Mademoiselle de Scudéry, sa vie et sa correspondance, avec un choix de ses poésies
Part 33
[633] Voyez, sur les circonstances où ces vers furent composés, la lettre à Boisot, du 22 mai 1693, p. 363. Mme de Motteville les a insérés dans ses _Mémoires_, Paris 1855, t. IV, p. 451, les faisant précéder du passage suivant: «Peu après la mort de la reine mère, l'illustre Mlle de Scudéry fit ces vers à sa louange, qui méritent d'être conservés à la postérité.»
Anne, dont les vertus, l'éclat et la grandeur Ont rempli l'univers de leur vive splendeur, Dans la nuit du tombeau conserve encor sa gloire, Et la France à jamais aimera sa mémoire. Elle sut mépriser les caprices du sort, Regarder sans horreur les horreurs de la mort, Affermir un grand trône et le quitter sans peine; Et pour tout dire enfin, vivre et mourir en Reine.
_Sixain sur la conquête de la Franche-Comté._
Les héros de l'antiquité N'étoient que des héros d'été: Ils suivoient le printemps comme des hirondelles, La Victoire en hiver pour eux n'avoit pas d'ailes; Mais malgré les frimas, la neige et les glaçons, Louis est un héros de toutes les saisons.
_Madrigal sur la Paix._
Jamais on n'avoit tant vanté Ni campagne d'hiver, ni campagne d'été, Quand Louis revenoit suivi de la Victoire. Quelle est cette nouvelle gloire! Sur ses propres exploits a-t-il pu renchérir, Après tant de succès sur la terre et sur l'onde? Oui, car donner la Paix au monde C'est plus que de le conquérir.
_Autre._
Dès que tu fais un pas, l'Europe est en alarmes, Et contre l'effet de tes armes Rien ne pourroit la soutenir. Mais dans un calme heureux tu gouvernes la terre; Quand on peut lancer le tonnerre, Il est beau de le retenir.
_A l'Illustre secrétaire des Dames, quel qu'il puisse être_[634].
[634] L'auteur de l'ode envoyée à Sapho, au nom des Dames, avec une guirlande de lauriers d'or émaillés de vert, était Mlle de la Vigne. Voyez la _Notice_, p. 102.
D'où viennent ces lauriers si verts, si précieux? Sortent-ils de la terre ou tombent-ils des cieux? Et d'où partent ces vers pleins d'esprit et de grâce, Dont le tour délicat tous les autres efface? Généreux inconnu, pourquoi vous cachez-vous? Le plaisir d'obliger est un plaisir si doux! Je vous cherche partout, et ne vous puis connoître; Êtes-vous mon ami? Ne le pouvez-vous être? Vous contenterez-vous de n'être qu'estimé? En ne se nommant pas on ne peut être aimé. Soyez du moins jaloux de votre propre ouvrage; Nos plus rares esprits viennent lui rendre hommage. Il n'a qu'un seul défaut qui se corrigera: Mettez-y votre nom, et rien n'y manquera.
_Aux Demoiselles de Saint-Cyr._
Vous de qui l'innocence et la noble jeunesse S'élève au pied du Trône à l'ombre d'un grand Roi, Voulez-vous recueillir le fruit de sa largesse? Du Roi de l'univers apprenez bien la loi. De la nouvelle Esther[635] admirez la sagesse, Sa rare piété, sa prudence et sa foi. Ne demandez au ciel ni grandeur, ni richesse, Dont le frivole éclat rend nos yeux éblouis; Mais par des vœux ardents et remplis de tendresse, Abrégeant vos souhaits, demandez-lui sans cesse, Pour vous, pour nous, pour tous, qu'il conserve Louis.
[635] Mme de Maintenon.
