuscrit.

[52] M. de Ségur eut beaucoup de succès à la cour de Russie--succès diplomatiques et succès littéraires.

[53] Il s’agit de Frédéric-Guillaume II.

[54] Rome, sans doute.

[55] Antoine-Louis-Claude Destutt, comte de Tracy, naquit en 1754 et mourut en 1836.

[56] Ici un blanc, et en marge, cette simple note: les citrons.

[57] Ici une demi-page blanche. Puis vient _ex abrupto_ le portrait de M. de La Fayette.

[58] En blanc dans le manuscrit.

[59] Mme de Tracy.

[60] En blanc dans le manuscrit.

[61] Ici un plan d’une partie de l’appartement du comte de Tracy--nº 38, rue d’Anjou-St-Honoré.

[62] «Les louanges que j’entends chanter, pendant l’élégant dîner du magistrat, M. Taylor, à Bonaparte, _dieu de la Liberté_, me donnent des accès de jacobinisme et d’ultracisme.» V. Jacquemont, _Journal_, 3e partie.

[63] Ici une page en blanc et cette note:

Les lapins de tonneau et les cochons au bois de Boulogne.

[64] Vrai citoyen des Etats-Unis d’Amérique, parfaitement pur de toute idée nobiliaire. (Note de Beyle.)

[65] Louis-Marie-Charles-Henri-Mercier Dupaty, 1771-1825. Beyle semble avoir deviné juste. Aujourd’hui, Dupaty est plus qu’oublié.

[66] Mme Belloc s’occupait de littérature et publia de 1818 à 1836 un grand nombre de traductions de livres anglais. (Voir la lettre que Beyle écrivit à Mme Belloc au sujet de Byron, _Corresp._, vol. 1, p. 273.)

[67] L’exécuteur testamentaire de Beyle.

[68] C’est Mme Praxède Crozet qui a donné à la bibliothèque de Grenoble la plus grande partie des manuscrits de Stendhal, environ une trentaine de volumes.

[69] Le Louvre.

[70] L’un des musées de Milan.

[71] Colomb a interverti l’ordre de la troisième ligne.--La pierre tombale du cimetière Montmartre porte: _scrisse_, _amo_, _visse_, ce qui est un contre-sens.

[72] C’est le cri de Julien Sorel.

[73] Comtesse Bertrand.--Voir _Vie de Henri Brulard_.

[74] Voir _Correspondance_, passim.

[75] Voir _Journal_, p. 315, 320, 331.

[76] En blanc dans le manuscrit.

[77] En blanc dans le manuscrit.

[78] Je suis heureux en écrivant ceci. Le travail officiel m’a occupé en quelque façon jour et nuit depuis trois jours (juin 1832). Je ne pourrais reprendre à quatre heures--mes lettres aux ministres cachetées--un ouvrage d’imagination.--Je fais ceci aisément sans autre peine et plan que: _me souvenir_. (Note de Beyle.)

[79] C’est le nom que Stendhal donne sans doute à l’un des fils de Michevaux.

[80] Voir _Journal de Stendhal_ et _Lettres inédites_.

[81] Le texte est:

_Manlius._ Connais-tu bien la main de Rutile? _Servilius._ Oui. _Manlius._ Tiens, lis. (La Fosse, _Manlius Capitolinus_, IV, 4.)

[82] M. Lingay.

[83] Beyle.

[84] Mérimée.

[85] M. de Jouy publia en 1807 une tragédie lyrique intitulée: _La Vestale_.

[86] Mérimée.

[87] Mérimée est né en 1803.

[88] C’est le mot de Taine sur Stendhal.

[89] Hélas! que j’en ai vu mourir de jeunes filles (V. Hugo).

[90] Eugénie de Montijo?--Voir préface du _Journal de Stendhal_.

[91] Le 23 juin 1823. Voir _Correspondance inédite_, vol. I, p. 241.

[92] Monstre.

[93] Ici: plan des environs de Montmorency.

[94] Vermine.

[95] Voir: _Vie de Henri Brulard_.

[96] Nom sous lequel Beyle désigne Etienne-Jean Delécluze (1781-1863), auteur de _David et son Ecole_, de _Dante et la Poésie amoureuse_, etc.

[97] L’éditeur.

[98] Coteau dans la vallée de l’Isère, près de Grenoble. C’est au couvent de Montfleury que Mme de Tencin débuta dans la vie religieuse.

[99] Expression dauphinoise.

[100] C’est une rue montante de Grenoble, sur la rive droite de l’Isère.

[101] Sa sœur Marie-Zénaïde-Caroline, dont il est souvent question dans la _Vie de Henri Brulard_.

