Robert Ier et Raoul de Bourgogne, rois de France (923-936)

Chapter 8

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A partir de cet acte solennel de soumission, les documents publics et privés de l'Aquitaine et du Languedoc furent datés des années du règne de Raoul, comptées depuis la mort de Charles le Simple. On revenait ainsi implicitement sur le calcul d'un prétendu interrègne qu'on avait fait pendant trois années: c'était la reconnaissance formelle de l'irrégularité du procédé. Seule la Marche d'Espagne, où les comtes avaient usurpé tous les droits régaliens, échappa à la suzeraineté de Raoul; mais elle était située si loin, au delà des Pyrénées, qu'on ne pouvait guère être tenté d'y faire une expédition pour s'assurer une domination illusoire[251].

Il semble que Raimond de Toulouse ait reçu à l'occasion de sa soumission la dignité de duc d'Aquitaine, dont on le voit revêtu par la suite. On ne saurait dire cependant pourquoi cette dignité ne resta pas attachée au comté de Poitiers, car Èbles de Poitiers, fils du duc d'Aquitaine Renoul II, avait toujours été fidèle à Raoul. Il est à supposer que ce changement fut nécessité par des circonstances d'ordre politique, et peut-être même est-ce sur cette base que la soumission de l'Aquitaine avait été négociée[252].

En juin 932, Raoul était en Lyonnais, à Anse, où le 19 de ce mois, il confirmait, à la requête de Dalmace, les possessions de l'abbaye de Montolieu sises dans le pays de Carcassonne, en Narbonnais et en Razès, preuve manifeste de sa domination incontestée dans ces régions[253]. Le 21 juin et le 1er juillet, à la demande de la reine Emma et de son frère Hugues, il fit diverses libéralités au monastère de Cluny, auquel il concéda même le droit de battre monnaie[254]. Plusieurs chartes lyonnaises datées de son règne, en cette même année, prouvent qu'il peut avoir été reconnu dans ce pays avant le traité conclu entre Rodolphe II et Hugues d'Italie[255].

Pendant l'éloignement du roi, Hugues avait poursuivi les hostilités contre Herbert. Avec le secours de plusieurs évêques, il avait assiégé Amiens, occupé par les gens de ce dernier, et il réussit à se faire livrer des otages; puis il marcha droit sur la capitale du Vermandois, Saint-Quentin, et s'en empara au bout de deux mois de siège. Ces succès déterminèrent le duc de Lorraine, Gilbert, à répondre aux ouvertures de Hugues qui lui demandait son aide pour assiéger Péronne. Malheureusement tous les assauts des Lorrains furent repoussés avec pertes, et Gilbert découragé prit le parti de se retirer. Hugues sut lui faire accepter avant son départ une entrevue avec Raoul[256].

Le roi avait coopéré à l'attaque infructueuse de Péronne. Il revint encore en Vermandois, vers la fin de l'année, accompagné de Hugues, pour assiéger Ham, et il força les habitants à livrer des otages. D'autre part le marquis de Flandre, Arnoul, venait de mettre la main sur Arras, en profitant du désarroi causé par la mort du comte Alleaume, à Noyon[257]. Il ne restait plus à Herbert comme derniers réduits que Péronne et Château-Thierry. On prit les mesures nécessaires afin d'empêcher toute tentative de sa part pour rentrer à Laon, à la suite du décès de l'évêque Gosbert (932): Engrand, doyen de Saint-Médard de Soissons, qui dépendait à présent du roi, fut élu immédiatement[258].

La situation du comte de Vermandois était si précaire qu'il essaya de nouveau, comme en 931, d'obtenir l'appui d'Henri de Germanie; mais il n'eut pas plus de succès qu'auparavant, ce souverain étant aux prises avec des difficultés intérieures et engagé dans une guerre contre les Hongrois.

