Quelques Recherches Sur Le Tombeau De Virgile Au Mont Pausilipe
Chapter 2
Cette épitaphe a été ainsi délayée en français dans le _Voyage pittoresque_ de Saint-Non, t. I, p. 87:
Passant, jetez ici des fleurs à pleines mains, L'immortel Sannazar repose en cet asile; Il est sur le Parnasse assis près de Virgile, Et leurs deux tombeaux sont voisins.
On aurait pu mieux faire; et la traduction de notre célèbre Lamonnoye, sans être parfaite, est cependant préférable à la précédente:
Ci gît dont l'esprit fut si beau, Sannazar, ce poète habile, Qui, par ses vers divins, approche de Virgile Plus encor que par son tombeau.
D'Alembert rapporte dans _l'Histoire de l'Académie française_, t. III, p. 517, que la ville de Mantoue, pour honorer d'une manière plus spéciale son poète chéri, fil placer sa tête dans ses armoiries. Quant au véritable portrait de Virgile, on n'a pas la certitude de le posséder[12]. Un ancien buste en marbre dont nos conquêtes en Italie avaient enrichi le musée de Paris, rend assez bien cette expression douce et mélancolique que la tradition donne à la figure de Virgile, d'après son caractère connu. Mais on n'a aucune preuve que ce buste soit véritablement antique et fait sur le modèle vivant, pas même sur le portrait qu'Alexandre Sévère avait dans son oratoire, avec ceux d'Homère, d'Orphée, d'Abraham, de Jésus-Christ, d'Appollonius de Thyanes, etc., etc.
Enfin les derniers hommages publics rendus à Virgile datent de la fin du dernier siècle. Pendant les guerres qui ont eu lieu en Italie, la mémoire du grand poète n'a point été indifférente à plusieurs de nos généraux, surtout dans les lieux où des souvenirs particuliers le signalent davantage à la postérité. Par exemple, le général Miollis, commandant à Mantone en 1797, ordonna qu'une fête solennelle fût célébrée en l'honneur de Virgile, et il créa dans cette ville un _forum_ auquel il donna le nom du poète. En outre, il fit élever un obélisque dans le lieu présumé de sa naissance.
Le général Championnet, s'étant emparé de Naples, le 23 janvier 1799, profita des premiers instants de la victoire pour s'occuper de la restauration du tombeau de notre poète. Si cette restauration a eu lieu, elle a malheureusement laissé peu de traces.
Nous terminons ici cette notice, dont le seul but a été de faire connaître un peu plus en détail la vieille ruine du Pausilipe, connue dans tous les temps sous le nom de tombeau de Virgile[13], et de mettre sur la voie ceux qui voudraient approfondir davantage la question de savoir si ce monument remonte réellement au siècle d'Auguste.
* * * * *
*Notes*
[1: Une note sur le mont Pausilipe est renvoyée à la fin du Mémoire.]
[2: Cette vie est attribuée Ælius Donatus, célèbre grammairien qui vivait en 354, et qui a été le précepteur de St. Jérôme. On pense que cette biographie peut bien avoir été composée dans le principe par cet Ælius Donat, mais qu'ensuite elle a été altérée par un autre Donat, nommé Tiberius Claudius Donatus, qui a vécu postérieurement à Ælius, et plus altérée encore par les copistes et par les légendaires qui y ont ajouté des prodiges attribués à Virgile dont ils ont fait un magicien, un homme à sortilège.
Cependant il faut convenir que les détails de la vie de ce poète ne sont connus que par cet ouvrage, et qu'ils paraissent très-avérés dans tout ce qui ne tient point aux fables et aux superstitions dont on a surchargé ce livre dans le moyen âge.]
