Relation des choses de Yucatan de Diego de Landa Texte espagnol et traduction française en regard, comprenant les signes du calendrier et de l'alphabet hiéroglyphique de la langue maya; accompagné de documents divers historiques et chronologiques, avec une grammaire et un vocabulaire abrégés français-maya, précédés d'un essai sur les sources de l'histoire primitive du Mexique et de l'Amérique Centrale, etc., d'après les monuments égyptiens, et de l'histoire primitive de l'égypte d'après les monuments américains par l'abbé Brasseur de Bourbourg

Part 39

Chapter 393,816 wordsPublic domain

El punto de apoyo de que se valen para acomodar los _Ahau katunes_ á los años de la era cristiana y contar los periodos y siglos que en ella han pasado, y entender y saber concordar los años que citan los indios en sus historias con los que corresponden á los de dicha era, es el año de 1392, el cual segun todos los manuscritos, y algunos de ellos apoyándose en el testimonio de D. Cosme de Burgos escritor y conquistador de esta peninsula cuyos escritos se han perdido, fué el referido año, en el cual cayó 7 _Cauac_ y dió principio en su segundo dia el 8 _Ahau_; y de este como de un trunco se ordenan todos los que antecedieron y sucedieron segun el orden numérico que guardan y va espuesto: y como con este concuerdan todas las séries que se hallan en los manuscritos, es necesario creerlo como incontrovertible.

«Al fin de cada _Ahau Katun_ ó periodo de 24 años, dice un manuscrito, se celebraban grandes fiestas en honor del dios de la tal edad, y levantaban y ponian una estátua del dios con letras y rótulos.»

Sumamente importante y ventajoso era el uso de este siglo; pues cuando en las historias se citaba el 8 _Ahau_, por exemplo y despues de transcurridas otras épocas con diferentes acontecimientos, se volvia á citar como presente el referido _Ahau_, se suponian pasados los 312 años que componian el siglo, ó Ahau Katun como decian. Las citas se hacian de varios modos, yá refiriendose al medio, ó fin de la época, ó citando ó señalando les años que de allá habian pasado cuando el hecho aconteció. Pero la cita mas exacta que podian hacer, era designando el _Ahau Katun_, los años que habian pasado, el numero y nombre del que se contaba, el mes, dia, semana en que se verificó el suceso. De este modo se refiere la muerte de peste de un tal _Ahpulá_, pues dicen que sucedió el 6º año de 13 _Ahau_, cuando el año de 4 _Kan_ se contaba al oriente de la rueda, á 18 del mes _Zip en 9 Ymix_. Para sacar esta data es necesario señalar el año de la era vulgar en que pasó el 13 _Ahau_ mas proximo á la conquista, y segun lo que se dice al fin de este opúsculo, fue en él de 1488: ahora los seis años que habian corrido de él se contaron por su secuela y son 12 _Cauac_ en que principió el 13 _Ahau_ en su segundo dia en 1488.—13 _Kan_ en 1489.—1 _Muluc_ en 1490.—2 _Hix_ en 1491.—3 _Cauac_ en 1492;—y 4 _Kan_ que es el citado en 1493. El dia 18 del mes _Zip_ se hallará del mismo modo: el mes _Zip_ es el tercero del año, y segun la regla que se puso cuando se trató del mes, se buscará su principio: habiendo el año empezado en 4 _Kan_, su segundo mes, comenzó en 11 _Kan_, el tercero por 5 _Kan_ que es el que se busca: los dias corridos del 1º del mes al 18 son los siguientes.

MES ZIP.

1. 5 Kan. 2. 6 Chicchan. 3. 7 Quimi. 4. 8 Manik. 5. 9 Lamat. 6. 10 Muluc. 7. 11 Oc. 8. 12 Chuen. 9. 13 Eb. 10. 1 Been. 11. 2 Hix. 12. 3 Men. 13. 4 Quib. 14. 5 Caban. 15. 6 Edznab. 16. 7 Cauac. 17. 8 Ahau. 18. 9 Ymix. Que está señalado en la cita.

Ahora el mes _Zip_, comienza el 25 de agosto: su decimo octavo dia debe ser el once de setiembre, por que 7 dias que hay desde el 25 al 31 de agosto que se toman de setiembre son los 18 echados del mes Zip. Con esto queda demostrado que la fecha indiana fué el año de 1493 á 11 de setiembre, tan exacta como si se hubiera usado segun nuestro actual estilo, pudiendo servir esta de medio para computar otras que se encuentren.