Au milieu de ces circonstances adverses, Herbert eut du moins la satisfaction de voir son ancien partisan, l'évêque de Châlons, Beuves, rétabli sur son siège par la faveur de Hugues, qu'il avait su se concilier pendant sa captivité. Artaud réunit même un synode pour excommunier son remplaçant éphémère, Milon, qui menaçait de troubler la paix du diocèse[259].

L'archevêque de Reims reçut à quelque temps de là, au début de l'année 933, la récompense de cet acte de haute impartialité. Les députés qu'il avait envoyés auprès du pape Jean XI, Gison et Amaury, revinrent de Home, lui rapportant le _pallium_, l'insigne réservé aux seuls archevêques[260]. Cette reconnaissance formelle par le Saint-Siège lui était infiniment précieuse, car l'intronisation de Hugues se Vermandois avait obtenu jadis l'assentiment du pape Jean X, et au point de vue du droit canon, seule une décision pontificale pouvait en réformer une autre.

Vers 933 Rodolphe II, roi de Bourgogne, obtint de Hugues d'Italie l'abandon de ses droits à la souveraineté sur la Provence, et constitua ainsi le «royaume d'Arles»[261]. Raoul qui prétendait à la suzeraineté sur Vienne, l'ancienne capitale des rois de Provence, Boson et Louis, craignit de se trouver évincé par Rodolphe à la suite de cet accord passé en dehors de lui. Il descendit avec une armée la vallée du Rhône et se fit recevoir comme suzerain dans la cité, où commandait Charles-Constantin[262]. D'autre part son frère Boson, époux de Berthe, nièce de Hugues, en possession des comtés d'Arles et d'Avignon, dominait en Provence depuis que son beau-père était parti chercher fortune en Toscane[263]. Vers cette époque Raoul put s'intituler avec raison, dans ses diplômes, _rex Francorum, Aquitanorum et Burgundionum_[264]. Le roi de Germanie, Henri 1er, occupé à combattre les Hongrois qu'il finit par écraser cette année même sur les bords de l'Unstrutt (le 15 mars) n'avait pas pu intervenir.

Revenu dans le nord, Raoul obtint enfin la soumission de la Normandie: le jeune «marquis» Guillaume, fils de Rollon, n'étant plus retenu par ses obligations à l'égard de Charles le Simple, se décida à lui prêter hommage. Il reçut en récompense une partie du littoral contigu à la Bretagne, probablement l'Avranchin et le Cotentin[265]. Depuis plusieurs années, déjà, la lutte la plus vive était engagée entre Normands et Bretons. Un soulèvement général, suivi d'un massacre des Normands de Félécan, avait eu lieu en 931[266]. Pris entre les deux colonies scandinaves de la Seine et de la Loire, les Bretons avaient à combattre sans cesse, sur leurs frontières, des envahisseurs obstinés et intrépides, conduits par des chefs comme Ingon, qui paraît avoir succédé à Rögnvald, ou Guillaume Longue-Épée. Ce dernier réussit à avoir le dessus dans les combats livrés aux confins de la Bretagne, mais il ne put jamais étendre sa suzeraineté sur la péninsule elle-même où un peu plus tard le comte Alain Barbe-Torte, aidé par des secours anglo-saxons, parvint à former une unité féodale solidement constituée[267]. Guillaume avait néanmoins intérêt à faire confirmer les droits concédés sur ce pays par Charles le Simple à son père et à faire reconnaître la légitimité de ses dernières conquêtes. Ces raisons se présentent naturellement à l'esprit, quand on cherche à comprendre la cause du changement si considérable et si gros de conséquences qui se produisit dans l'attitude de Guillaume.

Encouragé par ce magnifique succès qui affermissait son pouvoir souverain, Raoul reprit la lutte contre le Vermandois avec une nouvelle ardeur. Accompagné de la reine Emma et d'une armée puissante, composée en partie de milices ecclésiastiques, il alla camper devant Château-Thierry. Les archevêques de Tours et de Reims, Téotolon et Artaud, qui étaient avec lui, profitèrent de la présence de plusieurs de leurs suffragants et de quelques évêques bourguignons pour réunir un synode, où Heudegier fut consacré évêque de Beauvais. Le siège dura six semaines, et la place ne fut prise que grâce à la trahison de son chef Walon, qui consentit à prêter l'hommage à la reine Emma à condition de garder son poste[268].

