Sous les marronniers: Contes et récits

Chapter 3

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Le voilà parti. On n'entend plus parler de lui. Il a sans doute trouvé asile et subsistance. Mais que feront les autres, ceux qu'il a laissés sans ressources?

Le fils cadet a quinze ans; la soeur en a treize; la mère est encore valide: ils travailleront, direz-vous. Mais vous oubliez, ou peut-être vous ne savez pas qu'en ce temps-là le travail était chose considérée comme déshonorante pour les gens de sang noble. Tout gentilhomme qui prenait des terres en louage, qui ouvrait boutique, ou qui mettait, moyennant salaire, le pied dans un atelier, devenait, aux yeux du monde où il était né, une sorte de créature dégradée, abjecte, un roturier enfin, et c'était tout dire.

Le gentilhomme pouvait être militaire, magistrat ou prêtre. Mais, même pour vivre, il lui était interdit de travailler de ses mains. Et, Dieu le sait, la force du préjugé était alors si grande, que les exemples de _dérogeance_ étaient extrêmement rares.

Sans doute, si notre jeune cadet n'avait dû penser qu'à lui, il se fût aisément tiré d'affaire: car il lui eût suffi de rejoindre la première compagnie d'hommes d'armes, où son nom l'eût fait bien recevoir. Mais force lui eût été de quitter sa mère et sa soeur, auxquelles alors il n'aurait aucunement pu venir en aide. Il n'osa pas y songer.

Or il se trouvait qu'une exception, une seule, était faite à la loi générale: une ordonnance royale, inspirée, soit par une juste appréciation des services marquants que rendait cette meurtrière industrie, soit par le désir d'ouvrir un moyen particulier d'existence aux nobles sans fortune, une ordonnance royale avait décidé que la pratique de l'état de verrier, loin d'entraîner la déchéance des titres de noblesse, ne ferait, en quelque sorte, que les consacrer. Les gentilshommes verriers sont d'ailleurs célèbres dans l'histoire.

Notre pauvre fils de famille emmène donc sa mère et sa soeur dans un pays où était une verrerie, se présente, est agréé comme simple apprenti d'abord, et le peu qu'il gagne permet d'attendre sans trop de privations l'époque où il aura le titre et le salaire d'ouvrier. Cette époque venue, il est cité comme un des plus habiles, des plus courageux travailleurs de l'atelier; et la petite famille retrouve une heureuse et paisible aisance.

Mais le métier est rude; et le brave garçon qui l'avait choisi pour l'amour de sa mère et de sa soeur n'était pas d'une nature fort robuste. Du jour où il dut chaque matin prendre place, pendant plusieurs heures, devant la bouche ardente du fourneau, au lieu de n'y venir que pour suppléer d'aventure l'ouvrier auquel on l'avait donné pour aide, sa santé s'altéra. Et la mère s'en apercevant:

«Cette profession te tuera, disait-elle alarmée; il faut la quitter.

--Mais alors comment vivrons-nous? répliquait le brave enfant.

--A la garde de Dieu! soupirait la mère.

--Eh bien! nous verrons, mère; nous verrons.»

Et toujours le gentilhomme verrier retournait à ce fourneau, qui lui brûlait le sang, qui lui desséchait les poumons.

Mais un matin il lui fut impossible de descendre du lit, où il s'était couché, exténué, la veille; et le médecin qui lui donna des soins pendant les deux mois que dura sa grave maladie, déclara que, s'il retournait à la verrerie, une rechute prochaine l'emporterait inévitablement.

«C'est bien! fit alors le jeune homme; je n'y retournerai pas.»

La mère l'embrassa pour cette bonne résolution. Et toutefois elle pouvait se dire: «Comment vivrons-nous?»

Le jour même où il remit pour la première fois le pied dehors, sa mère, qui le regardait de la fenêtre, le vit entrer dans une maison voisine, qui était celle d'un tisserand. Puis il revint auprès de sa mère, et lui dit: «Je ne peux plus être verrier, je serai tisserand.»

