Mémoires de Miss Coote: Exploits d'une fouetteuse britannique racontés par elle-même

Part 4

Chapter 43,797 wordsPublic domain

--Oui! Oui! Ce sera très drôle! s'écrièrent les autres, spécialement lady Clara qui s'était déjà assise sur le lit avec Cécile comme partenaire.

_Louise._--Mademoiselle veut Rosa pour compagne de lit, cette nuit; pour la punir, elle va tâter de la verge. Ne l'épargnez pas, Rosa, elle a la peau dure; venez, Laura, nous passerons la nuit ensemble.

Ainsi sollicitée, je pris la verge et la fit siffler dans l'air en m'écriant: «Je sais m'en servir de la bonne façon, spécialement sur les imprudents postérieurs qui osent me mettre au défi; allons, mademoiselle, présentez vos fesses sur le bord du lit, écartez bien les cuisses... laissez vos pieds à terre... mais je ferai mieux de vous faire tenir par deux de ces demoiselles; venez, Laura et Louise, prenez-lui chacune un bras et maintenez-la le nez sur le lit... là... comme ça, c'est parfait, tenez-la ferme, et surtout, ne la laissez pas se relever avant qu'elle ait été bien servie.

_Rosa._--Mademoiselle Fosse, vous êtes une personne très dévergondée; vous vous êtes conduite vis-à-vis de moi de façon cynique; voulez-vous me demander pardon et me promettre de ne plus recommencer? Tenez! Que dites-vous de ceci... et de cela? Et je lui appliquai deux bons coups au bas du dos.

_Mademoiselle._--Oh! Non! Je ne demanderai pas pardon. J'aime bien trop les petits conins sans barbe comme le vôtre.

_Rosa._--Qu'osez-vous dire? Je vous apprendrai à être plus respectueuse envers votre maîtresse d'école! Comme cela, est-ce assez fort? Et cette fois-ci? Deux coups vertement appliqués en pleines fesses marquèrent leur trace en rouge et lui arrachèrent une exclamation de souffrance.

_Mademoiselle._--Ah! Ah! Ah! trop fort! Oh! Oh! Vous n'y allez pas de main morte, petit démon! Loin de m'arrêter, je frappai de plus belle, si bien qu'elle gigota et se débattit sous les touches sanglantes qui marquèrent sa chair en tous sens.

_Rosa._--Petit démon! Ah vraiment. Eh bien! je crois que vous allez me demander aussi pardon pour cela! Malhonnête! Comment osez-vous traiter ainsi votre gouvernante? Mais je vous rabattrai le caquet, quitte à vous mettre le derrière en charpie. Tenez! Tenez! Tenez! Cette fois, ce fut sur la partie sensible des cuisses que je dirigeai mes coups. «Serez-vous encore malhonnête... dites... m'insulterez-vous encore? Hein? Hein? Vous savez... si... si... si je vous cingle... trop fort... vous... vous pouvez me le dire... Ah! Ah! je vois par les contorsions de votre gros cul que cela n'est pas de votre goût.

Tout le temps que je parlais, la verge faisait son office et je la maniais avec discernement, cinglant à chaque fois un endroit différent à coups, tantôt espacés, tantôt précipités. A la fin son postérieur était devenu tout rouge et marbré de boursouflures. Elle faisait des efforts désespérés pour se dégager, mais lady Clara et Cécile vinrent à la rescousse pour la maintenir; la vue du postérieur rouge et à vif les excitait prodigieusement et elles me criaient: «Bravo! Bravo! Rosa, elle ne pensait pas que vous lui en donneriez de cette façon; comme c'est amusant de la voir gigoter et se débattre, de l'entendre crier, d'aider à la maintenir», etc., etc.

Enfin, la victime surprise se décida à implorer pardon et à supplier, les larmes dans les yeux, qu'on la lâchât.

Ce fut la fin de ce nocturne divertissement. Nous reprîmes toutes nos chemises de nuit et nous glissâmes dans nos lits, moi en compagnie de Mademoiselle.

--Ah! ma chérie, murmura-t-elle, une fois la lampe éteinte, quand je me trouvai blottie peau à peau contre elle, vous avez rudement réchauffé mon pauvre cul; avez-vous réellement vu pire que cela, Rosa?

--Oh bien, bien pire! Mademoiselle, j'ai vu le sang ruisseler des fesses à vif.

