Paris de siècle en siècle: Le Cœur de Paris — Splendeurs et souvenirs
Part 38
Commencements bien humbles. Le fondateur était Théophraste Renaudot, né à Loudun, protégé du cardinal de Richelieu, médecin, homme à idées, créateur en cette même maison du Grand Coq du _bureau d’adresses et de rencontre_ pour les ventes, locations, échanges, demandes ou offres quelconques, fonctionnant depuis 1612, et amenant peu à peu, après l’avis manuscrit, la fondation d’une feuille imprimée, les _Petites Affiches_.
Tout en publiant sa gazette, ou en s’occupant de son bureau d’adresses, Renaudot continuait l’exercice de la médecine et ouvrait, toujours dans la maison du Grand Coq, une salle de consultations gratuites pour malades pauvres où les clients affluaient, soignés par le gazetier et par des médecins associés de Renaudot, lesquels malades étaient souvent fournis aussi gratuitement des médicaments nécessaires.
Cette innovation lui suscita une formidable armée d’ennemis, la Faculté bondit, mais Renaudot tint courageusement tête à toutes les attaques et fit durer sa création jusqu’à ce que la Faculté elle-même se décidât à la reprendre à son compte.
Quant à la vieille _Gazette_, devenue la _Gazette de France_ elle vit toujours, et du petit œuf couvé dans la maison du Grand Coq, on sait quelle innombrable couvée est sortie. Le vénérable logis où la presse a pris naissance a depuis longtemps disparu, il tombait obscurément bien avant les démolitions de la Cité; la caserne des pompiers recouvre sa place.
Depuis quelques années Théophraste Renaudot a sa statue sur le marché aux fleurs, à peu de distance de l’endroit où cet homme de chétive mine, ce lutteur obstiné, s’acharna à ses œuvres diverses malgré détracteurs et envieux, et finit par triompher beaucoup plus qu’il ne l’avait rêvé.
Cette caserne de l’état-major des pompiers nous fait souvenir des premiers pompiers de Paris, des pompiers en frocs qui pendant si longtemps se chargèrent de combattre le feu. Les capucins, à Paris et ailleurs, avaient cette spécialité: ils étaient pompiers volontaires; à eux était dévolu le service de l’extinction des incendies; ces frocards avaient du bon, quand le feu éclatait quelque part, ils accouraient, au premier rang des travailleurs, luttant courageusement contre les flammes, avec de bien faibles moyens il est vrai. Plus d’un périt victime de son dévouement, on l’a vu aux grands incendies de l’Hôtel-Dieu ou du Palais de Justice.
Des moines de tous les ordres si nombreux et si divers qui pullulaient dans la grande ville les capucins étaient l’un des ordres les plus connus, et sur lequel aussi s’est exercé le plus volontiers la verve des railleurs. Ils possédaient quatre couvents à Paris; celui de la rue Saint-Honoré, s’il manquait des beautés architecturales des monastères plus anciens, était le plus important. Rameau de l’ordre de Saint-François, les capucins, nommés ainsi de leur capuchon pointu, étaient venus en France sous Charles IX, au moment le plus chaud des querelles religieuses, et s’étaient jetés aussitôt dans la mêlée où s’agitaient déjà tant de prêtres et de religieux.
Ces frocards furent bientôt populaires parmi les gens de la Ligue qu’enflammaient leurs prédications, leur zèle plein de faconde, en dépit des moqueries des politiques et des gens de sens plus rassis. Leur premier couvent était situé à l’endroit où fut depuis l’hôtel de César de Vendôme, puis la place Vendôme. Expropriés au commencement du XVIIe siècle, ils s’établirent en face de cet hôtel de Vendôme, rue du Faubourg-Saint-Honoré, à côté des Feuillants, moines de l’abbaye de Feuillant en Languedoc, venus à Paris presque en même temps que les capucins et comme ceux-ci enragés ligueurs.
Deux figures de capucins de la grande époque méritent bien quelques mots, leurs tombeaux d’ailleurs étaient voisins dans l’église des Capucins. C’est d’abord le père Ange, précédemment Henri comte du Bouchage et plus tard duc de Joyeuse, qui avait pris le froc par désespoir de la mort de sa femme. Après la journée des Barricades le père Ange, pieds nus, conduisit à Chartres où était le roi, dans le but d’entrer en négociations au nom de la Ligue, la fameuse procession de capucins chantant des psaumes et se fouettant à tour de bras. Il fut d’ailleurs assez mal reçu.--Fouettez tout de bon, disait Crillon sur son passage, c’est un lâche qui a quitté la cour par peur des coups!...
