Mémoires de Miss Coote: Exploits d'une fouetteuse britannique racontés par elle-même

Part 5

Chapter 53,867 wordsPublic domain

Suffoquée par la scène précédente, la directrice demande grâce et supplie qu'on ne la dégrade pas ainsi devant toute l'école, mais nous nous montrons inflexibles, mes compagnes et moi.

Maria dépouille progressivement sa maîtresse, qui est un joli spécimen de maturité féminine; elle a de beaux yeux bleus, une abondante chevelure blonde et paraît approcher de la quarantaine. Au fur et à mesure que tombent ses vêtements, on aperçoit ses blanches épaules et ses seins palpitants d'émotion; des larmes d'humiliation coulent sur ses joues. Elle est bientôt en chemise et en pantalon; celui-ci colle de façon affriolante sur les masses charnues qu'il recouvre; il est orné de volants de dentelles; de jolis mollets en émergent, bien dessinés par des bas de soie couleur chair; des souliers à hauts talons, à boucles d'argent complètent le costume. Hélas! quel changement d'aspect, lorsque l'on passe sur le tout l'uniforme de pénitence et la cornette!

--Allons, fais-je alors, elle ne résiste pas, et elle fait bien. Laissons-la ainsi pour qu'elle assiste à la punition de Frau Bildaur; c'est vous, chère Cécile, qui allez la fouetter avec une verge neuve, pendant que je me reposerai.

La joyeuse Cécile, fraîche et potelée, était très amusante à considérer, faisant siffler la verge aux oreilles de la pauvre Frau. Celle-ci est hissée sur le dos de Maria, on lui rabat sa culotte, on lui retrousse ses jupes et on expose sans le moindre voile son beau fessier bien rebondi.

--Frau Augusta Bildaur, lui dit Cécile, vous allez recevoir douze belles cinglades, vous embrasserez la verge, vous me remercierez de mon indulgence et vous en serez quitte ainsi.

Elle compte alors les coups un par un, frappant d'un bras vigoureux; la surface des fesses devient rose, puis rouge et la peau se couvre de longs sillons.

La victime endure courageusement son châtiment; elle pince les lèvres pour ne pas crier; quand sa chair a frémi sous le douzième coup, elle remercie chaleureusement et embrasse avec ardeur l'instrument de la fessée. Elle n'a pas l'air autrement humiliée, elle n'a pas versé une larme, ses yeux brillent d'un éclat sensuel, et elle demande à voix basse qu'on lui permette d'assister à la fessée qui attend Miss Flaybum.

--Quel dommage, dis-je alors, que nous n'ayons pas de chevalet pour la ficeler; tant pis, nous nous servirons de la table. Disposez Miss Flaybum comme vous avez fait pour Miss Herbert.

La victime se rend compte que toute résistance serait inutile et ne servirait qu'à aggraver sa situation. On la débarrasse de son pantalon et l'on étale aux yeux émerveillés des demoiselles un magnifique postérieur plantureusement rebondi, et un ventre blanc, avec un mont de Vénus pourvu d'une large toison frisée; la pointe d'un mignon clitoris émerge du sommet de la fente. Elles l'étendent sur la table, bras et jambes écartés, immobilisés par quelques conjurées et je m'asseois, comme tout à l'heure sur son dos, pour l'empêcher de bouger.

--Ah! le joli tableau! m'exclamai-je alors; c'est un vrai plaisir de dompter une aussi jolie personne. Miss Andrey Clémentine Flaybum, vous êtes coupable d'insolence envers moi et envers toutes ces jeunes personnes; vous allez commencer par rétracter l'accusation d'ivrognerie que vous avez portée à notre égard, et d'ailleurs, je me charge de vous convaincre bien vite que nous possédons tout notre sang-froid.

Commençant à la fouetter lentement, je lui dis? «Est-ce que je fouette comme une ivrognesse? Est-ce que ma main manque de vigueur, ou n'est-ce pas plutôt vous qui aviez perdu votre bon sens en parlant ainsi. Est-ce que je me sers de l'argot de taverne? J'espère que je ne fais pas trop de mal à vos bonnes grosses fesses, elles commencent à prendre couleur, mais peut-être rougissent-elles seulement de nos inconvenances?