_Sur la naissance du duc de Bourgogne (1682)._
Venez, heureux enfant, venez à la lumière: Vous allez commencer une illustre carrière; Et le soleil qui naît aux bords de l'Orient N'a pas, à sa naissance, un éclat si riant. Tout brille autour de vous; les jeux, les ris, la gloire, Parent votre berceau comme un char de victoire. Mais, ô royal enfant, quand on sort des héros On ne vit pas longtems dans les bras du repos. Hâtez-vous, que le corps, l'esprit et le courage Forcent les lois du tems et les règles de l'âge. Passez rapidement les frivoles plaisirs, Et concevez bientôt d'héroïques désirs. Vous pourrez surpasser tous les princes du monde, De vos premiers exploits couvrir la terre et l'onde, Digne de votre nom, être admiré de tous, Et voir toujours Louis bien au-dessus de vous, Éclairer tous vos pas, vous servir de modèle, Être du roi des rois une image fidèle, Le bonheur des François, l'âme de ses États, Et l'exemple éternel de tous les Potentats.
_Pour Monseigneur le duc de Bourgogne, faisant l'exercice avec les Mousquetaires devant le Roi._
Quel est ce petit mousquetaire Si savant en l'art militaire, Et plus encore en l'art de plaire? L'énigme n'est pas mal aisé: C'est l'Amour, sans autre mystère, Qui pour divertir Mars, s'est ainsi déguisé.
_Sur ce que ce jeune Prince ne trouva pas bon qu'on l'eût comparé à l'Amour._
Prince consolez-vous d'être un petit Amour, Imitez bien Louis, vous serez Mars un jour.
_Portrait de Mme la duchesse de Bourgogne._
Avoir tous les appas de l'aimable jeunesse, Joindre avec la beauté l'esprit et la sagesse, Suivis d'un air charmant qu'on ne peut exprimer, C'est ce qu'on trouve en la princesse, Qu'on ne se lasse point de voir et d'admirer, Et qui de tous les cœurs sait se faire adorer.
_La Fauvette à Sapho, en arrivant à son petit bois, suivant sa coutume, le 15 d'avril._
Plus vite qu'une hirondelle, Je viens avec les beaux jours, Comme fauvette fidèle, Avant le mois des amours.
* * *
J'ai trouvé sur mon passage Un spectacle fort nouveau, Pour m'expliquer davantage, C'est le Doge et son troupeau[636].
* * *
Quoi, lui dis-je, entrer en France Et vous montrer en ces lieux! Oui, dit-il, par la clémence Du plus grand des demi-dieux.
* * *
Son cœur toujours magnanime Ne pouvant se démentir, Veut oublier notre crime, Voyant notre repentir.
* * *
Ah! m'écriai-je, ravie, Ce héros par son grand cœur Pardonne à qui s'humilie, Et de lui-même est vainqueur.
* * *
Dieux! quel bonheur est le vôtre, D'aller recevoir sa loi; Je n'en voudrois jamais d'autre, Mais ce bien n'est pas pour moi.
* * *
C'est assez que ma maîtresse Souffre que ma foible voix, Chante et rechante sans cesse Qu'il est le phœnix des Rois.
* * *
Allez, Doge, allez sans peine Lui rendre grâce à genoux: La République romaine En eût fait autant que vous.
[636] Louis XIV ayant fait bombarder Gênes en 1684, à cause des intelligences que cette ville entretenait avec l'Espagne, le doge Francesco Maria Imperiali vint en France, accompagné de quatre sénateurs, et fit à Versailles sa soumission au Roi, le 15 mai 1685.
_A M. de Coulanges, à Rome._
_Madrigal._
Quoi, cette muse si jolie Qui sait badiner sagement Et toujours agréablement, Se taira-t-elle en Italie? Je lui demande trait pour trait Un bon et fidèle portrait D'un Pape que tout le monde aime: Je me connois bien en tableaux, Cette muse en fait de fort beaux, Sa manière n'est pas la même: Jamais sur le Parnasse on ne vit rien de tel, Elle est tantôt Callot et tantôt Raphaël.