[3: Virgile avait alors 51 ans 11 mois et 8 jours, étant né dans les environs de Mantoue, sous le consulat de Licinius Crassus et de Cn. Pompeius Magnus, le jour des ides d'octobre, l'an 684 de R., c'est-à-dire le 15 octobre de l'an 70 av. J.-C. Si l'on est d'accord sur cette date, on ne l'est pas également sur le lieu précis de sa naissance. Les Anciens ont tous nommé _Andes_ comme devant être ce lieu; mais où était cet _Andes_? Maffei l'a cherché aux environs de Cavriana et de Volta dans le Véronnais; l'historien Visi de Mantoue le suppose à sept lieues de cette ville, près de Rivalta. Les savants étaient partagés entre ces deux opinions, quand M. Casali, dans son Mémoire _Del Inogo natale di Virgilio_; Mantoue, 1800, _in_-4° de 40 _p._, a cherché à prouver par des autorités et des arguments difficiles à réfuter, que Maffei et Visi se sont trompés, et que l'endroit autrefois appelé _Andes_ est le même village qui porte aujourd'hui le nom de _Peiola_. Il faut cependant convenir que cette opinion n'est pas nouvelle; elle avait été soutenue par plusieurs savants italiens; mais l'autorité de Maffei et de Visi l'avait fait révoquer en doute; M. Casali l'a rétablie et appuyée de raisonnements qui paraissent sans réplique.]
[4: On peut consulter les détails que nous avons donnés sur le testament de Virgile, dans notre Choix _des Testaments anciens et modernes, remarquables par leur importance, leur singularité_, etc.; Paris, Renouard, 1829, 2 _vol. in_-8°. (VOY. tom. II, _pp._346-49.)]
[5: Le palme de Naples est de 9 pouces 7 lignes.]
[6: M. Lemaire, éditeur de la grande _Bibliotheca classica latina_, Parisiis, 1819-1833, 142 _vol, in_-8°, n'est point d'avis que ce distique soit de Virgile, ou du moins il le critique très-sévèrement: _Distichon hoc_,dit-il, _passim laudatur; est tamen tam jejunum, tam ineptum ut nemini facilè fraudem faciat._ (VOY. l'édition du Virgile de sa collection; _Parisiis_, 1822, 7 _vol in_-8°; tom. VII, _p._ 281, en note.) Nous dirons cependant que cette épitaphe a toujours été attribuée à Virgile; et même que, rédigée avec simplicité, sans ostentation, sans orgueil, elle nous semble conforme au caractère et à la modestie du poète. Ce qu'il y a de singulier, c'est que ses travaux poétiques ont commencé par une épitaphe, et qu'il les a finis par la sienne propre.]
[7: Cet amateur est M. Liégeard fils, à l'obligeante générosité duquel nous devons le rameau dont nous avons parlé en tête de ce Mémoire; nous le prions de recevoir ici l'expression de notre reconnaissance, tant pour ce curieux présent, que pour les détails plus curieux encore qu'il a bien voulu nous donner sur l'état actuel du tombeau, de la montagne, de la grotte, etc.]
[8: Cette édition des Elzévirs, de 1676, quoique moins belle que celle de 1636, est très-recherchée parce qu'elle est beaucoup plus correcte. Voici quelques prix auxquels certains exemplaires de cette édition ont été portés dans des ventes publiques.
Chez M. Crévenna, en 17789, _exempl. rel. en mar. bl._, n° 3823 de son catalogue; adjugé au prix de 375 fr.
Chez M. de Cotte, en 1804, _exempl. rel. m. r._, n° 969 de son catalogue; vendu 320 fr.
Chez M. Larcher, en 1814. _exempl. rel. m. violet_, n° 999 de son catalogue, vendu 280 fr.
Chez M. de Mac-Carthy, en 1817, _exempl. rel. v. doré_, n° 2553 de son cat., adjugé au prix de 365 fr.
Chez M. Bérard, en 1829, _exempl. rel. m. bl._, n° 542 du catalogue, vendu 221 fr.
Nous pourrions citer beaucoup d'autres prix, mais inférieurs, tels que 163 fr., 130 fr., 128 fr., etc. (Extrait de notre *Bibliographie Spéciale* _des Elzévirs de choix, les plus précieux, et les seuls dignes de figurer dans le cabinet d'un véritable amateur_; ouvrage encore inédit, présentant la description, condition et valeur des plus beaux exemplaires adjugés dans les ventes les plus remarquables depuis 1738.)]
