Mémoires de Miss Coote: Exploits d'une fouetteuse britannique racontés par elle-même
Part 8
--Très bien, fait Louise, et maintenant, montez les barreaux de l'échelle, mais un par un seulement, au fur et à mesure que j'appellerai son numéro, en commençant par le bas, et faites attention de ne pas en monter deux à la fois, ou il faudrait tout recommencer. Allons, nous y sommes... Un! Ce mot est accompagné d'un coup furibond sur les fesses de la pauvre fille.
--Ahhh! hurle-t-elle en sentant la verge s'enfoncer dans la chair à vif; elle a soin, néanmoins, de ne gravir qu'un échelon.
Louise décrit en l'air des moulinets avec la verge, en disant: «Pas mal, en vérité, attention, attention.» Et quand elle a ainsi tenu Lucrétia dans l'angoisse, elle compte «deux» et «trois», ponctuant chaque coup d'un nouveau coup de l'instrument, en laissant entre eux un intervalle suffisant pour que la victime en éprouve le torturant effet.
A chaque assaut, Lucrétia répond par un cri perçant et articule douloureusement: «Ah! c'est atroce! La peau de mon derrière se fend, je sens que je suis toute déchirée.»
--J'en suis charmée, riposte vivement Louise, en regardant triomphalement les assistantes. «Allons, continuons... et, après avoir décrit de nouveaux moulinets, la verge retombe violemment sur les chairs. «Quatre! cinq!» Chaque coup arrache du sang de la peau meurtrie. Les spectatrices contemplent la scène avec avidité.
Le pied de Lucrétia a glissé sur un échelon, mais elle se reprend vivement avant que Louise ait pu noter son erreur. «Encore deux!» soupire-t-elle, calculant les échelons qui restent à gravir.
--Les cuisses droites, de façon à bien exposer votre cul, lui dit Louise, en tapotant de la verge le minet que cette position presque horizontale met en saillie. Puis, «six! sept!» Ces deux derniers coups sont appliqués encore plus fort, mais la victime n'a pas bronché, et d'unanimes bravos saluent son énergie. Jane profite de sa position pour attacher les chevilles de la patiente qui se trouve fixée dans la position la plus favorable pour une nouvelle flagellation.
--Merci, Jane, vous avez une excellente idée, fait Louise. Eh bien, soeur Lucrétia, il faut nous raconter tout ce qui s'est passé entre vous et le jeune Aubrey. Miss Coote ne vous en a pas fait confesser la moitié.
Et elle caresse les fesses tendues de petits coups de verges. Écorchée comme est Lucrétia, ces légers coups lui sont néanmoins pénibles, car une grimace de souffrance crispe ses traits.
--Oh! oh! je vous en supplie! fait-elle, ne recommencez pas! Je vous ai dit qu'il avait pris des libertés avec moi. Que puis-je vous dire de plus? Oh! oh! ne me touchez pas, le moindre contact de la verge me fait un mal affreux.
--Alors, petite obstinée, répond Louise, pourquoi persistez-vous à ne pas dire toute la vérité? Ne l'avez-vous pas encouragé?
Cette question est accompagnée de petites cinglades qui, bien que bénignes, en comparaison des précédentes, n'en font pas moins tortiller le malheureux derrière à vif dans sa fatigante position.
Abreuvée de honte et de confusion, la figure empourprée à l'idée que tant d'yeux sont braqués sur elle, Lucrétia implore lamentablement: «Épargnez-moi, pitié! fait-elle. Puisque vous savez tout, n'insistez pas! Rendez-vous compte de mes souffrances! Songez combien est pénible une semblable confession! Ahh!! Faut-il que vous soyez barbares pour vous repaître ainsi de ma honte et de mes tortures.»
--Bah! bah! fait Louise, ce n'est pas si terrible que cela. Il faut bien souffrir quelque chose pour être des nôtres. Vous assisterez vous-même à une scène semblable quand nous recevrons une nouvelle novice. Mais vous me faites perdre mon temps. Allons! Avouez! avouez! avouez! Et trois nouveaux coups font gigoter le malheureux postérieur.
