Reconnaissance au Maroc, 1883-1884 (Texte)

Part 33

Chapter 332,432 wordsPublic domain

3o _OUAD EL ABID_. — Les sources de cette grande rivière sont, comme celles de l’Oumm er Rebiạ, dans une contrée sauvage, boisée, infestée de lions et de panthères, région peu fréquentée et que ne traverse aucun chemin. En remontant l’Ouad el Ạbid au-dessus d’Ouaouizert, on trouve les Aït Messaṭ sur sa rive gauche et les Aït Atta d Amalou sur sa rive droite : la rivière forme frontière entre les deux tribus. Puis elle entre dans celle des Aït Seri. A partir de là, plus de bourgades ; il n’y a que de petits villages, des huttes et des tentes groupées autour de tiṛremts.

Au-dessous d’Ouaouizert, c’est encore la grande tribu des Aït Messaṭ qui occupe la rive gauche de l’ouad : les Entifa, puis les Sraṛna lui font suite. Sur la rive droite, on traverse successivement, en descendant la rivière, les Aït Atta d Amalou, les Aït Bou Zîd, les Aït Ạtab et enfin les Beni Mousa.

L’Ouad el Ạbid a deux points de passage importants dans la portion inférieure de son cours :

A 3 heures de marche en amont de son confluent avec l’Oumm er Rebiạ, se trouve le gué de Bou Ạqba, célèbre par la bataille qui s’y livra. En cet endroit, l’Ouad el Ạbid forme limite entre les Entifa et les Beni Mousa.

5 heures plus haut, c’est-à-dire à 8 heures du confluent, se trouve un pont construit par Moulei Ismạïl et encore en bon état : il n’a point de nom particulier : on l’appelle _El Qanṭra_.

=AFFLUENT.= — L’Ouad el Ạbid reçoit sur sa rive gauche une rivière importante dont nous avons aperçu le confluent entre Ouaouizert et Aït ou Akeddir ; c’est l’Ouad Aït Messaṭ.

OUAD AIT MESSAT. — Cette rivière prend sa source dans le Grand Atlas un peu au-dessus de Zaouïa Aḥansal. Elle arrose sur son cours un grand nombre de qçars : ils appartiennent aux Aït Isḥaq, l’une des 5 fractions des Aït Messaṭ. Voici les principaux d’entre eux, dans l’ordre où on les trouve en descendant l’ouad :

Zaouïa Aḥansal (zaouïa très importante, dont le chef actuel se nomme Sidi Ḥamed ou Ḥamed Aḥansal).

Aït Tamzout rive droite.

Zaouïa Aït Sidi Ạli ou Ḥaseïn rive droite.

Tillougit rive droite.

Aït Ạïssa rive droite.

Izerouan (3 qçars) rive droite.

Distances : de l’Oussikis à Zaouïa Aḥansal 1 jour.

De Zaouïa Aḥansal à Ouaouizert 2 jours.

4o _OUAD TEÇÇAOUT_. — Cette rivière se jette sur la rive gauche de l’Oumm er Rebiạ, à 7 heures de marche au-dessous du confluent de ce fleuve avec l’Ouad el Ạbid. La Teççaout est formée de la réunion de deux cours d’eau : le premier, Teççaout Fouqia ou Ouad Akhḍeur, passe entre Demnât et Bezzou ; le second, Teççaout Taḥtia ou Teççaout Merrâkech, passe entre Demnât et El Qlạa. Ces deux rivières prennent leur source dans un même massif de montagnes et se dirigent vers le nord, l’une par l’est, l’autre par l’ouest : elles se réunissent en plaine entre El Qlạa et Bezzou, et de là vont se jeter dans l’Oumm er Rebiạ. Le chemin qui va en ligne directe de Demnât au Dâdes, chemin très suivi, remonte la Teççaout Fouqia jusqu’à sa source : de là il passe sur le territoire des Haskoura, dans le bassin du Dra. La Teççaout orientale a tout son cours supérieur occupé par la grande tribu tamaziṛt indépendante des Aït b Ououlli. Elle traverse ensuite le territoire des Aït Abbes, puis celui des Entifa, enfin celui des Sraṛna, sur lequel les deux Teççaout se réunissent et se jettent dans l’Oumm er Rebiạ.