Ham qui s'était rendu au roi l'année précédente, était retourné au parti d'Herbert. Le fils de ce dernier, Eudes, l'occupa et s'en servit comme base pour aller piller les environs de Soissons et de Noyon. L'abbesse de Notre-Dame de Soissons fut obligée de solliciter la générosité royale, pour trouver un abri aux chanoines de Saint-Pierre dont les habitations et le cloître avaient été détruits par l'incendie[269].

Une tentative hardie d'Herbert sur Saint-Quentin put réussir, mais ce ne fut qu'un succès passager. Les habitants de la ville avaient une certaine répugnance à combattre pour Hugues, leur nouveau maître: ils facilitèrent l'assaut au comte de Vermandois qui y rentra dès le troisième jour du siège. La faible garnison laissée par Hugues obtint de se retirer, en promettant une neutralité absolue pendant la suite des hostilités. Herbert s'éloigna, confiant la garde de la ville, dont il s'exagérait l'attachement, à un très petit nombre des siens. Hugues accourut presque aussitôt, s'empara pour la seconde fois de Saint-Quentin et punit sévèrement la tiédeur des habitants: plusieurs furent mutilés et un clerc noble appelé Treduin, qu'Herbert avait récemment amené, fut pendu[270].

En quittant Saint-Quentin, Hugues, accompagné de l'archevêque Artaud, obtint la reddition de la forteresse de Roye, en Vermandois[271].

Herbert, devant la supériorité numérique de ses ennemis, fit preuve d'une opiniâtreté et d'une activité véritablement prodigieuses. Il parvint à rentrer en possession de Château-Thierry, en gagnant à sa cause quelques-uns de ses anciens partisans préposés par Walon à la garde de la place; mais il se borna à y mettre une garnison, ne voulant pas s'y enfermer lui-même afin de garder toute sa liberté pour agir[272].

A cette nouvelle, Hugues accourut assiéger la ville, malgré la mauvaise saison. Raoul, de retour en France depuis peu[273], vint le rejoindre au début de l'année 934. Ce second siège de Château-Thierry fut encore plus difficile que le premier. Enfin, au bout de quatre mois[274]. Walon le vassal de la reine, qui était avec les assiégeants, trouva moyen, grâce à sa parfaite connaissance des lieux, d'escalader pendant la nuit les murs du faubourg inférieur, au bord de la Marne. La forteresse située sur la hauteur continua néanmoins à résister. De nouveaux assauts réitérés décidèrent enfin les vaillants défenseurs à entamer des pourparlers: ils obtinrent de rester en possession du château moyennant la remise d'otages.

Le comte de Vermandois affecta de n'attacher aucun prix aux garanties données par ses gens. Raoul et Hugues se décidèrent alors à revenir, dès qu'ils le purent, continuer le siège de la citadelle de Château-Thierry. L'intervention du roi de Germanie vint fort à propos apporter le règlement au moins provisoire de cette question. Les victoires d'Henri sur les Hongrois, les Slaves et les Danois lui permettaient de répondre maintenant aux avances jadis faites en vain par Herbert.

Il envoya à son secours Gilbert de Lorraine et Éberhard de Franconie, avec plusieurs évêques lorrains; et ceux-ci réussirent négocier en faveur de leur protégé, un armistice jusqu'au 1er octobre. Mais Raoul ne consentit que moyennant l'abandon de Château-Thierry, à laisser Herbert jouir paisiblement de la possession de Péronne et de Ham pendant la trêve[275].