--Aïe! ah! ah!! Je vais encore m'évanouir! Il me semble qu'on me cingle la chair avec des fers rouges! fait Lucrétia d'une voix déchirante. Ah! je vous ai dit qu'il m'a séduite, et... et... je l'avoue, je n'ai pas résisté comme j'aurais pu. J'avais envie de goûter les douceurs de l'amour, et tout à l'heure, la verge de votre présidente m'a rappelé ces exquises sensations. Quand je me suis évanouie, j'ai cru, dans mon rêve, me retrouver dans les bras de mon amant.
--A la bonne heure fait Louise, en gratifiant encore Lucrétia de quelques coups de verges. Nous touchons à la vérité. Mais vous prévariquez encore et essayez d'atténuer votre culpabilité. Voyons, est-ce lui qui vous a violentée ou vous qui l'avez débauché?
--Arrêtez, arrêtez! laissez-moi parler! fait la néophyte. Je l'ai aperçu endormi, étendu dans un coin écarté de notre jardin. Il dormait si fort que je n'ai pas pu l'éveiller, mais je me suis rendu compte ensuite qu'il feignait seulement de dormir. Remarquant une forte saillie dans sa culotte, je la touchai du doigt, me demandant ce que c'était. La chose se mit alors à grossir et à se soulever et elle devint, sous l'étoffe, raide comme un bâton; mon sang bouillait; je ne sais pas bien comment cela a pu se faire, mais au moment où il ouvrit les yeux, me regardant en riant, j'avais dans la main son gros engin tout raide. Il se dressa, s'élança sur moi et, profitant de mon trouble, il triompha de moi sans difficultés. Mais pareille chose arrive tôt ou tard à toutes les filles amoureuses. A présent que je vous ai tout dit, ayez pitié de moi, et délivrez-moi!
On dénoue alors ses liens, on lui prodigue les plus affectueux baisers et on la proclame membre du Lady Rodney's Club.
Toute meurtrie, la pauvre fille se lamente sur son postérieur à vif: «Oh! oh! fait-elle piteusement, je vais être des semaines avant de pouvoir m'asseoir sans souffrance. Oh! vous pouvez m'embrasser, après m'avoir traitée avec une pareille barbarie! Si seulement je pouvais vous amener Aubrey et lui donner une bonne cinglée, il ne l'aurait pas volée!»
Nous éclatâmes de rire à cette sortie, et lui déclarâmes que nos règles s'opposaient à l'admission de membres mâles dans notre club.
Vous verrez, dans ma prochaine lettre à quel subterfuge Lucrétia eut recours pour arriver à ses fins.
Je suis, chère Nelly, votre affectionnée
Rosa BELINDA COOTE.
LETTRE IX
Ma chère amie,
Les novices ne montraient pas beaucoup d'empressement à poser leur candidature au Lady Rodney's Club. Pourtant, trois semaines après la séance décrite dans me dernière lettre, Lucrétia vint me voir, très affairée, pour m'annoncer que Maria Aubrey, la soeur de son amant, désirait se joindre à nous; elle me demanda de fixer le jour de son admission.
Comme la postulante n'était pas de mince importance, qu'elle appartenait à une très aristocratique famille, je ne fis pas d'objections; j'exprimai ma satisfaction de cette recrue pour notre confrérie, et fixai à huitaine le jour de son admission.
Quand je fis part de la chose à Lady Clara, lui demandant si elle connaissait la jeune personne, elle me répondit que non, car celle-ci avait été pendant plusieurs années dans une pension en Allemagne et venait seulement de rentrer dans sa famille.
Je ne vis pas Lucrétia jusqu'au jour fixé; elle arriva exactement à sept heures avec sa protégée; celle-ci était un peu plus grande qu'elle, assez mince; elle avait de beaux yeux bleus; pour la circonstance, elle était habillée tout de blanc. C'était, dans l'ensemble, une jolie fille, à l'aspect tranquille, si ce n'est l'expression singulièrement mobile de ses yeux qui regardaient partout et semblaient s'intéresser à tout.
Nous étions toutes présentes. J'occupais, comme d'habitude, mon siège de présidente, entourée des autres dames. Lady Lucrétia, présentant aussitôt la novice, la prit par la main, la conduisit devant moi, et, après que toutes deux se furent inclinées, elle dit: «Permettez-moi, chère Miss Coote, et vous, mesdames, de vous présenter Miss Maria Aubrey, une de mes bonnes amies, qui désire faire partie de notre société.»
