Lettres persanes, tome II

Part 14

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Lyriques, qui font de leur art une harmonieuse extravagance. CXXXVII.

=Point d'honneur=, tient à la passion de la gloire; caractère de chaque profession; plus marqué chez les gens de guerre, a réglé jadis la conduite des Français surtout des nobles; n'admet qu'une solution, le duel. (V. _Duel_.) XCI.

=Politesse=. En Espagne «un capitaine ne bat jamais son soldat sans lui en demander permission, et l'inquisition ne fait jamais brûler un juif sans lui faire ses excuses.» LXXVIII.

=Politique=. En Asie, les règles de la politique sont partout les mêmes. LXXXI.

=Pologne=. N'a presque plus de peuples. CXIII.

A mal usé de sa liberté et du droit d'élire ses rois. CXXXVI.

=Polygamie=. _La polygamie triomphante_, livre où il est prouvé que la polygamie est ordonnée aux chrétiens. XXXV.

La polygamie, défendue par le paganisme romain. CXV.

Elle engendre la langueur des hommes, l'étiolement des enfants, les querelles des femmes condamnées à une continence forcée, la fabrication des eunuques, le célibat des filles esclaves. C'est un agent de dépopulation. _Ibid._

=Pompes funèbres=. Leur inutilité. XL.

=Porphyre=. Purgatif. CXLIII.

=Portes=, haussées, baissées ou élargies selon les parures des femmes. C.

=Portugais=. Voyez Espagne. LXXVIII.

Leur douceur relative dans le gouvernement de leurs colonies. Ils furent bientôt chassés de tous les pays qu'ils avaient découverts. CXXII.

=Poudre=. Depuis la poudre, plus d'asile contre l'injustice et la violence. CVI.

Mais depuis la poudre, batailles moins sanglantes. CVII.

=Pourceau=. Pourquoi immonde? XVIII.

=Pouvoir=. Il ne peut jamais être également partagé entre le peuple et le prince.

Le pouvoir des rois d'Europe est très-grand, modéré par leur intérêt. CIII.

Le pouvoir arbitraire, négation de la liberté et de l'égalité, assurant aux princes toutes les richesses, enraye la propagation de l'espèce. CXXIII.

=Prescience divine=, ni absolue, ni infinie, sous peine de contradiction et d'injustice.

Si elle est intermittente, elle n'est plus que caprice et fantaisie.

«L'alcoran et le livre des Juifs s'élèvent sans cesse contre le dogme de la prescience absolue.» LXIX.

Voir Dieu, Adam, liberté, âme.

=Prestiges= qui font gagner des batailles: le terrain, le nombre, le courage. CXLIII.

=Prêtres=. Rôle difficile du prêtre dans le monde; sa neutralité forcée. LVI.

«L'envie d'attirer les autres dans son opinion est, pour ainsi dire, attachée à sa profession.» _Ibid._

=Prière=. Postures exigées par les diverses religions. XLVI.

Prêtres chrétiens et musulmans prient sept fois par jour. XXXV.

=Prince=. Les querelles particulières du prince, le mécontentement des ambassadeurs du prince, ne peuvent légitimer une guerre. XCVI.

Il n'est pas de son honneur de s'allier avec un tyran. _Ibid._

Autorité illimitée des princes en Orient. CIII.

En Europe, peu d'attentats contre la vie des princes.

En Orient, sans précautions infinies, les princes ne vivraient pas un jour. _Ibid._

En se cachant, les princes d'Orient font respecter la royauté et non le roi. CIV.

C'est un crime de lèse-majesté à un prince de faire la guerre à ses sujets. CV.

=Procédure=. «Formalités dont l'excès est la honte de la raison humaine.» CI.

=Propagation=. Conditions favorables à la propagation de l'espèce.

=Divorce=; suppression du célibat religieux. CXV, CXVII.

Accord du tempérament et du climat. CXXI.

Liberté, égalité des droits et des fortunes.

Gouvernement doux et républicain. CXXIII.

