Mémoires du maréchal Marmont, duc de Raguse (6/9)

Part 22

Chapter 223,657 wordsPublic domain

D'abord il conçoit, dans l'intérêt du repos de l'Europe, qu'il est important de fixer le sort de l'Orient et d'empêcher de nouvelles collisions d'avoir lieu. Il sait, à n'en pas douter, que tous les projets guerriers viennent du Grand Seigneur; que le corps diplomatique, à Constantinople, est sans cesse occupé à l'empêcher d'entreprendre une campagne qui lui serait funeste. Il reconnaît en même temps que les prétentions de Méhémet-Ali de transmettre à ses enfants la position éclatante qu'il s'est créée, sont justes; que l'ordre qu'il a établi dans ses États est un moyen de civilisation pour tout l'Orient, et il regarde comme un devoir des puissances d'intervenir pour fonder quelque chose de permanent sous leur garantie, et qui sera placé dans le droit public de l'Europe. Le prince de Metternich est si convaincu de la marche à suivre, qu'il s'occupe de l'exécution. Il fait à l'Angleterre, à la France et à la Russie la proposition d'établir un concert dans ce but.

Sur ces entrefaites, les Turcs entrent en campagne contre Ibrahim-Pacha, et la bataille de Nézib est gagnée par les Égyptiens. Ibrahim renonce à tirer parti de sa victoire. Comme son père n'a d'autres prétentions que de conserver ce qu'il possède, comme il n'a aucun projet sur l'Asie Mineure, ne convoite rien, ne forme de désir que pour la paix, il reste en place, convaincu que la politique de l'Europe, qui est favorable aux intérêts de l'Égypte, trouvera de nouveaux arguments dans sa victoire. Il se conforme à tout ce qui lui est prescrit au nom de l'Europe, et montre par le fait la sincérité de sa modération.

En même temps, Méhémet-Ali négocie avec la Porte. Celle-ci, accablée par ses revers, par le mécontentement universel, qui a amené la défection de la flotte et fait considérer par les musulmans Méhémet-Ali comme le défenseur de l'islamisme, se décide à se soumettre à ses exigences. En cette circonstance, tout pouvait s'arranger en un moment. La Porte était résolue aux concessions et allait signer quand le ministre d'Autriche à Constantinople reçoit l'ordre d'intervenir et de promettre, au nom de l'Europe, au Grand Seigneur des conditions beaucoup plus favorables.

Cependant l'Europe, au nom de laquelle on avait parlé, n'était pas d'accord. Ce fut par un subterfuge que le ministre de Russie à Constantinople fut amené à se réunir à ses collègues en cette occasion; car, au moment même où M. de Boutenief, au nom de l'empereur de Russie, accordait son concours, le cabinet de Saint-Pétersbourg refusait d'entrer dans les combinaisons qui lui étaient proposées par l'Autriche. L'ambassadeur de France, qui, on ne sait pourquoi, avait déclaré une guerre ouverte à Méhémet-Ali, savait bien que la modération était du côté de celui-ci, puisqu'il n'avait cesse de blâmer la conduite, les actes et les illusions du Grand Seigneur. Il n'avait non plus aucun ordre de son gouvernement de signer cet acte d'intervention, qui devint funeste et jeta le trouble et le désordre, quand, au contraire, il eût fallu terminer tout en un moment en garantissant, pour l'avenir, l'exécution du traité conclu entre Méhémet-Ali et le Grand Seigneur. Dès cet instant, le sort de l'Orient était fixé. Mais ce n'était pas le compte de l'Angleterre, qui était jalouse de la suprématie de la France en Égypte et voulait à tout prix amener la confusion, dans l'espérance d'en tirer parti. D'un autre côté, l'empereur de Russie, dont la conduite avait été bien calculée et pleine de sagesse dans les intérêts généraux de la paix, entrevit un germe de discorde entre la France et l'Angleterre dans l'opposition de leurs intérêts et de leurs vues, et il s'occupa à le développer. A cet effet, il se rapprocha de l'Angleterre: il flatta ses passions, et atteignit enfin le but le plus cher à sa politique, en brisant l'alliance de la France et de l'Angleterre, qui lui était odieuse.

