Oeuvres complètes, tome 2

Part 13

Chapter 132,345 wordsPublic domain

Oui, pourvu qu'il n'y ait pas de grosses ordures.

PHUTATORIUS.

Ma foi! c'est le cent cinquantième chapitre.

YORICK, (_en s'inclinant avec un air respectueux_).

Mais quel en est le titre?

PHUTATORIUS.

_De re Concubinariâ._

YORICK.

Parbleu! prenez ce chapitre.

EUGÈNE.

Oui, prenez-le.

Le pauvre Phutatorius mit à profit cette fameuse consultation: elle eut, dit l'histoire, le plus heureux succès; et moi je n'ai pas voulu priver le public d'un aussi bon spécifique.

CHAPITRE CI.

_Dialogue._

Toutes ces scènes, où mon père avoit eu beaucoup de part sans rien dire, avoient retenu son impatience sur ce qui l'intéressoit lui-même essentiellement... Il attendoit que Didius, qui en étoit prévenu, tournât l'attention de l'assemblée de ce côté-là. La transition n'étoit pas aisée; mais il vaut quelquefois mieux passer brusquement d'une chose à l'autre, que d'y amener insensiblement les gens. C'est ce que fit Didius, et ce qu'il dit en fut plus frappant.

Je n'en doute point, s'écria-t-il; si pareille méprise fût arrivée avant la réforme, le baptême auroit été déclaré nul. On en auroit fait un autre, et l'enfant se seroit à la fin trouvé nommé comme on auroit voulu.

Oui, je soutiens, continua-t-il, que si, par exemple, un prêtre eût nommé un enfant Crysogosmone _in nomino patrim et filia et spiritum sanctos_, le baptême auroit été déclaré nul.

Erreur! dit Kysarchius. Dès que la méprise n'est que dans la terminaison, le baptême est bon et valable. Pour qu'il soit nul, il faut qu'elle tombe sur la première syllabe des mots, et non sur la dernière.

Mon père, qui aimoit toutes ces subtilités, prêtoit l'oreille la plus attentive à tout ce qu'on disoit.

Le dialogue devint très-intéressant.

KYSARCHIUS.

Supposons que Gastriphères baptise un enfant, _in homine gatris_, au lieu d'_in nomine patris_.

DIDIUS.

Eh bien?

KYSARCHIUS.

Sera-ce là un baptême?

DIDIUS.

Pourquoi pas?

KYSARCHIUS.

Je dis moi que ce n'en est pas un. Tous les casuistes sont d'accord sur ce point.

DIDIUS.

D'accord?...

KYSARCHIUS.

Oui, d'accord. Ils donnent pour raison de leur opinion que la racine des mots est changée. _Homine_ ne signifie point nom; _gatris_ ne signifie point père.

Que signifient-ils donc? dit mon oncle Tobie.

Rien, dit Yorick.

_Ergò_, le baptême est nul, reprit Kysarchius.

Nul de toute nullité, ajouta Yorick.

KYSARCHIUS.

Mais la chose ici est bien différente. _Patrim_, au lieu de _patris_; _filia_, au lieu de _filii_, _etc._ Tout cela ne présente qu'une faute dans les déclinaisons.--Chaque mot reste intact. Les branches sont mal taillées à la vérité: mais la racine n'est point altérée; elle reste entière.

DIDIUS.

Je l'avoue. Mais, au moins, faut-il que l'intention du prêtre soit claire.

KYSARCHIUS.

D'accord.

DIDIUS.

En ce cas, voyons si le vicaire...

KYSARCHIUS, _avec un peu d'impatience_.

Voyons, voyons!... Nous n'avons rien à voir, si ce n'est les décrétales de Léon III.

Eh! mon Dieu, messieurs, s'écria mon oncle Tobie, qu'est-ce que mon neveu a besoin de Léon III et de ses décrétales? On l'a nommé Tristram. Il a été nommé ainsi, malgré son père, malgré sa mère, malgré moi, et...