=AFFLUENTS.= — La Teççaout Fouqia reçoit plusieurs affluents dont le principal est l’Ouad el Ạrous, se jetant sur sa rive droite au point frontière entre les Aït b Ououlli et les Aït Abbes.

OUAD EL AROUS. — A 2 kilomètres au-dessus de son confluent avec l’Ouad Teççaout, il reçoit lui-même sur sa rive droite, au village d’Agerd n Ouzrou, un cours d’eau important, l’Ouad b Ougemmez.

=Ouad b Ougemmez.= — Cette rivière porte aussi le nom d’Ouad Aït Ouaham. Elle prend sa source dans le Grand Atlas, auprès du Tizi Izouṛar : le cours en appartient tout entier à la tribu des Aït b Ougemmez : un grand nombre de qçars s’échelonnent le long de ses rives : le plus rapproché de sa source est Zaouïa Aït Ouaham (appelé aussi Zaouïa Alonzi) ; le plus bas est Agerd n Ouzrou, où il se jette dans l’Ouad el Ạrous. Entre eux, il en existe d’autres, dont les principaux sont, en descendant : Aït Ạli, Aït Ouriad.

Entre Aït Ouriad et Agerd n Ouzrou, l’Ouad b Ougemmez reçoit sur sa rive gauche un affluent, l’Ouad Ibakellioun.

_Ouad Ibakellioun_. — Le cours en appartient aussi en entier aux Aït b Ougemmez : il est bordé de nombreux qçars : le plus considérable d’entre eux est Ibakellioun, situé non loin de la source de l’ouad.

Cette rivière reçoit elle-même un affluent, l’Ouad Tizi Aït Imi, se jetant sur sa rive gauche dans la partie basse de son cours.

_Ouad Tizi Aït Imi_. — Il prend sa source au col d’Aït Imi, dans le Grand Atlas. Le cours en appartient à la tribu des Aït b Ougemmez. Il arrose plusieurs qçars.

Les localités situées sur les cours des ouads b Ougemmez, Ibakellioun et Tizi Aït Imi forment la totalité de la tribu des Aït b Ougemmez, tribu indépendante, de race et de langue tamaziṛt.

Pas de marché chez les Aït b Ougemmez.

Un mellaḥ, sur l’Ouad b Ougemmez.

Distances : de l’Oussikis à Aït forte 1/2 journée. Ouaham

D’Aït Ouaham à Ḥad Aït 1 jour. Ạtab

» Agerd n Ouzrou 17 kilomètres.

» Demnât 2 petites journées.

=Renseignements sur les tribus.=

_TRIBUS DU TADLA_. — Voici la décomposition des tribus du Tâdla :

{ Oulad Brahim. { { Oulad Bḥar el Kebar. { Gouffa. { { { { Beni Khelf. { Ourdiṛra { { Mfasis. } { { } 1 { { Oulad Ạzzouz. } { Oulad Bḥar es Sṛar. { { { Oulad Smir. { { Beni Ḥasen.

{ Oulad Bou Ṛadi. { Beni Khîran { Beni Mançour. { { Genadiz.

{ Torch. { { Mạdna. { Beraksa. { { { { Ạsasga. Smâla { { { Houasen. { { { Oulad Ạïssa. { Oulad Fennan. { { Chraạ.

{ Oulad Gaouch. { { Aït Çaleḥ. } { } 1 { { Nouaser. } { Oulad Iousef. { { { Berachona. } { { } 1 { { Oulad Nahr. } { { { { Beni Zrandil. { { { Ạbabsa. { { { { Oulad Brahim. Beni Zemmour { { { Beni Bataou. { Zania. { { { { Soual. { { { { Rouased. { { { Aït Bihi. { { { { Aït Mousa. { Aït Iaḥi. { { { Ahouraïn. { { Geraïat.

{ Semget. { { Ạït Ạla. } Qeṭạïa { } 1 { Aït Brahim. } { { Aït Kerkaït.

{ Oulad Smạïn. { { Oulad Sạïd. { Oulad Iạqoub. { { { { Oulad Bou Iạoud. { { { Bezzaza. { { Beni Mạdan ; Aït Roubạ. { Oulad Iousef. { Oulad Iạïch. { { { { Oulad Mạmmer. { { Zouaïr. { { Beni Mellal.