Ses frères Joyeuse et Saint-Sauveur ayant été tués tous deux à Coutras, son troisième frère étant mort aussi peu après, le père Ange laissa le froc pour reprendre, avec le titre de duc de Joyeuse, le morion et l’épée, et se jeter à son tour dans la mêlée des guerres civiles.
Au triomphe définitif d’Henri IV, il fit sa soumission, récompensée par le bâton de maréchal de France. Un jour, sur une plaisanterie d’Henri IV qui lui rappelait sa capucinade, le maréchal duc de Joyeuse changea encore brusquement, il abandonna la cour, jetant aux orties le bâton de maréchal pour reprendre le froc et redevenir le père Ange, simple capucin cherchant par de dures pénitences à obtenir du ciel le pardon de sa fugue, et finissant par mourir au cours d’un pèlerinage entrepris pieds nus vers la ville éternelle.
Voltaire a résumé cette existence bizarre dans un vers de la _Henriade_:
Il prit, quitta, reprit la cuirasse et la haire.
L’autre capucin fut un autre personnage que ce pauvre père Ange. Ce n’est rien moins que le père Joseph, l’Eminence grise, le conseiller, l’ami fidèle de l’Eminence rouge, le cardinal de Richelieu. On sait quel fut son rôle auprès du terrible politique. Cette robe de bure cachait une âme austère et dure: le père Joseph né gentilhomme, mais sans la moindre ambition personnelle, simple moine redouté autant que le ministre, tenant en main les fils de toutes les intrigues secrètes, de toutes les trames compliquées de la politique du cardinal, mêlé à toutes les affaires, travaillant à tous les grands projets, diplomate et négociateur, fut le plus infatigable et le plus désintéressé des collaborateurs et il mourut à la peine, usé autant que son ami et peu avant lui.
Après avoir fortement soufflé sur le feu des guerres civiles, et figuré brillamment à la fameuse Revue des moines de la Ligue défilant casque en tête et mèche allumée de Notre-Dame à l’Hôtel de Ville, les capucins, redevenus d’humbles moines mendiants, éteignaient donc les incendies. Mme de Sévigné raconte dans une de ses lettres l’incendie de la maison de M. de Guitaut, son voisin de la rue Saint-Claude, et les montre dans leur mission de dévouement.
Ceux-ci étaient des capucins du Marais, car dès les premières années du XVIIe siècle, d’autres maisons de cet ordre s’étaient fondées, les capucins du faubourg Saint-Jacques en 1613,--leur couvent est devenu l’hôpital du Midi,--et les capucins du Marais un peu plus tard. Les capucins du faubourg Saint-Jacques émigrèrent en 1782 et devinrent les capucins de la Chaussée d’Antin, on leur avait construit une église et un couvent nouveaux, ils n’eurent guère le temps de s’installer, car la Révolution vint les chasser; leur église s’appelle aujourd’hui Saint-Louis d’Antin et leur couvent Lycée Condorcet, après avoir été lycée Bonaparte, Bourbon, Fontanes.
Les Capucins restèrent les seuls pompiers de Paris jusqu’à l’organisation d’un service spécial. Les pompes furent, paraît-il, employées pour la première fois en 1705, à l’incendie du petit Saint-Antoine. C’était une importation d’Allemagne; on acheta, au moyen d’une loterie, une vingtaine de pompes dont il ne paraît pas que l’on sut bien se servir tout d’abord. En 1722, un corps spécial de pompiers fut organisé, ce fut l’embryon de notre courageux régiment des sapeurs-pompiers dont l’état-major habite la Cité.
De la pointe de l’archevêché, on peut voir sur la rive gauche de la Seine une autre caserne de pompiers installée dans un des rares débris des couvents du moyen âge arrivés jusqu’à notre époque, dans l’ancien réfectoire et dortoir des Bernardins subsistant rue de Poissy, magnifique bâtiment à vingt arcades ogivales.