Cependant, d'une façon très inattendue, Herbert fut en partie dédommagé de ses revers par l'acquisition d'un puissant allié. Le comte ou marquis de Flandre, Arnoul, se décida enfin à épouser Adèle de Vermandois, à laquelle il avait été fiancé antérieurement[276]. Herbert avait déjà apprécié la puissance d'Arnoul lorsque celui-ci avait occupé Arras, en 932. Depuis lors, le même comte était devenu maître de Boulogne et Térouanne et abbé de Saint-Bertin à la mort de son frère Allou. L'alliance d'un tel voisin, si longtemps hostile, était tout à fait inespérée.

Pendant l'armistice, Herbert se hâta d'approvisionner Péronne, et il se vengea en même temps de ses vassaux, partisans de Hugues, en confisquant leurs récoltes. Gilbert, de son côté, s'était préparé à aider de nouveau le comte de Vermandois. La trêve expirée, les Lorrains entrèrent en France, avec l'intention d'enlever Saint-Quentin; Hugues conjura le danger en envoyant des députés à Gilbert, afin de négocier un nouvel armistice. On tomba d'accord pour prolonger la paix jusqu'au 1er mai 935[277].

Vers la fin de l'année, Raoul perdit un précieux auxiliaire en la personne de sa femme, la reine Emma[278]. Quelque blâme que la légende monacale ait pu émettre sur le caractère violent et usurpateur de certains de ses actes, conformes du reste aux moeurs de l'époque, la vaillance et l'activité de cette princesse n'en méritent pas moins l'admiration. Elle avait pris personnellement part aux pénibles luttes soutenues par son mari contre les grands vassaux, et son influence politique méritée nous est encore révélée par les diplômes royaux où on la voit souvent intervenir.

Au printemps de 935, Raoul fit une courte démonstration contre un parti d'Aquitains qui avait pris _Viriliacum_[279] à Geoffroi de Nevers, son fidèle vassal. Ayant chassé les usurpateurs, il regagna le nord et profita de ses bons rapports avec Geoffroi pour le charger d'une mission délicate auprès du roi de Germanie, Henri Ier. Il s'agissait de négocier les bases d'un accord et de préparer une entrevue[280].

Pendant le séjour du roi à Laon, vers Pâques, une rixe sanglante, heureusement sans conséquences, éclata entre ses gens et ceux de l'évêque. De là, Raoul se transporta à Soissons, où il réunit les grands vassaux (_primates regni_) en un plaid: une ambassade d'Henri Ier vint l'y trouver. La rencontre des deux souverains fut fixée au mois de juin, et elle eut lieu, en effet, vers le 8, sur les bords de la Chiers[281], aux confins de la Lorraine. Outre les suites nombreuses des deux princes, on vit encore paraître, à la conférence, le roi de Bourgogne Rodolphe II, sans qu'on sache au juste la cause de sa venue; peut-être était-ce en vue de régler la question du Viennois. Herbert de Vermandois se présenta devant Raoul, et, selon l'arrangement intervenu, fit sa soumission. Le roi lui rendit solennellement plusieurs des domaines occupés par Hugues, et il réconcilia les deux adversaires. Henri obtint aussi, de son côté, la soumission de Boson, auquel il rendit à peu prés la totalité de ses domaines Lorrains[282]. Ainsi Raoul avait négocié une paix définitive avec Herbert moyennant quelques concessions, dont Hugues faisait les frais, et il avait assuré la restitution à son frère Boson de ses domaines perdus. Sauf cette dernière clause, onéreuse théoriquement puisqu'elle pouvait engager la question de suzeraineté de la Lorraine, l'arrangement était fort avantageux pour Raoul.

A peine l'eut-il conclu qu'il fut rappelé en Bourgogne par une invasion hongroise. Les barbares pillèrent et brûlèrent divers monastères, notamment celui de Bèze, et à l'approche du roi, gagnèrent en hâte le midi, puis l'Italie[283]. Raoul profita du moins de sa venue pour assiéger Dijon, dont le comte Boson s'était naguère emparé et que ses gens occupaient encore[284].

