Part 9
Une Étude sur M. de Talleyrand ne serait pas complète si l'on n'indiquait un peu la physiologie de l'homme, et si l'on ne disait quelque chose de son hygiène et de son régime. Tout était très-particulier chez lui et le séparait du commun de l'humanité. Il avait la faculté singulière de dormir très-peu: il passait la nuit au jeu ou à causer, ne se couchait, le plus souvent, qu'à quatre heures du matin et se trouvait réveillé de fort bonne heure. Son pouls avait cette singularité d'être plein et d'avoir une intermittence à chaque sixième pulsation. Il avait même là-dessus une théorie: il considérait ce manque de la sixième pulsation comme un temps d'arrêt, un repos de nature, et il paraissait croire que ces pulsations en moins et qui lui étaient dues devaient se retrouver en fin de compte et s'ajouter à la somme totale de celles de toute sa vie: ce qui lui promettait de la longévité. Il expliquait aussi par là son peu de besoin de sommeil, comme si la nature avait pris ce sommeil en détail et par avance à petites doses. Il ne mangeait qu'une seule fois le jour, à son dîner, mais il le faisait large et copieux autant que délicat[48]. Son cuisinier est resté célèbre et entrait pour une grande part dans la base de son régime, dans la composition de sa vie.
Janvier,--février,--mars 1869.
[48] Il disait qu'il avait trouvé aux États-Unis «trente-deux religions et un seul plat».
* * * * *
A l'occasion de ces articles sur Talleyrand, M. Sainte-Beuve reçut un grand nombre de lettres et documents de toute espèce, dont il se proposait de tirer parti pour écrire ici, en manière d'appendice ou de _post-scriptum_, un article final et inédit, qui eût été un dernier mot sur Talleyrand. Ces communications sont restées à l'état de notes et de dossier: ce sont des matériaux dont l'éditeur ne se croit pas le droit de faire usage, à l'aide d'une rédaction qui trouverait place dans un volume même des _Nouveaux Lundis_. Le choix dans les citations à recueillir est un art trop délicat et trop difficile pour se le permettre dans un livre de M. Sainte-Beuve. On risquerait trop de les mal utiliser, ou de les placer à contre-sens. Je ne puis cependant élaguer entièrement toute la partie anecdotique qui y foisonne, et qui vient comme autant de pièces à l'appui de tout ce qu'on sait et de ce qu'on a dit de la vénalité, de l'esprit d'à-propos, de l'amabilité, de la grâce, de tous les talents et vices de M. de Talleyrand. Ainsi, pour en donner un exemple:
«Mais les preuves!--s'écrie M. Sainte-Beuve, dans une de ces notes préparées et rédigées d'avance,--les preuves, je les ai données, elles suffisent à tout homme de bonne foi. Si vous vous attendez à trouver des reçus signés _Talleyrand_, vous êtes trop simples; vous ne les aurez pas. Des reçus, en voulez-vous?--Ces affaires d'argent amenaient quelquefois des incidents comiques. M. de Lancy, que nous avons connu administrateur de la bibliothèque Sainte-Geneviève et qui avait autrefois rempli un poste assez important au ministère de l'intérieur, aimait à raconter des anecdotes qu'il savait d'original, notamment celle-ci: Un jour, un des hauts personnages qui avait dû financer avec M. de Talleyrand, et qui tenait à savoir pourtant si son argent n'était pas resté en chemin, et s'il était bien arrivé à son adresse, exigea un signe, une marque qui l'en assurât. En conséquence, il fut convenu qu'à la prochaine réception, M. de Talleyrand, passant près de lui, lui adresserait une parole en apparence insignifiante, par exemple: _Comment va madame_?... ou tout autre mot[49]; ce qui fut fait et qui tint lieu de reçu.--Pour un descendant de si haute race et un si fier aristocrate, n'est-ce pas deux fois honteux et humiliant?»