De ces quais de la Cité, la vieille Lutèce, comme accoudée aux bordages de son navire, pouvait regarder d’âge en âge Paris grandir et se développer, et suivre les spectacles changeants et variés, qui se déroulaient par-dessus l’animation des ports, le mouvement perpétuel de la rivière.
Au sud, devant l’Université et la Montagne où s’effile si haut, au milieu de tant de clochers inférieurs, la flèche de Sainte-Geneviève, dont la tour nous est restée, c’est la rive de la Tournelle avec la tour des galériens, le port du Mulet, les bateaux de bois, les maisons de la rue de la Huchette que remplacent au XVIIe siècle, les bâtiments de l’annexe du vieil Hôtel-Dieu subsistant encore sous saint Julien le Pauvre, les maisons serrées au-dessus de la rivière sans quai ni berge entre le petit Châtelet et le pont Saint-Michel, avec de simples ruelles et des escaliers descendant à la Seine, la rue du Chat-qui-Pêche et la rue des Trois-Chandelles, aujourd’hui Zacharie...
Après le pont Saint-Michel jusqu’au Château-Gaillard, c’est le quai des Augustins, le plus ancien de Paris. C’était jusqu’au XIIIe siècle une saulaie et une prairie basse inondée à la moindre crue de la Seine. En 1312, comme le quartier se bâtissait autour du couvent et de l’église des grands Augustins, qui venaient de remplacer le pauvre monastère des frères Sachets, Philippe le Bel ordonna la construction d’un quai de pierre de taille pour en finir avec les envahissements de la Seine.
Du pont Saint-Michel, alors Pont-Neuf, à la tour de Nesle, il y eut ainsi un mur solide avec quelques escaliers entre des espèces de demi-tours. C’était au XVIe siècle la promenade des parlementaires; les graves magistrats après les journées au palais y venaient prendre l’air au milieu du populaire. Au XVIIIe siècle, c’était le quai aux marchands de volaille, on l’appelait la Vallée en souvenir de la prairie depuis longtemps disparue, et quand le couvent des grands Augustins tomba après la Révolution, l’Empire construisit sur son emplacement le marché à la volaille et au gibier, dit aussi de la Vallée, tant les vieilles appellations ont de peine à disparaître.
Ce petit bras de la Seine par les temps de sécheresse était souvent presque à sec: le _Bourgeois de Paris_ rapporte qu’en 1448 «la Seine était si petite qu’à la Toussaint on venait de la place Maubert tout droit à Notre-Dame, à l’aide de quatre petites pierres, et hommes, femmes et petits enfants sans mouiller leurs pieds, et devant les Augustins jusqu’au pont Saint-Michel et quatre ou cinq lieux en telle manière pour venir au Palais du roy par la porte de derrière».
Au nord de la Cité, du pont Notre-Dame au port Saint-Landry, c’étaient les ports de la rive droite, les innombrables bateaux du port au foin, du port aux vins, c’était la Grève, l’antique port de la Hanse des Marchands, puis en descendant la Seine une autre vallée, la _Vallée de Misère_ avec ses étroites ruelles des boucheries et écorcheries, cloaques aux ruisseaux rouges débouchant à la Seine au pied des murailles du grand Châtelet.
Le quai de l’Ecole et le quai de la Mégisserie ou de la Ferraille, construits au XIVe siècle et refaits sous François Ier, pittoresque bordure du Paris de la rive droite, étaient aussi coupés de distance en distance par des arches donnant accès à la rivière pour les lavandières ou les chevaux; il y avait l’arche Popin, aux lavandières Sainte-Opportune, l’arche Marion prolongeant la rue Thibeautodé, l’arche Bourbon sous l’hôtel de Bourbon, l’arche d’Autriche au Louvre; l’arche Popin est restée la dernière jusqu’en 1840.
La pointe orientale de la Cité faisant face à l’entrée de la Seine dans Paris, au bout du jardin de l’Archevêché qui recouvre le cloître et la petite église de Saint-Denis du Pas, ainsi que le terrain Notre-Dame, est attristée aujourd’hui par un funèbre établissement qui occupe ainsi la plus magnifique situation à la pointe du vaisseau de Lutèce.
C’est la Morgue, ainsi placée comme frontispice au Paris historique, comme premier plan pour les splendeurs architecturales de l’abside de Notre-Dame.