[9: Cette strophe en rappelle une plus ridicule encore, qui fait partie d'un hymne ancien en l'honneur de S. Christophe dont la statue colossale était jadis à l'église Notre-Dame de Paris. De quel siècle est cet hymne? Nous l'ignorons; mais on va voir que la latinité des Santeuil de ce siècle différait beaucoup de celle de notre Santeuil moderne:
O magne Christophore, Qui portasti Jesu-Christe Per mare Rubrum Et non franxisti crurum! Sed hoc non est mirum, Quia tu es magnum virum.
Nous avons vu des actes latins des Xe et XIe siècles, où les règles de la grammaire sont observées comme dans cette strophe.]
[10: Ce cardinal, l'une des illustrations littéraires du XVIe siècle et qu'on regarde comme le restaurateur de la bonne latinité, était si scrupuleux sur la pureté de son style, qu'il avait, dit-on, dans son cabinet quarante tiroirs par lesquels il faisait passer ses écrits à mesure qu'il les avait corrigés; et il ne les publiait qu'après qu'ils avaient subi ces quarante épreuves épuratoires. Ce rigorisme de longue épuration de style ne conviendrait guère aujourd'hui, époque où l'on desserre chaque jour volume sur volume avec une telle rapidité que le premier tiroir du cardinal serait vraiment superflu.]
[11: Sannazar avait pris le nom d'Actius Sincerus à la sollicitation de Pontanus qui, lui-même, avait changé son prénom Jean en celui de Jovianus, lorsqu'il fut élu Président de l'Académie Napolitaine. C'était alors l'usage parmi les gens de lettres.]
[12: Il avait cependant été mis, ainsi que celui de Tite-Live, dans toutes les bibliothèques publiques, du temps des empereurs; il n'y a que ce brutal et insensé Caligula qui eut l'idée de les ôter et de détruire les ouvrages de Virgile; ce n'est certes pas la moins absurde de toutes ses extravagances.
On a parlé dans le _Musée des familles_, 1838, tom. V, p.221, d'un portrait de Virgile, que l'on dit le seul authentique et qui aurait été copié sur un manuscrit des oeuvres du poète, datant du IVe siècle; cette copie qui appartenait d'abord à l'abbaye de Saint-Denis, serait passée dans la bibliothèque du Vatican. Il suffit de lire cet article et surtout les détails de la physionomie, pour être convaincu que ce n'est point là le portrait de Virgile; c'est une espèce de caricature hideuse, griffonnée et enluminée dans le moyen âge. L'auteur finit ainsi sa description: «La tête a la forme triangulaire d'un van; le front imite la partie la plus large, le menton la plus étroite, une expression moutonnière règne dans l'ensemble de son visage; on dirait qu'un bêlement va sortir de la bouche ...» L'article du Musée est écrit avec beaucoup d'érudition; il nous semble que l'auteur, au lieu d'admettre l'authenticité d'un tel portrait, eût mieux fait d'employer son érudition à la combattre. Au reste l'opinion générale est bien prononcée sur l'impossibilité d'avoir un vrai portrait de Virgile.]
[13: Voyez plus loin une note sur l'indication des ouvrages à gravures où est représentée cette ruine.]
* * * * *
*Note sur le mont Pausilipe.*
Le Pausilipe est une colline de _tufa_ volcanique ou pipérine, située le long du bassin de Naples, au S.-O. de cette ville. Son nom tiré du grec {~GREEK SMALL LETTER PI~}{~GREEK SMALL LETTER ALPHA~}{~GREEK SMALL LETTER IOTA~}{~GREEK SMALL LETTER SIGMA~}{~GREEK SMALL LETTER IOTA~} {~GREEK SMALL LETTER LAMDA~}{~GREEK SMALL LETTER IOTA~}{~GREEK SMALL LETTER PI~}{~GREEK SMALL LETTER ALPHA~}{~GREEK SMALL LETTER SIGMA~}, signifie cessation de tristesse, à raison sans doute de la charmante vue que l'on découvre en sortant du long et sombre chemin souterrain qui traverse la montagne et qui conduit de Naples à Pouzzol.