§ IX.—_Des Ahau-Katun ou grands Cycles de 312 ans._

Outre le Katun ou cycle de 52 ans, les Indiens du Yucatan avaient un autre cycle qui leur était particulier, et dans les époques duquel ils signalaient les événements de leur histoire. Ce cycle se composait de treize périodes ou époques de vingt-quatre ans appelées _Ahau-Katun_, dont l’ensemble donnait la somme de 312.

Chaque période ou Ahau-Katun se divisait en deux parties, l’une de 20 ans, qui était renfermée dans la roue ou tableau, d’où on l’appelait _amayun_, _lamaitun_ ou _lamaité_; et l’autre de 4 ans: celle-ci était, dans leur idée, comme le piédestal de la précédente, et ils l’appelaient _chek-oc-Katun_ ou _lath-oc-Katun_, ce qui dans l’un et l’autre cas signifie piédestal. Ces derniers quatre ans étaient considérés comme intercalaires et sans existence, les croyant à cause de cela funestes, et, de même que les cinq jours complémentaires de l’année, ils les appelaient aussi _u yail haab_, c’est-à-dire années de peine ou de travail.

De l’usage de les considérer comme sans existence, en les séparant de la computation des années, naquit l’erreur de croire que les Ahau-Katun n’étaient que de 20 ans, erreur dans laquelle tombèrent presque tous ceux qui ont traité, en passant, cette matière; mais s’ils avaient compté les années qu’il y avait d’une époque à une autre, ils n’auraient jamais douté de cette vérité, confirmée, d’ailleurs, par les manuscrits anciens, qui tous déclarent d’une manière absolue qu’elles étaient de 24 ans, et de la manière énoncée plus haut[27].

Il est hors de doute que ces périodes, époques ou âges, ainsi que les appelèrent les écrivains espagnols, ont pris le nom d’_Ahau-Katun_, parce qu’ils commencèrent à se compter du jour _Ahau_, le second des années commençant en _Cauac_, en les signalant avec le nombre respectif de la semaine où ils tombaient; mais ces périodes, se terminant de 24 en 24 ans, ne pouvaient jamais avoir de chiffres corrélatifs et selon l’ordre arithmétique, mais seulement comme ci-après: 13, 11, 9, 7, 5, 3, 1, 12, 10, 8, 6, 4, 2. Le chiffre 13, qui paraît avoir été le premier, l’aurait été probablement, à cause de quelque événement notable qui se serait passé dans sa durée: ensuite ils comptèrent à commencer par le chiffre 8; puis à l’achèvement de la conquête de la péninsule, un écrivain indigène proposa de commencer désormais la computation avec le 11 _Ahau_, comme étant la période durant laquelle cette conquête avait eu lieu. Maintenant, s’il est vrai que le 13 _Ahau-Katun_ dut commencer avec un deuxième jour de l’année, ce dut être précisément l’année commençant au 12 _Cauac_, la 12ᵉ de l’indiction, et dont le second jour fut signalé au chiffre 13. Le 11 _Ahau-Katun_ aurait commencé dans l’année 10 _Cauac_; ce qui aurait eu lieu après une période de 24 ans; et ainsi du reste, sans oublier de remarquer que la suite de ces chiffres ne se retrouve que de 24 en 24 ans, autre preuve que l’_Ahau-Katun_ se composait de ce nombre d’années et non de vingt seulement[28].

_Série des années de deux Ahau-Katun, commençant en 1392, année en laquelle, suivant certains manuscrits, le 8 Ahau serait passé à l’an 7 Cauac._

8ᵉ AHAU KATUN.

1392 7 Cauac. 1396 11 Cauac 1393 8 Kan. 1397 12 Kan. 1394 9 Muluc. 1398 13 Muluc. 1395 10 Hix. 1399 1 Hix. 1400 2 Cauac. 1408 10 Cauac. 1401 3 Kan. 1409 11 Kan. 1402 4 Muluc. 1410 12 Muluc. 1403 5 Hix. 1411 13 Hix. 1404 6 Cauac. 1412 1 Cauac. 1405 7 Kan. 1413 2 Kan. 1406 8 Muluc. 1414 3 Muluc. 1407 9 Hix. 1415 4 Hix.

6ᵉ AHAU KATUN.