Comme je m'échauffe progressivement à mon travail, le gros derrière se soulève à chaque coup et les demoiselles ont grand peine à maîtriser les jambes et les bras de la victime, sur la figure de laquelle on peut lire la plus profonde indignation. Elle semble résolue à ne pas crier, tandis que je m'évertue, par des cinglades adroitement dirigées, à lui faire manifester sa souffrance.

--Ah! ah! fais-je, en ricanant, elle s'obstine, elle ne veut pas répondre, elle veut que je frappe plus fort. Maria, apportez-moi une autre verge, car celle-ci ne va plus durer longtemps. Je commence à croire que Miss Andrey Clémentine Flaybum est réellement ivre elle-même, sans quoi elle ferait des excuses, aussi je veux la rappeler à la sobriété. Que dites-vous de cela et de cela, et de cela?

Et, à chaque mot, je la cingle entre les deux grosses joues de son fessier, et, placée comme je suis sur elle, je meurtris les lèvres rebondies de sa fente, qui font une saillie très visible en haut de ses cuisses, Aussi, ne tarde-t-elle pas à pousser des cris de souffrance: «Ah ah! oh! c'est de la barbarie! Abominables créatures, comment osez-vous me traiter ainsi?»

J'éclate de rire à cette apostrophe et je continue: «Bravo! son ébriété disparaît; encore quelques bons coups de verge et l'effet du champagne disparaîtra; ce sont toujours les ivrognes qui accusent les autres d'être ivres. Je scande chaque phrase de si vigoureux coups de verges que de petites traînées de sang apparaissent à la surface de ses fesses, coulent le long de ses cuisses et viennent perler sur la toison de sa fente. Loin d'éveiller notre compassion pour la victime, le tableau de sa souffrance nous procure de si voluptueuses sensations que j'aperçois les plus âgées d'entre nous étendues sur le sol cuisses ouvertes et se faisant jouir dans les positions les plus inconvenantes.

La pauvre femme hurle piteusement: «Pitié! pitié! oh! oh! grâce! Miss Coote! c'est trop affreux! oh! oh! je m'évanouis, je me meurs!»

Mais, en proie à une crise de férocité, je m'écrie pour toute réponse: «Non! non! pas de danger que vous mouriez; un gros cul comme le vôtre peut en supporter bien davantage, vous êtes bien trop obstinée pour que je vous tienne quitte à si bon marché; la verge vous empêchera de vous évanouir. Pourquoi? pourquoi? pourquoi? ne vous excusez-vous pas? Et de vigoureux coups de revers viennent meurtrir la surface délicate de l'entrecuisses; la pauvre maîtresse d'école suffoque et rugit de souffrance; mais son orgueil la soutient et elle ne se décide pas à faire ce que j'exige d'elle.

Fatiguée par ce violent exercice, j'ordonne, comme intermède, d'apporter du champagne, et je m'écrie: «Mesdemoiselles, cette pauvre femme est si courageuse qu'il faut que nous buvions à sa santé. Une demi-douzaine de mes compagnes prennent alors chacune une bouteille, et, à mon signal, tous les bouchons sautent, dirigés vers le postérieur à vif qui leur sert de cible. Ce divertissement est salué par un éclat de rire général et on porte la santé de la «brave bonne femme», plus mortifiée que jamais de cet outrage inattendu.

Ragaillardie alors, je jette le tronçon de verge dont je me suis servi; j'en prends une autre et je la brandis en criant: «A la bonne heure, voilà ce qui s'appelle une verge; maintenant, Miss Andrey Clémentine Flaybum, voulez-vous nous demander pardon et reconnaître que c'est vous qui étiez ivre, ou je vous hache le cul? Ah! ah! voilà un gros mot que vous ne nous auriez jamais permis de prononcer. Peut-être ne pensiez-vous pas que vous-même, vous aviez un cul quand vous vous amusiez à nous fesser et à nous humilier?

Cette allocution est accompagnée, bien entendu, d'une grêle de coups, et, tandis que la verge lourde et souple trace de rouges sillons sur les fesses déjà en pitoyable état, la victime hurle à fendre l'âme. A bout de forces, se croyant sur le point de mourir, terrassée par la souffrance, elle oublie l'indignité de sa situation, son énergique résolution de ne pas s'abaisser devant ses élèves, et elle demande enfin grâce.

