Projet d'une loi portant défense d'apprendre à lire aux femmes
Chapter 3
Les plus fameuses courtisannes de la Grèce l'étaient, les deux _Aspasie_, _Rhodope_, _Phryné_, _Lays_, _Thaïs_, _Lamia_; _Hypparchie_ était cynique de théorie et de pratique: _Cléonice_ composait des livres avec ses amans.
(Aux premiers siècles de l'histoire moderne), «on ne tenait pas pour de véritables vierges les filles qui faisaient de grandes conversations, et qui montraient leur bel-esprit.»
(_Fleury_.)
=XLVIII.=
LA RAISON _veut_ que les femmes s'abstiennent non pas seulement de la science des livres, mais encore de la science des cartes à jouer, et de l'art de tirer les cartes: ces deux occupations ruineuses, ne supposent ni esprit ni jugement.
=XLIX.=
LA RAISON permettra aux femmes l'usage des livres, quand les anges seuls se mêleront d'en composer.
«Pourquoi, (dit une maxime chinoise) ne pas apprendre à lire aux femmes?--Parce qu'il y a de mauvais livres.»
(_Mém. sur la Chine_, in-4º. T. IV. p. 149)
=L.=
LA RAISON _veut_ que les compagnies savantes et les corps littéraires se refusent au plaisir de compter des femmes au nombre de leurs membres.
Les matrones de Rome ne hantaient pas les Gymnases.
La décadence de l'empire romain date du moment où les femmes se permirent d'assister au cirque, aux amphithéâtres, etc.
Les femmes grecques ne se montraient point aux jeux olympiques.
«Les femmes (dit le bon _Plutarque_) ne doivent jamais sortir dehors.... Leur office est de bien garder la maison.»
(_OEuvres morales_.)
=LI.=
LA RAISON désapprouve ces listes d'académiciens, grossies par des noms de femmes.
Le nom d'une femme ne doit être gravé que dans le coeur de son père, de son mari, ou de ses enfans.
=LII.=
LA RAISON _veut_ qu'en attendant l'entier accomplissement de la présente loi, les femmes s'abstiennent de lire, et même d'assister aux séances publiques ou particulières des Instituts, Académies, Cercles ou Sociétés littéraires, Portiques ou Veillées des Muses, Musées, Lycées, Prytanées, Athénées,... etc.; comme aussi de suivre les cathéchismes et les cours, de hanter les bibliothèques,.... etc. Ce n'est pas là leur place: les femmes ne sont bien que chez elles, ou dans une fête de famille.
«Ses spectacles (dit _Thomas_, en parlant d'une femme estimable) sont ses enfans.»
(_Essai sur les femmes_.)
=LIII.=
LA RAISON _veut_ que les femmes ne soient point admises aux tribunes du corps législatif, ni aux séances du tribunat, ni dans le parquet des tribunaux, ni aux fenêtres des maisons avoisinant les places publiques destinées aux exécutions.
Leur présence y serait un contresens.
Une femme ne doit et ne peut paraître avec décence et solemnité qu'au tribunal de famille ou de paix.
=LIV.=
LA RAISON _veut_ qu'une femme puisse voter dans une assemblée de famille; la Raison désapprouverait fort que les femmes aillent opiner à la tribune d'une assemblée nationale.
Le premier des deux sexes, représentant naturel de l'autre, discute et stipule pour les deux ensemble.
La voix d'une femme parmi les législateurs ferait nécessairement cacophonie.
Qu'elles aillent plutôt au marché!
=LV.=
LA RAISON _veut_ que, sans avoir égard à la réclamation de _Condorcet_ (qui ne fut pas toujours philosophe dans sa conduite et dans ses écrits), les femmes continuent à renoncer au droit de cité, dont elles ne sauraient remplir les devoirs.
Serait-il convenable et décent, par exemple, que les jeunes filles et les femmes montassent la garde, fissent des patrouilles?... etc.