Tout en parlant, je lui rendais ses caresses, ma main errait dans son buisson touffu, pendant qu'elle chatouillait ma petite fente: «Là, là, bégaya-t-elle, secouez, pincez ce petit morceau de chair», tandis que ma main errait entre les lèvres du réduit moussu, «chatouillez-moi comme je vous chatouille». Ses attouchements me causaient une sensation que je n'avais jamais éprouvée jusque-là, excepté, peut-être, à la fin de ma dernière fessée.

Ce petit tripotage se prolongea pendant plusieurs minutes et je montrai bien vite une véritable adresse dans ces lascifs amusements, enhardie par ses manières et excitée par mon désir d'explorer avec mes doigts l'intérieur de ce paradis frisotté. Pendant ce temps, elle chatouillait et frottait le portail de ma fente de la façon la plus exquise; puis soudain, elle m'étreignit contre elle (nos chemises étaient retroussées et nous étions pour ainsi dire nues) et elle m'embrassa sur les lèvres avec une ardeur si voluptueuse qu'un frisson d'extase me secoua des pieds à la tête; ses doigts frottèrent si savamment l'intérieur de ma petite grotte que je sentis soudain quelque chose s'échapper de ma fente, mouillant ses doigts et mes parties secrètes. Me pressant de plus en plus fort, soupirant et se trémoussant elle s'écriait: «Oh! Oh! Oh! Rosa! allez toujours! frottez, frottez! puis, soudain, elle s'allongea toute, se raidit, et je sentis ma main inondée d'un liquide chaud épais et visqueux.

Après quelques moments de repos elle revint à elle et me dit: «Écoutez, écoutez! Les autres sont en train de faire comme nous; entendez-vous leurs soupirs? Oh! n'est-ce pas exquis, ma petite Rosa?

--Oui! Oui! murmurai-je d'une voix hésitante, car il me semblait que nous avions commis un acte répréhensible. Oh mademoiselle, est-ce vrai, elles font comme nous? Vous êtes bien gentille de jouer ainsi avec moi.

_Mademoiselle._--Bien sûr! Elles font comme nous. C'est le seul plaisir qu'on puisse avoir dans une école. Ah! si vous étiez avec lady Clara ou Van Tromp, vous verriez comme elles déchargent quand elles jouissent!

--Qu'est-ce que c'est, murmurai-je? Est-ce ce que j'ai senti de mouillé sur mes doigts quand vous vous êtes raidie?

_Mademoiselle._--Mais oui! Et vous aussi vous êtes mouillée, petite polissonne. Est-ce que la verge ne vous a pas drôlement émoustillée?

_Rosa_ (à voix très basse).--Même quand j'ai été fouettée à en faire couler le sang sur mes cuisses, je devenais à la fin insensible à la souffrance et éprouvais une sensation chaude, délicieuse, qui faisait disparaître toutes les autres.

_Mademoiselle._--Rosa, vous êtes un amour! Voudriez-vous éprouver de nouveau la même chose? Je connais un autre moyen et vous n'aurez qu'à répéter sur moi ce que je ferai sur vous; voulez-vous?

J'accédai volontiers aux désirs de la voluptueuse française qui, renversant nos positions, s'allongea sur le dos et me fit coucher tête-bêche sur elle. Nous retroussâmes nos chemises sous nos aisselles pour mieux jouir du contact de notre nudité et ma figure se trouva enfouie dans la forêt poilue qui ornait le ventre de ma partenaire. Mademoiselle, la figure serrée entre mes cuisses, chatouillait ma petite fente avec quelque chose de doux et de chaud que je reconnus bientôt pour être sa langue. Elle la promenait gentiment tout du long, et, à l'intérieur, aussi loin qu'elle pouvait atteindre; en même temps un de ses doigts s'était glissé dans le trou de mon derrière et y exécutait un va et vient délicieux.

Pour ne pas rester inactive, j'imitai tous ses mouvements, et plongeant ma figure entre ses cuisses, travaillai de la langue et des doigts dans ses plus secrets parages. Elle se tortilla et remua des fesses surtout lorsque je fus parvenue à introduire un doigt dans le petit trou et que je le fis entrer et sortir comme elle le faisait elle-même.