[49] Se rappeler, dans _Célimare le bien-aimé_, le mari qui vient dire à l'amant de sa femme le mot convenu: «Ma femme m'a dit de venir te demander les _Nord_.»
Une autre encore qui peut facilement se détacher et qui est caractéristique:
«Lord Palmerston disait que quand Talleyrand venait le voir pour affaire, il avait presque toujours dans sa voiture Montrond, afin de lui expédier vite ses indications utiles pour jouer et agioter.»
Et celle-ci, où Talleyrand voulut paraître désintéressé pour la galerie, mais ce dont Louis-Philippe, qui payait, ne fut pas dupe:
«M. de Talleyrand avait été brouillé, dans les derniers temps, avec le roi Louis-Philippe. Il touchait deux pensions: l'une de 100 000 francs, l'autre de 16 000, je ne sais à quel titre particulier. Quand il se brouilla avec le roi, il remit l'une des deux pensions, mais ce fut celle de 16,000. Sur quoi Louis-Philippe, qui n'était homme à se retenir sur rien, ne pouvait s'empêcher de faire des gorges chaudes: «Savez-vous, de ses deux pensions, laquelle M. de Talleyrand m'a renvoyée?--celle de 16,000.»
Ces échantillons font regretter le reste, et il y en a bien d'autres encore qui ne sont qu'ébauchées. M. Sainte-Beuve affectionnait ce genre de traits anecdotiques, qui peint l'homme au vif: il en a recueilli toutes les fois qu'il en a trouvé l'occasion et sur des hommes en vue, au nom populaire, qui y avaient considérablement prêté. Mais, sous sa plume, la rédaction n'en est jamais définitive, pour si parfaite qu'elle soit: elle peut varier, selon l'appropriation qu'il leur donne: tout dépend en ce cas de l'emmanchement ou de l'embranchement, et celui qui a vu le critique à l'œuvre se gardera bien de toucher après lui, et sans lui, à un tel travail.
Je vais donc me borner à ne plus puiser encore dans ce dossier que quelques lettres qui peuvent, autant qu'il me semble, et sans trop d'indiscrétion aujourd'hui pour personne, supporter la lumière et le grand jour, et en apporter même encore un peu, par la vivacité avec laquelle elles ont été écrites, sur quelques-uns des points principaux autour desquels M. Sainte-Beuve a établi la discussion dans ses articles sur Talleyrand. Qu'on se rassure d'ailleurs! Je n'emprunterai guère qu'à la Correspondance de M. Sainte-Beuve lui-même.
Dans ce choix un peu arbitraire que j'ai fait, il faut, je crois, citer tout d'abord celle des lettres de M. Sainte-Beuve qui peut paraître la plus importante, au point de vue de l'appréciation du caractère et de l'esprit en M. de Talleyrand. Elle est adressée à M. Jules Claretie, qui, après la publication de ces articles dans le journal _le Temps_, avait envoyé à M. Sainte-Beuve quelques passages d'une correspondance peu connue de M. de Talleyrand avec la duchesse de Courlande, un entre autres où M. de Talleyrand se montre défendant la cause de l'humanité, pendant qu'on bataillait sur le territoire français, en mars 1814.--Voici ce passage, que je copie d'après l'obligeante communication que M. Claretie en a faite à M. Sainte-Beuve.--L'armée française venait de remporter une victoire à Reims:
«Il faut s'en réjouir, écrivait M. de Talleyrand à la duchesse de Courlande (15 mars 1814), si c'est un acheminement à la paix; sans cela, c'est encore du monde de tué, et la pauvre humanité se détruit chaque jour avec un acharnement épouvantable.»
Ces mots d'apitoiement sur la _pauvre humanité_, dans la bouche de Talleyrand, ont étonné M. Claretie, qui, comme on sait, fait la guerre à Napoléon Ier.
Talleyrand écrivait encore le 31 mai 1814 (au lendemain du traité de paix):
«J'ai fini ma paix avec les quatre grandes puissances: les trois autres ne sont que des broutilles. A quatre heures, la paix a été signée; elle est très-bonne, faite sur le pied de la plus grande égalité, et plutôt noble, quoique la France soit encore couverte d'étrangers.»
