Miracles avec une introduction de Jacques Rivière

Part 10

Chapter 103,119 wordsPublic domain

Me trompé-je et mes souvenirs sont-ils déformés par ce que je sais maintenant: il me semble qu'à cette époque Davy modifia légèrement ses habitudes. Il quittait parfois ses amis et s'insinuait dans le groupe des externes «pour voir ce que nous disions». Je le vis s'appliquer à des tâches que l'examen ne réclamait pas. On nous faisait lire à tour de rôle, à la fin des classes de français; et les anciens mousses, qui n'avaient pas à cet égard comme les externes des prétentions, méprisaient cet exercice. Or on vit un jour Davy s'essayer à bien lire. Ce fut un effort que le professeur encouragea, mais dont l'échec fut complet. Il s'efforçait de lire avec naturel; c'est-à-dire qu'il donnait aux dialogues de Corneille le ton détaché d'une conversation; il faisait disparaître tous les _e_ muets avec tant de hâte et tant de gêne que le souffle lui manquait avant la fin des phrases... Dans la cour, le soir, au milieu de ses compagnons ordinaires, il se mit à contrefaire soudain sa lecture essoufflée, puis il se prit à rire follement en distribuant au hasard des bourrades et des coups de pied.

A quelque temps de là, au début de juillet, le Cirque Barnum vint à B. J'errais, un matin de congé, dans la banlieue déserte de la ville, lorsque je rencontrai Davy, désoeuvré comme moi, qui me proposa de descendre vers la Place du Vieux-Port, où l'on achevait de monter le cirque américain.

Toute une vie extraordinaire s'était installée sur la place naguère semée de tessons et de cailloux comme un terrain vague. Des personnages exotiques glissaient entre les tentes carrées en nous regardant du coin de l'oeil. Des serviteurs, en silence, se hâtaient vers une tâche que nous ne connaissions pas. Tout là-bas, des réfectoires immenses, montait, par bouffées, un bruit énorme de vaisselle remuée.

Ici, à l'ombre des arbres, des chameaux somnolaient; un grand diable vêtu de toile s'efforçait de les réveiller et leur tenait en anglais un petit discours que Davy et moi nous avons compris. Dans la partie haute de la place, un éléphant poussait un tronc d'arbre et, sous les taches alternées d'ombre et de soleil, deux hommes étrangement enveloppés dans des pagnes, l'encourageaient d'un mot guttural, incompréhensible et toujours le même.

Il était près de onze heures, lorsque, à regret, nous descendîmes vers la ville, en suivant les grandes tentes blanches et grises, comme un long mur où le soleil donnait. Je commençais à souffrir de la soif, de cette soif du matin, qui ne s'apaise pas avec du vin, mais qui donne le désir de s'asseoir à l'ombre sur l'herbe fraîche et de regarder couler l'eau du ruisseau. Je voulais demander à Davy s'il avait soif aussi, lorsque soudain le vent d'été, soulevant un pan du mur de toile, nous découvrit un coin du campement. Tous les deux, nous regardâmes avec curiosité... C'était, entre les tentes, une sorte de cour intérieure, qui me parut immense. Au fond, assise à l'ombre et nous tournant le dos, une jeune fille, qui devait être une écuyère, lisait. Sur son cou délicat retombaient ses cheveux noués. Elle était renversée dans sa chaise et ne nous voyait pas. Elle paraissait si loin de nous, dans un jardin si frais, si paisible et si beau, qu'il nous semblait l'avoir découverte avec une lunette d'approche.

Je me tournai vers mon compagnon et je lui souris. Il me regarda fixement une seconde et leva la main comme pour me dire: Ne fais pas de bruit... Puis, avec précaution, il rabattit le morceau de toile, et nous partîmes tous les deux à pas de loup.

C'est peu après que je quittai le lycée de B. En fouillant dans mes souvenirs, je ne revois plus Davy qu'un soir, le soir du 14 juillet de cette année-là. Ce jour de fête s'était terminé par un défilé de gens des faubourgs, sous des lampions enflammés, qui chantaient des refrains ignobles. A onze heures, Davy et moi nous décidâmes de rentrer. Dans la rue du lycée, déserte, des lanternes brûlaient. Ailleurs, bien loin, ce devait être une extraordinaire nuit d'été. Une fille de notre âge, que nous connaissions je ne sais comment, nous rencontra et nous annonça fièrement:

--Vous savez? J'ai été raccrochée par deux officiers!...