J'appréciais grandement le charme de ce jeu lascif si nouveau pour moi. Je glissais ma langue et mes doigts dans le réduit si luxurieusement ombragé; je caressais, pelotais sa fente et ses fesses. De son côté, elle n'était nullement paresseuse à user avec moi de réciprocité et les savantes manoeuvres de sa langue dans mon conin portèrent ma surexcitation au paroxysme. Je me démenai peu à peu de la façon la plus lubrique, j'écrasai ma fente sur ses lèvres et, bientôt, dans une sensation impossible à décrire, je sentis un jet traverser mes parties secrètes et j'inondai sa bouche de ma juvénile décharge à l'instant précis où elle récompensait mes soins de la même façon.

Quelques minutes après, nous nous disposions à dormir, non sans nous être promis de bientôt recommencer.

Tel fut mon début dans ma vie de pension; je ne vous ennuierai pas à vous décrire maintes et maintes scènes semblables qui se déroulèrent par la suite; je vous dirai simplement qu'il en était de même à peu près chaque nuit; nous changions fréquemment de partenaires et c'est de là que j'ai pris le goût d'avoir des compagnes de lit, surtout quand elles ont été au préalable bien stimulées par une bonne fessée.

Miss Flaybum usait envers nous de la plus stricte sévérité et fréquemment il nous fallait passer sous la verge qu'elle maniait avec une remarquable virtuosité. Pour ce faire, nous étions, en général, juchées à califourchon sur le dos d'une vigoureuse servante enchantée de jouer son rôle.

Avant de fermer cette lettre, je veux vous donner un échantillon de la façon dont nous étions châtiées à mon époque.

Je ne puis me rappeler exactement pourquoi je subis la fessée en cette circonstance, mais ce dut être pour une réponse impertinente à Miss Herbert, l'institutrice anglaise, vieille fille de trente ans, revêche, qui ne tolérait jamais le moindre manque de respect.

Miss Flaybum prit place sur une sorte de plateforme sur laquelle elle trônait d'habitude quand elle était dans la salle d'études.

_Miss Herbert._--Madame, Miss Coote, que voici, a été inconvenante avec moi et m'a traité de vieille bougon.

_Miss Flaybum._--C'est d'une rare inconvenance, Miss Rosa Belinda Coote (elle donnait toujours aux pénitentes leur nom tout entier), je vais vous corriger avec la verge; appelez Maria pour la mettre en tenue.

La vigoureuse Maria arrive aussitôt et me conduit dans une sorte de petit vestiaire consacré à la déesse de la flagellation, si tant est que cette divinité existe; là, elle me dépouille de tous mes vêtements, sauf ma chemise et mon pantalon, et me fait revêtir un costume de pénitence consistant en une cornette blanche et une longue tunique semblable à une chemise de nuit, serrée au cou et à la taille par une coulisse.

Puis on me ramène devant Miss Flaybum; je rougis profondément en me voyant le point de mire de mes camarades en ce dégradant costume.

Maria dépose à mes pieds une poignée de verges réunies par un joli ruban; il me faut la ramasser, l'embrasser avec respect et demander à ma maîtresse de m'en fouetter vigoureusement. Ceci était terriblement mortifiant, surtout la première fois, et malgré la familiarité qui régnait entre nous, dans le dortoir.

Miss Flaybum, se levant avec une grande dignité, fait un geste de la main et Miss Herbert, assistée par l'institutrice allemande Frau Bildaur, me fait grimper sur le large dos de Maria et épingle le vêtement au-dessus de ma taille; puis, avec un plaisir évident, elle écarte largement la fente de mon pantalon, de façon à bien étaler mes fesses nues; plus compatissante, la jeune allemande me jette un regard de sympathie.

_Miss Flaybum._--Je vais vous administrer une douzaine de coups et puis vous demanderez pardon à Miss Herbert.

Méthodiquement comptés, les coups s'abattent alors vigoureusement appliqués, et la verge s'enfonce dans mes globes élastiques avec un son mat. Mes fesses qui ressentent vivement la morsure de l'instrument, sont bien vite rouges et congestionnées. La vue de mon postérieur qui se tortille doit être un exemple édifiant pour mes compagnes dont ce peut être le tour d'un moment à l'autre. Bien que je me démène et pousse les hauts cris en témoignage de ma souffrance, ce que je ressens n'est qu'une caresse auprès de ce que j'avais souffert entre les mains de Sir Eyre ou de Mme Mansell. La partie la plus désagréable de la punition était la dégradante cérémonie qui la précédait et le ridicule costume qu'il fallait endosser.