[102] Félicie, Gaëtan et Oronce Gagnon, ses cousins, enfants de Romain Gagnon; Gaëtan mort dans la retraite de Russie, Oronce, mort général de division (1885).

[103] Mlle Pauline Beyle, chez le citoyen Gagnon, médecin à Grenoble (Isère).--Lettre inédite.--(_Collection de M. Auguste Cordier_).--Copie de la main de R. Colomb.--Aucune des lettres à Pauline que nous donnons ne figure dans les _Lettres Intimes_, publiées récemment (1 vol., Calmann-Lévy).

[104] Directrice d’une pension de jeunes personnes à Grenoble.

[105] Cuisinière du grand-père Gagnon. Voir _Journal_ et _Vie de Henri Brulard_.

[106] Les élèves se servaient alors de crayons de sanguine.

[107] L’abbé Velly (1709-1759), auteur d’une _Histoire de France_.

[108] Marguerite de Lussan (1682-1758).

[109] Villaret et Garnier achevèrent l’_Histoire de France_ de Velly.

[110] Roman de l’abbé Terrasson, intitulé: _Séthos, histoire tirée des monuments de l’ancienne Egypte_ (1731).

[111] Voir p. 133.

[112] Lettre inédite.--(_Collection de M. Auguste Cordier_). Copie de la main de R. Colomb.

[113] Fils de Mounier, député à l’Assemblée Constituante. Il est né en 1784 et mourut en 1843. Il accepte tour à tour la protection de Napoléon, de Charles X et de Louis Philippe. Il fut nommé baron, obtint la place d’intendant des bâtiments de la couronne, et se distingua à la Chambre des Pairs.

[114] Antoine Arnault (1766-1834), académicien, auteur de _Marius à Minturnes_ (1791), _Lucrèce_ (1792), _Phrosine et Mélidor_ (1798), _Oscar, fils d’Ossian_ (1796), _les Vénitiens_ (1797), _Germanicus_, etc. Le titre de la pièce dont parle Beyle est _Don Pèdre_ ou _le Roi et le Laboureur_, drame.

(Note de F. Corréard.)

[115] Cette pièce servit de prétexte à des manifestations politiques. Les républicains se portaient en foule à la tragédie du _Roi et le Laboureur_, pour y fêter, dans la personne de Don Pèdre, le spectacle d’une couronne avilie. Il fallut que la censure intervînt. (G. MERLET, _Tableau de la littérature française_, 1800-1815. _La Tragédie sous l’Empire._) (Note de F. C.).

[116] Victorine et Philippine, sœurs d’E. Mounier.

[117] Cette lettre ainsi que celles qui suivent adressées à Edouard Mounier (sauf la lettre du 4 janvier 1806), ont été publiées par M. F. Corréard dans la _Nouvelle Revue_ (15 sept. et 1er octob. 1885), sous le titre de: _Un paquet de lettres inédites de Stendhal_. M. F. Corréard m’a autorisé à faire figurer cette intéressante correspondance dans ce volume--qu’il reçoive ici tous nos remerciements.

[118] Le général Michaud, dont Beyle avait été aide de camp.

[119] Auguste Lafontaine, romancier allemand, né à Brunswick, en 1756, d’une famille de réfugiés français, mort à Halle en 1831. (Note de F. C.)

[120] Ne montre ma lettre à personne. (Note de Beyle.)

[121] De Delille.

[122] Village des environs de Grenoble où le père de Beyle possédait une propriété dont Stendhal parle souvent dans son _Journal_ et dans la _Vie de Henri Brulard_. J’ai pu visiter le _domaine_ de Claix, grâce à l’aimable hospitalité du propriétaire actuel, M. le baron Bougault.

[123] Lettre inédite.--(_Collection de feu M. Eugène Chaper_).

[124] Premier jour complémentaire de l’an X.

[125] Rapprochez de ces lignes la fameuse recette de _Rouge et Noir_:

«Ses yeux (de Julien Sorel) tombèrent par hasard sur le portefeuille en cuir de Russie où le prince Korasoff avait enfermé les 53 lettres d’amour dont il lui avait fait cadeau. Julien vit en note, au bas de la première lettre: «_On envoie le nº 1 huit jours après la première vue_...

«_On porte ces lettres soi-même: à cheval, cravate noire, redingote bleue. On remet la lettre au portier d’un air contrit: profonde mélancolie dans le regard. Si l’on aperçoit quelque femme de chambre, essuyer ses yeux furtivement, adresser la parole à la femme de chambre._» (Chapitre LVI).

Note de F. C.

[126] Ce trait final, si touchant dans sa simplicité fait involontairement chanter dans la mémoire la strophe exquise des _Emaux et Camées_:

Moi, je n’ai ni boucle lustrée, Ni gant, ni bouquet, ni soulier, Mais, je garde, empreinte adorée, Une larme sur un papier. (Note de F. C.)