Oui?... dit Kysarchius en interrompant mon oncle Tobie. La chose est ainsi? Il y a de la parenté mêlée? Cela change bien la question. _Primò_, Madame Shandy n'y pouvoit donner sa voix...

A cette étrange proposition, mon oncle Tobie quitta sa pipe, et mon père s'approcha de l'orateur pour mieux entendre comment il la soutiendroit.--

Kysarchius ne craignoit pas les oreilles les plus attentives; il étoit ferré à glace. Les plus fameux jurisconsultes, dit-il, ont mis pendant long-temps en question, _si la mère étoit parente de ses enfans_.

Et qui sont ces animaux-là? dit mon oncle Tobie.

Swinburgn, _de testamentis_, pag. 7. §. 8. dit Kysarchius; mais après un examen aussi réfléchi qu'impartial, continua Kysarchius, on a enfin décidé que non. Cette décision, précédée de tous les pour et contre, se trouve dans Brook, tit. Administ. nº. 47.

Mon oncle Tobie quitta de nouveau sa pipe avec précipitation. Mais mon père lui fit signe de ne rien dire, et la conversation s'engagea de plus belle.

CHAPITRE CII.

_Solution._

La décision que je viens de rapporter, reprit Kysarchius, paroît fort opposée à toutes les idées reçues.

Certainement! dit mon père.

Cependant elle est fondée sur la plus saine raison.

Je ne l'aurois pas cru, dit mon oncle Tobie.

Oh! reprit Kysarchius, il y a comme cela une foule de choses qui ne se croient pas d'abord. Mais celle-ci n'est plus équivoque depuis le fameux testament du duc de Suffolk.

Cité par Brook, dit Triptolême.

Oui.

Et dont le lord Coke fait mention, dit Didius.

Précisément. Swinburgn le rapporte aussi, dit Gastriphères.

Voici le fait.

C'étoit sous le règne d'Edouard VI. Le duc de Suffolk eut deux enfans, un garçon et une fille. Le fils étoit d'une mère, et la fille d'une autre.

Le père mourut, et laissa tous ses biens à son fils par testament.

Le fils mourut aussi, et il mourut sans femme, sans enfans, sans testament, ou si vous l'aimez mieux, _ab intestat_.

Cela est égal, dit Phutatorius.

Egal, soit, reprit Kysarchius; mais il y a des personnes, qui, en matière de discussion, préfèrent le langage consacré à la chose.

Le fils mourut donc sans testament. Sa sœur, et l'on vient de remarquer qu'elle n'étoit que sa sœur de père.

Consanguine, dit Phutatorius.

Oh! ma foi, je vous laisserai dire la chose à vous-même, si vous voulez ainsi m'interrompre.

Cette sœur étoit vivante, et elle étoit de la première femme.

La duchesse de Suffolk s'empara des effets de son fils.

Elle paroissoit fondée sur cette loi de Henri VIII, qui porte que si quelqu'un meurt sans enfans, et _ab intestat_, la propriété de ses biens passe à son plus proche parent.--

Sur cela procès. La fille se pourvut devant le juge ecclésiastique.

Là, elle allégua, 1º. qu'elle étoit la plus proche parente du défunt.

2º. Que la mère du défunt n'étoit ni parente, ni alliée à son fils mort.

La nouveauté de ces propositions parut d'abord fort étrange.

Mais plus elles semblèrent extraordinaires, et plus elles excitèrent la curiosité.

Alors on consulta de tous côtés des avocats. On fouilla dans toutes les archives, on lut des chartres, on feuilleta les commentateurs, les glossateurs, les annotateurs, les casuistes, etc.

Et le tout bien considéré, le consistoire de Cantorbery et celui d'Yorck décidèrent que la mère n'avoit rien à prétendre.--

Mais, dit mon oncle Tobie, que répondoit la duchesse de Suffolk?