On retrouve _Condorcet_ tout entier, quand il dit, dans la même dissertation:
«Les femmes sont supérieures aux hommes dans les vertus domestiques; elles sont meilleures, plus sensibles, moins sujettes aux vices qui tiennent à l'égoisme, à la dureté du coeur; mais...»
(_Journal de 1789_. p. 5. _in_-8º.)
=LVI.=
LA RAISON _veut_ que les femmes tiennent le sceptre de la politesse, sans aspirer à celui de la politique.
Une femme serait aussi déplacée sur un trône que dans la chaire d'un évêque.
Que de plaisanteries ne s'est-on pas permises sur la papesse _Jeanne_?
«_Mais Catherine II, en Russie_, dira-t-on.»
Quelle est la femme honnête qui voulût ressembler à cette impératrice immorale?
La reine _Christine_, elle-même, disait:
«Mon sentiment est que les femmes ne devraient jamais régner».
(_Mém. de sa vie, écrits par elle_.)
=LVII.=
LA RAISON _veut_ que les femmes demeurent, à l'avenir comme par le passé, étrangères aux _ambages_ de la diplomatie.
«Ce n'est pas dans les affaires d'état, (dit _Théophraste_) c'est dans sa famille qu'une femme doit montrer son esprit et sa prudence.»
(_Caractères_.)
=LVIII.=
LA RAISON _veut_ que tout citoyen qui aura choisi pour épouse et compagne une femme lettrée ou une virtuose, soit par le fait, regardé comme inhabile à remplir une fonction publique de quelqu'importance.
_Périclès_, gouverné par une femme philosophe, ne gouverna point Athènes avec toute la sagesse qu'on attendait de lui. Son administration fut brillante, mais aux dépens de la liberté publique; et cependant Périclès n'avait pas craint d'adresser aux dames d'Athènes le discours suivant, traduit mot-à-mot:
«Pour ce qui vous regarde, voici quel est mon avis en peu de paroles; n'aspirez qu'à ces vertus qui sont particulières à votre sexe, suivez la modestie qui vous est naturelle; et croyez que le plus grand éloge que vous puissiez obtenir, c'est qu'on ne dise rien de vous ni en bien ni en mal.»
=LIX.=
LA RAISON... qui dispense les femmes d'apprendre à lire et à écrire, pour empêcher qu'elles n'éludent la présente loi, en dictant les produits de leur imagination à un copiste complaisant, défend à tout homme d'écrire sous la dictée des femmes, excepté une lettre à leurs pères ou à leurs maris absens, ainsi tout ce qui peut intéresser l'économie domestique.
=LX.=
LA RAISON _veut_ que tous les bons livres (et ils ne sont pas en si grand nombre) soient _lus aux femmes_, mais non _lus par elles_.
=LXI.=
LA RAISON _veut_ que les chefs de maison, les pères et les maris se fassent un devoir de remplir les fonctions de lecteurs auprès des femmes. Est-il un tableau plus touchant que celui de _Greuze_, représentant un père de famille, lequel assis à une table, fait lecture de la bible à ses enfans rangés autour de lui?
=LXII.=
Chacun des chefs de maison transcrira, pour le lire à sa femme et à ses filles, à tout le moins une fois l'an, le premier livre des _Économiques_ par _Xénophon_: c'est un chef-d'oeuvre de raison et de sensibilité.
=LXIII.=
LA RAISON _veut_ qu'un chef de maison réponde à sa femme et à ses filles tentées de lui reprocher le peu d'éducation littéraire qu'il leur donne, par ce passage d'un livre plein de sens, imprimé au commencement du siècle qui vient de finir:
«De toutes les sciences, celle qui convient le mieux aux femmes et à laquelle elles se devraient principalement appliquer, c'est la science des moeurs... Les autres sciences leur sont fort inutiles... L'expérience leur apprend que si elles veulent s'attirer de l'amour, du respect et de la considération, il ne faut pas pour cela qu'elles soient théologiennes, mathématiciennes, physiciennes, rhétoriciennes, historiennes.... etc. Les plus instruites dans ces sciences, ne sont pas celles qui plaisent le plus.»