La Morgue primitive, l’endroit sinistre où, selon l’ancienne signification du mot _Morgue_, _regarder au visage_, étaient exposés pour qu’on les vint reconnaître, les cadavres ramassés sur la voie publique, était jadis cachée dans la _Basse geôle_ du Grand Châtelet, petite salle donnant sur une des cours intérieures de cet édifice. Jusqu’en 1804, la morgue, dont on ignore les commencements, resta à la Basse geôle. Comme le Châtelet allait disparaître on éleva sur le quai du Marché-Neuf, près du pont Saint-Michel, un bâtiment destiné à recevoir tous les cadavres trouvés dans le fleuve ou par les rues.
Cette morgue eut des journées bien chargées dans les temps d’émeute ou de révolution de notre siècle, comme en juillet 1830 où le trop-plein des cadavres était évacué par bateaux vers les lieux de sépulture. Elle dura jusqu’en 1862.
Alors s’opérait le grand travail de transformation de la Cité. La morgue du pont Saint-Michel était déjà assez visible, ce service que l’on peut considérer comme une des plus hideuses verrues de la grande ville, comme une de ces tristes nécessités qui se doivent soigneusement dissimuler, on le transporta pourtant au point le plus admirable de la Cité, en façon de pendant à la statue d’Henri IV de l’autre côté, comme pour en faire un ornement de plus à la cathédrale qui semble faire jaillir de ce lugubre soubassement les superbes arcs-boutants de son abside.
Emplacement merveilleux, par la splendeur du grandiose paysage de pierres auréolées de toutes les poésies du passé, situation superbe, d’où elle partira un jour prochain, il faut l’espérer, et où, pour couronner dignement la poupe de la vieille nef parisienne, devrait bien s’élever quelque monument à la gloire du vieux Paris de l’histoire.
TABLE DES CHAPITRES
CHAPITRE PREMIER.--LE VAISSEAU DE LUTÈCE
Écrasement de l’antique Cité.--Ce que représente l’étroit espace entre Notre-Dame et le palais.--L’établissement des Francs.--Le palais gallo-romain devient le palais des chefs mérovingiens.--Clotilde et les fils de Clodomir.--Frédégonde à Paris.--Les deux ponts de la Cité.--Le départ de Rigonthe.--Le comte Leudaste.--Saint Eloi.--Les incendies de la cité 1
CHAPITRE II.--LES NORMANDS
La décadence carlovingienne.--Apparition des Normands.--Serpents et dragons de mer.--Le grand siège.--L’évêque Gozlin et le comte Eudes.--Les brûlots.--Assauts repoussés au Grand Pont.--Le blocus.--Le camp de Saint-Germain l’Auxerrois.--La crue de la Seine.--La tour du Petit Pont et ses douze défenseurs.--La flotte normande traînée à terre pour éviter le passage de Paris.--L’empereur Othon.--Le palais du roi Robert 17
CHAPITRE III.--LE PALAIS
L’enceinte du palais, le verger royal.--La chapelle Saint-Michel.--Le logis du roi.--Les tours d’Argent, de César et Bon-Bec.--Intérieur de la Conciergerie.--Le grand guichet.--Le bâtiment des cuisines.--Saint Louis.--Construction de la Sainte Chapelle.--Les reliques de l’empereur Baudouin.--La perte du Saint Clou.--L’oratoire de Louis XI et l’escalier de Louis XII.--La grande salle et ses particularités.--La Chambre dorée, la tour de l’horloge.--Fêtes d’inauguration de la grande salle.--Enguerrand de Marigny 34
CHAPITRE IV.--LA COMMUNE DE 1358
Après la défaite de Poitiers.--Désastres et misères.--Les États généraux.--La chandelle de 4455 toises.--Etienne Marcel.--Envahissement du palais et meurtre des maréchaux de Champagne et de Normandie. --L’évasion du Dauphin par le Grand Pont.--Préparatifs et armements de Marcel.--Alliance avec les Jacques.--Les trames du roi de Navarre. --Situation désespérée de Marcel.--Il va livrer la ville à Charles le Mauvais.--La mort du Prévôt 63