Et la mère de s'écrier: «O mon enfant, y penses-tu?» Car elle n'avait pas encore secoué les préjugés de sa caste.

«Il faut vivre, mère.

--Mais, mon fils!...

--Ce sera déroger, je le sais; mais j'ai appris à une rude école que tout travail doit être également noble, qui fait qu'on ne doit qu'à soi le pain de chaque jour. Le titre d'honorable artisan vaut bien, après tout, celui de noble mendiant.»

Sa mère l'embrassa de nouveau, les yeux mouillés.

Et le jeune homme devint bientôt un habile faiseur de toile, comme il était devenu un excellent souffleur de verre; et sa famille fut encore préservée de la misère.

Il perdit, en effet, sa qualité nobiliaire; car ses compagnons, les gentilshommes verriers, furent les premiers à constater et à dénoncer l'acte de dérogeance qu'il avait commis. Mais il les laissa dire et faire; et, tout en poussant sa navette, il ne tarda pas à acquérir dans le pays aisance et considération. Devenu roturier, il maria sa soeur avec un honnête roturier, qui la rendit heureuse. Puis il épousa, lui aussi, une honnête roturière; et il trouvait le bonheur à voir croître et prospérer, sous les yeux de leur grand'mère, qui coulait près de lui une tranquille vieillesse, toute une fraîche nichée de marmots tapageurs.

On n'avait plus jamais entendu parler du fils aîné. On le croyait mort. La mère l'avait pleuré.

Voilà qu'un jour, un beau jour d'été, la femme du tisserand venait de poser, sur la nappe blanche d'une table dressée à niveau de la fenêtre ouverte, un vaste plat de terre, où un magnifique carré de mouton fumait sur un lit de choux odorants.

En ce moment se trouvait de passage dans la rue certain soudard à la casaque fripée, au feutre gras, au plumet décoloré, aux bottes quelque peu avachies, dont le talon oblique se hérissait de longs éperons rouillés. (Il est bon de vous dire qu'à l'époque où cette histoire se passait, les armées n'avaient aucun caractère régulier. Lorsque la guerre pour laquelle on les avait rassemblés était finie, les soldats sans ouvrage devenaient le plus souvent des espèces de vagabonds, demandant à l'aventure le vivre, le gîte... et le reste.)

Or l'homme d'épée, lorgnant l'appétissante victuaille:

«Corbleu! fit-il comme se parlant à lui-même, mais de façon à être bien entendu, si les morts ne se réveillent pas à ce parfum, c'est qu'ils ont le sommeil terriblement dur.

--Eh! seigneur cavalier, repartit franchement la femme avec un bon sourire,--car elle avait compris, et elle était d'humeur généreuse,--nous n'aurions que faire des morts à notre table, mais elle est assez grande pour qu'un vivant de plus y puisse tenir sans nous gêner.

--Bien dit, ma commère! fit le militaire en s'approchant sensiblement de la fenêtre; mais le vivant pourrait craindre de paraître indiscret.

--Il aurait tort. Entrez donc, seigneur cavalier, entrez donc.»

Ce dialogue avait lieu avec accompagnement du clic-clac du métier qui bruissait dans la maison. Comme l'affamé, tout en se dirigeant vers le seuil, semblait encore hésiter, sans doute pour se donner une contenance: «Eh! Jean! appela la femme, viens donc ici m'aider à faire comprendre au seigneur militaire que nous serons aises de l'avoir pour convive.»

Le tisserand vint, sa navette à la main, les manches retroussées, le buste ceint du tablier de travail. Mais à peine eut-il jeté un coup d'oeil sur l'étranger: «Eh! s'écria-t-il, avec un véritable transport de joie, c'est Hector! c'est mon frère! Venez vite, mère, hâtez-vous! c'est lui, il n'est pas mort! le voilà!»

