Mémoires pour servir à l'Histoire de mon temps (Tome 8)

Chapter 42

Chapter 421,662 wordsPublic domain

19 _juillet_ 1845.--Loi complémentaire des chemins de fer de Tours à Nantes et de Paris à Strasbourg.--Embranchement sur Reims et Metz--sur Dieppe et Fécamp--de Rouen au Havre--d'Aix sur Marseille et Avignon.

21 _juin_ 1846.--Chemin de fer de Dijon sur Mulhouse avec embranchements.

--Développements du réseau de l'Ouest.

--De Bordeaux à Cette.

3 _juillet_ 1846.--D'Orléans à Vierzon et de Nîmes à Montpellier (loi complémentaire).]

--Loi sur des modifications aux conditions de concession du chemin de fer de Paris à Lyon.

--Loi sur le classement du chemin de fer de Montereau à Troyes.

Je n'ajoute rien à ces faits. Ils contiennent une claire et concluante réponse aux deux questions que j'ai posées en tête de ce résumé: «Quelle influence a exercée, pendant sa durée, sur l'état et le sort de la France, le gouvernement de 1830? Qu'est-il resté et que reste-t-il à la France de l'influence et des oeuvres de ce gouvernement?» Évidemment l'ordre politique et l'ordre civil, l'ordre moral et l'ordre matériel, les droits de la liberté et ceux de la sécurité publique, les progrès de la prospérité et du bien-être dans toutes les classes de la nation ont été, pour le gouvernement de 1830, l'objet d'une constante préoccupation et d'une honnête et efficace action. Il a compris sa mission et poursuivi son but, sérieusement, simplement, sans charlatanerie, sans fantaisie, et le bien de ses oeuvres a survécu au malheur de sa chute. Il a eu les caractères essentiels et il atteignait de jour en jour les résultats essentiels d'un gouvernement légal et libre. Ce fut son travail. Ce sera son honneur.

FIN DU HUITIÈME ET DERNIER VOLUME.

TABLE DES MATIÈRES

DU TOME HUITIÈME.

CHAPITRE XLIV.

LE GOUVERNEMENT PARLEMENTAIRE.

(1840-1848.)

Le gouvernement libre est le but et le besoin des sociétés modernes.--La responsabilité du pouvoir est le principe essentiel du gouvernement libre.--Le gouvernement libre peut et doit avoir, selon les lieux et les temps, des formes différentes.--Exemples: l'Angleterre et la France, les États-Unis d'Amérique et la Suisse.--Le gouvernement parlementaire est l'une des formes du gouvernement libre.--La formation des partis politiques est l'une des conditions du gouvernement parlementaire.--Accomplissement de ces conditions par le cabinet du 29 octobre 1840.--Son homogénéité et son unité.--Les changements survenus dans sa composition ne les altèrent point.--Rapports de ses membres entre eux.--Ses rapports avec les Chambres.--Formation et action du parti conservateur.--De la corruption électorale et parlementaire.--De l'opposition parlementaire.--Séance du 26 janvier 1844 à la Chambre des députés.--Rapports du cabinet et mes rapports personnels avec le roi Louis-Philippe.--De la maxime: «Le roi règne et ne gouverne pas.»--Caractères du gouvernement parlementaire pendant la durée du cabinet du 29 octobre 1840.

CHAPITRE XLV.

LES MARIAGES ESPAGNOLS.

(1842-1847.)