J'ouvris la séance et voici comment se passa la cérémonie:
_La Présidente._--Miss Maria Aubrey, consentez-vous à vous soumettre à nos formalités d'initiation et jurez-vous de vous conformer au règlement institué par l'unanimité de nos membres.
_Maria._--Oui, je désire vivement être admise. On reçoit tellement la verge en Allemagne que je suis devenue fanatique de son emploi.
_La Présidente._--Nous enregistrons votre adhésion et maintenant, il faut vous déshabiller et prendre l'uniforme de rigueur que nous vous avons préparé.
La novice rougit et semble ne plus savoir que dire. Lucrétia paraît jouir énormément de son embarras. Elle murmure quelque chose à l'oreille de Clara qui le transmet à Mlle Fosse, qui m'en fait part: Notre novice n'est pas Maria Aubrey, mais bien son frère Frank, l'amant de Lucrétia, à qui elle a conseillé de se faire passer pour sa soeur, mais sans lui dire ce qui allait arriver, de sorte que celui-ci était stupéfait d'avoir à se déshabiller devant nous.
J'avoue que je fus furieuse en apprenant cette invention de Lucrétia, mais sur le conseil que me glissa à voix basse Mlle Fosse, je continuai comme si de rien n'était. Venez, soeur Maria, lui fis-je, commencez à vous déshabiller. Jane et Mary, assistez mademoiselle.
_Maria._--Oh! non! non! je ne veux pas que l'on me déshabille, j'ignorais que cela fût obligatoire; donnez-moi les vêtements si vous voulez, je me retirerai dans une autre pièce pour les mettre, mais pas devant vous, je ne veux pas.
Et, rougissant de plus en plus, elle repousse les deux servantes qui s'avançaient vers elle.
_La Présidente._--Vous violez déjà le règlement! Déshabillez-vous de suite, ou vous allez recevoir la verge sans miséricorde, et nous verrons si vous l'aimez tant que cela.
_Maria._--Ah! excusez-moi! mais... mais... vous comprendrez facilement que je n'ose pas me déshabiller devant tant de monde.
Je prends alors une formidable verge, formée d'une bonne poignée de brins longs et souples, solidement réunis par d'élégants rubans bleus et rouges. Je fais un signe. Jane et Mary, assistées par quatre ou cinq dames foncent sur la victime, la poussent vers l'échelle, et, en dépit de ses secousses désespérées, lui lient chevilles et poignets avec des cordes qui sont fixées à l'échelle. Miss Maria se trouve ainsi complètement à notre merci, avant même qu'elle se soit rendu compte de ce qui lui arrive.
_La Présidente_, s'avançant, verge en main vers la victime: «Ah! ah! vous êtes, je le vois, une obstinée! Allons, mesdames, dépouillez-la de suite de son costume, enlevez-lui ses jupons; plus vite nous commencerons à l'initier, mieux cela vaudra.»
Tout le monde se met à l'ouvrage. Écarlate de honte, la victime crie: «Ah! oh! je vous en prie, ne me déshabillez pas! J'ai été trompé! Je ne suis pas du tout une demoiselle! ne me mettez pas nu!» Et des larmes de mortification coulent le long de ses joues.
_La Présidente_, d'un ton impératif: «Arrêtez! qu'est-ce que vous êtes, alors? un homme ou une hermaphrodite?»
Un éclat de rire général accueille cette question. Voyant que l'interpellé reste muet de confusion, tout le monde s'écarte. «Allez, Miss Coote, allez! donnez à cet impudent gaillard un avant-goût de votre verge. Il faut qu'il avoue tout et jure de garder le secret ou on le fouettera jusqu'à ce que mort s'ensuive.
_Le Prisonnier._--Mon Dieu! dans quel guêpier suis-je tombé! Ces monstres de femmes vont m'assassiner! Ah! lâchez-moi et je jure de ne jamais rien raconter!
_La Présidente._--Nous avons le temps de causer de cela. Ne croyez pas vous tirer à si bon compte de votre impudent complot avec Lady Lucrétia! Chacun de vous va être bien fouetté sous les yeux de l'autre. Vous ne serez point choqués de voir réciproquement vos fesses; nous savons que ce n'est pas la première fois que vous vous les montrerez. Jane, préparez soeur Lucrétia pour la punition. Il verra ainsi ce qui l'attend lui-même.