Et, les bras tendus, il courut vers la porte pour être plus tôt dans les bras de son frère. Mais quelle fut sa surprise de trouver devant lui le soldat qui, se redressant fièrement dans son harnois déguenillé, lui dit du ton le plus ironiquement dédaigneux: «Moi, votre frère! moi, le frère d'un tisserand, d'un roturier! Ah! bonhomme, vous voulez rire! Je ne vous connais pas. Il se peut qu'autrefois vous ayez porté le même nom que moi; mais ce nom, qu'en avez-vous fait?...»

Certes, le tisserand était homme à savoir répondre; mais, comme un saisissement fort explicable le rendait muet, une voix parla au lieu de la sienne: celle de sa mère, qui était venue sur le seuil.

«Vous avez raison, seigneur cavalier, dit-elle. Jean le tisserand s'est trompé quand il a cru reconnaître en vous un frère qu'il n'a pas vu depuis longtemps. Je vous en demande pardon; car, en vérité, il ne saurait y avoir rien d'honorable pour vous à être celui qu'il a nommé. Celui-là, voyez-vous, était un mauvais coeur, un égoïste, qui, après avoir honteusement dissipé le riche patrimoine dont il devait compte à sa famille, n'a plus songé, la ruine venue, qu'à se mettre lui seul à l'abri du besoin. Quand, pour le bonheur des siens, il a été parti, son frère s'est dit qu'un nom aussi indignement porté ne pouvait plus convenir à un honnête homme: et il l'a quitté pour en prendre un qu'il a su faire noble et garder sans tache. Jean le tisserand s'est trompé; excusez-le, excusez-nous, seigneur cavalier. Celui pour qui il vous a pris est mort, bien mort: nous le savons maintenant. Suivez tranquillement votre chemin, monsieur le gentilhomme: c'est ici une pauvre maison roturière, où personne ne vous connaît.»

Et comme si rien d'étrange ne se fût passé, la mère referma la porte en ajoutant: «Laissons cet homme.» Puis elle alla s'asseoir à sa place accoutumée devant la table, et elle dit: «Mangeons.»

Mais, au lieu de venir auprès d'elle, le tisserand, qui avait écouté, et qui n'avait pas entendu l'homme s'éloigner, alla doucement rouvrir la porte. Le militaire était agenouillé, tête nue, sur le seuil; deux ruisseaux de larmes inondaient ses joues hâves.

«Jean, dit-il humblement, veux-tu m'apprendre ton état?

--Ah! s'écria la mère, j'ai retrouvé mon fils!»

Et elle courut relever l'homme qui pleurait...

L'année d'ensuite, il y avait dans le pays un habile et laborieux tisserand de plus. Et si, d'aventure, il arrivait qu'on lui demandât s'il regrettait d'avoir fini par le travail:

«Plût à Dieu, répondait-il, que j'eusse commencé par là!»

UNE MOUCHE NOIRE

C'était un dimanche d'été, l'après-midi, à la campagne. Il y avait nombreuse société causant sous les marronniers.

Une dame, assise à côté de moi, se levant tout à coup d'un air effrayé:

«Voyez donc, me dit-elle, cette grosse vilaine mouche noire qui ne fait qu'aller et venir autour de moi; elle veut me piquer! Chassez-la, je vous prie.

--Rassurez-vous, Madame, dit un vieux monsieur qui avait regardé l'insecte de près, ce n'est pas à vous qu'en veut la brave petite bête.

--Brave petite bête! répéta la dame, tout étonnée de cette qualification sympathique.

--Eh! oui, fit le vieux monsieur; car j'ai l'honneur de vous présenter, en la personne de cette «vilaine petite mouche noire», une excellente, une laborieuse mère de famille essentiellement occupée de rétablissement d'un de ses enfants. Reculez un peu votre chaise, asseyez-vous et observez. Je crois que vous ne regretterez pas le temps consacré à cette observation.