--Pitié! sanglote-t-elle, ah! ah! grâce! Miss Coote! Épargnez-moi! J'implore votre miséricorde! Il a fallu que je sois ivre moi-même! Pardonnez-moi et je ne dirai jamais un mot de ce qui s'est passé, je vous le jure! mais épargnez ma vie!» Les larmes interrompirent ses supplications.

--Et vous pardonnerez à tout le monde, et vous nous remercierez de vous avoir rappelée à la sobriété. Fi! fi donc! Miss Flaybum. Vous être mise en pareil état!» Un violent coup sur sa fente ponctue ces dernières paroles et l'empêche de s'évanouir.

--Oui! oui! ahh! rugit-elle, je suis désolée de m'être oubliée à ce point! Et je vous remercie de m'avoir corrigée avec cette fermeté. Pitié, maintenant, pitié! Laissez-moi me mettre à genoux et embrasser la verge.

L'air terriblement piteux, elle s'agenouille alors devant moi, ayant peine à se tenir, elle embrasse la poignée de verges toute rouge de son sang.

Sur sa figure baignée de larmes se lisent toutes les affres de l'humiliation, de l'orgueil abattu, des sévices qu'elle a endurés; sa figure est presque aussi rouge que ses fesses, car, pour comble d'abjection, il lui a fallu se mettre à genoux avec tous ses vêtements encore retroussés.

Quant à moi, je ne sais quelle insatiable fureur me possédait, je me rendais à peine compte de ce que je faisais. Il me semblait que ma victime s'en tirait encore à trop bon compte. Je lui criai dans la figure: «Allons! Miss Andrey Clémentine Flaybum, vous savez maintenant ce que c'est qu'une bonne fessée. Voyons donc de près comme je l'ai arrangé, votre gros cul. Tournez-le un peu devant ma figure... là... très bien. Ma parole, il n'est pas en trop mauvais état! Dans huit jours, il n'y paraîtra plus. Il saigne un peu et voilà tout! tenez! tenez! Et, passant mes mains sur ses fesses à vif, je les lui promenai ensuite sur la figure, en guise d'ultime outrage, et juste au moment où elle commençait à se ranimer un peu. On lui permit alors de se retirer dans sa chambre.

Quant à nous, réellement grises de champagne et d'excitation, nous courûmes dans les chambres les unes des autres, et toute la nuit se passa dans les plus lascives jouissances et les plus obscènes divertissements. Jamais je n'oublierai cette dernière nuit passée à l'école. Nous ne dormîmes pas une minute et l'arrivée du jour mit seule un terme à nos lubriques ébats.

Miss Flaybum fut invisible le lendemain, et la seule allusion qu'elle fit jamais à cette mémorable scène de justice distributive fut une somme élevée pour bris de verrerie sur la note de nos frais de pension.

Ici se termine la première partie de mes aventures. A mon retour de voyage, je vous raconterai la seconde.

Votre amie affectionnée,

Rosa BELINDA COOTE.

LETTRE VI

Ma chère Nelly,

Au cours de mon dernier voyage en Italie et en Allemagne, je me suis amusée à noter pour mes prochaines lettres, tous les incidents qui me revenaient à la mémoire, comme susceptibles de vous intéresser, et maintenant que me voici encore une fois de retour, je m'amuserai pendant les longues et tristes soirées, à vous écrire une autre série de lettres. Et je commence de suite.

Quand je quittai l'école, mes tuteurs me confièrent aux soins de Mlle Fosse, et nous fûmes bientôt installées dans une de mes maisons, située dans la banlieue ouest de Londres. Demeuraient avec nous deux, Jane, l'ancienne servante de mon grand-père, qui nous servait de femme de chambre, une cuisinière appelée Margaret et deux bonnes, Mary et Polly; un jeune frère de Jane appelé Charlie, remplissait l'office de groom.

Mes tuteurs jugèrent que jusqu'à ma majorité, je pouvais me dispenser de cocher et de valet de pied, n'ayant qu'à louer, pour faire mes visites, mes emplettes ou aller au théâtre, une voiture chaque fois que j'en aurais besoin. On m'accorda mille livres par an, dont je déduisis libéralement deux cents livres pour Mlle Fosse, et jamais je ne lui diminuai cette allocation élevée, car elle fut toujours pour moi une charmante compagne, se mettant en quatre pour favoriser mes amusements et me préserver des dangers possibles.