CHAPITRE V.--LE PALAIS AU PARLEMENT
Le roi Charles V quitte le Palais pour l’hôtel Saint-Paul.--La visite de l’empereur d’Allemagne.--Grandes fêtes, festins et divertissements.--Les troubles de la minorité de Charles VI.--Les Maillotins.--Isabeau de Bavière.--Le festin de la Grande salle troublé par l’envahissement du populaire.--L’occupation anglaise.--Réorganisation du Parlement par Charles VII.--Le palais sous Louis XI et Louis XII.--Construction de la Chambre des Comptes 76
CHAPITRE VI.--LE PALAIS AU XVIe SIÈCLE
Le Palais sous François Ier.--Semblançay.--Le procès du connétable de Bourbon.--Le cartel de l’empereur.--Charles-Quint au Palais.--La Réforme.--Processions et supplices.--La tour de Montgommery.--La très sainte Ligue.--Assassinat du président Brisson.--Jean Chastel et Ravaillac.--Le palais envahi par le duc d’Epernon.--Premier incendie du Palais 103
CHAPITRE VII.--LA BASOCHE DU PALAIS
Droits et privilèges du royaume de la Basoche.--Montres générales de la Basoche au Pré aux Clercs.--Expédition des basochiens en Guyenne sous Henri II.--La plantation du mai.--Les jeux dramatiques sur la Table de Marbre.--La basoche du Châtelet.--Le plaidoyer de la Cause grasse.--Le haut et souverain empire de Galilée.--Les échoppes autour du Palais et dans le Palais.--Boutiques et marchands.--Les libraires de la Grande salle.--Le perron de la Sainte-Chapelle.--La galerie marchande.--Procureurs et clercs.--La vieille magistrature 130
CHAPITRE VIII.--LE PARLEMENT DE LA FRONDE
Malaise intérieur général.--Premières protestations du parlement.--Mazarin et la Cour.--L’enlèvement de Broussel, les barricades.--M. le Coadjuteur.--Marche du parlement à travers l’émeute.--La guerre de la Fronde.--Princes et ducs.--La cavalerie des portes cochères et le régiment de Corinthe.--Jeune Fronde et vieille Fronde.--Le Palais champ de bataille.--Le combat du faubourg Saint-Antoine.--Émeute de la paille.--Massacre de magistrats et conseillers à l’hôtel de ville.--Louis XIV.--Docilité du Parlement.--Les difficultés de la Régence.--Incendie de la cour des Comptes.--Orages parlementaires du XVIIIe siècle 148
CHAPITRE IX.--LA RÉVOLUTION
Le dernier jour du Parlement.--Le Palais sous la Terreur.--Massacres de septembre.--La Conciergerie encombrée.--La rue de Paris.--Le tribunal révolutionnaire dans la salle de la Liberté, ancienne Grande Chambre, et dans la salle de l’Egalité, ancienne Tournelle.--Fouquier-Tinville et ses jurés.--Les grands procès.--Charlotte Corday, Danton, Marie-Antoinette, les Girondins.--Le cachot de la reine.--La prison des Girondins.--Fin de Robespierre.--Transformations après la Révolution.--Les conspirateurs sous l’Empire.--Les prisonniers de la Restauration.--Le palais incendié 180
CHAPITRE X.--LES GRANDS JOURS DE NOTRE-DAME
L’amende honorable du comte de Toulouse.--Saint Louis au départ pour la Croisade.--Les Etats généraux de 1304.--Les Templiers.--La statue de Philippe le Bel ou de Philippe IV.--Isabeau et les Anglais.--Couronnement de Henri IV d’Angleterre.--Reprise de Paris.--Les vainqueurs à Notre-Dame.--Le XVIe siècle.--Reposoirs et bûchers.--Le mariage du roi de Navarre.--La Ligue.--Les Suisses au Marché-Neuf.--La grande procession de la Ligue.--Le siège.--Notre-Dame caserne des troupes des Seize.--Prise de Paris.--Henri IV à Notre-Dame 197
CHAPITRE XI.--LES GRANDS JOURS DE NOTRE-DAME (SUITE)