_Réponse de M. de Coulanges._
Sapho, qui va trop loin se perd: Je crains un labyrinthe, Le chemin ne m'est point ouvert Pour aller à Corinthe. Vous demandez de ma façon Le portrait du Saint-Père: Pour chanter le grand Ottobon[637] Il faudroit un Homère[638].
[637] Ottoboni, pape qui succéda à Innocent XI, sous le nom d'Alexandre VIII.
[638] Ces deux pièces se trouvent dans le _Recueil des Œuvres choisies_ de Coulanges, 1698, t. I, p. 256, ou t. II, p. 69.
COULANGES A MADEMOISELLE DE SCUDÉRY.
Sur l'air: _Quand je suis une fois en débauche._
Sapho, j'ai longtemps hésité, Mais il faut que je chante Le retour de votre santé; Ce beau sujet me tente. Quand la fièvre vous fait souffrir Ce n'est qu'une querelle, Eh quoi! jamais peut-on mourir Quand on est immortelle?
_Réponse de Mademoiselle de Scudéry._
Vous louez trop flatteusement Une pauvre mortelle. Je sais bien qu'en vers quand on ment Ce n'est que bagatelle; Mais, pour ne vous rien déguiser, Je ne saurois me rendre, Car il faudroit pour m'apaiser Le portrait d'Alexandre[639].
[639] Alexandre VIII, pape.
_Sur le portrait de feu M. le duc de Montausier[640]._
[640] Voir, sur la mort de M. de Montausier, p. 353.
Une lettre inédite de Mlle de Scudéry à Huet renferme ce passage: «Voici quatre vers de M. Petit de Rouen, sur ceux que vous louez trop:
«Vos sept vers valent un volume. «C'est du grand Montausier le plus riche tableau, «Mais, Sapho, vous savez faire voler la plume «Où ne peut aller le pinceau.»
C'est là de Montausier l'héroïque visage, C'est là son air si grand, et si noble, et si sage, C'est tout ce qu'il nous laisse après avoir été. O triste souvenir! quand je mets tout ensemble, Son esprit, son savoir et son cœur indompté, Fier, bon, tendre, constant, rempli de piété, Hélas, je cherche en vain quelqu'un qui lui ressemble.
_Sur la mort de l'abbé Boisot (1694)._
Quoi! cet illustre abbé si bon, si vertueux, Si savant, si poli, d'un cœur si généreux, Qui connoissoit si bien le merveilleux Acante[641], Dont il étoit aimé d'une amitié constante, A subi de la mort les implacables lois! Ah! d'un si rare ami la perte surprenante Rend ma douleur si violente Que je crois perdre Acante une seconde fois.
[641] Pellisson.
_Madrigal de Mlle Descartes sur la fauvette de Sapho._
Voici quel est mon compliment Pour la plus belle des fauvettes, Quand elle revient où vous êtes: Ah! m'écriai-je alors avec étonnement, N'en déplaise à mon oncle, elle a du jugement[642].
[642] Mlle de Scudéry a tant de fois fait allusion à ces vers qu'ils doivent trouver place ici, bien que déjà cités dans une lettre à Huet, de 1689, p. 313. Voyez aussi, p. 54, 112, 395.
La Fontaine a traité agréablement du système de Descartes sur l'âme et l'intelligence des bêtes, dans sa première fable du dixième livre, adressée à Mme de la Sablière.
On voit dans le _Recueil de poésies_ du P. Bouhours la réponse de Mlle de Scudéry à Mlle Descartes: elle est intitulée: _Sapho à l'illustre Cartésie_, et se termine par les deux quatrains suivants où elle lui fait des reproches de son absence:
Après cela, Cartésie, Pour vous parler franchement, Il m'entre en la fantaisie De vous gronder tendrement.
* * *
De ma fauvette fidèle Vous avez tous les appas, Vous charmez aussi bien qu'elle, Mais vous ne revenez pas.
L'ANNEAU D'HORACE.