Elle répondoit que... que... cette question étoit toute simple: mais toute simple qu'elle étoit, elle déconcerta Kysarchius; et sans Triptolême, qui prit la parole, il ne seroit pas sorti d'embarras.

Les choses descendent et ne remontent point, dit celui-ci. C'est un axiome de droit.

Les enfans, reprit Triptolême, sont du sang de leur père et de leur mère; c'est une vérité qu'on ne peut nier: mais le père et la mère ne sont pas du sang de leurs enfans; c'est une autre vérité. Les enfans sont procréés; mais ils ne procréent pas. En deux mots, _liberi sunt de sanguine patris et matris; sed pater et mater non sunt de sanguine liberorum_. Or...

Fort bien, dit Didius. Mais votre argument prouve trop: il s'ensuivroit que le père ne seroit pas plus parent de son fils que la mère.

Mais, reprit Triptolême, ignorez-vous donc que c'est la meilleure opinion? Le père, la mère, le fils sont trois individus: mais ils ne font qu'une chair, _una caro_. _Ergò_, il ne peut y avoir de parenté.

Vous poussez encore l'argument trop loin, repartit Didius.

Oh! oh! dit Triptolême.

Oui, trop loin, beaucoup trop loin. Vous avouerez qu'il n'y a rien dans la nature qui empêche un homme d'avoir un enfant de sa grand-mère. Supposons maintenant que cet enfant soit une fille...

Mais qui diable s'avisa jamais de coucher avec sa grand-mère? s'écria Kysarchius.

Qui?... Parbleu! il ne faut pas aller si loin, reprit Didius. Ne connoissez-vous donc pas ce jeune homme dont parle Selden?

Ma foi, cela est vrai! s'écria Gastriphères. Il y songea.

Il y songea?... Il fit bien plus que d'y songer.

Plus?... C'est ce que Selden ne dit pas.

Non, il ne le dit pas, mais il dit qu'il cita à son père la loi du talion pour justifier son dessein. Vous couchez, disoit-il, avec ma mère: pourquoi ne coucherois-je pas avec la vôtre? Cet argument n'étoit, à la vérité, qu'un _argumentum commune_.

Ma foi! dit Eugène, il étoit bon pour eux, et Eugène prit son chapeau et défila.

Gastriphères prit aussi le sien, et défila.

Phutatorius, sa main où l'on sait, prit aussi son chapeau et défila.

Somnolentius, Triptolême, Argalastes, Kysarchius prirent aussi leurs chapeaux, et défilèrent.

Défilons donc aussi, dit mon oncle Tobie.

Et tout aussitôt mon père et Yorick défilèrent, mon oncle Tobie à la tête.

Les chevaux se trouvèrent prêts dans un instant.

Mon oncle Tobie, à l'aide d'Yorick, alloit se jucher sur le sien.

Mais dites-moi, je vous prie, Yorick, ce que ces messieurs ont décidé sur le nom de baptême de mon filleul? Il me semble que je ne l'ai pas bien conçu.

Je le crois, dit Yorick. Les choses ne se décident pas ainsi à la guerre. Vous autres militaires, vous avez des lois claires, précises.

Très-claires.

Et nous aussi, pourvu qu'on les interprète. C'est ce que ces messieurs ont fait avec une habileté digne des plus grands éloges.

Mais enfin qu'ont-ils dit?

Des choses très-satisfaisantes. Le nom restera, parce que personne ne peut s'en plaindre.

Comment cela? Mais ma sœur, mon frère?...

Ils ont décidé que madame Shandy n'étoit pas même parente de votre filleul.

Après?...

Vous savez que le côté maternel est le côté le plus sûr.

Oui.

Eh bien! je vous laisse à penser ce que monsieur Shandy peut être à votre filleul. Entre nous il n'est pas plus son parent que moi.