Cependant on avait établi une conférence à Londres, qui ne résolvait rien, et le temps s'écoulait sans aucune solution. La Turquie était impatiente de voir son sort réglé. Elle était réduite aux abois. Le prince de Metternich, sans être aussi favorable à Méhémet-Ali qu'avant la bataille de Nézib, et tout en se refusant à ses demandes, voulait cependant qu'il fût bien traité. En même temps, il voulait régler, d'une manière rassurante pour l'avenir, le mode de concours de protection pour l'empire ottoman, et ne pas en laisser le droit et le devoir uniquement à la Russie, intéressée un jour à sa destruction. Il proposa donc que, si de nouveaux dangers menaçaient Constantinople, en même temps qu'une escadre russe viendrait dans le Bosphore, une escadre combinée de vaisseaux français et anglais passerait les Dardanelles et croiserait à l'entrée de la mer de Marmara. Il ignorait sans doute que les Dardanelles sont, pour les Russes, l'arche sainte; qu'ils les regardent comme leur frontière militaire que personne ne doit franchir sans leur permission; et qu'ils préféreraient, avec raison, accepter les conséquences d'une guerre de dix ans plutôt que de consentir à les voir en possession d'une puissance qui ne leur serait pas subordonnée. Le prince de Metternich fit donc faire cette proposition à l'empereur de Russie. Nicolas la reçut avec un emportement qui alla jusqu'à la menace de déclarer la guerre à l'Autriche traitant la conduite du prince envers lui de perfidie et de trahison.

Le prince de Metternich, en apprenant la manière dont ses propositions avaient été accueillies, tomba malade subitement et fut pour plusieurs jours en danger de mort. Remis de cette crise, les négociations continuèrent; mais le prince de Metternich, mal avec l'empereur de Russie, peu confiant dans l'état de la France et l'appui qu'il pouvait en tirer, livra sa politique à la direction de lord Palmerston, homme passionné et nullement pourvu des qualités nécessaires aux fonctions qu'il remplissait. Il se mit à sa remorque. C'était se résoudre à être hostile à la France.

Après le départ du prince pour les bords du Rhin, il arriva à Vienne une proposition du cabinet de Paris, qui, trouvée sage et convenable, fut acceptée sans observation par celui qui le remplaçait (le comte de Fiquelmont), et acheminée à la conférence de Londres avec approbation. Mais, soumise au prince de Metternich en route, il en suspendit l'envoi, et, de cette manière, il resserra chaque jour davantage les liens qui l'unissaient à la politique de lord Palmerston. Alors les exigences de celui-ci ne cessèrent d'augmenter contre Méhémet-Ali, et le prince de Metternich n'y cédait qu'à regret.

Il eût été sage au gouvernement français de profiter de l'espèce d'appui que lui offrait l'Autriche, et d'accepter les conditions consenties en faveur de Méhémet-Ali; mais une infatuation sans excuse des agents de ce gouvernement les égara. Ils ne voulurent jamais croire à un traité qui isolerait la France, et, le 13 juillet, le traité fut signé, et la France isolée.

Dans cette circonstance, le ministre d'Autriche à Londres ne remplit pas ses devoirs. Il devait, huit jours avant la signature du traité, faire part confidentiellement, mais d'une manière positive et sans équivoque, à l'ambassadeur de France, des projets arrêtés. Nul doute que le gouvernement français n'eut réfléchi, et Méhémet-Ali était forcé alors d'accepter les propositions qui lui étaient faites.

Par la conduite qu'il a tenue, le ministre d'Autriche à Londres, M. le baron de Neuman, a plutôt servi les passions de lord Palmerston que les véritables intérêts de l'Autriche; car, dans la politique du prince de Metternich, quel était le but à atteindre? se conserver l'amitié de l'Angleterre, et établir la paix en Orient. Or, en faisant un mystère profond à la France de ce qui allait se conclure, on l'encourageait indirectement à ne rien céder, et on faisait naître des chances de guerre. Cette guerre, dont personne ne voulait, pouvait amener les plus grandes catastrophes, ou au moins de grandes humiliations pour l'alliance.