Ma chambre à coucher et celle de Mademoiselle communiquaient ensemble, de sorte que nous pouvions, la nuit comme le jour, jouir de notre tête à tête si cela nous faisait plaisir. La cuisinière et Mary occupaient une chambre en haut de la maison, le page avait un petit cabinet sur le même palier que nos chambres. Jane et Polly, que nous appelions ainsi pour les distinguer de l'autre Mary, occupaient une chambre également au même étage, où se trouvaient d'autres pièces libres pour nos invitées éventuelles. Il y avait en haut des salles inoccupées, dont une très spacieuse. Après m'être consultée avec Mademoiselle, je décidai de l'organiser en salle de punition, car j'avais résolu de maintenir sous une discipline sévère tout mon personnel. On y fixa des poulies au plafond, on la meubla d'échelles, de blocs, de crochets, d'un poste à fouetter, et aussi d'une sorte de pilori, permettant de fixer la pénitente en exposant seulement ses jambes et ses fesses et en l'empêchant de voir par qui elle était fouettée.

Mademoiselle et moi, prenions grand plaisir à nos «soirées lubriques», comme elle avait baptisé nos séances de flagellation. De temps à autre, pour les corser, nous faisions venir Jane et nous la fessions dans nos chambres, ou bien elle aidait l'une de nous à fouetter l'autre, car je m'étais tout à fait adonnée aux plaisirs du fouet, et j'éprouvais, de son application, un bonheur tout spécial. Néanmoins, ces petites débauches n'avaient pas la même saveur que lorsque la victime ignore l'emploi de la verge et en tâte pour la première fois. Aussi, désirions-nous ardemment trouver quelque coupable remplissant ces conditions et que nous puissions sacrifier à notre ardent désir.

Notre jardinier, M. White était un homme de confiance qui avait dépassé la quarantaine. Sa femme était une fort accorte gaillarde d'environ trente ans. Ils avaient deux jolies petites filles de neuf et dix ans. Ils logeaient dans un cottage situé à l'extrémité de notre jardin, qui était très vaste.

Mme White aimait un peu trop la toilette, et les gages de son mari n'étant pas suffisants pour lui permettre de se passer ses fantaisies, elle trouva tout naturel de se procurer l'argent nécessaire en vendant pour son propre compte, à des voisins, moins bien pourvus que nous, les fruits et les légumes dont ils pouvaient avoir besoin, et qui, pensait-elle, eussent été perdus sans cela. Son mari n'y vit pas grand mal, car, ainsi qu'il nous le dit plus tard, Miss Coote était très bonne et très généreuse et ne se préoccupait jamais de ce qu'ils prenaient pour eux-mêmes.

Les deux fillettes, Minnie et Lucy étaient chargées par leurs parents de porter ces fruits et ces légumes à la porte du fond du jardin. Mais, un beau jour, de grand matin, Jane les aperçut et vint tout aussitôt me faire son rapport.

J'avais, depuis longtemps, un désir irrésistible de fesser les deux mignonnes, mais ne pouvais le faire sans motif; aussi, la découverte de Jane me causa-t-elle la plus vive satisfaction.

Le lendemain matin, en compagnie de mademoiselle, je fus, par une allée extérieure, me poster à la sortie du jardin et nous nous plaçâmes de façon à voir tout ce qui se passerait. Nous fûmes bientôt dédommagées de notre dérangement, en voyant les petites filles apporter plusieurs paniers de fruits dans la maisonnette de leur mère.

Ayant bien et dûment constaté le délit, je retournai à la maison et fis porter au jardinier l'ordre de comparaître devant moi avec sa femme et ses filles.

En compagnie de Mademoiselle, je les reçus dans le salon. White et sa femme tenant chacun une fillette par la main, s'enquirent respectueusement du motif pour lequel je les faisais venir.

--Ne vous en doutez-vous pas un peu, malgré votre air innocent? leur dis-je, pourquoi donc vos enfants vont-ils tous les matins cueillir des paniers de fruits dans le jardin?

White rougit très fort et répondit d'un air embarrassé: «Elles en apportent quelques-uns pour notre dessert, miss.

--Allons, vous ne faites qu'aggraver le vol par le mensonge; est-ce avec vos gages que votre femme se paye tous les colifichets qu'elle achète? ripostai-je d'un ton sévère.