Notre politique envers l'Espagne de 1833 à 1842 et ses deux principes.--Question du mariage de la reine Isabelle.--Notre politique dans cette question.--Mission de M. Pageot à Londres, Vienne et Berlin.--Idée du prince de Metternich.--Idée de la cour de Londres pour le prince Léopold de Coburg.--Mes communications avec le cabinet anglais à ce sujet.--Chute du régent Espartero.--Changement d'attitude du cabinet anglais.--M. Olozaga et la reine Isabelle.--M. Gonzalès Bravo.--M. Bresson, ambassadeur de France à Madrid.--Sir Henri Bulwer, ministre d'Angleterre à Madrid.--Retour de la reine Christine en Espagne.--Réforme de la constitution espagnole de 1837.--Le général Narvaez.--Situation des divers prétendants à la main de la reine Isabelle.--Mort de l'infante doña Carlotta.--Le comte de Trapani.--Conversation du roi Louis-Philippe avec le comte Appony.--Abdication de don Carlos.--Négociation pour le mariage de la reine Isabelle avec le comte de Trapani.--Nos relations à ce sujet avec le cabinet anglais.--Vrai sentiment de la reine Christine pour le mariage de ses deux filles.--Première idée du mariage du duc de Montpensier avec l'infante doña Fernanda.--Entretiens, au château d'Eu, avec lord Aberdeen à ce sujet.--Menées entre Madrid et Lisbonne en faveur du prince Léopold de Coburg.--Participation de sir Henri Bulwer.--Avertissement loyal de lord Aberdeen.--Mes instructions à M. Bresson.--Chute du général Narvaez.--Cabinet Miraflores.--Mon mémorandum du 27 février 1846.--Cabinet Isturiz.--Chute du cabinet de sir Robert Peel et de lord Aberdeen.--Avénement de lord Palmerston au _Foreign-Office_.--Sa dépêche du 19 juillet 1846.--Mes instructions à M. Bresson.--Résolution de la reine Christine pour les deux mariages de ses filles.--Le duc de Cadix et le duc de Montpensier.--Négociation à ce sujet.--Conclusion des deux mariages.--Le duc de Montpensier et le duc d'Aumale en Espagne.--Opposition du cabinet anglais.--Son inefficacité.--Célébration des deux mariages.--Leurs conséquences.

CHAPITRE XLVI.

L'ITALIE ET LE PAPE PIE IX.

(1846-1848.)

Pie IX en 1846 et en 1866.--Contraste entre ces deux époques.--Quelle est la part de Pie IX lui-même dans sa destinée?--Mes instructions à M. Rossi pour le conclave de 1846.--Amnistie de Pie IX à son avénement--Le cardinal Gizzi, secrétaire d'État.--Pie IX réformateur.--Ses premières conversations avec M. Rossi.--Inexpérience et faiblesse politique de la cour de Rome.--La question romaine et la question italienne.--Le cardinal Ferretti, secrétaire d'État.--Occupation de Ferrare par les Autrichiens.--Réformes accomplies à Rome.--Le parti libéral romain modéré et laïque.--Sa bonne attitude en 1847 pour la fête anniversaire de l'amnistie.--Garde civique romaine.--Lettre que m'adresse M. J. Mazzini sur le parti modéré en Italie.--Dépêche du prince de Metternich sur le même sujet.--Complication des questions romaines et des questions italiennes.--Notre politique en Italie.--Lettre du prince de Joinville à cet égard.--Ma réponse.--Mes instructions à nos agents en Italie.--Installation de la _consulta_ d'État à Rome.--L'esprit réformateur, l'esprit national et l'esprit révolutionnaire en Italie.--Nos préparatifs pour une expédition destinée à protéger le pape, en janvier 1848.--Chute du cabinet du 29 octobre 1840 et révolution du 24 février 1848.--Crise radicale dans la situation de Pie IX.--Ministère et assassinat de M. Rossi.--Un abîme entre le pape réformateur et le pape révolutionnaire.--Quelle est la part des peuples dans l'insuccès des gouvernements?--Louis XVI et Pie IX.--Lettre de M. Rossi à moi après la révolution du 24 février 1848.

CHAPITRE XLVII.

LA SUISSE ET LE SONDERBUND.

(1840-1848.)