Avec une espèce de rire tremblant et colère, Davy lui répondit:

--Eh bien! Si jamais j'arrive officier, c'est pas encore après toi que je courrai!

Et il me regarda, sûr de mon approbation, comme s'il voulait dire: «Nous savons bien, nous, après quelles femmes nous courrons...»

Il y a dix ans que je n'ai pas revu Davy et je sais maintenant que je ne le reverrai jamais. Je n'ai pas d'autre souvenir de lui que deux anciennes cartes postales auxquelles je n'ai pas songé à répondre, et cette coupure d'un journal récent:

Un enseigne de vaisseau, François Davy, âgé de vingt-quatre ans, embarqué à bord du croiseur X, s'est tiré, ce matin, un coup de revolver d'ordonnance dans la bouche. Désolé d'avoir été éconduit par le père d'une jeune fille qu'il aimait, il écrivit à son père une lettre désespérée et, s'enfermant dans une chambre qu'il avait louée à B., tenta de mettre fin à ses jours.

Il eut la boîte crânienne traversée.

Il a été transporté dans un état désespéré à l'Hôpital Maritime.

Qui eût jamais pensé cela de Davy! Personne ne comprend. Il avait si bien réussi. Il était si fier. Il avait dit: «Maintenant que je suis reçu, je me fous de tout!» Son frère voulait arriver comme lui. Ses parents ne faisaient rien sans le consulter...

Il agonise, maintenant, derrière une porte. Il est midi. Les médecins l'ont laissé. Dans le couloir désert, un matelot passe en jetant de la sciure de bois.

Les journaux racontent son histoire. Ce fut l'histoire la plus simple et la plus honnête: Une jeune fille qu'il voulait épouser. _Il l'avait aperçue_, disent-ils, _pendant un congé, dans le pays de ses parents_. J'imagine cette promenade où il la rencontra. Par une fin de matinée bretonne, pluvieuse et romanesque, une jeune fille se penche à la balustrade, ou disparaît avec un sourire entre les arbres mouillés du jardin... Ah: dès ce premier sourire, mon frère, je sais le grand désespoir qui t'a gonflé le coeur!

Il passait, en petite tenue, une badine à la main, sifflotant... Il se trouva soudain affreusement gauche et bête et laid. Il se rappela _Dominique_; il se rappela cette matinée où nous avions découvert la jeune fille américaine dans le jardin du cirque. Cette fois, il était tout seul, perdu sur cette route difficile, dans ce pays du romanesque où je l'avais inconsidérément mené. Je n'étais pas là pour l'encourager, pour lui tendre la main à ce dur passage. Rentré chez lui, il pensa m'écrire, puis il se souvint de ses cartes postales restées sans réponse. Alors il décida de ne rien dire à personne...

LA DISPUTE ET LA NUIT DANS LA CELLULE

L'après-midi commença mal. Sur une pente couverte de bruyères, elle voulut par jeu, tant elle se sentait enivrée de bonheur, se laisser dérouler en poussant de petits cris; mais le vent s'engouffra dans sa robe et lui découvrit les jambes. Meaulnes l'avertit rudement. Elle tourna deux ou trois fois encore, en essayant vainement d'aplatir à deux mains l'étoffe ballonnée; puis elle se redressa, toute pâle, sa gaieté finie, et elle descendit la pente en disant:

«Je sais bien, je sais bien que je ne peux plus faire l'enfant...»

On entendait à quelque distance, derrière les genévriers, une dispute basse, assourdie, entre leurs amis, le mari et la femme. La soirée avait un goût amer, le goût d'un tel ennui que l'amour même ne le pouvait distraire... Les deux voix s'éloignèrent, âpres, désespérées, chargées de reproches. Meaulnes et Annette restèrent seuls.