FOOTNOTES:

[Footnote 213: Obituaires de Saint-Germain-des-Prés, de Saint-Denis et d'Argenteuil, dans _Obituaires de la province de Sens, éd._ A. Molinier (_Recueil des historiens de France_, in-4), t. I, p. xx, 254, 312 et 345.]

[Footnote 214: Flod., _Ann._, a. 929.]

[Footnote 215: Flod., ibid.]

[Footnote 216: Flod., _Ann._, a. 930; Adrevald, _De miraculis S. Benedicti_, I, C. XXXIII-IV, éd. de Certain, pp. 70-75.]

[Footnote 217: Adémar de Chabannes, III, 20 (éd. Chavanon, p. 139); Richer, I, 57; _Chron. Vezeliac._, a. 929 (_Rec. des historiens de France_, IX, 89). Marvaud (_Hist. des vicomtes de Limoges_, 1873, I, p. 67) a identifié le lieu dit «Ad Destricios» cité par Adémar avec Estresse, près Beaulieu, dép. de la Corrèze, arr. de Brives.]

[Footnote 218: Adémar, III, 28 (éd. Chavanon, p. 149): «Willelmus ... Sector ferri, qui hoc cognomen indeptus est quia, commisso praelio cum Normannis et neutro cadenti, postera die pacti causa cum rege eorum Storm solito conflictu deluctans, ense corto durissimo per media pectoris secuit simul cum torace una modo percussione ...» Cf. J. Depoin, _Les comtes héréditaires d'Angoulême de Vougrin Ier à Audoin II_ (extr. du _Bulletin de la soc. archéol. et hist. de la Charente_, année 1904), p. 14.]

[Footnote 219: Aimoin, _De miraculis S. Benedicti_, lib. II, c. III et V (éd. de Certain, p.100). En fait, il n'est plus question, à partir de ce moment, que d'une simple incursion de pillards en Berry (voy. plus loin, p. 75).]

[Footnote 220: Adémar, III, 23, éd. Chavanon, p. 144; _Translatio S. Genulfi_ (_Acta SS. ord. S. Benedicti_, saec. IV. 2, p. 230). Le monastère de Saint-Benoît eut beaucoup de mal à reprendre sa prospérité antérieure. La discorde se mit chez les moines, et pour mettre fin à cet état de choses lamentable, il fallut que le comte Elisiard, à la mort de l'abbé Lambert, appelât à sa direction le célèbre réformateur Eudes de Cluny. Cf. E. Sackur, _Die Cluniacenser_, p. 88-89.]

[Footnote 221: Il y donnait un diplôme confirmatif de tous les biens du monastère de Saint-Andoche. _Recueil des historiens de France_, IX, 573 (à l'année 928); Thiroux, _Hist. des comtes d'Autun_, p. 121 (à l'année 927); L. Lex _Documents originaux antérieurs à l'an mil des archives de Saône-et-Loire, (Mém. de la Soc. d'hist. et d'archéol. de Châlon-sur-Saône_, t. VII, 4e partie, 1888, p. 266), n° XIV (au 1er avril 928, d'après une copie). Nous rétablissons ici la date de 930 en supposant une erreur d'indiction et en admettant l'année du règne (VII) comme correcte.]

[Footnote 222: Vitry-en-Perthois ou le Brûlé, dép. de la Marne, arr. de Vitry-le-François.]

[Footnote 223: Flod., _Ann._, a. 930 et 931; _Hist. eccl. Rem._, IV, 23.]

[Footnote 224: Flod., _Ann_., a. 931. Cf. A. Steyert, _Hist. de Lyon_, t. II (1897), p. 192-194. Voy. plus haut, p. 54-55.]

[Footnote 225: Flod., _Ann_., a. 931; _Recueil des historiens de France_, IX, 573; Mabille, _La pancarte noire de Saint-Martin de Tours_, no VI (136).]

[Footnote 226: Flod., ibid. Sur le différend entre Manassès et Robert, voy. plus haut, p. 1.]