(p. 195-196. _la Langue_, T. I. in-12, 1707)
=LXIV.=
LA RAISON _veut_ que le père, le mari, les frères et les enfans de chaque maison ne portent d'autres vêtemens que ceux filés et tissus de la main des filles et des soeurs, des épouses et des mères.
L'empereur _César Auguste_ portait d'ordinaire des habits faits par sa femme, sa soeur et ses filles.
En ce temps-là, on ne voyait point les femmes armées d'une plume et d'une férule, composer des romans et des traités de théologie.
En ce temps-là, on ne voyait point un père et sa fille joûter l'un contre l'autre à qui fera les plus gros livres de finance et de littérature, de morale et de religion, tandis que la mère plus sage et mal imitée, fondait des hospices.
=LXV.=
En Chine, la femme d'un Lettré ne peut pas employer des mains étrangères pour les habits de son époux; il faut qu'elle en tire la matière de ses vers-à-soie, la mette en oeuvre et les fasse elle-même.
(Voyez le _Ly-Ki_.)
LA RAISON propose cet exemple aux épouses et compagnes des membres de l'Institut et des autres Sociétés littéraires.
=LXVI.=
LA RAISON _veut_ que les femmes qui s'obstineraient à faire des livres, ne soient point admises à faire des enfans.
_Bayle_ ne conseille point aux beaux-esprits femelles _de s'engager dans les liens du mariage_.
Selon lui: _c'est le sort ordinaire des femmes savantes d'essuyer plusieurs chagrins domestiques...._
(_Dictionnaire_.)
_Bayle_ aurait pu ajouter: _et d'en causer._
=LXVII.=
Les hommes ont consacré une fête à la découverte de l'alphabet et de l'imprimerie.
Les hommes et les femmes se réuniront pour célébrer une invention charmante, plus précieuse peut-être encore, et qui certainement n'est point susceptible des mêmes abus, l'invention de la gaze.
=LXVIII.=
LA RAISON _veut_ qu'on réalise cette ancienne loi proposée par le sage Pythagore au peuple de Crotone.
«Honore la charrue et la quenouille; consacre leur une fête chaque année.»
(2578. _loi_.)
On conserva, pendant plusieurs siècles, dans un temple, à Rome, la quenouille et le fuseau de _Tanaquil_, chargés de la laine que cette reine avait filée. Elle passait pour la plus habile fileuse de son tems.
Les filles romaines qui se mariaient étaient accompagnées pendant le cérémonial d'une personne portant une quenouille garnie.
En Chine, l'impératrice célèbre tous les ans la fête du fuseau.
Filer vaut mieux qu'ourdir des trames politiques ou des cabales littéraires.
=LXIX.=
LA RAISON _veut_ que dans toutes les assemblées et fêtes publiques, les filles à talent et les femmes de lettres, (tant qu'il y en aura) cèdent le pas aux bonnes ménagères et aux mères de famille.
=LXX.=
LA RAISON _veut_ que le soin de brûler des parfums et de tresser les guirlandes de fleurs et les couronnes dans les fêtes publiques, soit réservé aux vierges pures et sans lettres.
Les épouses et les mères de famille gardent la maison.
=LXXI.=
LA RAISON veut que les bonnes actions des filles sages, des épouses vertueuses et des mères de famille soient proclamées, en leur absence, dans les solemnités nationales.
On portera chez elles les couronnes qui leur auront été décernées. On leur répétera l'hymne chanté en leur honneur, et non imprimé; on en confiera la tradition à la mémoire de leurs parens ou de leurs enfans.
=LXXII.=
LA RAISON veut qu'aux fêtes publiques dans toutes les communes, on proclame, non les femmes auteurs de beaux livres, mais les mères de beaux enfans.
=LXXIII.=
LA RAISON veut qu'on grave sur la tombe des femmes recommandables par la science et la pratique du ménage, cette belle et antique épitaphe de la reine _Amalasonthe_, non pas la fille de _Théodoric_, roi des Goths, mais une autre Amalasonthe, beaucoup plus ancienne:
CASTA VIXIT, LANAM FECIT, DOMUM SERVAVIT.