_A Mlle de Scudéry, en lui envoyant un anneau d'or, dans lequel est enchassée une agate antique où le portrait d'Auguste est gravé en relief._
L'aimable courtisan d'Auguste, Horace, dont la lyre enchanta les humains, Portoit au doigt ce petit buste Du plus grand de tous les Romains.
Pour louer ce maître du monde, Qui, l'honorant d'un si beau sort, Lui fit sentir sa main en bienfaits si féconde, Ce portrait l'inspiroit d'abord.
Mais, Sapho, si jadis cette puissante image Sut l'échauffer d'un feu si charmant et si doux, A qui convient si bien qu'à vous Ce reste de son héritage?
Les Grâces comme à lui, sur cent sujets divers, Vous ouvrent leur noble carrière, Et son âme en vos mains passe encor tout entière, Quand le nom de Louis, sur l'aile de vos vers, Ainsi qu'en un char de lumière, Vole aux deux bouts de l'univers.
Que dis-je! Horace même auroit manqué d'haleine, Et n'auroit pu vous imiter, S'il eût eu comme vous sur les bords de la Seine Tant de miracles à chanter.
Qu'auroit-il dit de Mons, de Besançon, de Lille Et de tant d'ennemis, avec un bras d'Achille, Repoussés en tant de façons? Peut-être qu'au milieu de ces riches moissons, Sa muse impuissante et stérile, N'auroit pu lui fournir que de trop foibles sons.
Peut-être que l'anneau qui fit couler sa veine Parmi tant de rayons n'auroit de rien servi, Et que son œil surpris n'eût soutenu qu'à peine Les hauts faits qui l'auroient ravi.
Mais Louis d'un regard fait cent fois plus qu'Auguste N'eût fait avec mille regards, Sapho, quand votre esprit et si vif et si juste, Sous des tas de lauriers nous peint ce nouveau Mars.
Pour moi, malgré ma longue absence, Je crois revoir encor ce Héros de la France, Quand mon zèle, à mes yeux, retraçant ce vainqueur, Chaque instant offre à ma mémoire Le portrait que toute sa gloire A si bien gravé dans mon cœur.
DE BÉTOULAUD.
_Réponse de Mlle de Scudéry à M. de Bétoulaud._
L'Anneau d'Horace est précieux, Il plaît à tous les curieux; Mais, Damon, l'oserois-je dire? J'eusse bien mieux aimé sa lyre. Peut-être me la cachez-vous, Et vous chantez d'un air si doux, Si noble, si haut, et si juste Un héros bien plus grand qu'Auguste, Que j'ai sujet de soupçonner Que vous pouviez me la donner. Quoi qu'il en soit, je vous la laisse, Je n'aurois pas assez d'adresse Pour en tirer un son charmant; Mais je chanterai hardiment Que la vérité toute pure, Sans ornement et sans figure, Suffit pour faire voir que les héros romains N'étoient près de Louis que des fantômes vains, Et que le faux éclat de leurs vertus payennes Est terni pour jamais par ses vertus chrétiennes. Quand il répand son âme au pied de nos autels Il ne compte pour rien ses lauriers immortels, Et cette humilité, qui n'eut jamais d'exemple, Lui fait bien plus d'honneur que n'auroit fait un temple.
_Aux habitants de Gironne, 1694._
Lorsque vos Rois étoient de vrais Rois catholiques, Saint Narcisse[643] prioit pour vous; Mais lorsqu'il voit Nassau, chef de tant d'hérétiques, Suborner votre prince et s'unir contre nous, Ce saint qui sert un Dieu jaloux, Et qui ne veut point de partage, Cesse de protéger un prince si peu sage, Et par un équitable choix Se range du parti du plus juste des Rois.
[643] Évêque de Gironne au IVe siècle et martyr lors de la persécution de Dioclétien. Voy. les _Acta Sanctorum_, à la date du 18 mars.