_Lucrétia._--Ah! non! j'ai voulu seulement lui faire une petite plaisanterie. Vous savez que j'avais très envie de le fouetter et je n'avais pas d'autre moyen de m'y prendre!
_La Présidente._--C'est possible, Miss! Nous aurons égard à cela, et peut-être vous permettra-t-on de donner vous-même le coup de grâce à ses fesses. En attendant, Jane, mettez le derrière de miss Lucrétia dans le pilori à traverses.
Abandonnant le jeune homme étroitement ligoté à l'échelle, les dames se saisissent de son amante qui juge toute résistance inutile. Quelques instants après, Frank a le plaisir de contempler son derrière rose et joufflu et ses cuisses nerveuses émergeant des deux traverses de bois dans lesquelles elle est fixée de telle sorte que seule la partie inférieure de sa personne est visible.
_La Présidente._--Mademoiselle Fosse, veuillez administrer à notre collègue le châtiment qu'elle a mérité pour l'offense grave faite au club en y introduisant un homme.
_Mlle Fosse_ (armée d'une forte verge fraîchement cueillie).--Je ne crois pas que cette impudente pécore ait été assez fessée lors de son admission, sans quoi l'endolorissement de son derrière lui aurait donné à réfléchir.
Alors, vzz! vzz! vzz! vzz! quatre coups lentement et énergiquement appliqués ponctuent ces paroles, et Mlle Fosse poursuit: «Comment trouvez-vous cela? Mon bras est-il plus ou moins vigoureux que celui de Miss Coote?»
Comme les coups continuent à lui marbrer les fesses avec une vigueur et une précision remarquables, Lucrétia saute sur une jambe et sur l'autre et pousse des cris perçants: «Oh! oh! arrêtez! je demande pardon! dit-elle, je croyais réellement qu'un jeune homme serait une précieuse recrue pour le club. Oh! ah! pas si fort! vous m'écorchez vive! c'est atroce!
Ces plaintes n'ont rien d'excessif, car de longues marques rouges sillonnent les fesses meurtries.
_Mlle Fosse._--Il faut que je me dépêche, car cela prendra un certain temps pour punir maître Frank. Je pense qu'il se délecte du tableau de votre châtiment. Est-ce que c'est aussi bon que la dernière fois? Vous nous ferez savoir quand vous ressentirez ces sensations voluptueuses que vous avez éprouvées ce jour-là.
Tout en parlant, elle cingle sans trêve Lucrétia sur toute la surface des fesses étalées; elle fait pénétrer la pointe des verges en dedans des cuisses écartées et sur le minet à découvert. Et pendant ce temps, Frank dévore des yeux le postérieur de sa maîtresse; chaque coup qui vient marbrer les fesses semble se communiquer à lui et le fait frissonner, il n'a jamais éprouvé pareille sensation; c'est un délicieux régal pour sa sensualité.
Mlle Fosse continue à s'en donner à coeur joie et applique si fort la verge que le sang commence bientôt à pointer sur les fesses et les cuisses de Lucrétia. La pauvre fille se plaint douloureusement et pousse des cris nerveux: «Oh! oh! je m'évanouis! je succombe!» etc. Ses cuisses et ses fesses se contorsionnent en même temps de la plus bizarre façon.
Alors la Présidente intervient, verge en mains et dit: «Je suppose que maître Frank a hâte de goûter à son tour aux délices de la verge. Épinglez-lui sa chemise aussi décemment que possible, je désire seulement découvrir son derrière et je ne tiens pas à ce que le devant soit exposé à notre vue.»
Frank était si absorbé à contempler l'intéressant tableau de Lucrétia fouettée qu'il ne s'aperçut pas qu'on épinglait sa chemise à ses épaules. Un formidable coup de verge sur les fesses le rappela soudain au sentiment de sa propre situation. Il sursauta et se mordit les lèvres. Les larmes lui montèrent aux yeux et son visage devint brusquement écarlate. Vigoureusement maniée, la verge retomba successivement dix fois; les coups résonnèrent sur sa chair, mais aucun cri ne trahit sa souffrance et la rougeur de sa figure témoigna seulement de l'intense humiliation qu'il éprouvait.
_La Présidente._--Je vous ferai bien demander pardon, monsieur. Oserez-vous nous insulter encore en vous glissant parmi nous déguisé en femme?