ELLE VECUT CHASTE, TRAVAILLA EN LAINE, ET GARDA LA MAISON.
=LXXIV.=
Les auteurs dramatiques sont invités à consacrer leurs talens au but moral de la présente loi. Ils pourront employer tour-à-tour les armes du sentiment et du ridicule au triomphe de la nature et de l'antiquité, compromises par la mauvaise éducation donnée aux femmes.
=LXXV.=
Les pères et les maris sont responsables de la stricte observance de la présente loi.
Ils seront, seuls, punis des contraventions de leurs filles et de leurs femmes.
=LXXVI.=
La présente loi est commise à la garde des pères de famille et chefs de maison.
Chaque père de famille et chef de maison, se procurera un exemplaire de ladite loi, pour être placé à l'endroit le plus apparent du domicile.
=LXXVII.=
LA RAISON veut que ce projet, pour devenir loi, obtienne la pluralité des suffrages: en conséquence, un vase à scrutin sera ouvert pour recevoir le _oui_ ou le _non_ des chefs de maison, des pères de famille, et des hommes mariés.
=LXXVIII.=
Aussitôt que ce projet de loi aura obtenu sa sanction par la pluralité des suffrages, chacun des chefs de maison donnera une fête à sa famille, pour y proclamer ladite loi, dans l'intervalle du repas aux danses.
En même tems, il fera jeter au milieu d'un feu de joie tous les livres et instrumens à l'usage de l'éducation factice des femmes. Autour du bûcher, on chantera une ronde composée dans l'esprit des couplets suivans:
Sur l'air: _Chantez, dansez,.... etc._
Faut-il tous ces livres poudreux, Pour être amante, épouse et mère La nature en sait plus long qu'eux; Avec le coeur on sait tout faire. Chantons, dansons, travaillons bien; Aimons-nous, le reste n'est rien.
Deux jeunes époux bien portant Ont-ils besoin de savoir lire, Pour être auteurs d'un bel enfant Qui commence par leur sourire? Chantons, etc.
Le nouveau-né, certainement, Peut se passer de la grammaire; Sans savoir lire au rudiment, Il tete et caresse sa mère. Chantons, etc.
ARTICLES SUPPLEMENTAIRES.
=LXXVII.=
En attendant que l'on prenne le même parti à l'égard de beaucoup d'autres livres, tous les ouvrages composés par les femmes ou pour elles, seront incessamment réunis en un seul dépôt.
=LXXVIII.=
Le flambeau de la critique fera, de la plupart de ces nombreux volumes, un sacrifice expiatoire au bon sens.
=LXXIX.=
Cette mesure, peut-être un peu extrême, a pourtant cela de bon, que par elle cessera nécessairement la distinction des femmes lettrées et de celles qui ne le sont point.
Ce qui mettra fin à la petite guerre sourde qui existe entr'elles.
=LXXX.=
Pour donner un exemple de l'esprit dans lequel on doit procéder à la réforme des livres, on ne conservera de tous les volumes du _Parnasse des Dames_, que les lignes suivantes: «La vie sédentaire des Dames Romaines, uniquement occupées de l'intérieur de leur maison, le soin qu'on prit tout le tems que dura la République, de les élever dans l'ignorance, le profond respect même qu'on leur portait et les honneurs presque divins rendus à celles qui avaient vécu retirées, chastes et laborieuses, étaient autant d'obstacles pour les détourner de l'amour des lettres....
»Les Dames Romaines n'ambitionnèrent le titre de bel esprit et de philosophes, que lorsqu'elles cessèrent de prétendre aux noms plus respectables de mères tendres et d'épouses fidèles.... etc.
»Les Dames Romaines ne commencèrent à cultiver les lettres que dans le tems de leur décadence.«
* * *
_P. S._ Les Chinoises sont aussi peu curieuses de Littérature et d'Histoire que les Européennes, de morale et l'algèbre: leur domestique est leur univers; plus elles s'occupent à le bien gouverner, plus elles sont heureuses et estimées. On aimerait presqu'autant leur voir prendre un sabre qu'un pinceau (c'est-à-dire une plume): pour leur en ôter l'envie, on ne leur apprend pas à lire.