A mi-côte, ils avaient découvert une sorte de cachette entre des branches basses et des genévriers. Etendu sur l'herbe, Meaulnes regardait pensivement Annette assise qui s'inclinait vers lui pour lui parler. C'était un jour semblable à bien des jours pluvieux, où seul à travers la campagne, il avait imaginé près de lui son amour abrité sous les branches. Aujourd'hui comme alors le vent portait des gouttes de pluie et le temps était bas. Aujourd'hui comme alors, couché sur l'herbe humide, il se sentait mal satisfait et désolé; et il regardait sans joie ce pauvre visage de femme que le reflet vert de la lumière basse éclairait durement.

Annette, elle, parlait de son amour: «Je voudrais, disait-elle, vous donner quelque chose; quelque chose qui soit plus que tout, plus lourd que tout, plus important que tout. Ce serait mieux que mon corps. Ce serait tout mon amour. Je cherche...» Et à la fin, en le regardant fixement, d'un air anxieux et coupable, elle sortit de la poche de sa jupe un paquet de lettres tachées de sang qu'elle lui tendit.

Ils marchaient maintenant sur une route étroite, entre les pâquerettes et les foins qu'éclairait obliquement le soleil de cinq heures. Meaulnes lisait sans rien dire. Pour la première fois, il regardait de près le passé d'Annette auquel il s'était efforcé jusqu'ici de ne jamais songer. Il y avait sur ces feuilles jaunies l'histoire de tout un amour misérable et charnel; depuis les premiers billets de rendez-vous jusqu'à la longue lettre ensanglantée, qu'on avait trouvée sur cet homme, quand il s'était tué, au retour de Saïgon.

Meaulnes feuilletait... Le grand enfant chaste qu'il était resté malgré tout n'avait pas imaginé cette impureté. C'était, à cette page, un détail précis comme un soufflet; à cette autre une caresse qui lui salissait son amour... Une révolte l'aveuglait. Il avait ce visage immobile, affreusement calme, avec de petits frémissements sous les yeux,--cette expression de douleur intense et de colère, qu'on lui avait vus à la Colombière, un soir où un fermier qu'il aimait beaucoup l'avait attendu pour l'insulter.

Annette, atterrée, voulut s'excuser, expliquer, et ne fit qu'exaspérer sa douleur. Il lui jeta le paquet de lettres, sans répondre, et, coupant à travers champs, se dirigea vers le village en haut de la côte. Elle voulut l'accompagner, lui prendre la main, mais il la repoussa brutalement.

«Allez-vous en. Laissez-moi».

Là-bas, dans la vallée, au tournant de la route, trois paysans qui rentraient au village regardaient ce couple soudain séparé, cette femme qui suivait craintivement, de loin, un jeune homme qui ne se retournait pas.

En montant à travers un grand pré fauché, il regarda en arrière, au moment même où Annette se cachait derrière un tas de foin. Sans doute elle s'était dit: «Il me croira perdue et il sera bien forcé de me chercher». Elle dut attendre là, le coeur battant, une longue minute; puis il lui fallut sortir de sa cachette et renoncer à son pauvre jeu, puisque François se donnait l'air de n'y avoir pas pris garde.

Cependant il se sentait pour celle qu'il punissait ainsi une pitié affreuse. C'était là son plus dangereux défaut: le mal qu'il faisait à ceux qu'il aimait lui inspirait tant de douloureux remords et de pitié qu'il lui semblait se châtier lui-même, en les faisant souffrir. Sa propre cruauté devenait ainsi comme une pénitence qu'il s'infligeait. Bien des fois, il avait poursuivi sa mère ou son ami le plus aimé de reproches si sanglants, si déchirants qu'il était lui-même prêt à éclater en sanglots. C'est alors qu'il souffrait. C'est alors qu'il était bien puni. Et c'est alors qu'il était impitoyable...

Annette marchait, à présent, dans un contrebas, parallèlement à lui. D'un geste mol et méprisant, il se mit à lui lancer, tout en avançant, de la terre durcie qu'elle prit pour des cailloux. Il semblait la choisir pour cible simplement parce qu'elle se trouvait là comme une chose qu'on a jetée, dont personne ne veut plus. Puis il parut se piquer au jeu. On eût dit, à la fin, qu'il cherchait à l'atteindre par dégoût, pour se venger du dégoût qu'elle lui inspirait... Annette, cependant, ne s'arrêtait pas de grimper péniblement la colline. Elle, si peureuse, elle ne cherchait pas à éviter les coups. Mais, par instants, elle tournait un peu sa figure toute pâle et regardait de côté celui qui lui lançait des pierres.