Ce chemin qu'on appelle _la grotta di Pozzuoli_ ou _grotta di Posilipo_, a 363 toises de longueur; sa hauteur est au moins de 50 pieds, et sa largeur en a 18. Il est présumable que cette grotte fut commencée par une carrière d'où l'on tirait de la pierre et du sable, et elle fut continuée pour abréger et faciliter le chemin de Pouzzol à Naples qui passait jadis sur la montagne. Le peuple croit que ce chemin fut fait par les enchantements de Virgile; cette fable est même rapportée dans la chronique de Villani. Les savants ne sont point d'accord sur l'origine de cette grotte: Celano dit qu'elle fut creusée par les habitants de Cumes. Varron, _De re rustica_, lib. III, c. 17, semble l'attribuer à Lucullus. Strabon, lib. V, en fait honneur à Marcus Cocceius; cela est répété dans une inscription qu'y fit placer le duc de Medina Las Torres. Enfin Martocelli assure qu'elle fut faite du temps d'Auguste.
Dans les temps anciens elle était moins large et moins commode qu'elle ne l'est maintenant. C'est Don Juan d'Aragon, vice-roi de Naples, et Pierre de Tolède, sous Charles-Quint, qui l'ont fait élargir et mettre dans l'état où elle est à présent. Deux ouvertures ou soupiraux de la voûte y répandent un peu de jour; et dans le milieu est une petite chapelle à la Vierge, près de laquelle on entretient une lampe ou lanterne qui répand aussi un peu de clarté.
La direction de cette avenue souterraine est telle, que vers la fin d'octobre, le soleil couchant l'éclairé un instant dans presque toute sa longueur; d'où il suit, dit Lalande, qu'elle fait un angle de 18 degrés vers le sud avec la ligne de l'ouest, ou de 72 degrés avec la méridienne vers le couchant.
On trouve, en descendant du tombeau de Virgile, une côte appelée Mergellina; elle fait partie du Pausilipe.
Les journaux ont annoncé récemment (août 1840), la découverte d'une nouvelle grotte sur le mont Pausilipe. Cela paraît assez singulier, surtout d'après les objets que l'on prétend avoir trouvés dans les décombres, et qui donneraient à penser que ce lieu a été habité, car on y voit, dit-on, des traces d'ornements sculptés sur des murs; on y a découvert des statues, des monnaies, etc. Comment l'histoire n'a-t-elle rien révélé sur ce lieu, qui sans doute a prêté jadis à des événements? Au reste, quoi qu'il en soit, voici le récit auquel le lecteur ajoutera le degré de foi qui lui paraîtra convenable.
«On vient de découvrir sur le versant sud-est du mont Pausilipe une nouvelle grotte qui paraît très profonde, dont l'ouverture a 16 pieds de largeur et qui, jusqu'aux 3/4 de sa hauteur qui est de 45 pieds, est remplie de terre, de sable fin et de beaucoup de décombres. Les parois intérieures sont composées en partie de grès, en partie de murs élevés par la main de l'homme et sur lesquels on découvre par-ci par-là les traces d'ornements sculptés qui semblent avoir eu la forme de réseaux. A environ 400 pas de l'entrée, se trouvent douze statues colossales en marbre, qui sont enterrées jusqu'aux épaules dans les décombres, mais dont les têtes sont tellement mutilées, qu'il est impossible de déterminer ce que ces statues étaient destinées à représenter. On a aussi trouvé parmi les décombres quelques petites monnaies grecques et romaines en cuivre et en argent. On ne peut entrer dans cette grotte que lorsque le vent du côté de la mer vient de l'enfiler, car autrement l'air y est tellement raréfié, que la respiration se trouve gênée, et que quelquefois la lumière s'éteint.»