_Plutôt noble!_...--M. Sainte-Beuve répondit à la communication amicale et toute bienveillante de M. Claretie, qui cherchait, dans ces passages de lettres de Talleyrand, des circonstances atténuantes en faveur de celui qui les avait écrites:
«(Ce 7 avril 1869.)--Mon cher ami, je vous remercie de votre aimable témoignage d'attention. Je n'ai pas connu ces lettres à la duchesse de Courlande, qui, je crois, avait été l'amie de Talleyrand, et qui était mère de Mme de Dino. Je suis à l'avance persuadé que tout ce qu'on trouvera de lettres et d'écrits de Talleyrand donnera de lui une favorable idée. Des gens d'esprit comme lui ne mettent jamais le pire de leur pensée ou de leur vie dans des papiers écrits. L'Essai de sir Henry Bulwer est précisément fait dans votre sens, et c'est pour cela que je n'ai pas dû y insister. J'accepte en général les jugements de l'auteur anglais, mais je les complète, et j'y mêle le grain de poivre que la politesse avait toujours chez nous empêché d'y mettre. Il est bien certain qu'à un moment de l'Empire, Talleyrand a pensé que c'en était assez de guerres comme cela et de conquêtes. Il a dit à un certain jour ce mot qui doit lui être compté: _Je ne veux pas_, ou _je ne veux plus être le bourreau de l'Europe_.--Quant à M. Villemain, je conçois très-bien, par les sentiments et les passions quasi légitimes qui régnaient alors dans toute une partie de la société et de la nation, qu'il ait fait son fameux compliment à l'empereur Alexandre. Il n'y a pas de quoi lui en faire un crime, car cela s'explique très-bien; mais pourtant ce n'est pas là un honneur dans sa vie.
»Comment pourrait-on admettre que Louis-Philippe eût dit à Talleyrand ce mot au lit de mort:--_Comme un damné...--déjà?_ Ce sont nos pasquinades à la française. La visite de Louis-Philippe avait plusieurs témoins, et sir Henry Bulwer donne le récit d'un de ces témoins mêmes.
»J'ai du reste écrit ces articles sans aucun parti pris; je comptais d'abord n'en faire qu'un ou deux: le sujet m'a porté. Je ne hais ni n'aime Talleyrand; je l'étudie et l'analyse et je ne m'interdis pas les réflexions qui me viennent chemin faisant: voilà tout.
»J'aurais bien envie de connaître cette correspondance dont vous me citez des mots intéressants. Où est-elle? où l'avez-vous lue?[50].
»Merci encore, et
»Tout à vous, mon cher ami,
»SAINTE-BEUVE.»
[50] _L'Amateur d'Autographes_ en avait publié, à ce qu'il paraît, des extraits.--M. Claretie en cite un encore des moins patriotiques, parodiant un mot célèbre de Napoléon, daté du 20 janvier 1815, et adressé toujours à la duchesse de Courlande: «Les puissances ne sauraient prendre trop de sûretés dans le traité qu'elles feraient, si elles ne veulent pas être obligées à recommencer sur nouveaux frais l'année prochaine. Les mauvais restent toujours mauvais.»
Dans une autre lettre à M. le comte A. de Circourt, qui lui a de tout temps témoigné la plus vive sympathie, M. Sainte-Beuve écrivait, après la publication complète de ses articles dans _le Temps_:
«(Ce 12 mars 1869.)--Cher monsieur, votre suffrage m'est toujours précieux, et il me l'est cette fois plus encore, s'il est possible, qu'en d'autres circonstances, eu égard à la qualité du sujet sur lequel, à tous les titres, vous êtes un juge si compétent. Ce _Talleyrand_ a eu bien de la peine à passer au gosier de certaines gens du monde: il y a eu des arêtes: nous sommes un peuple si réellement léger, si engoué de ses hommes, si à la merci des jugements de société, que l'histoire, pour commencer à se constituer, a souvent besoin de nous arriver par l'étranger...»