=Proportion=. La proportion entre les fautes et les peines est comme l'âme des États; gardée par les princes d'Europe, elle est sans cesse renversée, à leurs dépens, par les rois d'Orient. CIII.

=Propreté=. «La propreté, qui est l'image de la netteté de l'âme.» II.

=Propriété=. L'incertitude de la propriété des terres ralentit «l'ardeur de les faire valoir.» XX.

=Prosélytisme=. Transmis des Egyptiens aux Juifs, des Juifs aux mahométans et aux chrétiens; maladie épidémique; esprit de vertige; éclipse entière de la raison humaine. LXXXVI.

=Protestantisme=. Avantage du protestantisme sur le catholicisme, suppression du célibat et des couvents. CXVIII.

=Protestants=. Ils multiplient nécessairement plus que les catholiques. De là accroissement de population, d'impôts, d'activité agricole, industrielle, de travail et de richesses. CXVIII.

=Providence=. Ce qui est pour le riche sagesse de la providence est pour le pauvre aveugle fatalité du destin. XCVIII.

Les musulmans laissent tout faire à la providence. CXX.

L'homme ne trouble pas l'ordre de la providence lorsqu'il change les modifications de la matière. LXXVI.

=Puissance paternelle=. La plus sacrée de toutes les magistratures, fortement établie par le droit romain;

Montesquieu semble blâmer les Français de l'avoir restreinte. LXXIX.

=Puissance royale=, ses progrès en France. CXXXVI.

=Purgatifs=. 1º Mélange de philosophie scolastique;

2º Extraits d'arrêts du Conseil et de Bulles et Constitutions de jésuites. CXLIII.

Q

Q. Quelques docteurs voulaient qu'on prononçât cette lettre comme un K. (Querelle de Ramus.) CX.

=Quiétisme=, sorte de mysticisme exalté.

Un quiétiste n'est autre chose qu'un homme fou, dévot et libertin. CXXXIV.

R

=Rat=. Pourquoi immonde? XVIII.

=Raymond Lulle= a cherché vainement le secret de la transmutation des métaux. XLV.

=Récompenses=. A Rome, Athènes, Lacédémone, l'honneur payait seul les services les plus signalés. L'auteur d'une belle action y trouvait sa récompense. XC.

=Régence=, ses commencements. Désarroi où la mort de Louis XIV laisse la France. CXXXVIII.

=Régent= (le), son habileté. XCIII.

Il fait casser par le Parlement le testament de Louis XIV.

Il relègue le Parlement à Pontoise. CXL.

=Régicide=. En Orient, le régicide monte sur le trône sans opposition. Pourquoi? CIV.

=Reine=. Exemple de tendresse conjugale donné par une reine de Suède. CXXXIX.

=Religion=. Distinction entre la foi et la vie laïque, fortement établie. X.

«Je ne leur parle pas (aux Mollaks) comme vrai croyant, mais comme homme, comme citoyen, comme père de famille.»

Chez les chrétiens elle est plus un sujet à disputes qu'un moyen de sanctification. LXXV.

La religion gagne les malades par ses promesses. LXXV.

=Religions=. «Les plus proches sont les plus grandes ennemies.» LX.

Avantages de la multiplicité des religions dans un État;

Les guerres de religion suscitées par l'esprit d'intolérance. LXXXVI.

Il n'y a pas de religion qui ne prescrive l'obéissance et la soumission. _Ibid._

Leur grand nombre embarrasse ceux qui cherchent la vraie. XLVI.

Béatitudes qu'elles promettent aux élus. CXXVI.

Dieu condamne-t-il ceux qui ne pratiquent pas celle qu'ils ne peuvent connaître? XXXV.

=Religions= (tolérées). Ceux qui vivent dans ces religions, plus utiles que ceux qui suivent la religion dominante. Eloignés des honneurs, ils n'en sont que plus portés à s'enrichir par le travail. LXXXVI.

=Remèdes= composés par un médecin rempli des mystères de la cabale. CXLIII.