[Footnote 227: _Appendix Miracul. S. Germani Autissiod. (Bibl. hist. de l'Yonne_, II, p. 197-198).]

[Footnote 228: Flod., _Ann_., a, 931]

[Footnote 229: Flod., _Ann_., a. 931.]

[Footnote 230: Flod., ibid.]

[Footnote 231: Aisne, arr. de Soissons.]

[Footnote 232: Flod., ibid.; _Hist. eccl. Rem_., IV, 24; Richer, 1, 59.]

[Footnote 233: Flod., _Anna_., a. 931; _Hist. eccl. Rem_., IV, 24, 35; Richer, I, 61.]

[Footnote 234: Flod., ibid.]

[Footnote 235: Charles le Simple s'était intitulé _rex Francorum_, après l'acquisition de la Lorraine (_largiore hereditate indepta_), comme s'il avait été alors réellement à la tête de tout l'ancien _regnum Francorum_.]

[Footnote 236: Kalckstein, p. 185; Lippert, p. 76-77; cf. Waitz, _Heinrich I_, 2e éd., p. 141-142. Henri Ier revint encore en Lorraine à la fin de cette année. Il était à Yvoix (Ardennes) le 24 octobre 931, avec le comte Gilbert, observant sans doute les événements de France (_M.G.h., Dipl. reg. et imp. Germ._, I, p. 65, n° 30).]

[Footnote 237: Mabille, _La pancarte noire de Saint-Martin de Tours_, n° VI (136); _Recueil des historiens de France_, IX, p. 573.]

[Footnote 238: Flod., _Ann._, a. 931; _Hist. eccl. Rem._, IV, 24 et 35; Richer, I, 59-61.]

[Footnote 239: Flod., _Hist. eccl. Rem._, I, 20, _in fine_: «In Vulfiniaco-Rivo, pago Laudunensi, habetur oratorium in honore sancti Remigii dedicatum. In quo, dum Rodulfus rex Heribertum comitem persequeretur, qui episcopatum Remensem a rege sibi commendatum tenebat, homines ipsius villae res suas prepter hostiles incursus recondere studuerunt. At dum rex prefatus ad obsidendam Remensem venisset urbem et in Culmissiaco metatus esset, exercitus ejus vicinas occupavit villas. Quidam vero illorum, qui in prenotata villa, scilicet Vulfiniaco-Rivo, metatum habebant, vinum, quod in ecclesia timoris causa reconditum fuerat, invadit, et quasi tabernam constituens in eadem ecclesia, paribus suis illud vendere coepit. Haec dum ageret, pereussus morbo, repente sensum amisit, ore sibi ad aurem usque pene retorto, vitam finivit. Quod cernentes ceteri, ab hujusmodi sese cohibuere presumptione.»]

[Footnote 240: Flod., _Ann._, a. 934; _Hist. eccl. Rem._, IV, 24 et 35; Richer, I, 61.]

[Footnote 241: Flod., ibid.; Richer, I, 62. On a identifié, sans preuve, la forteresse construite à Laon par Herbert avec le Château-Gaillot, actuellement détruit. Cf. _Le règne de Louis IV d'Outre-Mer_, p. 32, n. 6.]

[Footnote 242: A. Giry, _Un diplôme royal interpolé pour l'abbaye de Marmoutier (Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres_, 1898, p. 197).]

[Footnote 243: Flod., _Ann._, a. 932.]

[Footnote 244: _Recueil des historiens de France_, IX, 579; Quantin, _Cartul. général de l'Yonne_, I, 137, n° LXXI.]

[Footnote 245: On peut même se demander si cet «Herbert», dont il avait fait son «notaire» et puis un «chancelier royal» (_Recueil des historiens de France_, IX, pp. 570, 571 et 573) n'est pas à identifier avec le propre fils d'Herbert II.]

[Footnote 246: Flod., ibid.; Richer, I, 63.]