_Sentiment généreux, ou Réponse de Mlle de Scudéry aux vers d'un de ses amis qui la flattoit d'immortalité._
Quand l'aveugle destin auroit fait une loi Pour me faire vivre sans cesse, J'y renoncerois par tendresse, Si mes amis n'étoient immortels comme moi.
_Autre réponse à un madrigal où on la traitoit encore d'immortelle.
Votre madrigal est joli, Il est agréable et poli; Vous me louez de bonne grâce: Mais pour cette immortalité Dont on parle tant au Parnasse, Hélas! ce n'est que vanité. Car à la fin, Damon, le plus grand nom s'efface Dans la sombre postérité: Et si le ciel vouloit contenter mon envie J'en quitterois ma part pour un siècle de vie.
_Vers adressés à Mlle de Scudéry._
Sapho, l'ornement de nos jours, Toi qui fis de si beaux modèles Des plus hautes vertus, des plus chastes amours, Pour les héros et pour les belles, Qui, sans les imiter, les admirent toujours, Et qui n'en sont pas plus fidèles; Tous ces chefs-d'œuvre précieux Assurent à ton nom une immortelle gloire, Et t'ont placée au rang des filles de mémoire Pour chanter les exploits et les amours des dieux.
DE CALLIÈRES[644].
[644] _La Science du Monde_, 1717, in-12.
_Épitaphe de Mlle de Scudéry._
Ci-gît la Sapho de nos jours, Qui sur la Grecque eut l'avantage D'accorder les tendres amours Avec la raison la plus sage. Jeux innocents, prenez le deuil, Muses, pleurez sur son cercueil La perte de vos plus doux charmes, Beau sexe, fondez-vous en larmes; Votre principal ornement Est caché dans ce monument.
Mme D'OSEVILLE.
FIN.
TABLE.
AVANT-PROPOS 1
NOTICE SUR MADEMOISELLE DE SCUDÉRY.
Chap. I.--Famille.--Premières années.--Séjour en Provence. 1607-1647 1
Chap. II.--Le _Cyrus_.--La _Clélie_, etc., etc.--Les Samedis.--Pellisson.--Réaction littéraire. 1647-1659. 42
Chap. III.--Affaires domestiques.--Les _Conversations Morales_.--Succès académiques.--Illustres amitiés. Vieillesse et fin. 1660-1701 99
Appendice à la Notice 139
CORRESPONDANCE.
Lettre de Mlle de Scudéry à M. Chapelain [mars ou avril 1639] 143
-- au même [mars ou avril 1639] 145
Lettre de Chapelain à Mlle de Scudéry (mars ou avril 1639) 147
Lettre de Mlle de Scudéry à Mlle Robineau, Rouen, 5 septembre 1644 148
-- à Mlle Paulet, Avignon, 27 novembre 1644 155
-- à la même, Marseille, 13 décembre 1644 159
-- à Mlle de Chalais, Marseille, 13 décembre 1644 166
-- à Mlle Paulet, Marseille, 27 décembre 1644 170
-- à Mlle Robineau, Marseille, 3 janvier 1645 174
Lettre de Chapelain à Mlle de Scudéry, Paris, 19 janvier 1645 177
Réponse de Mlle de Scudéry à M. Chapelain, Marseille, 31 janvier 1645 181
Lettre de Mlle de Scudéry au même, sans date 183
-- à Mlle Paulet, Marseille, 13 mars 1645 186
-- à la même, Marseille, 28 mars 1645 191
-- à la marquise de Montausier [août 1645] 196
-- à Mlle Paulet, Marseille, 10 décembre 1645 200
-- à Mlle Dumoulin, Marseille, 21 août 1647 204
-- à M. Conrart [1647] 207
-- à M. Chapelain 7 [décembre] 1649 208
-- à M. Godeau, évêque de Grasse et de Vence, Paris, 22 février 1650 210