{ Oulad Assoun } { } { Oulad Nedjạ } 1 { } { Oulad Ạbd Allah } { { Beradia } { } { Ahel Sous } 1 { } { Oulad Ạli } { Beni Amir { Oulad Ḥasen } { } { Krifat } { } 1 { Oulad Zian } { } { Oulad Bou Ḥerrou } { { Beni Chegdal } { } { Oulad Rejiạ } 1 { } { Mouali el Ouad }

{ Oulad Zahra. { { El Amgar. { { Oulad Zmam. { { Ạsara. { Oulad Ạrif. { { { Oulad Smida. { { { { Beni Ạoun. { { { { Oulad Meraḥ. Beni Mousa { { { { Krazza. { { Beni Oujjin. { { Oulad Brahim. { { Ahel Zerberrachi.

Beni Miskin.

_AIT SERI_. — Voici la décomposition des Aït Seri, tribu tamaziṛt indépendante :

{ Aït Ouirra { { Aït Mḥammed { { Aït Seri { { Imhaouchen. { { Aït Daoud. { Aït Ouirra. { Aït Mesạoud. { { { Aït El Ḥasen. { { { { Aït Ạlou ou Brahim. { { { { Aït ou Ạzzou. { { { { Aït Ousaden. { { { { Aït Iqqo. { { { Aït Ạbd es Selam. { { { { Aït Iạqoub. { { { Aït Mḥammed. { Aït Smạïn. { { { { Aït Ḥammi. { { { { Aït Bou Bekr. { { { Aït Ichcho. { { { { Mrabṭen. { { { { Aït Daoud. Aït Seri { { { Aït Ạbd el Ouali. { Aït Ousakki. { { { { Mḥarir. { { { { Aït Ạlou ou El Ḥasen. { { { { Aït Ioudi. { { Friata } { } { Aït Ḥebibi } { } 1 { Aït Maḥa } { } { Aït Ạbd en Nour. } { { { Aït Ạli ou Seliman. { { { { Aït Ḥammou ou Sạïd. { { { { Aït Isḥaq. { { { { Iḥebaren. { Aït Sạïd { { { Aït Ḥammou ou Mançour. { { Aït Daoud ou Bou Ḥïa. { { Aït Daoud ou Iousef. { { Aït Ougrar.

Les Aït Seri sont de langue comme de race tamaziṛt. Partie nomades, partie sédentaires, ils ont des tentes et des villages ; ces derniers dominent. Leur territoire nourrit peu de chevaux ; pouvant armer un très grand nombre de fantassins, ils n’ont presque pas de cavaliers.

Deux fractions des Aït Seri, les Aït Ouirra et les Aït Mḥammed, sont célèbres pour leur hostilité aux Juifs : leur territoire est absolument interdit à cette race. Un Israélite veut-il le traverser quand même, il lui faut se travestir et prendre garde de ne point se trahir : s’il était reconnu, il n’échapperait pas à la mort. Tout Juif trouvé est tué, et l’horreur qu’il inspire va si loin qu’on ne dépouille pas son cadavre et que ses marchandises sont jetées au vent.

_ICHQERN_. — Les Ichqern sont une tribu de race et de langue tamaziṛt bornée au nord par les Zaïan, à l’ouest par le Tâdla (Beni Zemmour et Qeṭạïa), au sud par les Aït Seri (Aït Ouirra). Il y a 4 heures de chemin entre Qaçba Tâdla et leur frontière. Ils peuvent mettre environ 8000 hommes à cheval. Ils sont indépendants, bien qu’un qaïd in partibus vive chez eux. Ils ont, en ce qui concerne les Juifs, le même usage que les Aït Ouirra et les Aït Mḥammed, usage qui n’existe nulle part ailleurs au Maroc.

Sur la frontière nord des Ichqern, se trouve le point assez connu de Khanifra. Khanifra est une qaçba un peu plus grande que Fichtâla, située à 9 heures de marche à l’est-nord-est de Bou el Djạd ; sur la limite même des Ichqern et des Zaïan, elle fut longtemps un sujet de disputes pour ces deux tribus. Fondée par les premiers, elle appartient aujourd’hui aux seconds. Là habite ce malheureux qaïd des Zaïan dont nous avons parlé plus haut.