Elle s'engagea enfin dans un sentier qui conduisait chez Sylvestre, tandis que Meaulnes traversait un pré où des petites filles cueillaient des fleurs. Elles s'arrêtèrent un instant et levèrent la tête pour lui dire, tout affairées: «C'est pour votre dame, Monsieur...»

Une fois rentré, il écouta longtemps leur amie qui causait paisiblement dans une salle voisine. Il songeait: «Nous allons partir. Je veux partir demain matin, ce soir». Puis il se fit dans la salle à côté un brusque silence, et Mme Sylvestre, effrayée, vint lui dire qu'Annette était évanouie.

Il la trouva assise auprès d'une fenêtre, la tête tombée, toute blanche.

Quand on l'eut déshabillée et couchée dans le petit lit de fer, elle se prit à dire en grelottant: «Je suis un petit chien. Je suis un petit chien; un pauvre petit chien malade». Et Meaulnes fut le seul à comprendre pourquoi elle disait cela.

Il lui expliqua tout bas qu'il ne lui avait pas jeté des pierres. Elle ne répondit pas. Et vainement il tenta de la réchauffer en la couvrant d'oreillers. Elle restait glacée, immobile. Et seul, le vieux Sylvestre, en lui frottant les mains, parvint à lui donner un peu de chaleur, parce qu'il était, ce soir-là, son seul ami.

A la tombée de la nuit, on vint dire à Meaulnes qui dînait rapidement qu'Annette avait peur et le réclamait. Très tard, assis auprès d'elle, il lui tint compagnie en silence. Puis il se coucha.

Pour la première fois ils passaient la nuit dans cette grande cellule. Ils se trouvaient enfoncés dans le lit étroit de la religieuse, tous les deux, le garçon et la fille, le mari et la femme. Malgré leurs griefs, leurs corps, comme ceux de deux amants, étaient, dans l'obscurité, serrés l'un contre l'autre. Et le drame recommença, plus secret, plus pénible que la dispute de l'après-midi. Ils ne se parlaient pas. Annette, sur le point de s'endormir, disait de temps à autre, d'une voix basse et brève: «François!» et cela ressemblait à la fois à un appel bien tendre et à un cri de frayeur involontaire. Meaulnes, pour la calmer, lui serrait le bras, sans répondre.

Une odeur, aigre d'abord, puis fade et écoeurante, montait du corps immobile d'Annette et s'épaississait entre les rideaux,--odeur de sang corrompu, de femme malade... Meaulnes, éveillé, ne savait plus maintenant si son dégoût était pour cette misère, cette misère physique qui soulevait le coeur, ou pour les amours coupables de sa compagne.

«Je vais me lever, dit-il soudain, en se dressant sur un coude».

Annette comprit. D'un ton de lassitude infinie, elle dit:

«C'est moi qui me lèverai. Voyez, vous ne pouvez pas souffrir une femme auprès de vous. Vous ne pouvez pas endurer une femme...»

Il hésita un instant, puis il la retint:

«Ah! misère, misère, dit-il d'une voix sourde. Tu sais bien que je t'aime; que je t'aime, femme! que je t'aime, pauvre femme!...»

Et il serrait contre lui avec fureur l'enfant malade et effrayée.

NOTE BIBLIOGRAPHIQUE

POÈMES

Ils sont tous inédits.

L'ONDÉE et CONTE DU SOLEIL ET DE LA ROUTE sont datés d'Avril 1905.

À TRAVERS LES ÉTÉS accompagnait une lettre du 23 Juillet 1905.

CHANT DE ROUTE est daté d'Août 1905.

SOUS CE TIÈDE RESTANT est du 2 Septembre 1905.

PREMIÈRES BRUMES DE SEPTEMBRE est aussi de 1905.

ET MAINTENANT QUE C'EST LA PLUIE... de Janvier 1906.

DANS LE CHEMIN QUI S'ENFONCE À LA FERME d'Août 1906.

PROSES

LE CORPS DE LA FEMME est le premier essai d'Alain-Fournier qui ait trouvé un éditeur. Il a paru dans la _Grande Revue_, dirigée alors par M. Jacques Rouché, dans le numéro du 25 Décembre 1907.