-- au même, 8 septembre 1650 215
-- au même, octobre 1650 222
-- au même, 4 novembre 1650 227
-- au même, 18 novembre 1650 234
-- au même, 30 décembre 1650 236
-- au même, 2 mars 1651 241
-- à M. Chapelain, 25 avril 1653 246
Lettre du Mage de Sidon (Godeau) à Sapho (Mlle de Scudéry), Vence, 7 février 1654 249
Réponse de Sapho au Mage de Sidon, 29 mars 1654 251
Lettre de Mlle de Scudéry au même, 19 juin 1654 252
-- à Mme la comtesse de Maure, octobre 1655 254
-- à une personne inconnue qui lui avoit envoyé un présent, mai 1656 255
Lettre de Pellisson à Mlle de Scudéry, 9 octobre 1656 258
Réponse de Sapho à Herminius (Pellisson), 10 octobre 1656 263
Réplique d'Herminius à Sapho, 13 octobre 1656 265
Lettre de M. de Bouillon à Mlle de Scudéry, 21 mai 1657 267
Réponse de Mlle de Scudéry à M. de Bouillon 268
Lettre de Mlle de Scudéry à M. de Raincy, Athis, septembre 1657 268
-- au Mage de Sidon, 21 octobre 1658 271
-- à Mme la comtesse de Maure, juillet 1660 273
-- à un auteur qui lui avoit envoyé une pièce intitulée: _Le Louis d'Or_ (Isarn), 1660 274
Lettre de Mlle de Scudéry à M. Pellisson, les Pressoirs, septembre 1661 276
-- au même, septembre 1661 277
-- au même, 7 septembre 1661 279
-- à M. Huet, à Caen [septembre 1661] 284
-- au même [fin de 1661] 286
-- Remercîment au Roi [octobre 1663] 287
-- à M. Huet, à Caen, 18 décembre [1663] 289
-- à M. Colbert, ministre d'État [décembre 1663] 290
-- à M. Huet, à Caen [1664 ou 1665] 292
-- au même [1665 ou 1666] _Ibid._
-- au même, vendredi [1670] 293
-- à P. Taisand, 19 juillet 1673 296
-- à M. Charpentier, de l'Académie française [1673] 297
-- à M. l'abbé Huet, à Aunay, 7 juillet 1684 298
-- à M. de Vertron [1685 ou 1686] 299
-- au même [1685 ou 1686] 300
-- au même [1685 ou 1686] 301
-- à M. l'abbé Boisot, à Besançon, 2 novembre 1686 303
-- à M. l'évêque de Poitiers [février 1687] 304
-- à M. l'abbé Boisot, 12 septembre 1687 304
-- au même, 17 octobre 1687 306
-- au même, 19 août 1689 307
-- au même, 7 septembre 1689 309
-- au même, 7 octobre 1689 311
-- à M. Huet [1689] 312
-- à M. l'abbé Boisot, 22 mars 1690 313
Réponse de Mlle de Scudéry aux vers de M. le premier président de Guyenne [mai 1690] 315
Lettre de Mlle de Scudéry à M. l'abbé Boisot, 16 mars 1691 319
-- à Mlle Bordey, 16 mars 1691 321
-- à M. l'abbé Boisot, 23 mars 1691 323
-- au même, 27 juillet 1691 325
-- au même, 29 août 1691 326
-- à Mlle Bordey, 29 août 1691 327
Lettre de Mlle de Scudéry à M. Huet, évêque d'Avranches, 25 octobre [1691] 329
-- à M. l'abbé Boisot, 18 décembre 1691 330
-- à Mme de Chandiot (Mlle Bordey), 18 décembre 1691 332
-- à M. Huet, évêque d'Avranches [fin de 1691] 333
-- à M. l'abbé Boisot, 17 janvier 1692 333
-- au même, 5 avril 1692 336
-- au même, 30 avril 1692 337
-- au même, 10 mai 1692 340
-- au même, 31 mai 1692 342
-- au même, 20 juillet 1692 344
-- au même, 20 septembre 1692 346
-- au même, 11 octobre 1692 348
-- au même, 3 novembre 1692 350