Tel est le récit des journaux sur cette découverte récente qui, si elle existe réellement, sera sans doute l'objet de savantes recherches de la part des archéologues italiens. Il faut donc en attendre le résultat, pour juger de son importance.
* * * * *
*Indication de quelques ouvrages à gravures dans lesquels est représenté le Tombeau de Virgile dans son état actuel.*
Si beaucoup d'amateurs ont visité le tombeau de Virgile au mont Pausilipe, il en est un bien plus grand nombre qui ont été privés de cette satisfaction: c'est pour les dédommager de cette privation que nous allons leur indiquer quelques ouvrages enrichis de planches, dans lesquels ils trouveront représentée la vue de ce monument et quelquefois celle de l'entrée de la grotte du Pausilipe. Parmi ces ouvrages, les principaux sont:
*L'Antiquité* expliquée et représentée en figures, par B. de Montfaucon (français-latin). _Paris_, 1719, 5 _tomes en_ 10 _vol. in-fol_., avec 977 pl. (VOY. tom. V, chap. XII, vis-à-vis la page 132; la planche 119 représente le tombeau de Virgile de forme ronde, posé sur sa base carrée, et couvert de branches de laurier.)
*Antichita* di Pozzuoli, Cumo e Baia, auctore P. Ant. Paoli (italien-latin), _Florentia_, 1768, _in-fol. avec_ 65 _fig._ (VOY. 10 et suiv.)
*Campi phlegræt*: Observations sur les volcans des deux Siciles, par Will. Hamilton (anglais-français); _Naples_, 1776, 2 _parties in-fol. avec_ 54 _pl._ (VOY. 2e part., 1, 16).
*Voyage Pittoresque*, ou description du Royaume de Naples et de Sicile (par Richard, abbé de Saint-Non); _Paris, Lafosse_, 1781-1786, _4 tomes_ en 5 _vol. in-fol._ avec 371 pl. dont 22 offrent des sujets doubles. (VOY. tome 1er, trois planches à doubles gravures. La première, vis-à-vis la page 81, représente, dans la gravure inférieure, _l'Entrée de la grotte du Pausilipe en y arrivant du coté de Naples._ On aperçoit au-dessus de la grotte, un peu à gauche, dans le lointain, un petit groupe d'arbres et de ruines, confus; c'est le tombeau de Virgile. La seconde planche, vis-à-vis la p. 82, représente à droite _l'Entrée de la grotte du Pausilipe près de Naples_, et à gauche le _chemin creux qui conduit à la grotte_. La troisième planche, vis-à-vis la page 83, offre, dans la gravure du bas, la _rue du tombeau de Virgile près de Naples_. Une quatrième planche, vis-à-vis la page 85, donne le _tombeau de Sannazar_, dans la gravure à gauche).
*Nouveau* voyage d'Italie (par Misson). _La Haye_, 1702, 4 _vol. in-_12, _fig._ (VOY. tome II, vis-à-vis la p. 87; le tombeau de Virgile est représenté isolé, hérissé de branches de laurier).
*Le Magasin* universel, _Paris_, 1836-1837, in-4°, avec 52 pl. et beaucoup de vignettes. (VOY. page 9, pl. 2. C'est _Pétrarque visitant le tombeau de Virgile sous le roi Robert, en_ 1341: dessin de fantaisie, représentant l'intérieur du tombeau de Virgile, tel qu'on suppose qu'il devait être à cette époque).
Tels sont les ouvrages, dont les gravures, excepté celle du dernier, nous représentent l'aspect extérieur du tombeau de Virgile dans ces temps modernes; il paraît que les artistes ne l'ont pas tous pris du même point de vue, car plusieurs de leurs dessins offrent des différences, quoique tous annoncent un monument en ruine.