1416 5 Cauac. 1428 4 Cauac. 1417 6 Kan. 1429 5 Kan. 1418 7 Muluc. 1430 6 Muluc. 1419 8 Hix. 1431 7 Hix. 1420 9 Cauac. 1432 8 Cauac. 1421 10 Kan. 1433 9 Kan. 1422 11 Muluc. 1434 10 Muluc. 1423 12 Hix. 1435 11 Hix. 1424 13 Cauac. 1436 12 Cauac. 1425 1 Kan. 1437 13 Kan. 1426 2 Muluc. 1438 1 Muluc. 1427 3 Hix. 1439 2 Hix.

Le point de départ fondamental sur lequel ils s’appuient pour faire accorder les Ahau-Katun avec les années de l’ère chrétienne et compter les périodes et les cycles qui se sont écoulés, afin d’ajuster les années, citées par les Indiens dans leurs histoires, à celles de la même ère, est l’année 1392. Cette année serait, au témoignage des manuscrits cités plus haut, confirmée par celui de don Cosme de Burgos, l’un des écrivains et des conquérants de cette péninsule, dont les mémoires sont aujourd’hui perdus[29], celle précisément en laquelle tombait le 7 _Cauac_ et qui, en son second jour, donnait le 8 _Ahau_; de celle-ci, comme de source, découlent celles qui précèdent et celles qui ont suivi dans l’ordre numérique qu’elles gardent dans le tableau; comme avec ce tableau concordent toutes les séries qui se trouvent dans les monuments en question, il faudrait croire qu’elles sont incontestables[30].

«A la fin de chaque Ahau-Katun ou période de 24 ans, dit un manuscrit, on célébrait de grandes fêtes en l’honneur du dieu qui en était le protecteur, et on lui érigeait une statue avec des lettres et un cartouche[31].»

L’usage de ce cycle était aussi important qu’avantageux: en effet, lorsqu’ils référaient, dans leurs histoires, le 8 Ahau, à propos de quelque événement qu’il fallait distinguer des autres, ils l’établissaient comme une date distincte, dans l’intelligence qu’il s’était écoulé une période de 312 ans, ce qui comprenait tout l’ensemble du cycle. Il y avait différentes manières de citer le Katun, en signalant le milieu ou la fin de la période, ou bien encore le nombre des années écoulées, au moment de l’événement en question. La manière la plus exacte était de désigner l’Ahau-Katun, les années passées, le nombre et le nom de celui qu’on comptait, le mois, le jour et la semaine en laquelle s’était vérifié le fait. C’est ainsi qu’on rapporte la mort par la peste d’un certain _Ahpula_, qui arriva, à ce qu’ils disent, la 6ᵉ année du 13 _Ahau_, quand l’année du 4 _Kan_ se comptait à l’orient de la roue, au 18 du mois _Zip_, 9ᵉ jour _Ymix_. Pour découvrir cette date, il faut signaler l’année de l’ère vulgaire qui se rattache au 13 Ahau, la plus rapprochée de la conquête, et, d’après ce qui se dit à la fin de cet opuscule, ce fut en l’année 1488[32]. En prenant maintenant les six ans qui doivent suivre, on trouve le 12 _Cauac_ avec lequel commença le 13 _Ahau_, en son second jour, l’an 1488.—Le 13 _Kan_ en 1489.—1 _Muluc_ en 1490.—2 _Hix_ en 1491.—3 _Cauac_ en 1492;—et 4 _Kan_ en 1493. Le 18ᵉ jour du mois _Zip_ se trouvera de la même manière: le mois _Zip_ est le troisième de l’année, et on en cherchera le commencement, suivant la règle adoptée ici à propos du mois; l’année ayant commencé avec le 4 _Kan_, son second mois a dû commencer avec le 11 _Kan_, et le troisième avec le 5 _Kan_ qui est la date cherchée. Les jours écoulés du premier du mois au 18 sont les suivants:

MOIS ZIP.

1. 5 Kan. 2. 6 Chicchan. 3. 7 Quimi. 4. 8 Manik. 5. 9 Lamat. 6. 10 Muluc. 7. 11 Oc. 8. 12 Chuen. 9. 13 Eb. 10. 1 Been. 11. 2 Hix. 12. 3 Men. 13. 4 Quib. 14. 5 Caban. 15. 6 Edznab. 16. 7 Cauac. 17. 8 Ahau. 18. 9 Ymix. C’est le jour signalé dans la citation.