Un formidable coup, qui amène le sang aux fesses accompagne cette question.
Frank, qui aurait honte de crier devant cette assistance féminine, s'efforce de supporter courageusement l'épreuve; il serre les fesses et se mord les lèvres jusqu'au sang.
_La Présidente._--Vous êtes têtu! tant mieux! Cela n'en sera que plus drôle pour nous, mon garçon. Voulez-vous demander pardon et jurer de ne jamais raconter cette équipée à personne?
La verge s'abat en même temps à toute volée, lacérant la chair.
_Frank._--Ah! ah! au secours! c'est horrible!! Ah! mesdames, ne m'assassinez pas! Ahh!
_La Présidente_, sans lui laisser un instant de répit et frappant d'un bras inlassable: Reviendrez-vous encore, mauvais garnement? Allez-vous nous jurer le secret?
Les cris de Frank, les sanglots de Lucrétia, la vue de ces deux paires de fesses piteusement accommodées, excitent les assistantes au-delà de toute expression. Chacune s'empare d'une verge, et la Présidente et Mademoiselle s'étant retirées, elles apaisent à tour de rôle leur excitation sur le fessier des deux victimes.
Elles s'aperçoivent bientôt que Lucrétia défaille et paraît insensible à la souffrance, en proie à une sorte de stupeur léthargique. Elles la délivrent de ses liens, la réconfortent et la raniment peu à peu.
Quant à Frank, qui, depuis plusieurs minutes, a imploré son pardon et demande à grands cris de prêter le serment exigé, on reçoit bien son serment, mais les conjurées éclatent d'un rire sardonique quand il demande piteusement qu'on le délivre et qu'on lui permette de s'en aller: «Ha!! ha!» lui fait-on de toutes parts! Il pensait en être déjà quitte! Il devrait pourtant être content de passer par les mains de Lucrétia, aussitôt qu'elle sera remise!
_Frank._--Tout ce qui arrive est de sa faute. Je ne serais jamais venu, si elle ne m'avait assuré d'une chaleureuse réception.
_La Présidente._--Précisément! Vous ne pouvez pas dire que vous n'en avez pas eu une! Mais elle sera encore plus chaude avant que vous ne vous en alliez!
Après avoir avalé un cordial énergique, Lucrétia, les yeux brillants, déclare qu'elle est prête à exécuter ce qu'on attend d'elle. On lui tend une belle verge et elle se met en position pour fouetter son amant, selon la méthode de Louise Van Tromp. Elle fait siffler la verge au-dessus de la tête de Frank et lui crie d'un air indigné: «Alors, vous osez insinuer que c'est moi qui vous ai engagé à venir ici?»
_Frank._--Oh! Lucrétia! Aurez-vous le coeur de prolonger mes tortures, maintenant que j'ai juré tout ce qu'on a voulu?
Lucrétia baisse son bras levé, et la verge s'abat avec force sur le derrière de Frank qui se tortille de façon comique. «Vous maintenez cette insinuation! crie-t-elle, alors, tenez! tenez! tenez!»
Les coups se succèdent avec une violence croissante. Lucrétia s'excite à frapper; il semble que le sang bouillonne dans ses veines: «Direz-vous aussi, continue-t-elle, que ce n'est pas vous qui m'avez séduite? Toutes ces dames sont fixées sur votre infâme conduite envers moi!
_Frank._--Oh! oh! Cela ne finira donc pas! Ah! que je sois pendu si j'avoue cela! Voyons, vous savez pourtant bien que c'est vous qui avez pris dans votre main mon... ma...
_Lucrétia._--Ne nommez pas cet objet répugnant! Et surveillez votre langue de vipère; si vous m'échauffez la bile, tant pis pour vous!
La verge va des épaules aux fesses que Lucrétia examine après chaque coup pour voir les nouveaux ravages qu'elle a causés.
Le pauvre Frank, qui a perdu sa perruque en se démenant trop fort, a l'air un peu plus viril, c'est un très joli garçon, bien membré, mais son derrière n'est naturellement pas aussi rebondi que celui d'une femme de sa corpulence.
Excitée, échauffée par la flagellation qu'elle a eu elle-même à subir, Lucrétia frappe comme une furie: «Voyez! voyez! crie-t-elle, cette horrible chose que je ne veux pas nommer est toute raide et fait une énorme bosse sous sa chemise, devant son ventre; c'est impossible de cacher cette saleté.