Et dans une note détachée et inédite, que je retrouve dans le dossier, il disait:
«J'ai écrit de bien longs articles, et pourtant ils sont des plus abrégés et des plus incomplets, je le sens, sur un tel sujet. Ce ne sont pas des articles, ce n'est pas un Essai qu'il faudrait faire sur Talleyrand,--c'est tout un livre, un ouvrage, et on attendra, pour l'écrire, que ses Mémoires, base essentielle bien que nécessairement contestable, aient paru.»
De son côté, sir Henry Bulwer, dans une lettre de remercîment à M. Sainte-Beuve, avait défini ainsi lui-même ce qu'il avait voulu faire en écrivant un volume d'Essai sur Talleyrand:
«L'idée que j'avais, dit sir Henry Bulwer, c'était de montrer le côté sérieux et sensé du caractère de cet homme du dix-huitième siècle, sans faire du tort à son esprit ou trop louer son honnêteté.»
Je passe sans transition, et pour finir et ne pas prolonger trop le poids d'une responsabilité qui pèse en ce moment sur l'éditeur seul dans le choix de ces citations authentiques, mais délicates, à un incident qui survint au _Temps_ pendant la publication et dans l'intervalle d'un article à l'autre, et qui avait tout l'air d'une menace. J'ai besoin de citer encore la lettre suivante de M. Sainte-Beuve à M. Nefftzer pour arriver à celle par laquelle je désire terminer:
«(Ce 8 mars 1869.)--Mon cher ami, je serais bien désolé de vous occasionner ainsi qu'au Journal un désagrément: évidemment le procès serait une vengeance (sous forme détournée)... J'ai fait mes articles sans prévention ni parti pris, reconnaissant les parties agréables et supérieures de l'homme. Que si pourtant on veut la guerre, on l'aura. Je suis en mesure de traiter le point délicat, la participation de Talleyrand dans le meurtre du duc d'Enghien. Je n'ai pas seulement des paroles de tradition, j'ai des textes: j'ai de plus (chose singulière!) une lettre expresse à ce sujet que m'a écrite, après mon premier ou mon second article, M. Troplong lui-même. Enfin, au premier mot de déclaration de guerre, je vous propose de vous donner un supplément d'article où je traiterai ce point: «M. de Talleyrand était certainement vénal et corrompu; mais est-il vrai que, dans sa longue carrière, il n'ait fait de mal à personne?»
»Et en avant!
»Tout à vous,
»SAINTE-BEUVE[51].»
«_P.-S._ Dieu nous garde, si un intérêt majeur pour eux y est engagé, de la douceur des corrompus!»
Voici la lettre de M. Troplong, bien près de sa fin alors lui-même (il est mort le 1er mars suivant), et qui ne se contentait pas de répondre par l'envoi d'une simple carte aux lettres polies par lesquelles un collègue s'excusait, pour des raisons de santé trop justifiées, de ne pouvoir assister aux séances du Sénat:
«(Palais du Petit-Luxembourg, le 3 février 1869.)--Mon cher collègue, je regrette bien d'apprendre par votre bonne lettre que l'état de votre santé nous prive de votre présence et vous retient chez vous. Mais heureusement qu'il sort de votre studieuse prison des morceaux littéraires que recherchent tous les gens de goût. J'ai lu vos derniers articles sur ce _bon sujet_ de Talleyrand, comme disait M. de Maistre dans ses lettres. Vous avez parfaitement raison quand vous inclinez vers l'opinion qui le regarde comme un des instigateurs de l'arrestation et du meurtre du duc d'Enghien. Au témoignage de M. de Meneval que vous opposez au livre de M. Bulwer, on peut joindre celui de M. Rœderer (_Mémoires_, t. III, p. 541). Il y a aussi un ouvrage qui jette beaucoup de jour sur cette affaire, c'est celui de M. de Nougarède, intitulé: _Recherches sur le procès et la condamnation du duc d'Enghien_ (2 vol.). Ces documents mettent dans la plus grande lumière l'imposture de M. de Talleyrand voulant dégager sa responsabilité de ce fatal événement.