DANS LE TOUT PETIT JARDIN EN PENTE (inédit) est un fragment du _Pays sans nom_, daté de Mai 1909.

MADELEINE fut écrit à Mirande en Juillet-Août 1909 et a été publié après la mort d'Alain-Fournier dans la _Grande Revue_ de Juin 1915.

LA PARTIE DE PLAISIR a été publiée dans _Schéhérazade_ à une date que nous n'avons pu retrouver, mais qui doit être 1909.

LES TROIS PROSES sont de Septembre 1909. La dernière seule: L'AMOUR CHERCHE LES LIEUX ABANDONNÉS a paru dans _l'Occident_ de Janvier 1910.

LE MIRACLE DES TROIS DAMES DE VILLAGE a paru dans la _Grande Revue_ du 10 Août 1910.

LE MIRACLE DE LA FERMIÈRE dans la _Grande Revue_ du 25 Mars 1911.

PORTRAIT dans la _Nouvelle Revue Française_ du 1er Septembre 1911.

LA DISPUTE ET LA NUIT DANS LA CELLULE est un chapitre inédit du _Grand Meaulnes_. Le manuscrit porte de la main d'Alain-Fournier la mention: _Mis au net_.

TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION 11

PREMIÈRE PARTIE

POÈMES 91 L'ONDÉE 93 CONTE DU SOLEIL ET DE LA ROUTE 95 A TRAVERS LES ÉTÉS 99 CHANT DE LA ROUTE 103 SOUS CE TIÈDE RESTANT 107 PREMIÈRES BRUMES DE SEPTEMBRE 111 ET MAINTENANT QUE C'EST LA PLUIE 113 DANS LE CHEMIN QUI S'ENFONCE 117

DEUXIÈME PARTIE

PROSES 123 LE CORPS DE LA FEMME 125 DANS LE TOUT PETIT JARDIN 137 MADELEINE 141 LA PARTIE DE PLAISIR 155 TROIS PROSES: I. --GRANDES MANOEUVRES.--LA CHAMBRE D'AMIS DU TAILLEUR 159 II. --GRANDES MANOEUVRES.--MARCHE AVANT LE JOUR 163 III.--L'AMOUR CHERCHE LES LIEUX ABANDONNÉS 167 LE MIRACLE DES TROIS DAMES DE VILLAGE 171 LE MIRACLE DE LA FERMIÈRE 181 PORTRAIT 199 LA DISPUTE ET LA NUIT DANS LA CELLULE 211

_ACHEVÉ D'IMPRIMER LE 13 MARS 1924 PAR L. PETITBARAT SAINT-OUEN-L'AUMONE (S.-&-O.)_

Imprimé et publié en conformité d'une licence décernée par le Commissaire des Brevets, sous le régime de l'Arrêté exceptionnel sur les brevets, les dessins de fabrique, le droit d'auteur et les marques de commerce (1939).

ÉDITIONS DE LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE

_LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE_

Revue mensuelle de Littérature et de Critique

Directeur: Jacques RIVIÈRE--Secrétaire: Jean PAULHAN

_Paraît le 1er de chaque mois_

Par la qualité des oeuvres et des auteurs qu'elle révèle au public lettré, par le souci constant d'éclairer les aspects nouveaux de la pensée et de l'art, par l'exacte information critique de ses chroniques,

_LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE_

apporte également toute son attention à suivre de très près les questions de politique, surtout extérieure, et les articles publiés par elle ces dernières années, et dont nous donnons la liste ci-dessous, n'ont rien perdu de leur actualité:

JACQUES RIVIÈRE.--Notes sur un événement politique. (Mai 1921)

JACQUES RIVIÈRE.--Les dangers d'une politique conséquente. (Juillet 1922)

JEAN SCHLUMBERGER.--Le sommeil de l'esprit critique. (Mars 1923)

JACQUES RIVIÈRE.--Pour une entente économique avec l'Allemagne. (Mai 1923)

PIERRE DE LANUX.--Intelligence et démocratie. (Mars 1924)

ALFRED FABRE-LUCE.--Sur l'idée de Victoire. (Mai 1924)

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