Maintenant le mois _Zip_ commence au 25 août; son dix-huitième jour doit donc tomber au 11 septembre en comptant sept jours, du 25 au 31 août, et onze qu’on prend à septembre. De cette manière, il reste démontré que la date indienne concordait avec le 11 septembre de l’année 1493, aussi exacte que si l’on avait fait usage de notre style moderne et pouvant servir de moyen pour computer les autres qu’on viendrait à trouver.

§ X.—_Del origen de este Siglo._

Se ignora cual fué el origen y en que tiempo principió el uso de este siglo, pues ni los mexicanos, ni los tultecos autores y correctores en esta America del sistema cronologico para computar el tiempo, no se sirvieron jamas del presente metodo, ni sus escritores tuvieron noticia de su existencia: los pocos é incompletos manuscritos que existen en esta península, tampoco lo indican: asi es que nada se puede averiguar y decir ni aun por adivinanza: á no ser que en la obra que escribió D. Gaspar Antonio Xiu, nieto del rey de Maní, por orden del gobierno de entónces, y segun el padre Cogolludo existia en su tiempo y que aun existe, segun afirman algunos, se diga sobre esto alguna cosa.

Solo el caballero Boturini parece que tuvo alguna noticia aunque inexacta y desfigurada de este método de contar, por que en su obra ya citada á hojas 122 dice que «cuando los indios cuentan por este numero de _ce_ uno; v. g. _ce Tecpatl_, un pedernal, se entiende una vez cada quatro cyclos, por que hablan entonces de los caracteres iniciales de cada cyclo; y asi segun el artificio de sus ruedas pintadas, entra _ce Tecpatl_, tan solamente una vez en los principios de los cuatro cyclos, por que empezando el primer cyclo por el caracter ce _Tecpatl_, el segundo cyclo empieza por _ce Calli_, el tercero por _ce Tochtli_, y el cuarto por _ce Acatl_; por cuyo motivo puesto en la historia algun carácter de estos iniciales, es fuerza que pasen cuatro cyclos indianos de á 52 años cada uno que hacen 208 años, antes de poderse hallar en adelante, por que de esta manera no se cuenta por los caracteres que estan en el cuerpo de los cuatro cyclos, y aunque se encuentran en ellos mismos caracteres _ce Tecpatl_, _ce Calli_, _ce Tochtli_, _ce Acatl_, no hacen al caso.....»

Ciertamente este metodo es muy raro y confuso, por que como el siglo lleva la misma denominacion que el año, no puede distinguirse cuando se debe entender este ó aquel, lo que no tiene el gran siglo yucateco, por que tiene la denominacion del 2º dia del año _Cauac_ en que comenzaba el numéro de este dia y la añadidura de _Katun_ que indicaba ser epoca ó periodo de años.

Veytia asegura que en ninguno de los monumentos antiguos que recogió, ha hallado una explicacion semejante, ni cosa que le haga perceptible el sistema que indica Boturini, y que ningun historiador indio lo usa ni aun para señalar sus épocas mas notables. Aunque creo se debe contestar á estas observaciones, visto el sistema que usaban los indios de esta peninsula, que el Caballero Boturini habia indagado, como el mismo asegura en otra parte, los calendarios que en la antiguedad usaron los de Oaxaca, Chiapas y Soconusco, que parciendose en mucho á los yucatecos, no es incongruente que tambien aquellos como estos contasen siglos mayores que los mexicanos, y tomasen la idea, aunque inexacta y confusa en la obra de Boturini, de los _Ahaues_ ó grandes siglos.

Se ha dicho que los calendarios de Chiapas y Soconusco son muy semejantes ál yucateco; y esto se manifiesta comparando los dias del mes que segun Boturini tenian, y los de esta peninsula.

DIAS DEL MES DIAS DEL MES CHIAPANECO. YUCATECO.

1. Votan. 1. Kan. 2. Ghanan. 2. Chicchan. 3. Abagh. 3. Cimi. 4. Tox. 4. Manik. 5. Moxic. 5. Lamat. 6. Lambat. 6. Muluc. 7. Muluc. 7. Oc. 8. Elab. 8. Chuen. 9. Batz. 9. Eb. 10. Euob. 10. Ben. 11. Ben. 11. Hix. 12. Hix. 12. Men. 13. Tziquin. 13. Cib. 14. Chabin. 14. Caban. 15. Chic. 15. Edznab. 16. Chinax. 16. Cauac. 17. Cahogh. 17. Ahau. 18. Aghual. 18. Ymix. 19. Mox. 19. Yk. 20. Ygh. 20. Akbal.

