Recherches nouvelles sur l'histoire ancienne, tome II
Part 27
[208] _Cicero ad Quintum fratrem_, epistola Iª. _Cyrus ille a Xenophonte, non ad historiœ fidem scriptus, sed ad effigiem justi imperii_.
[209] _Voyez_ sa dissertation, Mémoires de l’Académie des inscript., tome III, pag. 58.
[210] Pétau fait exception; Fréret a varié.
[211] Daniel, chap. I.
[212] Daniel, chap. I, v. dernier.
[213] Le songe d’Astyag, dans Hérodote, offre les mêmes circonstances.
[214] A dater de Kyrus (Smerdis est omis).
[215] _Asiatick Researches_, tom. VIII, Mém. n° 6.
[216] _Hieronym., Comment. in Daniel_, tome III, page 1071.
[217] 170 ans avant notre ère.
[218] Entre autres le mot _symphonie. Voyez_, à ce sujet, Michaelis, Dissertation sur le style du livre de Daniel.
[219] On peut remarquer que tous les apocryphes juifs sont postérieurs au siècle d’Alexandre, et qu’ils ont dû leur origine à la connaissance imparfaite que les Juifs prirent de la littérature grecque, à une époque où le bon goût fut altéré par le malheur des guerres.
[220] Lib. I, fin du § CXCI, et § CLXXXVII.
[221] _Herod._, lib III, _in fine_.
[222] Josèphe, Antiq. jud., lib., IX, chap. 6.
[223] _Voyez_ Petau, Uranolog., p. 312 et 313.
[224] _Sancti Hieronym., Comment. in Daniel_, tome III, pag. 1110.
[225] Ce livre, comme celui de Suzanne, a été classé au rang des apocryphes dès le temps de saint Jérôme. Quant à Daniel, nous ajouterons la remarque qu’entre le style et les images de plusieurs de ses chapitres et de ceux de l’Apocalypse, il y a une analogie qui indique, 1° un rapprochement dans le temps de composition; 2° une identité de source religieuse et mythologique, qui, pour ces deux livres, est la théologie persane et mithriaque.
[226] Eusèbe, Prépar. évang., liv. IX.
[227] _Voyez_ son livre intitulé _Canon ægyptiacus_, l’un des plus érudits, mais aussi l’un des plus mal fabriqués de l’_école moderne_: tout y est pétition de principes, jugement sans discussion, décision sans preuves, rapprochement sans analogie, et digression sans motifs.
[228] On ne voit pas sans quelque surprise le nom de ce nouveau roi cité par Hérodote en son second livre, § CXI..... Ce n’est pas que cet historien, alors âgé de 71 ans, n’ait pu le connaître; mais outre que le passage cité a l’air d’une note rapportée, il porte une erreur chronologique incompatible avec les idées de l’auteur, en ce qu’il suppose un laps de 700 années entre le règne d’_Amyrtée_ et celui d’Anysis, que précéda l’Éthiopien Sabako. Or, nous verrons que, dans le plan d’Hérodote, Sabako n’a pu précéder l’an 750, ou tout au plus l’an 780 avant N. E., et de là au règne d’_Amyrtée_ (en 413) il n’y a que trois siècles et demi. Aussi les savants critiques regardent-ils comme interpolé ce passage qui d’abord n’était point dans les manuscrits au § CXL. Il a plu à Larcher d’altérer encore ce texte et de substituer de son chef le nombre 500 à celui de 700 que portent les manuscrits.
[229] Hérodote, Strabon, Pline, etc., nous apprennent que faute de bois, les naturels n’avaient pour embarcations que des pirogues ou de palmier ou de roseaux tressés recouvertes de peaux goudronnées.
[230] Hist. natur., lib. VI, pag. 343, Hardouin.
[231] Strabo, lib. XVII, p. 790, Casaubon.
[232] _Voyez_ tome IV, p. 468.
[233] Diod. Sicul. lib. I.
[234] Le son du _th_ grec est sifflant comme l’_s_.
[235] Diodore semble indiquer cette durée pour celle d’Europe seulement. Celle d’Éthiopie n’a pu durer 3 ans.
[236] Strabo, lib. XIV, p. 686.
[237] _Cedreni hist. compendium_, p. 20.
[238] Lib. XXXIII.
[239] Argonauticon, lib. V.
................................. Ut prima Sesostris Intulerit rex bella Getis, ut clade suorum Territus hos Thebas patriumque reducat ad amuem, Phasidis bos imponat agris Colchosque vocari Jubeat.................