Sentiments du roi Louis-Philippe sur la Suisse.--Leur fondement historique.--Napoléon Ier et l'acte de médiation de 1803.--Le congrès de Vienne et le pacte fédéral de 1815.--Les révolutions cantonnales de 1830.--En 1832, la révision du pacte fédéral échoue.--Ma situation personnelle envers la Suisse.--Lutte des conservateurs et des radicaux suisses.--Abolition des couvents et confiscation de leurs biens dans le canton d'Argovie.--Appel des jésuites pour l'instruction publique dans le canton de Lucerne.--Première expédition des corps francs contre Lucerne.--Hésitation et inertie de la Diète helvétique.--Notre attitude diplomatique envers la Suisse.--Seconde expédition des corps francs contre le canton de Lucerne.--Installation des jésuites à Lucerne.--Révolutions radicales dans les cantons de Vaud et de Berne.--Assassinat de M. Jacob Leu, d'Ébersol.--Formation du Sonderbund, ligue des cantons catholiques.--M. de Boislecomte, ambassadeur de France en Suisse.--Ses conversations avec M. Ochsenbein, président de la Diète.--Révolution radicale dans le canton de Genève.--Nos relations avec les cours de Vienne, de Berlin et de Pétersbourg sur les affaires de Suisse.--Mon insistance pour que nous nous entendions aussi avec l'Angleterre.--Le duc de Broglie ambassadeur à Londres.--Ses conversations avec lord Palmerston.--Négociations sur un projet de note identique et de médiation à présenter par les cinq puissances à la Diète helvétique et au Sonderbund.--La guerre civile éclate en Suisse.--M. Peel chargé d'affaires d'Angleterre en Suisse.--Défaite du Sonderbund.--Présentation tardive de la note identique des cinq puissances.--Vues des cours de Vienne et de Berlin.--Le comte de Colloredo et le général Radowitz à Paris.--Notre attitude envers eux.--Résumé de nos vues et de nos actes envers la Suisse à cette époque.

CHAPITRE XLVIII.

LES RÉFORMES POLITIQUES ET LA CHUTE DU MINISTÈRE DU 29 OCTOBRE 1840.

(1840-1848.)

Ma disposition personnelle en terminant ces _Mémoires_.--Pensée dominante et constante du ministère du 29 octobre 1840.--La prépondérance des classes moyennes; ses motifs et son caractère.--Le parti conservateur.--Le but des réformes électorale et parlementaire était de changer cette politique.--Diversité des éléments de l'opposition.--L'opposition monarchique et l'opposition républicaine.--Diversité des éléments de l'opposition monarchique;--de l'opposition républicaine.--De 1840 à 1847, la question des réformes reste dans l'arène parlementaire.--Divers débats à ce sujet.--La question passe dans le champ de l'agitation extérieure.--Les banquets de 1847.--Leur caractère.--Attitudes diverses de l'opposition monarchique et de l'opposition républicaine.--Ascendant croissant de l'opposition républicaine.--Attitude du gouvernement envers les banquets.--Ma conversation avec M. de Morny.--Ma conversation avec le roi Louis-Philippe.--Projet d'un nouveau banquet à Paris.--Ouverture de la session de 1848.--Discussion de l'adresse.--Résolution et langage du gouvernement sur la question des réformes.--L'opposition se décide à assister au nouveau banquet proposé.--Le gouvernement se décide à l'interdire.--Question de légalité élevée à ce sujet.--Compromis entre des représentants du cabinet et des représentants de l'opposition pour faire décider cette question par les tribunaux.--Luttes intérieures entre les divers éléments de l'opposition.--Les meneurs révolutionnaires de l'opposition républicaine ajoutent au banquet un plan de mouvement populaire.--Manifeste publié dans ce but.--Changement de scène.--Le gouvernement interdit le banquet.--L'opposition parlementaire y renonce et propose à la Chambre des députés l'accusation du ministère.--Journées des 21 et 22 février.--Le 23 février, manifestations réformistes dans une partie de la garde nationale.--Conversation du roi, d'abord avec M. Duchâtel, puis avec moi.--Chute du cabinet.--Je l'annonce à la Chambre.--Émotion de la majorité.--Rapports entre le roi et le cabinet.--Persistance des menées de l'opposition républicaine révolutionnaire.--Mesures de résistance préparées par le gouvernement.--Tragique incident, dans la soirée du 23 février, devant le ministère des affaires étrangères.--Ses effets.--Nomination du maréchal Bugeaud au commandement de la garde nationale et des troupes; dernier acte du ministère.--Ma dernière visite au roi Louis-Philippe.--Mon impression sur ses sentiments et ses dispositions intérieures dans cette crise.

CHAPITRE XLIX

RÉSUMÉ.

FIN DE LA TABLE DU TOME HUITIÈME ET DERNIER.

________________________________________ PARIS.--IMPRIMÉ CHEZ JULES BONAVENTURE. 55, QUAI DES GRANDS-AUGUSTINS.