Cela pourroit bien être, dit mon père en remuant la tête, et qui avoit entendu ce discours.

Et moi, dit mon oncle Tobie, je suis d'avis, quoi qu'en disent ces messieurs, qu'il y avoit une espèce de consanguinité entre la duchesse de Suffolk et son fils.

Le public le croit comme vous; mais le public est un sot, et les savans sont des savans.

D'accord: mais les savans font une partie du public, reprit mon oncle Tobie.

Mon père crut voir une pointe dans cette réflexion de mon oncle Tobie. Il détestoit les pointes; mais c'étoit la première qui fût jamais sortie de la bouche de son frère; il sourit.

_Fin du Tome second._

TABLE

DES CHAPITRES

Contenus dans ce Volume.

CHAPITRE PREMIER. _Le Docteur Slop va aussi son petit train._ Page 1 CHAP. II. _Il faut y veiller._ 4 CHAP. III. _Le chagrin rend injuste._ 8 CHAP. IV. _Il sait enfin où elle est._ 9 CHAP. V. _Je n'en sais rien._ 14 CHAP. VI. _Cela est vrai._ 16 CHAP. VII. _Mon père pourroit bien avoir raison._ 17 CHAP. VIII. _Ce seroit le goût de bien des Dames._ 19 CHAP. IX. _Les plus grands exemples ne persuadent pas toujours._ 20 CHAP. X. _Eh bien! on attendra._ 23 CHAP. XI. _Le Docteur Slop n'y est plus._ 25 CHAP. XII. _Cela seroit à souhaiter._ 28 CHAP. XIII. _Réflexions fort sensées._ 29 CHAP. XIV. _Un rien nous déconcerte._ 31 CHAP. XV. _Monsieur un tel et tant d'autres n'agissent pas de même._ 32 CHAP. XVI. _Le pauvre bonhomme!_ 35 CHAP. XVII. _Mon oncle Tobie argumente à sa mode._ 37 CHAP. XVIII. _La précaution._ 39 CHAP. XIX. _Hélas! il n'est plus temps._ 41 CHAP. XX. _Ce qui fixe nos idées._ 44 CHAP. XXI. _Grand événement._ 45 CHAP. XXII. _Consolation._ 48 CHAP. XXIII. _L'Excommunication._ 53 CHAP. XXIV. _Il en manque encore._ 64 CHAP. XXV. _Fin de l'excommunication._ 67 CHAP. XXVI. _Ma manière de voir._ 68 CHAP. XXVII. _Elle est renversée._ 74 CHAP. XXVIII. _Oh! ma Mère!_ 76 CHAP. XXIX. _Dissertation sur l'éloquence._ 78 CHAP. XXX. _Le Docteur Slop manque son coup._ 79 CHAP. XXXI. _Rien._ 81 CHAP. XXXII. _L'effet en est ostensible._ _ibid._ CHAP. XXXIII. _L'Enigme._ 83 CHAP. XXXIV. _Ni moi non plus._ 85 CHAP. XXXV. _Mes offres._ _ibid._ CHAP. XXXVI. _Le chapitre trente-quatre continue._ 86 CHAP. XXXVII. _Quel dommage!_ 90 CHAP. XXXVIII. _Ils vont donc m'abandonner!