Au lieu de la cacher, il semble que Lucrétia cherche à la faire voir, car, en frappant sans merci, elle s'arrange pour déranger la chemise et la retrousser si bien que l'assistance aperçoit à tout instant le formidable engin long de six à sept pouces, qui se dresse au bas du ventre, émergeant d'une touffe de poils noirs et bouclés. Saisi d'une sorte de frénésie érotique, le jeune homme roule des yeux blancs, et, à chaque coup, tortille les fesses et pousse le ventre en avant; évidemment la honte et la souffrance s'effacent sous l'acuité de ses sensations voluptueuses. La fouetteuse n'est pas moins troublée que lui. La vue des fesses écorchées se trémoussant de façon lubrique, accroît son ardeur: «Ah! crie-t-elle, non seulement il essaie de me rendre plus inconvenante que lui, mais voyez de quelle façon cynique il s'expose à nous!»
Pour mieux ponctuer sa remarque, elle cingle d'un coup vif le membre indécemment dressé et elle recommence à plusieurs reprises sans lui faire perdre de sa rigidité; mais sous cette cinglade affreusement piquante, le malheureux Frank rugit: «Oh! mon Dieu! mon membre va éclater, c'est effroyable et cela me procure une délicieuse sensation. Ah! ahh! ahh!! c'est trop!» Et il reste les yeux levés au ciel, les lèvres tremblantes, saisi d'on ne sait quelle troublante émotion.
Lucrétia a suspendu quelques instants la correction; mais soudain, elle rappelle son amant à la question par deux ou trois terribles cinglées sur ses fesses à vif: «Ne vous endormez pas, monsieur et causons, s'il vous plaît! Je pense que vous allez retirer vos honteuses insinuations contre moi! Avez-vous, oui ou non, profité de mon trouble quand je vous ai vu étalant votre membre dans le jardin? Mais répondez donc! Une demi-douzaine de coups de verge suit cette question; le sang commence à couler des fesses sur les cuisses du malheureux.
Revenu à lui, celui-ci, tout confus de savoir que l'assistance a vu son membre viril en pleine érection, se tord sous les coups et répond d'une voix entrecoupée de larmes: «Ah! démon! abominable créature! Elle m'a prodigué les plus voluptueuses caresses, elle m'a juré un éternel amour et aujourd'hui, elle se délecte à me martyriser. Ah! Miss Coote!! mesdames! délivrez-moi de ses griffes! Ayez pitié de moi!
_Lucrétia._--Pas encore! Infâme suborneur! retirez vos honteuses allégations sur mon compte, ou je vous enlève la peau du derrière!
_Frank._--Comme c'est mal à vous, Lucrétia, de me forcer à dire un mensonge! Oh! mon Dieu! quoi faire? Ah! que se passe-t-il en moi?
Sous l'averse de cinglades dont sa maîtresse lui lacérait le postérieur, le jeune homme retrouvait évidemment le trouble lascif qu'il avait déjà éprouvé.
_Lucrétia._--Vos cris sont délicieux! Je m'en délecte d'autant plus que nous nous adorons l'un et l'autre. Allez-vous... allez-vous... allez-vous... avouer que... vous avez... menti? ah! vous me faites passer auprès de ces dames pour un monstre d'indécence! Etes-vous donc sourd? Attendez, je vais vous faire entendre.
Et la verge se dirige juste dans la raie des fesses atteignant les parties les plus sensibles et les plus délicates.
_Frank_ semble sur le point de s'évanouir sous cette nouvelle torture et s'écrie: «Oh! oh! mon Dieu! tuez-moi tout de suite, je souffre trop!»
_Lucrétia._--Tant pis pour vous. Pourquoi vous obstinez-vous à me refuser la satisfaction que vous me devez? Pourquoi prétendez-vous que je veux vous imposer un mensonge, vilain gredin? Je vous ferai mourir sous la verge si vous ne rétractez pas vos infâmes calomnies.
Et la verge marche toujours, s'abattant dans les recoins les plus délicats.
_Frank._--Ah! atroce! que faut-il donc que je dise? ah! oui! toutes ces histoires sur notre compte sont fausses. Nous n'avons jamais rien fait d'inconvenant ni l'un ni l'autre.