Remèdes rares, tels que préface trop courte, mandement fait par un évêque, etc. _Ibid._

=Représailles=. Leur office dans le droit public international. XCVI.

=Représenter=, c'est-à-dire «faire sentir à tous les instants la supériorité qu'on a.» LXXIV.

=République=. Conclusion de l'histoire des Troglodytes. XIV.

Semble être le sanctuaire de l'honneur, de la réputation et de la vertu. X.

La douceur du gouvernement républicain, la liberté, l'égalité, source d'opulence, favorisent la propagation de l'espèce. CXXIII.

=République romaine=, son extension eût été un bonheur pour le monde, sans le pouvoir abusif des proconsuls et la différence que le droit de cité maintenait entre les vainqueurs et les vaincus. CXXXI.

Républiques=, contraires au génie oriental.

Leurs origines. Elles sont postérieures aux monarchies.

La Grèce, l'Asie-Mineure, Carthage, Rome.

Le Nord et l'Allemagne (on a pris pour des rois les chefs des armées). CXXXI.

=Résurrection de la chair=. Croyance commune au christianisme et au mahométisme. XXXV.

=Revenus=. A Paris, les revenus des citoyens «ne consistent qu'en esprit et en industrie; chacun a la sienne qu'il fait valoir de son mieux.» LVIII.

Revenus fonciers difficiles à percevoir.

Revenus mobiliers. Embarras d'un homme à qui son débiteur rend une somme prêtée. CXXXII.

=Révolution=. En Orient «le moindre accident produit une grande révolution.» LXXXI.

=Rhédi= neveu d'Ibben. XXV, écrit de Venise à Usbek, XXXI. (Voir la table des _Lettres_.)

=Rica=, compagnon de voyage d'Usbek, son caractère enjoué, XXV. (Voir la table des _Lettres_.)

=Richesse=. Si la Providence n'avait accordé les richesses qu'aux gens de bien, on ne les aurait pas assez distinguées de la vertu. XCIX.

=Robe=. Un des trois états qui se méprisent mutuellement. XLIV.

=Rodriguez= (le P. Alphonse), jésuite espagnol, né à Valladolid, mort à Séville en 1616, auteur d'un _Traité de la perfection chrétienne_, traduit par Régnier des Marets. Ses oeuvres sont rangées parmi les purgatifs. CXLIII.

=Rois=. Les rois sont comme les dieux: pendant qu'ils vivent, on doit les croire immortels. CVIII.

Les rois des tribus germaniques n'étaient que des chefs ou généraux à pouvoir limité par celui des seigneurs et l'égalité des dépouilles. CXXXI.

Rois déposés par les Vandales et les Goths. _Ibid._

=Roman=. Le roman qui sert de canevas aux Lettres persanes est tout entier dans la jalousie d'Usbek absent et les désordres de son sérail. Si l'on y joint l'histoire d'Aphéridon et d'Astarté et celle d'Anaïs (LXVII, CXLI), il remplit environ soixante lettres, et un peu moins du tiers de l'ouvrage qu'il varie, et auquel il est souvent rattaché avec un art discret.

(Voir _Eunuques_, _Fatmé_, _Roxane_, _Zachi_, _Zélis_, _Zélide_, _Zéphis_ et _Sérail_, _Usbek_ et _Solim_, etc.).

=Romanciers=. Espèces de poëtes qui outrent le langage de l'esprit et du coeur. CXXXVII.

=Romans=. Leurs héros sont à côté de la nature; un seul détruit une armée.

Extravagance des romans orientaux. CXXXVII.

Romans, vomitif. CXLIII.

=Rome=. Combien déchue depuis les temps anciens. CXIII.

=Royauté=. Progrès de la royauté française. CXXXVI.

=Roxane=, femme préférée d'Usbek, qui vante sa vertu. XX.

Son opiniâtreté à repousser les assiduités de son mari dans les premiers mois de son mariage. XXVI.

Sa feinte sagesse trompe les eunuques. CLI;

Elle s'indigne des châtiments subis par les autres femmes du sérail. CLVI.