* * * * *
*Liste de quelques ouvrages et opuscules publiés depuis 1830 par Gabriel Peignot*
NOTA. Cette liste fait suite à la *notice* _des ouvrages de bibliologie, d'histoire, de philologie, d'antiquités et de littérature, tant imprimés que manuscrits de Gab. P.; Paris, Crapelet, 1830, _in-_8° _de_ VIII-52 p.--VOY. p. 19 de ladite Notice, où le dernier ouvrage indiqué porte le n° LI.
LII. Précis historique, généalogique el littéraire de la Maison d'Orléans. _Paris, Crapelet_, 1830, _in-_8° _de_ XXII-172 pp. _avec portrait._
On a tiré de cette édition CINQUANTE exempl. sur gr. pap. vélin-jésus.
LIII. Voyage de Pirou à Beaune, publié pour la première fois séparément, et avec toutes les pièces accessoires, etc. _Dijon, Ch. Brugnot, imprimeur-éditeur_, 1831, _gr. in-_8° _de_ 47 _pag._
Vingt exempl. de cette édition sont augmentés du _Compliment des Dames poissardes de Paris au Roi_, rédige par Piron en 1744, gr. in-_8° de 6 pag.
LIV. Virgille virai en borguignon: choix des plus beaux livres de l'Enéide, suivis des principaux épisodes tirés des autres livres, par divers auteurs bourguignons, avec un discours préliminaire par G. P., et des sommaires et notes par C.-N. Amanton. _Dijon_, 1831, _in-_ 18 de XLVIII-323 pp.
Edition très-belle et trés-soignée, tirée en tout, (aux frais d'un amateur de Dijon, M. Bern. Jol ...), à 244 exempl. sur pap. fin gr. raisin, et 6 sur pap. fort de Hollande.
LV. Nouvelles Recherches littéraires, chronologiques et philologiques sur la vie et les ouvrages de Lamonnoye. _Dijon, chez Vict. Lagier_, 1831, _in_-8° de XII-80 _pag. avec portrait et fac simile._ Tire à 100 exempl. dont douze sur pap. vélin.
LVI. Notice sur vingt-deux grandes miniatures ou tableaux en couleur, réunis en tête d'un manuscrit du XVe siècle, précédée de quelques recherches sur l'usage d'enrichir les livres de ces sortes d'ornements chez les Anciens et au moyen âge. _Dijon_, 1832,_in_-8°_ de _56 _pag._
Tiré à 100 exemplaires.
LVII. Essai historique sur la liberté d'écrire chez les Anciens et au moyen âge, et sur la liberté de la presse depuis le XVe siècle, etc.; suivi d'un tableau synoptique de l'état des imprimeries en France, en 1704, 1739, 1810 et 1830, et d'une chronologie des lois sur la presse, de 1789 à 1831. _Paris, Crapelet,_ 1832, in-8° de XXI-218 p.
LVIII. Tableau de moeurs au Xe siècle, ou la Cour et les lois de Hoel-le-Bon, roi d'Aberfraw, de 907 à 948, etc. _Paris, Crapelet, _1832, _gr. in-_8°,_pap. vélin-jésus_, de X-104 _pag._
Edition de luxe.
LIX. L'illustre Jaquemart de Dijon, détails historiques, instructifs et amusants sur ce haut personnage domicilié en plein air dans cette ville depuis 1382 jusqu'en 1832, etc. _Dijon_, 1832, _in-_8° _de_ XVI-91 _pag., fig_.
Tiré à 250 exemplaires.
LX. Histoire morale, civile, politique et littéraire du Charivari, depuis son origine vers le quatrième siècle jusqu'à l'an de grâce 1833, etc., par le docteur Calybariat de Saint-Fiour. _Paris, Crapelet_, 1833, _in-_8° _de_ VIII-326 p.
LXI. Détails historiques sur le château de Dijon, depuis le XVe siècle, époque de sa construction, etc., suivis d'une Notice chronologique sur les entrées des rois et des reines à Dijon. _Dijon, Vict. Lagier_, 1833, _in-_8° _de_ 47 _pag._
LXII. Essai historique sur la reliure des livres et sur l'état de la librairie chez les Anciens. _Dijon, Vict. Lagier_, 1834, _in-_8° de 84 _pag._
Tiré à 200 exempl.