_CHAOUIA_. — Les Chaouïa sont nomades et parlent l’arabe : ils forment une nombreuse tribu soumise au sultan. Voici leur décomposition :

{ Oulad Zireg. { { { Oulad Chaïb. { Oulad Mḥammed { { (3 qaïds). { { { El Khloṭ. { { { { Oulad Ạmama. } { } 1 { { Oulad Bou Bekr. } { { { { Oulad El Ạsri. { Khesasra { { (1 qaïd). { { { Brasiin. { { { { Oulad Mnisf. { { El Aoulad (1 qaïd). { { Oulad Bou Ạrif.} { } (1 qaïd) { Beni Imman. } { { { Ḥamdaoua. { { { { Beni Sqeten. { { { { El Elf. { { { { Beni Brahim. Chaouïa { Mzab (1 qaïd) { { { Mnia. { { { { Djemouạ. { { { { Oulad Fers. { { { { Oulad Senjej. { { Oulad Sidi Ben Daoud (1 qaïd). { { Oulad Bou Ziri (1 qaïd). { { Oulad Sạïd (1 qaïd). { { Msamsa (1 qaïd). { { Oulad Ḥaris. } { } 1 (Réunies, ces deux fractions { } forment un groupe plus nombreux { } encore que les Mzab. — 1 qaïd.) { Medaṛra. } { { Oulad Zian (1 qaïd). { { Mediouna (1 qaïd). { { Siaïda (2 qaïds). { { Zenata (1 qaïd).

La fraction des Mzab contient un grand nombre de zaouïas ; telles sont : Oulad Sidi Ạïssa, Qeradma, Oulad Sidi el Ḥadj, Oulad Sidi Bel Qasem, El Kaouka.

_ZAIR_. — Les Zạïr forment une puissante tribu indépendante, de race et de langue tamaziṛt. Leur territoire se trouve à l’ouest de celui des Zaïan et au nord-ouest du Tâdla. Quoique ce pays soit montagneux, ils possèdent un grand nombre de chevaux.

_AIT MESSAT_. — C’est une puissante tribu chleuḥa[100], indépendante, qui a pour limites, au sud la crête supérieure du Grand Atlas, au nord l’Ouad el Ạbid, à l’est les Aït Seri et les Berâber, à l’ouest les ouads b Ougemmez et Teççaout. Les Aït Messaṭ habitent, les uns dans des qçars, les autres sous la tente : ceux-ci sont les plus nombreux. La tribu peut, en tout, armer 4000 fantassins et 300 à 500 cavaliers. Elle se décompose en cinq fractions.

Aït Isḥaq.

Aït Moḥammed.

Aït Ougoudid. } } Aït Ạbd Allah. } Atferkal. } Ibaraṛen }

Les Aït Isḥaq forment environ 2000 fusils. Ils s’étendent entre la zaouïa d’Aḥansal et l’Ouad el Ạbid : tout le cours de l’Ouad Aït Messaṭ leur appartient : à eux encore les deux groupes de qçars d’Aït Maziṛ et d’Aït Issoumour. Aït Maziṛ est une collection de qçars répartis dans la montagne entre l’Ouad el Ạbid et l’Ouad Aït Messaṭ, au delà de la rive gauche de ce dernier. Aït Issoumour est une réunion de 3 qçars situés près de l’Ouad el Ạbid au-dessus d’Aït Maziṛ : on compte 17 kilomètres d’Aït Issoumour à Ouaouizert. Les Aït Isḥaq sont la seule des cinq fractions des Aït Messaṭ qui possède des qçars. Les quatre autres n’ont que des tentes et des tiṛremts.

Les Aït Moḥammed sont limitrophes des Aït Isḥaq : ils s’étendent entre eux, les Aït b Ougemmez, l’Ouad el Ạbid et la crête du Grand Atlas : à l’est des Aït b Ougemmez, ils occupent le vaste plateau d’Iferṛes. Pas de rivière sur leur territoire ; mais les sources sont nombreuses. Pays montagneux et boisé. Point de qçars : les Aït Moḥammed emmagasinent leurs biens dans des tiṛremts pendant qu’ils vivent sous la tente. Ils sont environ 500 fusils.