Si la politique de la France eut été à la fois énergique et sage, après avoir fait la faute de se laisser écarter de l'alliance, le gouvernement français aurait armé d'une manière formidable, mais en donnant toutes les assurances et tous les gages possibles de sécurité à l'Allemagne. Il eut dû envoyer une escadre à Alexandrie avec un renfort de matelots destiné à monter les vaisseaux turcs amenés par le capitan-pacha, faire transporter trois mille hommes d'infanterie française à Saint-Jean-d'Acre pour maintenir le Liban dans l'ordre et l'obéissance, et empêcher la révolte des Druzes et des Maronites, seuls dangers véritables pour les Égyptiens. Si, en outre, il avait rassemblé une armée pour entrer en Italie au moment où la guerre éclaterait en Orient, et fait la déclaration formelle qu'il ne demandait, pour désarmer, que de voir l'Europe d'accord pour conserver à Méhémet-Ali et assurer à ses enfants les domaines qu'il possédait, le gouvernement français eut alors dominé les événements; car, je le répète, personne ne voulait la guerre, et personne, excepté la France, n'était préparé à la soutenir. Une transaction eût été faite en un moment, et la France sortait glorieuse et puissante sans avoir tiré un coup de canon! Ce résultat brillant était la conséquence immédiate de la complaisance du prince de Metternich pour l'Angleterre qui l'avait entraîné.

Si la guerre eut éclaté, il est impossible de déterminer les conséquences qui en auraient résulté pour l'Autriche. L'armée était sur le pied de paix, le trésor vide et sans crédit, les membres du gouvernement divisés, l'opinion publique révoltée d'avoir une guerre qu'aucun intérêt autrichien ne réclamait, et cela sans l'avoir prévue et s'être disposé à la soutenir. De tout cela, il serait résulté nécessairement un bouleversement intérieur et des désastres probables pour la monarchie autrichienne. Or, quand une politique peut amener de semblables résultats sans promettre dans le succès d'immenses avantages, elle ne saurait être que l'objet de la plus vive critique.

Je dois ajouter cependant ici que jamais le prince de Metternich ne s'est glorifié du succès obtenu dans cette circonstance. Je l'ai entendu même s'en étonner et dire qu'il était loin de s'y attendre. Alors pourquoi entrer dans une politique et pourquoi concourir à des opérations qui doivent amener des humiliations? Or ni les gouvernements ni les hommes d'État ne doivent être indifférents à Faction qu'exerce le succès sur les esprits et sur l'opinion des peuples, source de toute-puissance dans le monde.

En résultat, le prince de Metternich a eu pour motif réel de plaire au gouvernement de l'Angleterre. Il a fallu qu'il y attachât une bien grande valeur pour l'acheter au prix de semblables dangers. Il a eu pour motif apparent de sauver le Grand Seigneur d'un péril qui était imaginaire, et de rétablir l'empire ottoman sur d'autres bases. Il a échoué complètement à cet égard, car cet empire est aujourd'hui beaucoup plus faible qu'il n'était alors, attendu qu'à l'ordre qui régnait en Syrie a été substitué le désordre, et que le désordre, source de faiblesse, qui ne cessera de s'accroître, amènera la destruction de ce vieil empire, qu'il mine depuis si longtemps.

Du reste, le prince de Metternich avait d'avance déterminé la limite qu'il ne voulait pas dépasser dans sa politique. Quand les affaires de Syrie furent terminées selon les désirs de l'alliance et que l'armée égyptienne eut évacué le pays, lord Palmerston, ivre de ce succès, voulait bouleverser l'Égypte et chasser Méhémet-Ali, afin de mettre un pied dans ce pays pour pouvoir s'en emparer plus tard. Le prince de Metternich, qu'il avait cru pouvoir entraîner, résista aux instances de l'Angleterre. Il s'unit alors loyalement et énergiquement à la France pour conserver intacte la base de l'édifice que Méhémet-Ali avait élevé, et contribua puissamment à assurer le repos de son avenir.

ORDRE DE FORMATION ET DE RÉORGANISATION DE L'ARMÉE FRANÇAISE ARRÊTÉ PAR L'EMPEREUR LE 7 NOVEMBRE 1813[21].