[Footnote 247: Flod., _Ann._, a. 932; Richer, _loc. cit._]

[Footnote 248: Flod., _loc. cit._]

[Footnote 249: Flod., _Ann._, a. 932; Bicher (I, 64) place l'entrevue sur les bords de la Loire. Cf. _Le règne de Louis d'Outre-Mer_, p. 219; J. de Jaurgain, _La Vasconie_ (Pau, 1898, in-8), pp. 195 et suiv.; Lot, _Hugues Capet_, p. 204, n° 2; A. Richard, _Hist. des comtes de Poitou_, I, p. 68-69. D'après A. Degert, (_Le pouvoir royal en Gascogne sous les derniers Carolingiens et les premiers Capétiens_, dans _Revue des Questions historiques_, t. LXXII, année 1902, p. 427). Aznar aurait été un seigneur de Comminges. On peut hésiter pour la date de cette entrevue entre les années 931 et 932; (voy. _Les Annales de Flodoard_, éd. Lauer, p. 53, n. 9). Nous penchons cependant pour admettre la seconde de ces dates, à cause de la place des _Annales_ où se trouvent rapportés les détails de l'entrevue.--Flodoard a recueilli une anecdote plaisante: le seigneur gascon Loup Aznar avait, paraît-il, raconté aux Bourguignons que son cheval était âgé de plus de cent ans. On ne crut pas cependant le Gascon sur parole, ainsi qu'il ressort du ton même des Annales. Aznar montait probablement l'un de ces petits chevaux tarbes, de race arabe, très efflanqués, l'ancêtre de Rossinante.]

[Footnote 250: Kalckstein, p. 186; _Hist. de Languedoc_, nouv. éd., III, p. 110 et suiv.]

[Footnote 251: _Hist. de Languedoc_, loc. cit.]

[Footnote 252: Lot, _Fidèles ou vassaux?_, p. 55.]

[Footnote 253: _Hist. de Languedoc_, nouv. éd., V, n° 56, Anse est dans le Rhône, arr. de Villefranche.]

[Footnote 254: _Recueil des chartes de Cluny_, I, nos 396 à 398; bulle de Jean XI faisait allusion à un diplôme perdu de Raoul. Jaffé-Löwenfeld, _Regesta pontif. roman._, no. 3584.]

[Footnote 255: Recueil des chartes de Cluny, I, nos 239, 255, 258, 411, 442. Cf. Poupardin, _Le royaume de Provence_, p. 235.]

[Footnote 256: Flod., _Ann._, a. 932; E. Lemaire, _Essai sur l'hist. de la ville de Saint-Quentin_ (_Mém. de la Soc. acad. de Saint-Quentin_, 4e série, t. VIII, 1886-7) P. 280-281.]

[Footnote 257: _Ann. Elnon. min.; Chron. Tornac._, a. 932 (_M.G.h., Scr._, V, 19, et XV, 2, 1296). Cf. Vanderkindere, _Formation territoriale des principautés belges au moyen âge_, 2e éd., I, 325.]

[Footnote 258: Flod., _loc. cit._]

[Footnote 259: Flod., _Ann._, a. 933.]

[Footnote 260: Flod., _Ann._, a. 933. Jaffé-Löwenfeld, _Regesta pontif. roman._, n° 3591.]

[Footnote 261: Liudprand, _Antapodosis_, III, 48 (éd. Dümmler, p.76), Poupardin, _Le royaume de Provence_, p. 230 et suiv.; _Le royaume de Bourgogne_, p. 39-60.]

[Footnote 262: Flod., _Ann._ 933. _Recueil des chartes de Cluny_, I, n° 437, 439. Cf. G. de Manteyer, _La Provence du premier au douzième siècle_, p. 131.]

[Footnote 263: Liudprand, _Antapodosis_, III, 47, _loc. cit._; _Hist. de Languedoc_, nouv. éd., V, no XCII; Poupardin, _Le royaume de Bourgogne_, p. 69.]