[240] Strabo, lib. I, p. 38. Aristote, Meteorol., lib. I, cap. 14, pag. 548. Pline, lib. VI, cap. 29.
[241] Le sens étant continu ici, l’on doit conclure que ce fut en la même ville qu’il éleva ces obélisques, les mêmes que Germanicus y trouva, comme nous le verrons.
[242] Les journaux du temps auront bien loué ce trait d’humanité: nous qui calculons que les prisonniers de Sésostris furent le prix du sang et des trésors de l’Égypte, nous pensons que ces travaux coûtèrent à la nation vingt fois, plus que s’ils eussent été faits directement par ses mains, sous un régime de paix. De tout temps l’hypocrisie et la fausse logique ont été l’apanage de la tyrannie.
[243] _Voyez_ le tableau de la Chronologie d’Hérodote, à la fin de ce volume.
[244] Diodor., lib. I, p. 72.
[245] Tacite, _Annal._, lib. VI, § XXVIII, parlant de la durée des _périodes_ dont la fin amenait l’apparition du _Phénix_ (oiseau fabuleux), dit: «L’opinion varie sur le nombre des années: celui de 500 ans est le plus répandu; celui de 1,461 est affirmé par quelques auteurs qui disent que les _Phénix_ ont paru d’abord sous Sésostris (quelques manuscrits lisent Sesosis), puis au temps d’Amasis; enfin sous le troisième Ptolomée (d’Égypte). _Mais l’antiquité est ténébreuse_: entre ce Ptolomée (Évergète) et Tibère, il y a eu un peu moins de 250 ans; d’où l’on conclut que ces oiseaux sont une fable.»
Nous ajoutons qu’entre Amasis en 570 et Ptolomée en 247, il y a 323 ans, entre Amasis et Mœris 780; ainsi tout est discordant.
Le traducteur d’Hérodote s’est cru plus heureux et mieux instruit, lorsque d’un passage inédit de Théon il a conclu que Sésostris avait commencé de régner juste en 1365. Nous avons consulté sur ce même passage MM. _Peyrard_ et _Halma_, savants hellénistes et géomètres, à qui nous devons la traduction d’Euclide et de Ptolomée: leur réponse par écrit nous assure que le texte de Théon diffère matériellement du sens que lui donne Larcher. Théon dit: «Si nous voulons trouver le lever de la canicule l’an 100e de Dioclétien, prenons les 1,605 années accumulées depuis Ménophrès (roi égyptien) jusqu’à _la fin_ d’Auguste; ajoutons-leur les 100 ans écoulés depuis le commencement de Dioclétien, et nous aurons 1,705 ans.»
Tout ce qu’on peut voir ici est que sous Ménophrès, roi égyptien, il y eut une observation précise du lever en question, qui servit de base aux calculs, et que ce Ménophrès vécut 1,605 ans avant la mort d’Auguste. Larcher veut que _la fin_ d’Auguste soit la fin de son ère: il place de son autorité la fin de cette ère à l’an 328 de J.-C.; il dit qu’en ajoutant ce nombre à celui de 1,605, cela donne l’an 1323 avant J.-C., 33e année de Sésostris. Il nous est impossible de voir comment cela se fait. De plus, il prétend que Mên-Ophrès signifie un _Pharaon, qui ne peut être que Sésostris_, et il ajoute que _mên_ est une particule ajoutée par les Grecs, _euphoniœ gratiâ_. (_Voyez_ Traduct. d’Hérodote, tome II, seconde édition, page 556.) Nous avouons que tout cela est au-dessus de notre portée.
[246] L’érudit Larcher prétend avoir prouvé de fait et de droit, que chez les anciens Grecs on ne se mariait qu’à 33 ans. Si le lecteur prend la peine de lire notre note à la fin de ce volume, il se convaincra que jamais on n’a plus abusé de la permission de citer.
[247] _Voyez_ Fl. Josèphe contr. Appion., lib. I, § XIV; et le Syncelle, pag. 40, 52, 53, etc.
[248] L’examen minutieux de ces altérations ne mènerait à rien: il nous suffit d’observer que jusque dans les _additions_ énoncées par le compilateur, _son total ne cadre point avec les sommes partielles qu’il donne_. Par exemple, les règnes de la 18e dynastie rendent 259, et le Syncelle accuse 263: Ceux de la 1re, 263, le Syncelle, 253. La 5e, 218, le Syncelle, 248, etc. En plusieurs dynasties il y a, tantôt des omissions de règne, tantôt des lacunes de noms; dans une occasion, à la dynastie 18, le Syncelle nous avertit qu’Africanus voyant que ses calculs n’amenaient pas Moïse au temps du roi _Amosis_ (comme l’exigeait l’opinion dominante), il a supprimé 110 ans à un patriarche, pour opérer le synchronisme requis.