La douzaine bien et dûment reçue, j'eus d'abord à demander pardon à Miss Herbert, puis à embrasser de nouveau la verge et à remercier Miss Flaybum de ce qu'elle appelait son indulgente correction. On me permit alors de me retirer et de reprendre mes vêtements. Je pourrais vous décrire maintes scènes analogues, mais dans ma prochaine lettre, je vous raconterai, avec mes adieux à la vie de pension, la vengeance que nous exerçâmes sur Miss Flaybum et la gouvernante anglaise.

Je reste, chère Nelly, votre affectionnée

Rosa BELINDA COOTE.

LETTRE V

Ma chère Nelly,

Je demeurai presque quatre ans chez Miss Flaybum, avant que mon éducation fût considérée comme achevée, et, comme vous pouvez le supposer, j'attendais avec impatience l'époque où je serais affranchie de la férule de Miss Herbert et de sa patronne. Lady Clara, Laura et Van Tromp étaient parties. Cécile était devenue mon amie de coeur et j'aimais si tendrement Mlle Fosse qu'il était convenu avec mes tuteurs qu'elle viendrait vivre avec moi comme dame de compagnie, car on devait me faire une rente suffisante pour me monter une installation personnelle. Outre Cécile et moi, il y avait à l'école neuf ou dix grandes jeunes filles qui devaient également partir à l'époque de Noël. La perspective de perdre un tiers de ses élèves à la fois, contrariait beaucoup Miss Flaybum; aussi donnait-elle plus libre cours que jamais à ses instincts tyranniques, en nous fouettant pour les plus innocentes peccadilles et en prenant un plaisir particulier à mettre les plus grandes à califourchon sur le dos d'une servante, la plupart du temps par séries de trois ou quatre à la fois. Aussi, notre rancune s'accumulait-elle et nourrissions-nous des idées de vengeance.

* * * * *

J'étais, par ailleurs, devenue en quelque sorte le chef des élèves, et avec mes camarades, nous faisions souvent ce que nous appelions des sacrifices à la verge, surtout aux dépens des plus jeunes élèves que nous entraînions dans notre dortoir. Elles n'osaient se plaindre à Miss Flaybum, de crainte de représailles de notre part.

Les derniers jours approchaient, et je devais prendre congé du vieil établissement dans moins d'une semaine, mais je ne voulais pas le faire sans avoir tiré vengeance de mes griefs. J'eus à ce sujet plusieurs entretiens avec Mademoiselle et Cécile; après mûres réflexions, nous engageâmes toutes les demoiselles qui devaient quitter à se joindre à nous; en outre, nous mîmes au courant de notre projet une douzaine des autres qui nous promirent d'être neutres et de jouer le rôle de spectatrices terrifiées. Dans son heureuse prudence, Miss Flaybum faisait coucher toutes les servantes, excepté Maria, à l'autre extrémité de la maison; une grosse porte, barrée de fer, solidement verrouillée, les eût, à toute éventualité, empêchées d'arriver jusqu'à nous.

Miss Flaybum avait l'habitude de donner une soirée d'adieu aux élèves qui s'en allaient, la veille de leur départ. Nous résolûmes de corrompre Maria, pour l'induire à trahir sa patronne et à favoriser nos projets. Notre plan était de nous emparer de Miss Flaybum, Miss Herbert et Frau Bildaur, et de bien les fesser, surtout les deux premières. Nous n'eûmes aucune difficulté du côté de Maria, qui venait précisément de toucher ses gages. Je lui promis un bon dédommagement et une place dans ma propre maison; elle accepta avec plaisir, étant, disait-elle, excédée des accès de colère de nos institutrices. Elle consentit aussi à nous fournir les objets nécessaires, verges, cordes, et spécialement trois costumes de punition pour en affubler nos victimes.

La soirée mémorable arriva; les conjurées avaient convenu entre elles d'irriter Miss Flaybum en abusant de son champagne, dont on faisait, en pareille occasion, grand étalage, mais qui était parcimonieusement versé. Maria faisait le service, assistée de deux autres bonnes, et, à souper, grâce à elle, la plupart de nous prirent environ trois coupes du vin pétillant, au lieu d'une comme à l'habitude. Au second verre, Miss Flaybum écarquilla déjà des yeux étonnés, mais quand elle nous vit abuser une troisième fois de ses libéralités, elle entra en fureur: «Miss Coote, Miss Deben! s'écria-t-elle en bondissant de sa chaise, que signifie cela! Comment osez-vous exciter ces jeunes filles à l'intempérance; la moitié de mes élèves va être en ribote! Maria, enlevez immédiatement ces bouteilles, vous devez avoir perdu la tête!»