(_Mémoires Chinois_, _in_ 4º., t. I, p. 12.)
_Encore une petite citation._
«........L'étude des langues et des connaissances relevées, loin de rendre une femme utile à sa famille, ne servirait qu'à la distraire et à l'enorgueillir jusqu'au point de négliger le soin des affaires domestiques, de mépriser toute subordination et de maudire la condition de son sexe...... Les objets essentiels de l'éducation d'une femme sont...... la science de tout ce qui inspire la douceur, la modestie, la propreté du corps... etc.«
(_Histoire de la vie civile_, t. I, p. 17.--1769. p. _Vt. Martinelli_.)
_N. B._ On remplirait plusieurs volumes _in-folio_ d'autorités graves, prouvant la nécessité et l'urgence d'une loi dans l'esprit de celle dont nous publions ici le programme.
DISTIQUE SUR UNE FEMME-HOMME DE LETTRES.
Dédaigneuse et superbe, elle croit tout savoir; Son mari n'est qu'un sot, trop heureux de l'avoir.
PHIL. DESPORTES.
* * *
AVIS AUX FEMMES.
Voulez-vous que la paix dans vos coeurs se conserve, Belles, que le travail vous occupe toujours! Souvent l'_aiguille_ de Minerve Repousse les traits des amours.
PANNARD.
* * *
Au tems où nous vivons, deux têtes exaltées Du sexe féminin outre-passant les droits, La S**, la G**, deux chèvres Amalthées, Ont singé les docteurs des peuples et des rois.
_Par un savant breton_, LEBRIG...
EXTRAIT DE LA BIBLIOTHEQUE DES AMANS.
À UNE FEMME BEL ESPRIT.
Sur les bancs poudreux de l'école, Non, je n'aimerais pas te voir Dans les volumes de Barthole Puiser un pénible savoir.
Ne vante pas tant la science; Ève sait ce qu'elle a coûté: Il est une aimable ignorance Qui sied bien mieux à la beauté.
La beauté souvent n'est savante, Hélas! qu'aux dépens de son coeur: Qu'une Agnès est intéressante! On préfère à tout sa candeur.
De tous les arts, Pallas est mère; Pallas pourtant n'eut pas le prix: Vénus qui ne savait que plaire, Le reçut des mains de Pâris.
Les neuf soeurs sont encor pucelles, Malgré leurs sublimes esprits; Moins savantes, nos immortelles Auraient pu trouver des maris.
Hortense, une longue lunette Qui fatiguerait tes beaux yeux, T'irait plus mal qu'une navette Entre tes doigts industrieux.
Ta bouche, notre idolâtrie, Faite pour le propos badin, Deviendrait-elle plus jolie, Quand tu saurais parler latin?
L'aigle altier porte le tonnerre; Dans les cieux il a son séjour: La colombe rase la terre, Et n'est faite que pour l'amour.
SYLVAIN.
LE DECALOGUE
OU
LES DIX COMMANDEMENS AUX FEMMES.
I.
Pour ton Dieu, amour tu auras, Et serviras honnêtement.
II.
Amour en vain ne jureras Ni par l'Hymen pareillement.
III.
Foi conjugale garderas À ton époux dévotement.
IV.
Infidèle point ne seras, De fait ni volontairement.
V.
_Père et mari honoreras_ _Afin de vivre plaisamment._
VI.
Trop exigeante ne seras De corps, d'esprit, ni autrement.
VII.
D'autre science n'apprendras Que ton ménage seulement.
VIII.
Romans et vers tu ne feras, Ni mentiras aucunement.
IX.
Tes enfans tu allaiteras, Pour être mère absolument.
X.
Vivant ainsi, droit tu iras En paradis dès ce moment.
SYLVAIN.
TABLE ALPHABETIQUE DES NOMS CITÉS.