Surprise avec un jeune homme. CLIX.

S'empoisonne: sa lettre. CLXI.

=Russe=. Lettre d'une jeune mariée russe qui se plaint de n'être pas battue par son mari. LI.

=Russie=. Le czar, allié naturel de la Perse contre les Turcs.

Réformes de Pierre le Grand. LI.

=Rustan=, ami et correspondant d'Usbek. V.

(Voir la table des _Lettres_.)

S

=Saint-Cyran= (abbé de), ses lettres bonnes contre la gale, la gratelle, etc. CXLIII.

=Samos=. Roi de Samos sommé par un roi d'Egypte de renoncer à la cruauté et à la tyrannie. XCVI.

=Sanchez=. Son _de matrimonio_, fort tonique contre la chlorose. CXLIII.

=Santon=, saint musulman. XCIV.

Santons chrétiens (moines de la Thébaïde). _Ibid._

=Sardaigne=, terre insalubre, destinée par les Romains aux criminels et aux Juifs. CXXII.

=Sauromates=, véritablement dans la servitude du sexe. XXXVIII.

=Sauvages=. Leur aversion pour le travail et l'agriculture. Leur vie précaire; famine. Avortements. Isolement des tribus.

Dépopulation. CXXI.

=Savants=. Deux savants pleins de vanité. CXLIV.

Tribulations d'un savant, astronome, physicien et anatomiste. CXLV.

Jadis accusé de magie, le savant aujourd'hui l'est d'irréligion ou d'hérésie.

Dédain des savants pour ceux qui s'occupent d'une autre science que la leur. CXLV.

=Scapulaire=, morceau de drap attaché à deux rubans. XXIX.

=Sciences=. Mauvais usage des sciences. CVI.

=Scolastique=. Allusion aux disputes et aux subtilités scolastiques. XXXVI.

=Scot=, subtil scolastique; purgatif. CXLIII.

=Secte=. Une secte nouvelle introduite dans un État est le moyen le plus sûr pour corriger les abus de l'ancienne. LXXXVI.

=Seigneur=. Les grands seigneurs qui représentent.

Leur morgue. LXXIV.

L'abolition de l'esclavage par les rois abaissait les seigneurs. LXXV.

Un grand seigneur est un homme qui voit le roi, parle aux ministres, a des ancêtres, des dettes et des pensions. LXXXIX.

=Sémiramis=, reine et divinité des Babyloniens. XXXVIII.

=Sénèque=. Dans le malheur, un Européen n'a «d'autre ressource que la lecture d'un philosophe qu'on appelle Sénèque: mais les Asiatiques, plus sensés et meilleurs physiciens en cela, prennent des breuvages capables de rendre l'homme gai, etc.» XXXIII.

=Séparation=. Une femme effrontée expose les outrages qu'elle a faits à son époux comme une raison d'en être séparée. LXXXVII.

=Sérail=. Gouverné par les eunuques noirs. II, VII, LXIV, IX.

Gardé par les eunuques blancs qui ne peuvent pénétrer dans l'appartement des femmes. XX, XXI.

Les hommes qui en approchent sont massacrés. LXVII, CLIX.

Condition et malheur des femmes qui y sont enfermées. VII, XX, XXI, XXVI, XXVII.

A quel âge elles y entrent. LXII.

On leur fait croire que leur réclusion est une garantie de chasteté, de santé et de beauté. XX, XXXIV, XLVII, LXII, LXIII.

Plus il y a de femmes dans un sérail, moins elles y donnent d'embarras. XCVII.

Leurs dissensions, leurs réconciliations, leurs voyages ou promenades dans des boîtes. LXIV, III, XLVII.

Leurs privautés avec les filles esclaves, IV, CXLVII, qui ne se marient presque jamais sinon avec des eunuques, LXVII, CXV, LIII; leur goût pour les eunuques blancs. XX.

Le sérail tue l'amour chez le mari sans supprimer la jalousie. VI.

Désordres dans le sérail d'Usbek. XX, LXIV, LXV, CXLVII-CLXI.