--Oh! Sally! fit-il à sa femme, réponds, je ne comprends pas ce que Mademoiselle veut dire.

Rouge de honte, Mme White fondit en larmes: «Oh! fit-elle, c'est ma faute! William n'a jamais su que je vendais vos fruits, et les pauvres petites sont innocentes. Ah! je vous en prie, pardonnez-moi, Miss Coote!

--Vous me croyez donc bien naïve? répondis-je durement, votre mari n'ignore rien de vos agissements, et quant à vos fillettes, vous les dressez au vol.

A ces mots, White, sa femme et les deux petites tombèrent à genoux, me suppliant de leur pardonner et m'affirmant qu'ils n'avaient rien vendu.

--Allons donc! répartis-je, vous valez encore moins que je ne le pensais, car je sais, moi, qu'il y a déjà longtemps que dure ce manège. Et maintenant, choisissez: ou que je vous punisse sévèrement, moi-même, ou que je vous dénonce à la justice, auquel cas votre affaire est claire.

Tout en demandant grâce, White et sa femme me disent qu'ils préfèrent être punis par moi comme je le jugerai convenable, mais me supplient d'épargner les fillettes qui n'ont fait que ce qu'ils leur ordonnaient.

--Vous prenez le parti le plus sage, leur dis-je alors, car, si je puis avoir quelque indulgence, la justice n'en aurait pas pour des gueux comme vous. Vous, White, comme vous êtes un homme, je ne sais comment vous punir, aussi je vous tiens quitte, et j'espère que vous serez honnête dans l'avenir. Mais votre femme et vos filles seront fouettées comme elles le méritent. Qu'elles m'attendent dans ce salon, ce soir, à sept heures, et qu'elles mettent leurs vêtements des dimanches; c'est compris? Je les guérirai à tout jamais de l'envie de voler ou je ne m'appelle pas Rosa Coote.

Le pauvre White et sa femme se retirent, l'oreille bien basse. Lorsqu'ils sont partis, nous nous félicitons joyeusement, Mademoiselle et moi, d'avoir pu nous procurer de pareilles victimes.

Le soir même, je suis, à l'heure fixée, dans la salle de punitions, attendant l'arrivée des coupables. Elles font leur entrée, l'air piteux, quoique coquettement habillées à la dernière mode villageoise, un bouquet à leur ceinture.

Pour la clarté du récit, je me désignerai par mon nom, comme les autres acteurs de cette scène piquante, et ainsi que je l'ai déjà fait dans mes lettres précédentes.

_Miss Coote._--Je suis heureuse pour vous, madame White, que vous m'ayez laissé le soin de vous punir, car j'espère qu'après cela vous apprécierez les avantages de l'honnêteté. Mademoiselle Fosse, aidez Jane, je vous prie, à préparer Minnie pour la verge. Attendez! attachez d'abord Mme White à l'échelle, sans quoi ses sentiments maternels la pousseraient à intervenir. Vous préparerez également Lucy. Si elles ne portent pas de pantalons, il faut en trouver un pour chacune.

_Mme White_, les larmes aux yeux.--Oh! Miss Coote, ma bonne demoiselle! Ne soyez pas trop sévère pour ces pauvres petites. J'aime mieux être trois fois plus maltraitée moi-même.

Elle est bientôt fixée par les poignets à l'échelle, mais sans que l'on ait touché à ses vêtements. Mes deux aides déshabillent alors Minnie et Lucy et exposent à nos regards leurs formes rondelettes. Mademoiselle prend Lucy, je me charge de la plus jeune, Minnie. Les pauvres petites sont pourpres de honte, surtout quand nous les étendons le derrière en l'air sur nos genoux; elles n'ont évidemment pas l'habitude d'être examinées ainsi.

_Miss Coote_, à Minnie.--Comme vous rougissez, ma petite! Est-ce de peur ou de honte? Ah! dame! vous allez être bien fessée! Quel joli petit cul! Est-ce que votre maman le fouette souvent?

Je lui donne quelques bonnes claques qui amènent le rouge sur les blanches rondeurs, et font gigoter de façon comique la pauvre petite, qui n'apprécie nullement ce préambule: «Oh! oh! assez, je vous en prie, vous me faites trop mal, Miss Coote! Je ne puis pas endurer cela! crie-t-elle, en commençant à pleurer.