NOMS DES FEMMES.
A.
Académiciennes _de l'hôtel Rambouillet_. (_les_)
Amalasonthe.
Amazonnes. (_les_)
Américaines. (_les_)
Andromaque.
Antigone.
Aspasie.
B.
Bourignon. (_Madame_)
Brigitte. (_Sainte_)
C.
Catherine de Médicis.
Catherine II, de Russie.
Chambrière de Colletet. (_la_)
Christine.
Cléonice.
Cornara. (_Piscopia_)
D.
Dacier. (_Madame_)
Deshoulières. (_Madame_)
Dibutade.
Duchatelet. (_Madame_)
E.
Erinne.
Ève.
F.
Fatime.
G.
Gauloises. (_les_)
Géneviève. (_Sainte_)
Geoffrin. (_Madame_)
Gournay. (_Mademoiselle de_)
Guyon. (_Madame_)
H.
Hélène.
Hypparchie.
J.
Jeanne _d'Arc_.
Jeanne. (_la Papesse_)
Juives. (_les femmes_)
L.
Labé _Lyonaise_. (_Louise_)
Lacédémoniennes. (_les_)
Lamia.
Lasuze. (_Madame de_)
Laure.
Lays.
Longueville. (_Madame de_)
Lucrèce.
M.
Maintenon. (_Madame de_)
Marguerite de Navarre.
Marie.
Marthe.
Ménagère de Malherbe. (_la_)
Montaigue. (_Milady_)
N.
Nasicaa.
Nièce de Descartes. (_la_)
Noëmi.
P.
Pénélope.
Phriné.
R.
Reines de France. (_les_)
Rhodope.
Romaines. (_les Dames_)
Ruth.
S.
Sabines. (_les_)
Sapho.
Sarrochia. (_Marguerite_)
Servante de Molière. (_la_)
Sévigné. (_Madame de_)
Sulpicie.
T.
Tanaquil. (_la Reine_)
Thaïs.
V.
Vestales.
Vierge. (_la Sainte_)
Villedieu. (_Madame de_)
Z.
Zénobie.
NOMS DES HOMMES.
A.
Alcinoüs.
Alembert. (_d'_)
Aristote.
Attila.
Auguste. (_César_)
B.
Balzac.
Barbarigo. (_le Cardinal_)
Bayle.
Bibliothèque des Amans. (_l'auteur de la_)
Bibliothèque des Femmes. (_les auteurs de la_)
Boileau.
Booz.
C.
Chaptal.
Charlemagne.
Clairaut.
Colletet.
Condorcet.
Corneille.
D.
Desmathis.
Desportes. (_Philippe_)
Duguesclin.
E.
Égyptiens. (_les_)
Encyclopédie. (_les auteurs de l'_)
Euripide.
Evremont. (_Saint_)
F.
Fénélon.
Fleury.
G.
Gabriel. (_l'Ange_)
Galerie des Femmes célèbres. (_les auteurs de la_)
Galerie des Hommes illustres. (_les auteurs de la_)
Greuze.
H.
Hector.
Henri IV.
Homère.
Horace.
Hyppolite.
I.
Institut. (_les membres de l'_)
J.
Juvénal.
L.
Langue. (_l'auteur de la_)
Larochefoucault.
Le Brig...
M.
Mahomet.
Malherbe.
Mallebranche.
Martinelli. (_Vincent_)
Molière.
Montaigne. (_Michel_)
O.
OEdipe.
Origène.
Ovide.
P.
Palaye. (_Sainte_)
Pannard.
Paul. (_Saint_)
Périclès.
Pline.
Plutarque.
Pope.
Pradon.
Pythagore.
Q.
Quintus de Smyrne.
R.
Racine.
Retz. (_le Cardinal de_)
Rousseau. (_J. J._)
S.
Salomon.
Sylvain.
T.
Théocrite.
Théodoric.
Théophraste.
Thomas. (_l'Académicien._)
Tourlet.
Turenne.
V.
Voiture.
Voltaire.
X.
Xénophon.