»Mais je m'aperçois que je porte de l'eau à la fontaine, tandis que je ne veux que vous offrir tous mes sentiments empressés de bon et dévoué collègue,
»TROPLONG.»
[51] Et M. Edmond Scherer, son collaborateur, qui avait été témoin de toutes les chicanes et anicroches à l'aide desquelles on avait essayé d'entraver les articles de M. Sainte-Beuve au _Temps_, lui écrivait, lorsque commença la publication du _Talleyrand_: «(Versailles, vendredi.)--Cher ami, vous avez pris le seul bon moyen de répondre aux reproches et aux injures, celui de confirmer par un nouvel article le parti si simple en lui-même que vous avez suivi. Mon Dieu! que le monde est dégoûtant, méchant, violent!...»
* * * * *
Au dernier moment, M. de Chantelauze, un ami de Lyon, avec qui M. Sainte-Beuve s'entretenait par lettres de tout sujet, mais surtout du cardinal de Retz, me laisse copier, dans une lettre de M. Sainte-Beuve, un passage qui est un premier mot de causerie sur Talleyrand. La préoccupation du maître était déjà tournée sur le personnage, et il m'a dit une fois que le sujet l'avait bien des fois tenté, sans qu'il eût jamais eu occasion d'écrire sur lui: «Mais il y a, ajoutait-il, un portrait à faire.» La lettre qu'on va lire, antérieure de près de deux ans à la publication des articles qui ont paru dans _le Temps_, me semble être le fruit et le résumé d'une opinion qui n'a pas changé:
«Ce 9 février 1867.
»Cher monsieur et ami,
»Je reçois et je lis cette seconde partie (d'un Mémoire sur le cardinal de Retz, inséré en appendice à la fin du tome V de l'édition définitive de _Port-Royal_...) Vous nous y faites voir en effet Retz bien misérable, et s'il a eu de l'amour-propre et du faste en public pendant sa période révolutionnaire, il le paye amplement par ces misères d'intérieur et ces petitesses qui nous sont révélées. Vous m'avez écrit dans le temps un mot qui me revient, que M. de Talleyrand ne serait qu'un _enfant de chœur_ auprès de lui. Hélas! M. de Talleyrand n'avait peut-être à son avantage de plus que Retz, qu'un grand sens, une vue plus juste des situations. Quant au fond, il était peut-être pire, certainement vénal et, de plus, malgré sa douceur apparente de mœurs et de ton, ayant si peu de scrupule pour les actes qu'il y a trois points de sa vie qui font trois doutes presque terribles:--la mort de Mirabeau,--l'affaire du duc d'Enghien,--l'affaire de Maubreuil. Je ne veux pas dire que deux ou trois doutes équivalent à une affirmation. Retz devait avoir un peu plus de générosité que lui...»
Et dans une autre lettre, très-peu de temps après (23 février 1867), à M. de Chantelauze, M. Sainte-Beuve complétait ainsi son parallèle entre Talleyrand et Retz:
«... Vous avez mille fois raison sur M. de Talleyrand: Retz avait tout autrement d'essor, et, auprès de lui, le prince-évêque n'était qu'un paresseux, mais un paresseux qui a bien su prendre ses moments...»
Chacun de ces traits nous a paru bon à recueillir à côté de la grande esquisse dont M. Sainte-Beuve disait lui-même qu'on ne peut encore aujourd'hui, et tant que les Mémoires de M. de Talleyrand n'auront pas été publiés, écrire un travail complet sur celui qui résume le mieux en lui, dans les temps modernes, tous les sens du mot grec ὑποχριτης (hypochritês).
FIN