Les Aït Ougoudid habitent à l’ouest des Aït Moḥammed, entre eux et les Aït Ạbd Allah. Ils n’ont que des tentes et des tiṛremts. Il en sera de même des fractions suivantes : leur pays, comme celui des Aït Ạbd Allah et celui des Ibaraṛen, est en tout semblable à celui des Aït Moḥammed. Les Aït Ougoudid comptent 500 fusils.

Les Aït Ạbd Allah habitent à l’ouest des Aït Ougoudid, entre eux et les Ibaraṛen. Ils sont en face des Aït Ạtab. Ils peuvent lever 500 fusils.

Les Ibaraṛen se trouvent à l’ouest des Aït Ạbd Allah, auprès des Entifa : ils forment environ 500 fusils.

Ces trois dernières fractions portent le nom collectif d’Atferkal.

Ainsi qu’on le voit, une seule rivière arrose le territoire des Aït Messaṭ, celle qui porte le nom de la tribu.

Il existe chez les Aït Messaṭ une zaouïa dont le chef est tout-puissant sur eux : la zaouïa d’Aḥansal. Le pouvoir de son chikh est absolu sur les Aït Messaṭ, et son influence s’étend beaucoup plus loin. Jusqu’à Merrâkech d’une part, jusqu’au Dâdes et au Todṛa de l’autre, il est connu et vénéré. Un esclave de Sidi Ḥamed ou Ḥamed Aḥansal, chef actuel de la zaouïa, suffit pour conduire en sûreté une caravane du Todṛa à Merrâkech. A lui a recours quiconque veut voyager dans ces régions.

Les Aït Messaṭ ne parlent que le tamaziṛt : très peu parmi eux savent l’arabe.

Deux marchés sur leur territoire : Khemîs Aït Khelift (Aït Ạbd Allah), Arbạa Tabaroucht (Aït Isḥaq). Point de Juifs.

_AIT B OUOULLI_. — C’est une nombreuse tribu chleuḥa, indépendante, cantonnée sur le haut cours de la Teççaout Fouqia et sur tout celui de l’Ouad el Ạrous. Elle n’habite que des qçars. Les Aït b Ououlli parlent le tamaziṛt.

Point de marché sur leur territoire.

Un mellaḥ.

_AIT ABBES_. — Petite tribu chleuḥa cantonnée sur les rives de l’Ouad Teççaout au-dessous des Aït b Ououlli. Nominalement, elle dépend du qaïd des Entifa : de fait, elle est peu soumise. Les Aït Abbes n’habitent que des qçars. Ils parlent le tamaziṛt.

Point de marché.

Un mellaḥ.

Distance : des Aït Abbes aux Aït Bou Ḥarazen comme d’Imiṭeṛ à Taourirt (Todṛa).

_AIT BOU HARAZEN_. — Petite tribu chleuḥa située à quelque distance à l’est de Djemaạa Entifa. Elle fait partie du blad el makhzen et obéit au qaïd des Entifa. Point de rivière sur son territoire : celui-ci n’est arrosé que par des sources. Les Aït Bou Ḥarazen n’habitent que des qçars : leur langue est le tamaziṛt, mais beaucoup d’entre eux savent l’arabe.

Un marché, l’Arbạa Bou Ḥarazen.

Deux mellaḥs.

Distance : d’Arbạa Bou Ḥarazen à Djemaạa Entifa comme de Timaṭṛeouin à Taourirt (Todṛa).

_INKTO_. — Petite tribu chleuḥa au sud des Entifa. Elle appartient au blad el makhzen et obéit au qaïd de Demnât. Elle n’habite que des qçars. La langue en est le tamaziṛt. Le territoire, situé à l’est de l’Ouad Teççaout Fouqia, n’en est arrosé que par des sources : on n’y voit aucun cours d’eau.

Un marché, l’Arbạa Ouaoula.

Pas de Juifs.

Distances : d’Inkto à Demnât comme d’Aït Iidir (Dâdes) à Taourirt (Todṛa).

» Djemaạa Entifa comme d’Aït Iidir » »