Maria, qui avait prévu l'orage, avait réussi, l'instant d'avant, à renvoyer les deux autres bonnes et avait verrouillé la porte conduisant aux chambres des domestiques, non sans les avoir pourvues d'une bonne provision de rafraîchissements pour endormir leur attention.

Voyant que le champ était libre, je me levai, verre en main, et, après m'être inclinée avec une déférence affectée devant Miss Flaybum, je m'écriai: «Attendez un instant, Maria, nous n'avons pas encore fini avec le champagne. Miss Flaybum, Miss Herbert et vous, Mesdemoiselles, fis-je en m'adressant aux autres convives, nous allons, plusieurs d'entre nous, quitter demain cet heureux établissement pour n'y jamais revenir, et, au nom de celles-ci, je vous demande de vous joindre à nous en buvant à la santé de notre aimée et vénérée maîtresse d'école.

Miss Flaybum, qui avait repris son siège, écoutait, résignée en apparence, mais à son agitation, on voyait qu'elle se contenait avec peine.

Les demoiselles applaudirent bruyamment à mes paroles; les coupes furent remplies jusqu'aux bords.

Puis, grimpant sur ma chaise et posant un pied sur la table, je m'écriai: «Nous devons porter la santé d'une si gracieuse et illustre personne à la mode écossaise, un pied sur la table, puis jeter nos verres par dessus nos épaules, après les avoir vidés jusqu'à la dernière goutte. A la santé de Miss Andrey Clémentine Flaybum!!! Hip! Hip! Hurrah! Hurrah! Hurrah!

Mes alliées suivirent mon exemple et portèrent le toast dans toutes les règles, et même d'une façon un peu masculine.

--Mon Dieu! Mon Dieu! gémit Miss Flaybum en entendant les verres se briser sur le parquet; elles sont toutes ivres! Que vais-je devenir, Miss Herbert! Où ont-elles pu prendre ces manières de taverne?

--Quelle insulte! m'écriai-je. Sommes-nous donc ivres? Cécile, Mademoiselle Fosse, tolérerez-vous que l'on nous traite comme des ivrognesses?» Nous entourâmes toutes Miss Flaybum et les deux maîtresses d'anglais et d'allemand, les deux premières congestionnées de fureur, Frau Bildaur tremblante de peur.

--Il n'y a pas à plaisanter, continuai-je, nous avons toutes été insultées. Miss Andrey Clémentine Flaybum, c'est à votre tour, maintenant; vous allez être bien châtiée de votre insolence et vous nous ferez les plus plates excuses pour avoir osé insulter des filles de la plus haute aristocratie, et vous, Miss Dido Herbert, vous serez corrigée aussi, parce que vous avez approuvé votre patronne. Nous commencerons par Frau Bildaur, mais je ne serai pas trop sévère pour elle, car elle n'a pas mauvais coeur. Maria, faites votre devoir, de suite; déshabillez-les et passez-leur les costumes de pénitence devant toute l'assemblée.

Tremblante ct pâle de fureur, mais en même temps très inquiète, Miss Flaybum essaie de faire bonne contenance: «Maria! s'écrie-t-elle, débarrassez-moi la salle de ces effrontées gamines, ma parole, le vin les a grisées!»

Mais, sourde à son appel, Maria a d'abord déshabillé Frau Bildaur; la pauvre créature défaillante de honte et de terreur n'offre pas de résistance, mais Miss Herbert s'indigne et se débat vigoureusement, tandis que Miss Flaybum est maintenue sur sa chaise par une demi-douzaine des plus vigoureuses élèves.

--Ce n'est pas la peine d'équiper cette vieille chipie! m'écriai-je alors; étendez-la sur la table et retroussez-lui les jupes.