_Mademoiselle._--Ainsi, petites polissonnes, vous alliez vendre le fruit pour votre mère? Répondez, Lucy.

_Lucy._--C'est papa qui nous le donnait pour le porter chez nous.

_Mademoiselle._--La vieille histoire d'Adam et Ève; l'un a tenté l'autre. Alors, c'est votre papa le coupable? Votre mère, tout à fait innocente, hein?

_Miss Coote._--Je crois qu'il ne me sera pas difficile de faire raconter à Minnie une autre histoire, Mademoiselle Fosse, ce sont de petites menteuses aussi bien que de petites voleuses. Essayez ma méthode, Mademoiselle.

De la main ouverte, j'applique une forte claque, bientôt suivie de plusieurs autres, sur les fesses de Minnie, qui braille et gigote éperdument. Mademoiselle traite Lucy de la même manière et bientôt, les fesses claquées sont roses comme des pêches. Les deux fillettes pleurent et crient à qui mieux mieux, rejetant les torts d'abord sur leur père, puis sur leur mère, lorsqu'elles voient qu'il ne sert à rien de mentir.

Je dis alors à Jane de nous apporter à chacune une verge légère. Puis, je lui ordonne d'attacher au poteau de punition les deux petites victimes et de leur passer un pantalon pour abriter leurs petites fesses rouges.

Jane exécute l'ordre et les attache côte à côte par les poignets, les bras tendus au dessus de leur tête, la pointe de leurs pieds atteignant juste le parquet. Elle étale ensuite deux petits pantalons de très fine batiste, presque aussi transparente que de la mousseline, de sorte que la chair rose est visible au travers. Ces pantalons avaient été choisis par elle, un peu trop petits; ils plaquent sur les formes d'autant mieux que les juvéniles postérieurs sont très développés pour leur âge. La fente laisse, par derrière, un espace vide de six pouces de large qui démasque un exquis morceau de chair rouge des deux côtés de la raie des fesses. Comme préliminaires des plaisirs que la fessée va me procurer, je me délecte du manège de Jane qui, pour les préparer à la séance, dispose la chemise dans le pantalon, leur fait lever les jambes l'une après l'autre, leur fait prendre des postures variées, et prend consciencieusement son temps pour faire durer le plus possible cette délicieuse opération.

Je dis alors à Mademoiselle de m'aider à leur donner le fouet tandis que je leur ferai la morale.

La mère est si terrifiée de voir ses deux filles attachées pour la fessée, qu'elle veut se jeter à genoux, bien que ses poignets fixés au-dessus de sa tête le lui interdisent, «Oh! oh! Miss Coote! Pitié pour mes pauvres petites!! crie-t-elle alors. Et dire que c'est moi qui leur vaut cela!» Et la malheureuse essaye de joindre les deux mains comme elle a voulu se jeter à genoux.

_Miss Coote._--Faites-nous grâce de vos pleurnicheries, vilaine femme! Nous ne faisons que commencer. Qu'est-ce que vous dites de ça, Minnie, et vous, Lucy? Recommencerez-vous à me voler mon fruit, petites coquines? Réchauffez-leur bien les fesses, Mademoiselle, chassez-moi l'instinct du vol de leur derrière.

Les verges accomplissent leur piquante besogne et cinglent les jolies rondeurs, dessinant sur la peau de fines marques rouges. Les victimes poussent des cris aigus; leurs faces sont pourpres; les larmes ruissellent sur leurs joues; elles supplient qu'on leur pardonne, promettant de ne plus jamais recommencer, etc, etc.

Mon amie et moi, nous sommes dans le ravissement. La scène nous électrise, le sang bout dans nos veines; nos instincts sensuels s'exaspèrent; les cris de douleur sont pour nos oreilles une musique délicieuse; nous cinglons sans ménagement les pauvres petits culs jusqu'à ce que le sang perle sur les chairs boursouflées. La vue de la pauvre mère éplorée est un autre régal pour nous, car, bien qu'elle ne soit encore que spectatrice, elle tressaille à chaque coup de verge comme si elle le recevait elle-même; elle crie et sanglote à fendre l'âme.

_Mademoiselle._--Voyez un peu cette grosse sotte! Tenez, madame White, c'est maintenant que vous allez pouvoir pleurer!