--Il n'y a rien à craindre, au moins?

--Rien du tout, je vous jure.»

Sur ces mots, la mouche noire devint l'objet de l'attention simultanée de huit ou dix couples d'yeux qui ne perdaient pas un seul de ses mouvements.

Et voici ce que virent ces yeux:

La mouche, un insecte au corselet noir velu, portant quatre ailes de gaze sombre réticulée, et un long abdomen en poire taché de roux, la mouche, mordant à même dans un petit tertre sablonneux, prenait avec ses mandibules une petite boulette de terre, dont elle allait se débarrasser à quelque distance, puis elle revenait à la charge, et de nouveau transportait au loin les matériaux arrachés du sol à l'aide de ses mâchoires.

Il était évident que l'animal avait pour but le creusement d'un petit souterrain.... Et Dieu sait avec quelle fiévreuse activité l'opération était conduite!

Voyage sur voyage: en moins de dix minutes, le petit tunnel était assez avancé pour que l'ouvrière s'y pût enfoncer d'au moins deux fois la longueur de son corps, qui cependant ne devait pas mesurer moins de trois centimètres. Arrivée à ce point du travail, elle entra et ressortit deux ou trois fois sans rien rapporter: on eût dit alors qu'elle essayait si la circulation était commode à l'intérieur du souterrain. Puis elle chercha dans le sable des environs un petit caillou de la grosseur d'une graine de chènevis, qu'elle prit et vint placer à l'entrée, puis un second, un troisième... et ainsi de suite, jusqu'à ce que le trou fût complètement dissimulé sous cet entassement rocailleux.

Cela fait, elle prit son vol et disparut.

«Voilà qui est achevé sans doute, dit un des spectateurs.

--Oh! non pas, fit le vieux monsieur; attendez....»

Nous n'attendîmes pas longtemps.

La grosse mouche revint, moitié volant, moitié marchant, portant ou plutôt traînant une chenille verte, qu'elle déposa à quelques centimètres de l'entrée close.

Le vieux monsieur nous fit remarquer que cette chenille, quoique fraîche et dodue, ce qui indiquait qu'elle devait être bien vivante, semblait engourdie, car elle gisait étendue là comme un bloc inerte. «Elle est, nous dit-il, dans un état analogue à celui d'une personne _éthérisée_: vie parfaite, mais complète insensibilité.»

Il la toucha, la piqua du bout d'un brin de paille, sans que le moindre frémissement se manifestât dans la masse charnue de la malheureuse larve.

«La cause de ce singulier effet? demanda l'un de nous.

--La mouche l'a piquée, et, soit qu'elle ait su trouver pour la blesser un nerf dont la lésion produit l'insensibilité de tout l'organisme, soit qu'elle ait fait couler dans la plaie une gouttelette de liqueur stupéfiante, cette chenille est littéralement en léthargie.

--Mais dans quel but?

--Patience, regardez.»

La mouche noire était tout occupée à tirer de côté, un à un, les petits blocs de pierre dont, un instant auparavant, elle avait fermé l'orifice de la galerie creusée par elle. La travailleuse, ne s'octroyant aucun répit, eut bientôt fait place nette. Puis elle revint vers la chenille, qu'elle saisit par la tête et qu'elle eut bientôt entraînée dans le souterrain, où elle disparut avec elle.

Pendant que nous attendions sa sortie:

«Tout ce que vous avez vu faire, nous dit le vieux monsieur, a été fait en vue d'un seul oeuf, que la mouche pond et fixe en ce moment sur le corps de la chenille.