Châtiments terribles, le fouet, la torture. CLVI-CLVIII.

=Servitude=. La servitude est dans le tempérament asiatique. CXXXI.

=Sibérie=. Lieu d'exil pour les seigneurs russes disgraciés. LI.

=Sicile=. Contenait jadis de puissants royaumes. CXIII.

=Sincérité=. Celle d'Usbek lui a fait des ennemis à la cour de Perse. C'est la cause de son voyage. VIII.

=Singe=. Il y a encore des peuples chez lesquels un singe passablement instruit pourrait vivre avec honneur. CVII.

=Smyrne=. Seule ville «riche et puissante» de l'Asie turque: «Ce sont les Européens qui la rendent telle.» XX.

=Sociabilité=. L'homme, animal sociable; un Français est donc l'homme par excellence. LXXXVIII.

=Société=. Elle est fondée sur un avantage mutuel. LXXVI.

Origine des sociétés: «un fils est né auprès de son père et il s'y tient: voilà la société et la cause de la société.» XCV.

=Soleil=. Les Espagnols disent «que le soleil se lève et se couche dans leur pays.» LXXVIII.

«Ouvrage et manifestation de la divinité,» dieu des Guèbres, longtemps «honoré» d'un «culte religieux mais inférieur... dans la ville sainte de Balk.» LXVII.

=Solidarité=. Sa nécessité sociale, prouvée dans l'épisode des Troglodytes. Lettres XI. XII, XIII.

=Solim=, eunuque, dénonce les désordres du sérail, CLI.

Est chargé des vengeances d'Usbek. CLIII, CLVI-CLX.

=Soliman=, affront qu'il reçoit. LXX.

=Solliciteuses=. Leur agitation perpétuelle; elles ne reculent devant rien pour distribuer les places et les honneurs. CVIII.

=Somnifères=. La _Cour sainte_ du P. Caussin procure un doux sommeil à un malade affligé d'insomnie, et à toute sa famille. CXLIII.

=Somptuaires= (lois) finement raillées. CXXV.

=Son=. Combien de lieues il fait dans une heure. XCVIII.

=Sottises=. Dire théologiquement force sottises. CII.

=Soumission=. Elle se mesure à la gratitude. CV.

=Souverains=. Doivent chercher des sujets et non des terres. CVII.

=Statues=. Il y en a autant dans les jardins de Louis XIV que de citoyens dans une grande ville. XXXVII.

=Statuts= de villes et de provinces. Presque toujours rédigés par écrit sous Louis XIV. CI.

=Style figuré=. L'auteur le condamne. XCVIII.

=Suède=. Mort de Charles XII. CXXVIII.

Mention de deux reines de Suède. CXXXIX.

=Suicide=. Injustice des lois portées contre ceux qui se tuent eux-mêmes.

Le suicide ne trouble pas l'ordre de la nature.

Il n'est que l'usage d'un droit; la renonciation à un contrat devenu onéreux. LXXVI.

Faibles arguments en faveur de la loi religieuse et de la loi civile contre le suicide. LXXVII.

=Suisse=. République. CXXIII.

Elle est l'image de la liberté. CXXXVI.

=Sultans=. Ils ont plus de femmes que certains princes italiens ou allemands n'ont de sujets. CIII.

=Superfluités=. Elles sont socialement aussi nécessaires que les nécessités de la vie. CVII.

=Sûreté=. Précautions des princes orientaux pour mettre leur vie en sûreté. CIII.

=Suphis=. Jeune étourdi. Le traitement qu'il fait subir à sa jeune femme. LXX.

=Syphilis=, son introduction dans l'ancien monde; ses effets prodigieux; remède puissant qui lui est opposé. CXIV.

=Système= (de Law). Allusion aux troubles qu'il apporte dans les fortunes. CXXXII.

Ses affirmations ne sont pas plus sûres que les présages de l'astrologie judiciaire. CXXXV.

Il pervertit la moralité publique. CXLVI.