[Note 21: Sous ce même titre, nous avions voulu insérer la pièce que l'on va lire page 105 et suivantes de ce volume. Nous avons même exposé à cette place, et en note, pour quels motifs cette pièce était intéressante et digne d'être conservée.--Par une erreur que nous nous expliquons mais qui importe peu au lecteur, à cette même page 105 et suivantes on en a omis la plus grande partie. On a laissé de côté le commencement et la fin.--Nous rétablissons ici et nous reproduisons la pièce dans son intégralité. Nous sommes certain que les lecteurs préfèreront une exactitude complète à une apparente régularité. (_Note de l'Éditeur._)]

ARTICLE PREMIER.

L'armée sera organisée de la manière suivante:

Le onzième corps, commandé par le duc de Tarente, sera composé de la trente et unième et de la trente-cinquième division.

Le sixième corps, commandé par le duc de Raguse, sera composé des vingtième et huitième divisions.

Le quatrième corps, commandé par le général Bertrand, sera composé de la douzième division, de la treizième, de la cinquante et unième et de la trente-deuxième.

Le cinquième corps sera composé de la dixième division.

Le deuxième corps, commandé par le duc de Bellune, sera composé de la quatrième division.

ART. 2.

Tous ces corps seront successivement portés à quatre divisions.

ONZIÈME CORPS D'ARMÉE.

ART. 3.

La trente et unième division sera formée avec les bataillons ci-après désignés:

Troisième bataillon du 5e de ligne.

Tout ce qui existe du quatrième bataillon sera incorporé dans le troisième, et le cadre renvoyé au dépôt.

Troisième bataillon du 11e de ligne.

Tout ce qui existe du quatrième bataillon sera incorporé dans le troisième, et le reste renvoyé au dépôt.

Sixième bataillon du 20e de ligne. Quatrième bataillon du 102e _id_. Troisième bataillon du 6e _id_.

Tout ce qui existe des quatrième et septième bataillons sera incorporé dans le troisième, et les cadres renvoyés au dépôt pour servir à réorganiser le quatrième bataillon, le septième étant supprimé.

Premier et deuxième bataillon du 112e de ligne.

Tout ce qui existe des troisième et quatrième bataillons sera incorporé dans les premier et deuxième, et les cadres renvoyés au dépôt.

Premier et deuxième bataillon du 22e léger.

Tout ce qui existe des troisième et quatrième bataillons sera incorporé dans les premier et deuxième, et les cadres renvoyés au dépôt.

Quatrième bataillon du 10e de ligne.

Tout ce qui reste du sixième bataillon sera incorporé dans le quatrième, et le cadre renvoyé au dépôt.

Troisième bataillon du 3e léger.

Tout ce qui existe du quatrième et septième bataillon sera incorporé dans le troisième, et les cadres renvoyés au dépôt.

Troisième bataillon du 14e léger.

Tout ce qui existe du quatrième et septième bataillon sera incorporé dans le troisième, et les cadres renvoyés au dépôt pour réorganiser le quatrième bataillon, le septième étant supprimé.

Total, douze bataillons.

Le général Charpentier aura le commandement de cette division.

ART. 4.

La trente-cinquième division sera composée ainsi qu'il suit:

_Trois bataillons du 123e de ligne. Trois _id_. du 124e _id_. Trois _id_. du 127e _id_. Trois _id_. Suisses. Un _id_. du 51e de ligne. Un _id_. du 53e _id_._

Total, quatorze bataillons.

Le général Brayer aura le commandement de cette division. Son artillerie lui sera fournie par l'artillerie du général Rigaud. Les administrations nécessaires à cette division seront complétées par celle de la trente-sixième.

SIXIÈME CORPS D'ARMÉE.

ART. 5.

La vingtième division sera composée ainsi qu'il suit:

Premier et quatrième bataillons du 32e léger.

Tout ce qui existe du deuxième bataillon sera incorporé dans le premier, et le cadre renvoyé au dépôt.

Premier bataillon du 57e léger.

Tout ce qui existe des deuxième, troisième et quatrième bataillons sera incorporé dans le premier, et les cadres renvoyés au dépôt pour servir à réorganiser le deuxième bataillon, les troisième et quatrième étant supprimés.

Premier bataillon du régiment espagnol.

Premier bataillon du 23e léger.

Tout ce qui existe du quatrième bataillon sera incorporé dans le premier, et le cadre renvoyé au dépôt.

Premier bataillon du 1er de ligne.

Il sera incorporé cent conscrits hollandais dans ce bataillon.