LXIII. Essai sur l'origine de la langue française et sur un recueil de monuments authentiques de cette langue, classés chronologiquement depuis le neuvième siècle jusqu'au dix-septième, avec notes, tableau et quatre fac-simile. _Dijon, Vict. Lagier_, 1835, _in-_8° _de_ 112 _pag._
Tiré à 150 exempl.
LXIV. Les Bourguignons salés: diverses conjectures sur l'origine de ce dicton populaire, etc. _Dijon, Vict. Lagier, libraire-éditeur_, 1835, _in-_8° _de_ 43 _pag._
Tiré à 150 exempl.
LXV. Recherches historiques et bibliographiques sur les autographes et sur l'autographie. _Dijon, Vict. Lagier_, 1836, _in-_8° _de_ 90 _pag_.
Tiré à 180 exempl. avec une épître lithographiée adressée à mon digne ami, M Beru. Jol---- t.
LXVI. La Selle chevalière. _Dijon, Vict. Lagier_, 1836, _in-_8° _de_ 17 _pag_.
Tiré à 80 exempl.
LXVII. D'une pugnition divinement envoyée aux hommes et aux femmes pour leurs incontinences désordonnées (en 1493); par Stephen Aliberg, D. M. _A Naples et en France. Paris, Téchener_, 1836, _in-_8° _de_ 62 _pag_.
LXVIII. Recherches historiques et philologiques sur la philotésie ou usage de boire à la santé, chez les Anciens, au moyen âge, et chez les Modernes. _Dijon, Vict. Lagier_,1836, _in-_8° _de_ 51 _pag_.
Tiré à 150 exempl.
LXIX. Nouvelles Recherches sur le dicton populaire FAIRE RIPAILLE. _Dijon, Vict. Lagier_, 1836, _in-_8° _de_ 15 _pag_.
Tiré à 200 exempl.
LXX. De la liberté de la presse à Dijon au commencement du dix-septième siècle; ou Histoire de l'impression d'un opuscule en patois, publié en 1609 sur la démolition du château de Talant. _Dijon, Vict. Lagier _, 1836, _in-_8° _de_ 12 _pag_.
Tiré à 150 exempl.
LXXI. Souvenirs relatifs à quelques bibliothèques des temps passés. _Dijon, Vict. Lagier_, 1836, _in-_8° _de_ 23 _pag_.
Tiré à 170 exempl.
LXXII. De Pierre Aretin. Notice sur sa fortune, sur les moyens qui la lui ont procurée et sur l'emploi qu'il en a fait. _Dijon, Vicl. Lagier_ 1836, _in-_8° _de_ 14 _pag_.
Tiré à 100 exempl.
LXXI1I. Souvenirs relatifs à Saint-Paul de Londres, etc. _Paris, Vict. Lagier_, 1836, _in__8° _de_ 15 _pag_.
Tiré à 100 exempl.
LXXIV. Recherches sur le luxe des Romains dans leur ameublement, etc. _Dijon, Vict. Lagier_, 1837, _in-_8° _de_ XII-94 _pag_.
Tiré à 150 exempl.
LXXV. Nouveaux détails historiques sur le siège de Dijon par les Suisses, en 1513, etc. _Dijon, Douillier_, 1837, _in-_4° _de_ VIII-47 _pag., avec fac-simile._
LXXVI. Notice sur la vie et les ouvrages de C. N. Amanton, membre de plusieurs Académies et Sociétés savantes, etc. _Dijon_, 1837, _in-_8° _de_ 23 pag.
LXXVII. Histoire de la fondation des hôpitaux du Saint-Esprit de Rome et de Dijon, représentée en vingt-deux sujets gravés d'après les miniatures d'un manuscrit du quinzième siècle. _Dijon, de l'imprimerie et fonderie de Douillier_, 1838, _in-_4° _de_ 100 _pag. avec_ 22 _grav. au trait._