No hay que ponderar sobre la semejanza de los dias del mes chiapaneco con él de Yucatan, con solo una ojeada se halla. Todo esto y el dato de que alguno, de los nombres de los dias yucatecos no tienen significacion conocida ni mas ni menos que el chiapaneco inducen a creer que ambos calendarios tuvieron un origen comun; solamente con la mutacion que los sacerdotes, por sucesos particulares ú opiniones propias hicieron en ellos, y el uso de nuestros peninsulares sancionó; dejando los otros por costumbre, ó por que los era conocida su significacion que al presente se ha olvidado.

Los indios de Yucatan tenian aun otra especie de siglo ó computo; pero como no se ha podido hallar el método que guardaban para servirse de él ni aun ejemplo alguno para suponerlo, se copiará unicamente lo que á la letra dice el manuscrito.

«Habia otro número que llamaban _Ua Katun_ el que les servia como llave para acertar y hallar los katunes, y segun el orden de sus movimientos cae á los dos dias del _Uayeb haab_ y dá su vuelta al cabo de algunos años: Katunes 13, 9, 5, 1, 10, 6, 2, 11, 7, 3, 12, 8, 4.»

Lo dicho solo indica que servia solo para hallar los Katunes ó indiciones, comenzandose á contar aquellos números en el segundo dia intercalar ó complementario. Ahora si solamente se busca el curso de estos dias por los números señalados pasarán respectivamente cada diez años, empezando por el 3º de la indiccion sumando todos juntos 130 años; mas esto es muy vago y conjetural.

Tal es la breve descripcion de la antigua cronologia yucateca, trabajo que emprendido hace algun tiempo, lo dediqué á mi amigo el señor Stephens, quien lo imprimió en su obra sobre las ruinas de Yucatan. Mis amigos los editores del _Registro Yucateco_ verán que si no he tiempo para escribir algo nuevo, he sacudido el polvo de este cuaderno, por si lo juzgan digno de ocupar un lugar en las columnas de su acreditado periódico.

§ X.—_De l’origine de ce Cycle._

On ignore quelle fut l’origine de ce cycle et en quel temps il commença; car ni les Mexicains, ni les Toltèques, auteurs et correcteurs du système chronologique dans cette partie de l’Amérique, n’usèrent jamais de la présente méthode et leurs écrivains n’en connurent pas l’existence. Les manuscrits, si incomplets et en si petit nombre, que l’on trouve dans cette péninsule, ne l’indiquent pas davantage[33]: on ne saurait en vérifier ni en dire rien par conjecture; à moins que l’ouvrage écrit par don Gaspar Xiu, petit-fils du roi de Mani, par ordre du gouvernement d’alors et qui, suivant le père Cogolludo, existait de son temps et qui existerait encore aujourd’hui, au dire de certaines personnes, ne relate quelque chose à ce sujet.

Le chevalier Boturini est le seul qui paraisse avoir eu quelque idée, bien qu’incomplète et défigurée, de ce système de computation; voir à la page 122 de son ouvrage, déjà cité, où il dit que: «Lorsque les Indiens comptent par ce nombre _Ce_, un; v. g.: _ce Tecpatl_, un silex, on entend une fois à chaque quatre cycles, parce qu’ils parlent alors des caractères initiaux de chaque cycle, et ainsi, suivant la façon ingénieuse de leurs roues peintes, le _ce Tecpatl_ n’entre qu’une seule fois dans les commencements des quatre cycles, parce que le premier cycle, commençant par le caractère _ce Tecpatl_, le second cycle commence par _ce Calli_, le troisième par _ce Tochtli_ et le quatrième _ce Acatl_, d’où il résulte que, ayant mis dans l’histoire quelqu’un de ces caractères initiaux, il est absolument nécessaire qu’il s’écoule quatre cycles indiens de 52 ans chacun, ce qui fait 208 ans, avant de pouvoir se trouver en avant, parce que de cette manière on ne compte pas par les caractères qui sont dans le corps des quatre cycles, et quoiqu’on y trouve les mêmes caractères _ce Tecpatl_, _ce Calli_, _ce Tochtli_, _ce Acatl_, ils n’y viennent pas d’office...»

Ce système est certainement bien extraordinaire et bien confus, car le cycle, portant la même dénomination que l’année, on ne saurait les distinguer, lorsqu’il faudrait entendre celui-ci ou celui-là; c’est ce qu’on ne voit pas dans le grand cycle yucatèque, ayant pour dénomination le 2ᵉ jour de l’année _Cauac_, avec lequel il commençait, le chiffre de ce jour et l’addition de _Katun_ qui indiquait que c’était une époque ou période d’années.