=Système du monde=, expliqué par quelques lois générales découvertes par des philosophes qui n'ont point été ravis jusqu'au trône lumineux (comme saint Paul), etc. XCVIII.

T

=Talents= (petits), tels que: parler pour ne rien dire, écouter, sourire à propos, entendre finesse à tout, etc.

«Un homme de bon sens ne brille guère devant eux.» LXXXIII.

=Talismans=. Effet que peut produire l'arrangement de certaines lettres. CXLIII.

=Tartares=. Leurs conquêtes et leur puissance. Il ne leur a manqué que des historiens. LXXXII.

Pourquoi leurs conquêtes seraient dévastatrices. CXXXI.

=Tartarie=. «Quand le kan de Tartarie a dîné, un héraut crie que tous les princes de la terre peuvent aller dîner.» XLIV.

=Tauris=. Lettres I, II, III.

=Tavernier=, célèbre voyageur en Perse. LXXII.

=Tempéraments= fixés par le climat, ils souffrent du changement brusque du pays d'origine. CXXII.

=Tentations= des santons de la Thébaïde. Elles nous suivent jusque dans la vie la plus austère. XCIV.

=Terre=. Soumise comme les autres planètes, aux lois du mouvement; elle souffre au dedans d'elle un combat perpétuel de ses principes. CXIV.

Elle se dépeuple et dans dix siècles ne sera plus qu'un désert. CXIII.

=Testament=. Le testament de Louis XIV cassé par le parlement. XCIII.

=Théâtre=. Description de la salle et de la scène. XXVIII.

=Thébaïde=. Saints ou santons chrétiens de la Thébaïde. Leur vie, leurs tentations.

Les chrétiens sensés regardent leur histoire comme une allégorie bien naturelle des passions qui nous suivent jusque dans le désert. XCIV.

=Théologie=. Les livres de théologie, doublement inintelligibles par la matière et la manière. CXXXIV.

=Tisane= purgative et autres, d'après la nouvelle pharmacie spirituelle. CXLIII.

=Titres=. La vente des titres d'honneur est une des principales ressources de Louis XIV. XXIV.

=Tolérance=. Elle commence à s'établir en France; mais non en Asie. LX. (Voir =Intolérance=.)

=Traducteurs=. Dialogue d'un traducteur d'Horace et d'un géomètre.

Services que rendent les traducteurs et danger de leur métier. CXXIX.

=Traductions=; rendent le corps, mais non la vie. _Ibid._

=Traitants=. Chambre, qu'on appelle de justice, parce qu'elle va leur ravir tout leur bien. XCIX.

=Traite= autorisée par les rois chrétiens. LXXV.

=Traités de paix=, légitimes lorsque les conditions en sont telles que les deux peuples peuvent se conserver. XCVI.

=Travail=. Les Espagnols «invincibles ennemis du travail.» LXXVIII.

Le travail et l'industrie à Paris: sans eux, plus de revenus, plus de circulation des richesses. Chacun, retiré dans sa terre, ne travaillerait qu'à sa faim. Dépopulation. CVII.

=Tribunal= où l'on prend les voix à la majeure; on a reconnu qu'il vaudrait mieux les recueillir à la mineure. LXXXVII.

=Troglodytes=, perdus par l'égoïsme et l'anarchie, relevés par la solidarité des droits et des devoirs, par la pratique de la vertu et de la liberté civile. Vont de nouveau périr par la monarchie et l'égalité dans la servitude. XI-XIV.

=Turcs=. Sous le nom de Turcs, les Tartares ont fait des conquêtes immenses dans l'Europe, l'Asie et l'Afrique; et ils dominent sur trois parties de l'univers. LXXXII.

Les Turcs défaits par les Impériaux. CXXIV.

Caractère de leurs conquêtes. CXXXI.

=Turquie=. Faiblesse de l'empire des Osmanlis: «Ce corps malade ne se soutient pas par un régime doux et tempéré, mais par des remèdes violents qui l'épuisent et le minent sans cesse.»