_ 91 CHAP. XXXIX. _Préface de l'Auteur._ 93 CHAP. XL. _Je rentrerai bientôt dans la carrière._ 110 CHAP. XLI. _M'y voilà._ 112 CHAP. XLII. _Emportement de mon Père._ 112 CHAP. XLIII. _L'Invocation inutile._ 116 CHAP. XLIV. _Le Prélude._ 119 CHAP. XLV. _Le Type._ 120 CHAP. XLVI. _La Promenade nocturne._ 122 CHAP. XLVII. _Je m'égare._ 127 CHAP. XLVIII. _Ce qu'on devroit faire quand on n'est pas instruit._ 129 CHAP. XLIX. _Je vais bientôt naître._ 133 CHAP. L. _Je suis né._ 134 CHAP. LI. _Mon propre désespoir._ 135 CHAP. LII. _On parle bien souvent sans en dire autant._ 136 CHAP. LIII. _Ad libitum._ 138 CHAP. LIV. _Les prétentions de ma bisaïeule._ 139 CHAP. LV. _La définition._ 141 CHAP. LVI. _Suite du chapitre cinquante-quatre._ 144 CHAP. LVII. _Hélas!_ 145 CHAP. LVIII. _Ce que c'est que la propriété._ 149 CHAP. LIX. _On n'est pas toujours en faveur._ 153 CHAP. LX. _Prenez-y garde._ 155 CHAP. LXI. _Mon père se brouille avec Erasme._ 156 CHAP. LXII. _Il se console avec Slawkembergius._ 158 CHAP. LXIII. _La prise de Strasbourg, conte._ 163 CHAP. LXIV. _Le Chef-d'œuvre._ 196 CHAP. LXV. _Si j'avois le pinceau de Greuze!_ 198 CHAP. LXVI. _La Rechute inopinée._ 199 CHAP. LXVII. _Générosité de mon oncle._ 200 CHAP. LXVIII. _Pourquoi pas?_ 202 CHAP. LXIX. _Préparatifs de mon Père._ 203 CHAP. LXX. _Cela ne réussit pas bien._ 204 CHAP. LXXI. _Encore moins._ 206 CHAP. LXXII. _Mon chapitre des hasards._ 207 CHAP. LXXIII. _Mon chapitre des chapitres._ 209 CHAP. LXXIV. _L'Art de marcher._ 212 CHAP. LXXV. _La double entente._ 216 CHAP. LXXVI. _L'utilité des journaux._ 217 CHAP. LXXVII. _Les quatre événemens._ 221 CHAP. LXXVIII. _La leçon._ _ibid._ CHAP. LXXIX. _J'obtiens enfin un nom dans le monde._ 223 CHAP. LXXX. _Je vous mets à mieux faire._ 224 CHAP. LXXXI. _Question facile à résoudre._ 225 CHAP. LXXXII. _Où va-t-il aller?_ 227 CHAP. LXXXIII. _Avis aux médecins._ 229 CHAP. LXXXIV. _Assaut de valeur._ 232 CHAP. LXXXV. _Préliminaires effrayans._ 235 CHAP. LXXXVI. _Déploration de mon Père._ 236 CHAP. LXXXVII. _Ma manière d'agir._ 241 CHAP. LXXXVIII. _On se résout à partir._ 243 CHAP. LXXXIX. _La lacune._ 245 CHAP. XC. _La lacune justifiée._ 246 CHAP. XCI. _L'humeur s'en mêle._ 250 CHAP. XCII. _Les fausses conjectures._ 253 CHAP. XCIII. _La précaution utile._ 258 CHAP. XCIV. _Mes lamentations._ _ibid._ CHAP. XCV. _A quoi l'attribuer?_ 259 CHAP. XCVI. _Extrême inquiétude._ 262 CHAP. XCVII. _On sait enfin ce que c'est._ 265 CHAP. XCVIII. _Qu'en va-t-il faire?_ _ibid._ CHAP. XCIX. _Nouvelles conjectures._ 266 CHAP. C. _Remède pour la brûlure._ 268 CHAP. CI. _Dialogue._ 273 CHAP. CII. _Solution._ 277

Fin de la Table du Tome second.

Note du transcripteur.

On a conservé l'orthographe de l'original, avec ses incohérences (par ex. Makai/Makay, vuides/vides, abîme/abyme, etc.). Les erreurs clairement introduites par le typographe ont été corrigées. Les passages en italique sont indiqués entre _caractères soulignés_.

End of Project Gutenberg's Oeuvres complètes, tome 2/6, by Laurence Sterne