Veytia assure qu’en aucun des monuments antiques qu’il avait réunis, il ne trouva d’explication semblable, ni rien qui lui rendît perceptible le système indiqué par Boturini; il ajoute qu’aucun historien indigène n’en fit usage, pas même pour signaler ses époques les plus notables. Bien qu’on puisse répondre à ces observations, vu le système usité par les Indiens de cette péninsule, que le chevalier Boturini avait, ainsi qu’il l’avance ailleurs, examiné les calendriers en usage anciennement chez ceux d’Oaxaca, de Chiapas et de Soconusco, et si analogues à celui des Yucatèques, il n’est pas impossible que ceux-là aient compté, comme ceux-ci, des cycles plus grands que ceux des Mexicains et pris ainsi l’idée des _Ahau_ ou grands cycles, bien qu’aujourd’hui elle apparaisse confuse et incorrecte dans l’ouvrage de Boturini.

On vient de dire que les calendriers de Chiapas et de Soconusco étaient fort analogues à ceux des Yucatèques; ceci devient manifeste, si l’on met en comparaison les jours du mois, tels qu’ils sont donnés dans Boturini avec ceux de cette péninsule.

JOURS DU MOIS JOURS DU MOIS CHIAPANÈQUE. YUCATÈQUE.

1. Votan. 1. Kan. 2. Ghanan. 2. Chicchan. 3. Abagh. 3. Quimi. 4. Toh. 4. Manik. 5. Moxic. 5. Lamat. 6. Lambat. 6. Muluc. 7. Muluc. 7. Oc. 8. Elab. 8. Chuen. 9. Batz. 9. Eb. 10. Euob. 10. Ben. 11. Ben. 11. Hix. 12. Hix. 12. Men. 13. Tziquin. 13. Quib. 14. Chabin. 14. Caban. 15. Chic. 15. Edznab. 16. Chinax. 16. Cauac. 17. Cahogh. 17. Ahau. 18. Aghual. 18. Ymix. 19. Mox. 19. Yk. 20. Ygh. 20. Akbal.

Il est inutile de s’appesantir davantage sur la ressemblance des jours des deux calendriers, et un simple coup d’œil suffit pour la trouver. Tout cela joint à l’ignorance où l’on est sur la signification de quelques-uns des noms, dans l’un comme dans l’autre calendrier, donne bien à penser qu’ils eurent une origine commune, les différences qu’on y voit ayant dû être introduites par les prêtres, pour quelque raison particulière. Ces différences, nos péninsulaires les adoptèrent, sans rien changer aux autres choses, soit parce qu’ils y étaient déjà accoutumés, soit que leur signification, oubliée aujourd’hui, leur fût connue alors.

Les Indiens du Yucatan avaient encore une autre espèce de cycle, mais comme on n’a pas retrouvé la méthode usitée par eux, et qu’on ne peut imaginer rien qui en puisse donner une idée, je me contenterai de copier littéralement ce qui en est dit dans un manuscrit:

«Ils avaient un autre chiffre qu’ils appelaient _Ua Katun_, qui leur servait comme de clef, pour ajuster et trouver les katun et suivant l’ordre de ses mouvements, il tombe aux deux jours du _Uayeb haab_ et retourne à la fin de quelques années: Katun 13, 9, 5, 1, 10, 6, 2, 11, 7, 3, 12, 8, 4.»

Ceci suffit pour indiquer que cette méthode ne servait qu’à trouver les katun ou indictions, ces chiffres commençant à se compter au second jour intercalaire. Si nous cherchons maintenant la course de ces jours par les chiffres signalés, ils se présenteront respectivement tous les dix ans, à commencer par le troisième de l’indiction et formant un ensemble de 130 ans; mais tout ceci est fort vague et n’a autre fondement que des conjectures.

Telle est la description abrégée de l’antique chronologie yucatèque, travail entrepris il y a quelques années, et que je dédiai à mon ami M. Stephens, qui l’imprima dans son ouvrage relatif aux ruines du Yucatan[34]. Mes amis, les éditeurs du _Registro Yucateco_, verront que si je n’ai pas eu le temps d’écrire quelque chose de neuf, j’ai secoué au moins la poussière de ce cahier, pour le cas où ils jugeraient opportun de lui donner place dans les colonnes de leur estimable revue[35].

NOTES