[127] Voir _Corresp. inédite_, lettre XXXIII, 17 juin 1818, p. 73 et suivantes.

[128] Michaud.

[129] Mme de Nardon, voir _Journal_.

[130] Son maître d’anglais.

[131] Félix Faure.

[132] Lettre inédite.--(_Bibliothèque de Grenoble_). Brouillon. En note: On me répond le 20 floréal, et je reçois la lettre le 28 floréal; on me promet 600 fr.

[133] Village des environs de Grenoble.

[134] Grenoble.

[135] M. F. Corréard, dans la remarquable étude qui sert d’introduction aux lettres à Mounier, note cette phrase émue et enthousiaste «digne de rejoindre les passages les plus fameux de la préface de l’_Histoire de la peinture en Italie_ et de la _Vie de Napoléon_.»

[136] Le père d’Édouard Mounier. (Note de F. C.)

[137] Helvétius.

[138] Une tournure de caractère analogue faisait, vers le même temps, de Paul-Louis Courier, un artilleur mécontent et boudeur. (Note de F. C.).

[139] Romain Gagnon, voir la _Vie de Henri Brulard_.

[140] George Cadoudal, qui avait formé un complot contre le premier Consul, exécuté à Paris le 25 juin 1804.

[141] Voir _Journal de Stendhal_, append. p. 458, l’article que Beyle écrivit pour défendre Mlle Duchesnois.

[142] Bourg des environs de Grenoble, célèbre par le château de Lesdiguières et par les _États_ tenus en 1788.

[143] Louason, voir _Journal de Stendhal_. C’est l’actrice qui, à cette époque, joua un si grand rôle dans la vie de Beyle. Beyle quitta Paris, au mois de mai 1805, en compagnie de Mélanie, il alla avec elle jusqu’à Lyon, là il prit la diligence de Grenoble et Mélanie celle de Marseille.

[144] Elle (Mélanie) m’a raconté ses relations avec Hoché, le rédacteur du _Publiciste_, et Saint-Victor, le poétereau, auteur de l’_Espérance_. (_Journal de St._, p. 171.)

[145] Voir _Journal de Stendhal_.

[146] Voir _Journal de Stendhal_.

[147] Lettre inédite (_Bibliothèque de Grenoble_).--Brouillon.

[148] Thibeaudeau, préfet de Marseille.

[149] Lettre inédite.--(_Biblioth. de Grenoble_).--Brouillon.

[150] A Monsieur Henri Beyle, à Grenoble, en Dauphiné. L’adresse est raturée et porte: chez M. Mante, rue Paradis, Marseille. Lettre inédite. (_Bibliothèque de Grenoble_).

[151] On voit que Beyle ne tarda pas à aller rejoindre Mélanie à Marseille.

[152] Lettre inédite. (_Collection de M. Auguste Cordier_).--Copie de la main de R. Colomb.

[153] Lettre inédite.--(_Collection de M. Auguste Cordier_).--Copie de la main de R. Colomb.

[154] Gaëtan Gagnon. Voir p. 132, note 4.

[155] C’est une des pièces contestées de Shakespeare;--M. Furnivall, qui fait autorité en Angleterre, déclare que _Titus_ n’est pas l’œuvre de Shakespeare.

[156] De Destutt de Tracy.

[157] Lettre inédite.--(_Collection de M. Auguste Cordier_).--Copie de la main de P. Colomb.

[158] Mélanie.

[159] Beyle fait passer l’enfant de Mélanie pour sa fille.

[160] Mélanie Guilbert.

[161] Lettre inédite.--(_Collection de M. Auguste Cordier_). Copie de la main de R. Colomb.

[162] Lettre inédite.--(_Collection de M. Auguste Cordier_).--Copie de la main de R. Colomb.

[163] Monsieur Édouard Mounier, chez Monsieur Mounier, conseiller d’Etat, son père, rue du Bacq, nº 558, près la rue de Sèvres, chez M. de Gérando, Paris.

Lettre inédite (_Collection de M. P.-A. Cheramy_).

[164] Lettre inédite.--(_Collection de M. Auguste Cordier_).--Copie de la main de R. Colomb.

[165] La saison théâtrale terminée, Mélanie reprend le chemin de Paris.--Elle écrit cette jolie lettre à la halte de Lyon.--Beyle ne tardera pas à regagner Paris où il arrive le 10 juillet 1806, après un court séjour à Grenoble.

[166] M. Beyle, chez M. Charles Meunier, rue du Vieux-Concert, à Marseille.--Lettre inédite.--(_Bibliothèque de Grenoble_.)

[167] Montagne fortifiée sur la rive droite de l’Isère, à Grenoble.