«Le ver qui, dans quelques jours, naîtra de cet oeuf, animal carnassier par excellence, aura besoin d'une proie vivante. Cette proie, il la trouvera dans le corps de la chenille immobilisée par la piqûre de sa mère. Il s'en nourrira pendant la première période de sa vie. A la suite d'une métamorphose, il quittera l'obscur séjour pour la vie aérienne. A cette époque-là, la mère mouche sera morte depuis longtemps. De telle sorte qu'elle aura travaillé avec l'unique visée de venir en aide aux premiers besoins d'un enfant qu'elle ne doit pas connaître et qui ne la connaîtra pas. Savez-vous rien de plus touchant parmi les hommes, qui prétendent volontiers au privilège exclusif des sentiments désintéressés?

--La voilà! la voilà!»

Ces exclamations saluaient la réapparition de la mouche, qui, à peine sortie du trou, s'était déjà remise en devoir d'entasser de nouveau à l'entrée les rochers qu'elle avait laissés aux alentours.

Par-dessus les blocs, elle repoussa soigneusement le sable à l'aide de ses pattes, jusqu'à ce que rien, dans l'aspect de ce lieu, ne pût faire supposer qu'une cavité y avait été pratiquée.

Elle voltigea ensuite un instant au-dessus du tertre, comme pour s'assurer d'en haut qu'aucun indice ne divulguait l'existence du précieux dépôt confié par elle à ce coin de terre. Puis elle s'élança vers le ciel, où nous l'eûmes bientôt perdue de vue.

Pendant que nous la suivions encore du regard, le vieux monsieur était allé prendre dans un coin du jardin une de ces petites houlettes de fer qui servent à la transplantation, et l'ayant enfoncée obliquement un peu en avant du souterrain, il pesa sur le manche de l'instrument.

Le fer ramena au jour la chenille, au flanc de laquelle était attachée une mignonne perle blanche allongée.

«Voilà l'oeuf, fit le vieux monsieur; vous voyez, je vous le disais bien: tout ce travail pour une mouche à naître. Il n'y a qu'un oeuf, rien qu'un.

--Remettez-le! remettez-le!» criâmes-nous d'une commune voix, car cette idée nous eût été pénible à tous de réduire à néant l'oeuvre qui avait coûté tant de peine à la mouche noire.

Un nouveau petit trou fut donc creusé, dans lequel la chenille et l'oeuf qu'elle portait furent glissés délicatement, et dont on ferma rentrée avec grand soin, comme avait fait la mouche.

Et pendant toute la soirée il ne fut question que de cette mère à la fois si prévoyante, si active et si industrieuse.

Le vieux monsieur nous dit que cette mouche, d'ailleurs assez commune dans nos pays, a reçu des entomologistes le nom d'_ammophile des sables_. Il ajouta qu'elle appartient à l'ordre des hyménoptères, à la famille des fouisseurs et au groupe des sphégides.

COURAGE ET TÉMÉRITÉ

Pour arriver plus tôt, afin de sauver son jeune frère qu'il venait de voir tomber dans une mare, où il allait périr, le petit Claude s'élança un jour de la fenêtre du premier étage. Grâce à Dieu, il sortit sain et sauf de cette périlleuse prouesse et ramena son frère, vivant, sur le bord.

Comme on le félicitait de sa généreuse action: «Ah! le beau miracle! se prit à dire jalousement André, son cousin. J'ai bien sauté de plus haut, moi, l'autre jour. Vous savez la grande échelle du fenil? Eh bien! je ne m'y suis pas pris à deux fois. D'un bond: hop! Et je n'ai rien de cassé, moi, non plus.

--Tu as fait cela? demanda le père du jaloux.

--Oui.

--Et dans quel but t'exposer si follement?

--Pour m'amuser, pour prouver que je n'ai pas peur.

--Ah! oui!»

Le père, irrité de la sotte gloriole de son fils et du mauvais sentiment qui l'avait porté à essayer de s'en faire honneur, vint droit à lui, et, le prenant par l'oreille, il lui apprit à ne plus confondre le courage utile et la sotte témérité.

FIN

TABLE

La Fête du maître d'école

La Bête au bon Dieu

La Pierre qui tourne

Le Gentilhomme verrier

Une Mouche noire

Courage et témérité