En un clin d'oeil, on débarrasse la moitié de la table du souper en plaçant tout ce qu'il y a dessus à l'extrémité opposée. La victime se débat inutilement. Avec l'aide de Cécile et de Mlle Fosse, Maria l'entraîne résolument vers la table sur laquelle six bras vigoureux la hissent et l'allongent. Après lui avoir retroussé et solidement épinglé les jupes au-dessus de la taille, Mademoiselle s'asseoit sur ses épaules pour l'immobiliser, tandis que deux autres lui saisissent les bras. Écartant la fente de son pantalon, Cécile expose un derrière plutôt maigre, en disant: «Il n'est pas très rebondi, ma chère Rosa, mais cela ne vous empêchera pas de bien la fesser.»

--Arrachez-lui sa culotte, ordonnai-je, je veux qu'elle soit tout à fait cul nu pour lui payer mes dettes d'un seul coup.

L'ordre est promptement exécuté, en dépit des imprécations de la victime, qui proteste contre une telle indécence. Suffoquant d'indignation, elle roulait des yeux hagards à la pensée du mortifiant traitement qu'on lui ménage.

Lui appliquant alors une légère cinglade sur les fesses: «Je n'ai pas l'intention de vous faire grand mal, lui dis-je, mais de vous faire comprendre que vous vous êtes comportée avec nous comme une vieille sauvage!»

Malgré ces paroles rassurantes, je la frappai peu à peu de plus en plus fort, si bien que les fesses changèrent vite de couleur: «Allons! continuai-je, demandez-nous pardon et promettez de vous montrer à l'avenir plus indulgente pour vos élèves.» Ces derniers mots sont accompagnés d'une terrible cinglade qui soulève la chair et amène le sang à fleur de peau.

--C'est abominable, ce que vous faites, Miss Coote! s'écrie la patiente, jamais je ne vous ai punie aussi brutalement.

--En vérité, Miss Dido, je vous trouve bien impudente de me parler avec un tel sans façon. Tenez! tenez! je vais vous apprendre à réfléchir avant de parler; et, sous les vigoureuses cinglades, de petites gouttes de sang suintent sur la chair marbrée.

--Oh! pitié! hurle Miss Herbert. Je n'ai pas voulu vous offenser! Oh! ahhh! grâce! grâce! vous me martyrisez!

--Ah! j'en étais bien sûre que je vous materais, Miss Herbert; que pensez-vous de ma façon de donner la verge? Si je frappais encore un peu plus fort? Qu'en pensez-vous? Et, sans attendre son avis, je cingle sans interruption, écorchant les pauvres fesses, arrachant à la victime des cris de suppliciée: «Hurlez tout à votre aise, je suis ravie de vous entendre, cela prouve que vous appréciez ma façon de faire. Allez-vous nous demander pardon, maintenant?

--Oh! oui! oui! pardon! oh! je vous en conjure! arrêtez! grâce! Je ne serai plus jamais sévère avec mes élèves! oh! par pitié! je sens que je m'évanouis! Mon sang coule, oh! miss Coote! quelle barbarie!

--Croyez-vous maintenant que nous étions ivres? Ne pensez-vous pas plutôt qu'il était inconvenant et grossier de nous outrager de la sorte, au moment même où nous buvions à votre santé? Répondez un peu, Miss Dido!

--Oh! ah! ah! mon Dieu! Quel martyre! Je ne savais pas ce que je disais! Excusez-moi! Faites-moi grâce! Pitié! répond la malheureuse en se tortillant comme une anguille sous les interminables morsures de l'instrument.

--Vous allez me remercier, et me promettre de vous retirer tranquillement dans votre chambre. Et que cette leçon vous soit profitable: vous n'avez pas reçu la moitié de ce que vous méritiez. Tenez, voici ma signature, lui dis-je alors, en lui octroyant deux derniers coups entre les cuisses. Allons, mettez-vous à genoux, embrassez la verge et remerciez-moi.

Sous ce dernier assaut, elle hurle lamentablement: «Oh! c'est horrible! je me sens mourir, je meurs!»

On la relâche alors, mais il lui faut se mettre à genoux, embrasser la verge, remercier humblement, et faire les plus plates excuses. L'assistance se repaît de son humiliation et de ses larmes, avec une joie non dissimulée, et, lorsqu'elle quitte la salle, dévorant sa honte, les jeunes filles lui font les cornes et l'accablent de leurs quolibets.

--Maintenant, Miss Andrey Clémentine Flaybum, à votre tour! déclamai-je alors, et si vous vous avisez de résister, je vous préviens que vous serez fouettée dix fois plus fort que Miss Herbert.