Les cérémonies sous Louis XIII.--Bagarres dans l’église.--Parlement et Chambre des Comptes.--Le vœu de Louis XIII.--Dévastation du chœur sous Louis XIV.--L’ancien chœur, le jubé et la clôture historiée.--Les étendards ennemis.--Pompes joyeuses et cérémonies funèbres.--Marie-Antoinette.--Bénédiction des drapeaux de la Garde Nationale.--La dernière amende honorable au Parvis.--Suite des dévastations.--Le trésor.--La déesse Raison 231
CHAPITRE XII.--LES GRANDS JOURS DE NOTRE-DAME (SUITE)
Splendeurs impériales.--Le Concordat, les fêtes du Sacre.--Le Pape à Notre-Dame.--Austerlitz.--Les derniers drapeaux à Notre-Dame.--Baptême du roi de Rome.--Le retour des lis.--1830.--Le sac de l’Archevêché.--Baptêmes princiers, le duc de Bordeaux, le comte de Paris et le Prince impérial.--Notre-Dame échappe aux incendies de la Commune.--La cathédrale moderne.--Le saint Christophe de la nef.--Les quelques monuments échappés aux dévastations 259
CHAPITRE XIII.--LES PONTS DE LA CITÉ
Pont aux Changeurs.--La Hanse des marchands.--Les maisons et moulins des ponts.--Inondations et débâcles de glaces, écroulements et incendies.--Le pont aux Meuniers.--Incendie des ponts au Change et Marchand.--Le quai de Gèvres.--Le Petit-Pont et le Petit-Châtelet.--La planche Mibray et le pont Notre-Dame.--Passage de princes et princesses.--La pompe Notre-Dame.--Le pont Saint-Michel.--Les dernières maisons des ponts en 1809.--Les ponts de l’Hôtel-Dieu 277
CHAPITRE XIV.--LES ILES SAINT-LOUIS ET LOUVIERS
Le chien d’Aubry de Montdidier.--Herbages et cabarets de l’île Notre-Dame.--La tour Loriaux et son fossé.--L’île Tranchée et l’île aux Vaches.--L’entreprise Marie.--Déboires et procès.--Le quartier de l’Ile.--Le pont de la Tournelle.--La tour des Galériens.--Le pont Marie.--Ecroulement de deux arches.--L’accident du pont Rouge.--Le quai des Balcons.--Les hôtels Bretonvilliers, Lambert, Pimodan, etc.--Les chantiers de bois de l’île Louviers 305
CHAPITRE XV.--LE PONT-NEUF
Henri III pose la première pierre du _pont des Pleurs_.--La passerelle provisoire et sa colonie de voleurs.--Les îles de Bussy et de la Gourdaine soudées à la Cité.--Les mascarons de Germain Pilon et autres.--Le duel Fontaine et Villemot.--Le tribunal des voleurs.--Les tirelaines par plaisir.--Une partie de volerie.--Aventures, pérégrinations et naufrages du cheval de bronze.--La Samaritaine. --Échoppes et marchands.--Charlatans et bateleurs.--Mondor et Tabarin.--L’Orviétan.--Gilles le Niais, l’arracheur de dents Carmeline.--Brioché au château Gaillard.--Le cadavre de Concini.--Libelles et chansons.--La Fronde au Pont-Neuf.--Revues des troupes de la Fronde.--Les _Mazarinades_.--Rixes et bagarres 320
CHAPITRE XVI.--LE PONT-NEUF (SUITE)
Sous le Grand Roi.--Les embarras du Pont-Neuf.--Les racoleurs du quai de la Ferraille.--Derniers charlatans.--Le gros Thomas.--Toujours les voleurs.--La bande de Cartouche.--Transformation du paysage.--Le collège des Quatre-Nations.--Les chanteurs de gaudrioles.--L’exposition de la Fête-Dieu place Dauphine.--Les boutiques de Soufflot.--La Révolution.--Premières petites émeutes.--La patrie en danger.--Le canon d’alarme au terre-plein.--Le jeune Bonaparte.--Disparition de la Samaritaine.--Le treize Vendémiaire 343
CHAPITRE XVII.--L’HÔTEL-DIEU
La Maison-Dieu primitive.--Hôpital Saint-Christophe.--L’Hôtel-Dieu de Philippe-Auguste.--Fondations de saint Louis.--Encombrements et agrandissements.--La salle du Légat.--Les ponts de l’Hôtel-Dieu.--Les religieuses.--Légendes des Cagnards.--Les grands incendies.--La vieille place du Parvis.--La maison de l’humanité.--Démolition et reconstruction 360
CHAPITRE XVIII.--LES PETITES RUES DE LA CITÉ