Deuxième et sixième bataillons du 62e de ligne.

Il sera incorporé cent conscrits hollandais dans le deuxième bataillon.

Premier bataillon du 16e de ligne.

Il sera incorporé cent conscrits hollandais dans ce bataillon.

Premier bataillon du 14e de ligne.

Il sera incorporé cent conscrits hollandais dans ce bataillon.

Premier et deuxième bataillons du 15e de ligne.

Tout ce qui existe du quatrième bataillon sera incorporé dans le premier bataillon, et le cadre renvoyé au dépôt.

Premier bataillon du 70e de ligne.

Tout ce qui existe du quatrième bataillon sera incorporé dans ce bataillon, et le cadre renvoyé au dépôt. Il y sera incorporé cent conscrits hollandais.

Premier et sixième bataillons du 121e.

Tout ce qui existe du quatrième bataillon sera incorporé dans ce bataillon, et le cadre renvoyé au dépôt. Il y sera incorporé cent conscrits hollandais.

1er, 2e, 3e et 4e régiments de marine.

Ces quatre régiments seront égalisés à quatre bataillons chacun et un bataillon de dépôt. Le major général me présentera un projet à ce sujet. Tous les bataillons et dépôts d'artillerie de marine qui peuvent se trouver dans l'intérieur seront envoyés pour les compléter.

ART. 6.

Les six cents conscrits hollandais nécessaires seront pris sur les quatre bataillons hollandais, à raison de cent cinquante par bataillon.

La vingtième division sera commandée par le général Lagrange, qui aura sous ses ordres trois généraux de brigade.

ART. 7.

La huitième division, qui faisait partie du troisième corps, et qui en ce moment fait partie du sixième, sera composée ainsi qu'il suit:

Deuxième bataillon du 6e léger.

Tout ce qui existe du troisième bataillon sera incorporé dans le deuxième, et le cadre renvoyé au dépôt.

Deuxième bataillon du 16e léger.

Tout ce qui existe du troisième bataillon sera incorporé dans le deuxième, et le cadre du troisième renvoyé au dépôt.

Premier bataillon du 22e de ligne.

Tout ce qui existe des troisième et quatrième bataillons sera incorporé dans le premier, et les cadres renvoyés au dépôt.

Premier bataillon du 28e léger.

Tout ce qui existe du troisième bataillon sera incorporé dans le premier, et le cadre renvoyé au dépôt.

Troisième bataillon du 40e de ligne.

Tout ce qui existe du quatrième bataillon sera incorporé dans le troisième, et le cadre renvoyé au dépôt.

Deuxième bataillon du 59e de ligne.

Tout ce qui existe du troisième bataillon sera incorporé dans le deuxième, et le cadre renvoyé au dépôt.

Troisième bataillon du 69e de ligne.

Tout ce qui existe du quatrième bataillon sera incorporé dans le troisième, et le cadre renvoyé au dépôt.

Troisième bataillon du 2e léger. _Idem_ du 4e _idem_. _Idem_ du 43e de ligne.

Tout ce qui existe du quatrième bataillon sera incorporé dans le troisième, et le cadre renvoyé au dépôt.

Premier bataillon du 136e.

Tout ce qui existe des deuxième et troisième bataillons sera incorporé dans le premier, et les cadres renvoyés au dépôt, pour servir à l'organisation du deuxième bataillon, le troisième étant supprimé.

Premier bataillon du 138e.

Tout ce qui existe des deuxième et troisième sera incorporé dans le premier, et les cadres des deuxième et troisième renvoyés au dépôt, pour servir à l'organisation du deuxième, le troisième étant supprimé.

Premier bataillon du 145e.

Tout ce qui existe des deuxième et troisième sera incorporé dans le premier, et les cadres renvoyés au dépôt, pour servir à l'organisation du deuxième, le troisième étant supprimé.

Premier bataillon du 142e de ligne.

Tout ce qui existe des deuxième et troisième bataillons sera incorporé dans le premier, et les cadres renvoyés au dépôt, pour servir à la réorganisation du deuxième bataillon.

Premier bataillon du 144e.

Tout ce qui existe des deuxième et troisième sera incorporé dans le premier, et les cadres renvoyés au dépôt, pour servir à la réorganisation du deuxième bataillon.

Troisième bataillon du 9e léger.