[249] § XXVI, contr. Appion, lib. I.
[250] Contr. Appion, lib. I, § XXVI.
[251] Hist. nat. lib. VI, p. 343 édit. de Hardouin.
[252] Eusèbe, qui suit cet auteur, compte 2024; et Larcher, 2107.
[253] Nous ne parlons point de la liste d’Eusèbe, parce qu’il ne paraît pas que cet auteur ait connu Manéthon autrement que par l’entremise d’Africanus.
[254] _Cedren. histor. compendium_, pag. 20.
[255] _Voyez_ les passages d’Esdras cités en notre Ier volume des Recherches sur l’histoire ancienne, p. 441, et en celui-ci, page 134.
[256] Syncelle, pages 52, 53.
[257] Selon quelques auteurs, tels que Pline, Diodore, l’Égypte aurait eu jusqu’à 10,000,000 d’habitants; mais c’est beaucoup, à moins d’y joindre des dépendances au-delà des cataractes et dans les _oasis_.
[258] _Athoris_ dans l’Eusèbe du Syncelle, Acherre I dans Africanus: la lettre égyptienne a pu embarrasser les Grecs qui n’auront pas eu son identique.
[259] Il est bien possible aussi que le commerce d’Ophir, qui fleurit vers cette époque, y ait contribué.
[260] Quelques savants modernes veulent trouver ici la fondation de _Tanis_, et ils s’appuient d’un passage du 72e psaume, qui désigne cette ville comme le centre d’habitation des Hébreux; mais ce psaume 72 n’est point une autorité suffisante, attendu qu’il est l’ouvrage du lévite _Saphan_, après la captivité de Babylone: cela indique plutôt comme déjà existante, cette confusion des _Hébreux_ avec les _Pasteurs_, que nous retrouvons dans la version des docteurs juifs, comme dans Josèphe.
[261] _Shât_ signifie en copte comme en arabe _canal_, une _rivière_.
[262] Josèphe, lib. I, contre Appion, § XXVI.
[263] Exod., chap. 12.
[264] _Recherches nouvelles_, tome I, pag. 163 et suivantes.
[265] _Voyez Recherches nouvelles_, etc. tome I, chap. 3.
[266] Ici se présente un rapprochement singulier: Eusèbe, en son _Chronicon_ (par Scaliger) dit en une année (qui correspond à l’an 1575 avant J.-C.) «que des _Éthiopiens venus du fleuve Indus_, campèrent et s’établirent près de l’_Égypte_». «Les Juifs, de leur propre aveu, étant de _race chaldéenne_ (branche des _Arabes_ noirs), il s’ensuit qu’ils sont de vrais _Éthiopiens_. Quant au fleuve _Indus_ ou _Noir_, ce nom a été donné à plusieurs fleuves: en outre, Mégasthènes, parlant des _Juifs_, dit qu’ils furent une tribu ou secte indienne appelée _Kalani_, et que leur théologie se rapproche beaucoup de celle des Indiens. Devrait-on lire _Kaldœi_ au lieu de _Kalani_? Josèphe n’en fait pas la remarque. En résultat, ceci nous indique toujours une tribu d’Arabes Éthiopiens.
[267] Eusèbe, _Prœp. evang._, lib. IX.
[268] _Recherches nouvelles_, tome I, p. 278.
[269] Hécatée, ancien auteur, nous donne encore une autre version, en disant «que beaucoup d’Égyptiens rapportent à Dieu même l’origine du peuple juif, en ce qu’alors il y avait en Égypte plusieurs races d’étrangers qui chacune observaient des rites particuliers et divers de sacrifices, et comme il arriva que plusieurs Égyptiens quittèrent le culte national, le gouvernement crut nécessaire d’éloigner ces étrangers: les premiers et les plus importants allèrent en Grèce sous la conduite de Dareau et de Cadmus; les autres allèrent en Judée».
[270] Tacite dit que ce fut à l’occasion d’une _contagion_ (_tabe ortâ_), et sur l’ordre d’un oracle: il ajoute que ce fut sous le roi _Bocchoris_; mais le seul de ce nom que présentent les listes avant Sabako, ne peut convenir, et ceci indique que Tacite a consulté d’autres auteurs que Manéthon.
[271] Lib. I, page 18, édition de Wesseling.
[272] _Voyez_ page 52 et suivantes.
[273] Diodore prouve qu’il a puisé à de bonnes sources, quand il dit que selon plusieurs historiens, les prétendues 100 _portes_ n’ont été que de grands _vestibules de temples_ ou de _palais_. C’est précisément l’équivoque du mot arabe _bâb, porte_ et vestibule, désignant figurativement un _palais_. Tout son récit sur Thèbes est du plus grand intérêt, à suivre sur les plans de cette ville par les savants français.
[274] Sésos-tris paraît se composer de _Sésoos_, qui ne diffère point de _Sethos_ prononce à la grecque.
[275] Diodore, édition de Wesseling, lib. I, p. 79.
[276] Diodore, pag. 78, n° 68.
[277] Diodore, lib. I, page 76, n° 66.
[278] _Ibid._, édit. de Wesseling, p. 72, 73, 74.
[279] Ce doit être lui dont le père _Gnephactus_ maudit la mémoire de Menas.
[280] On a lieu de croire que ce fut ce Ramessès qui força les Hébreux de bâtir les villes de Ramessès et de Phitom, autre analogie.
[281] Diod. sicul., lib. I, p. 57.
[282] Après tant de siècles de réunion ils en diffèrent encore.
[283] Tacite, _Annal._, lib. II, année 772.
[284] Remarquez bien que sur ce monument autographe, il n’est pas donné le plus léger indice des puissantes cités de Ninive et de Babylone.
[285] Le texte dit 200 chars par chacune des 100 portes; et nous voyons dans les monuments que chaque char n’a qu’un cheval.
[286] Ammien Marcell., lib. XVII, pag. 90, _de Bello Persico_. Diodore, lib. IV, p. 263, W. parlant des exploits d’Hercule, dit «qu’il bâtit en Libye une ville appelée _Hécatompyle_ (du nombre de ces 100 portes), laquelle a fleuri pendant une longue série de siècles, jusqu’à ce que les Carthaginois ayant dirigé contre elle une armée commandée par d’habiles généraux, réussirent à s’en emparer.» Les auteurs de la description de Thèbes qui nient le fait, veulent que Diodore ait récité une fable et qu’Ammien l’ait répétée: mais il est clair qu’Ammien a puisé à une autre source, et probablement dans les livres de Juba, la circonstance de temps qu’il désigne.
[287] Josèphe, lib. IX, chap. 2, place Nahum vers le temps de Manahem (778), et le livre des Rois place Jonas sous le règne de Jéroboam II, mort en 780. Il paraît que vers cette époque il y eut un moment de grave danger pour Ninive, peut-être de la part des Kimmériens, dont Strabo, lib. III, page 222, place une terrible incursion au temps d’Homère, par conséquent vers l’an 700 à 800: cette secousse semble avoir réveillé de leur indolence les rois de Ninive, qui depuis _Phul_, alors mis en scène, se montrèrent tous actifs.
[288] Les traducteurs divaguent sur le texte de ce mot, qui hors ce sens n’en a aucun.
[289] _Voyez_ Marsham, et mieux encore Desvignoles, tom. II, pag. 736 et suiv.
[290] Diod. sicul. pag. 101, W.
[291] C’est-à-dire un _mètre_; or le _mètre_ est juste l’élément du stade égyptien que nous avons vu employé pour la pyramide de Bélus, 3190 ans avant J.-C. _Voyez_ ci-devant page 174.
[292] Bailly, _Astronomie ancienne_, pag. 403.
[293] Par suite de ce mouvement annuel, le point équinoxial se trouve aujourd’hui sortir du second des Poissons; et cependant nos poètes chantent encore le _Bélier_ comme Virgile chantait le Taureau.
Candidus auratis aperit cum cornibus annum.
[294] _Diogène de Laërte_, en son préambule, nous dit, d’après les prêtres égyptiens, que depuis _Vulcain_ ou _Phtha_, fils de Nilus, jusqu’à l’arrivée d’Alexandre, 373 éclipses de soleil avaient été observées en Égypte, concurremment à 832 éclipses de lune. Des nombres si positifs ne doivent pas être une pure fiction: il serait digne des astronomes modernes de calculer quelle durée de temps ce nombre exige; cela pourrait donner une correction lumineuse aux 48,863 ans que Diogène dit avoir été celle de cette durée, et qui dans tous les cas sont inadmissibles (peut-être y a-t-il erreur décuple de 4863).
[295] Cette note dans la première édition du tome II, se trouvait après la pag. 82.
[296] _Voyez_ la Vie de Lycurgue dans Plutarque, Diogène de Luërte, etc.