Tout ce qui existe des quatrième et sixième bataillons sera incorporé dans le troisième, et les cadres renvoyés au dépôt, pour servir à réorganiser le quatrième bataillon.

Deuxième bataillon du 50e de ligne.

Tout ce qui existe des troisième et quatrième bataillons sera incorporé dans le deuxième bataillon, et les cadres renvoyés au dépôt.

Troisième bataillon du 65e de ligne.

Tout ce qui existe du quatrième bataillon sera mis dans le troisième, et le cadre renvoyé au dépôt.

ART. 8.

Il sera incorporé cent conscrits hollandais dans chacun des bataillons dont les noms des régiments suivent:

22e de ligne. 40e _id._ 59e _id._ 69e _id._ 43e _id._ 136e _id._ 138e _id._ 145e _id._ 142e _id._ 144e _id._ 50e _id._ 65e _id._

Les douze cents conscrits hollandais nécessaires seront pris à raison de trois cents dans chacun des quatre bataillons hollandais.

ART. 9.

Cette huitième division sera commandée par le général Ricard; les états-majors d'artillerie et du génie, etc., des troisième et sixième corps, serviront à former ceux du sixième corps.

QUATRIÈME CORPS D'ARMÉE.

ART. 10.

La douzième division sera composée ainsi qu'il suit:

Quatre bataillons du 8e léger. Cinq _id._ du 13e de ligne. Quatre _id._ du 23e _id._ Trois _id._ du 157e _id._ Deux _id._ du 5e léger. Un _id._ du 96e de ligne.

Cette division sera commandée par le général Morand.

ART. 11.

La treizième division sera composée ainsi qu'il suit:

Un bataillon du 1er léger. Un _id._ du 18e _id._ Un _id._ du régiment illyrien. Un _id._ du 7e de ligne. Un _id._ du 42e _id._ Deux _id._ du 52e _id._ Deux _id._ du 67e _id._ Trois _id._ du 101e _id._ Trois _id._ du 156e _id._ Un _id._ du 95e _id._ Deux _id._ du 82e _id._ Un _id._ du 54e _id._

Cette division sera commandée par le général Guilleminot.

ART. 12.

La trente-deuxième division sera composée ainsi qu'il suit:

Deux bataillons du 33e léger. Trois _id._ du 36e _id._ Deux _id._ du 131e de ligne. Quatre _id._ du 132e _id._ Un _id._ du 103e _id._ Deux _id._ du 66e _id._

Cette division sera commandée par le général Durutte.

ART. 13.

La cinquante et unième division sera composée ainsi qu'il suit:

Un bataillon du 10e léger. Un _id._ du 21e _id._ Un _id._ du 29e _id._ Un _id._ du 17e _id._ Un _id._ du 23e _id._ Un _id._ du 32e _id._ Un _id._ du 39e _id._ Un _id._ du 63e _id._ Deux _id._ du 86e _id._ Deux _id._ du 122e _id._ Deux _id._ du 26e _id._ Deux _id._ du 47e _id._

Cette division sera commandée par le général Sémélé.

CINQUIÈME CORPS D'ARMÉE.

ART. 14.

Le cinquième corps formera la dixième division, qui sera composée des

Premier et deuxième bataillons du 139e de ligne.

Le troisième bataillon sera supprimé.

Premier et deuxième bataillons du 140e de ligne.

Le troisième bataillon sera supprimé.

Premier et deuxième bataillons du 141e _id._

Le troisième bataillon sera supprimé.

Premier et deuxième bataillons du 152e _id._

Le troisième bataillon sera supprimé.

Premier et deuxième bataillons du 153e _id._

Le troisième bataillon sera supprimé.

Premier et deuxième bataillons du 154e _id._

Le troisième bataillon sera supprimé.

Premier et deuxième bataillons du 135e _id._

Le troisième bataillon sera supprimé.

Premier et deuxième bataillons du 149e _id._

Le troisième bataillon sera supprimé.

Premier et deuxième bataillon du 150e _id._

Le troisième bataillon sera supprimé.

Premier et deuxième bataillons du 155e _id._

Le troisième bataillon sera supprimé.

Cette division sera commandée par le général Albert.

DEUXIÈME CORPS D'ARMÉE.

ART. 15.