Ni commerce, ni art, ni «expérience sur la mer,» villes désertes, campagnes désolées;

«Juste idée de cet empire qui, avant deux siècles, sera le théâtre des triomphes de quelque conquérant.» XX.

La Turquie est également dépeuplée en Europe et en Asie. CXIII.

=Tyen=. Ciel des chinois. Les âmes des ancêtres y sont anéanties, mais revivent sur terre dans les enfants. CXX.

U

=Ubiquité=. Question pour les philosophes, réalité pour les Français. LXXXVIII.

=Ulrique-Eléonore=, reine de Suède. Sa tendresse conjugale. CXXXIX.

=Université= (de Paris), fille très-aînée des rois de France. Elle rêve quelquefois. CX.

=Usbek=. (_Ouzbeyg_, nom d'une des principales tribus tartares ou turcomanes qui ont envahi l'Asie Mineure vers le temps des croisades.) Seigneur persan disgracié. VIII.

Vient en Europe se perfectionner dans les sciences, qu'il a toujours aimées.

Il passe par Com, Tauris, Erzeron, Tocat, Smyrne, Livourne et s'arrête à Paris «siége de l'empire d'Europe.»

C'est là qu'il étudie les moeurs des Français, qu'il ne cesse de sonder les matières religieuses, philosophiques, politiques, qu'il acquiert des notions de droit public et d'histoire générale, plus tard développées dans l'_Esprit des lois_.

Le regret de son sérail, la jalousie, troublent seules la sérénité de son esprit. Il renvoie à Ispahan les eunuques qu'il avait emmenés, ne cesse d'écrire à Zachi, Zélis, Zéphis, Fatmé, et surtout à Roxane, sa favorite, qui le trompe avec toutes les apparences de la vertu. Son désespoir, les ordres cruels qu'il donne contre les infidèles remplissent la fin des _Lettres persanes_.

Voir à la table les numéros des lettres nombreuses qu'il envoie et qu'il reçoit.

=Usurpateur=. Un usurpateur déclare rebelles tous ceux qui n'ont point opprimé la patrie comme lui. CV.

V

=Vanité= de deux savants qui veulent être admirés à force de déplaire. CXLIV.

Portrait du vaniteux. L.

=Vandales=, déposaient volontiers leurs rois. CXXXI.

=Venise=. Epargnée par les mahométans parce que l'eau y manque pour les purifications. XXXI.

République qui n'a de ressources qu'en son économie. CXXXVI.

=Vérité=. «Vérité dans un temps, erreur dans un autre.» LXXV.

=Vérités=. La connaissance de cinq ou six vérités a rendu la philosophie pleine de miracles. XCVIII.

=Vertu=. C'est la pratique de la justice, de la réciprocité sociale. XII, XIII, _passim._

Quand elle est naturelle, la vertu est modeste et ne se fait pas sentir. L.

=Veuve indienne=. Pourquoi elle veut se brûler et pourquoi elle y renonce. CXXVI.

=Viandes=. Le Turc ne veut point qu'elles soient étouffées. XLVI.

=Vieillesse=. Elle juge tout d'après le souvenir et le regret de la jeunesse perdue. LIX.

=Vierge= qui a mis au monde douze prophètes. Son tombeau est à Com. I.

=Villes= d'Italie, désertes et dépeuplées. CXIII.

Les voyageurs recherchent les grandes villes, espèce de patrie commune à tous les étrangers. XXIII.

Depuis quand les bourgeois ont perdu la garde de leurs villes. CVI.

=Vin=, causes de sa cherté à Paris. Ses funestes effets chez les musulmans, malgré les prohibitions du Coran. XXIII, LVI.

=Virginité=. Des femmes adroites font de la virginité une fleur qui périt et renaît tous les jours, «et se cueille la centième fois plus douloureusement que la première.» LVIII.

Incertitude des preuves de la virginité. LXXI.

=Visapour=. Les femmes jaunes de ce pays peuplent les sérails de Perse. XCVII.

=Visites=. Pour nombre de Français, il est de la bienséance de visiter chaque jour le public en gros et en détail. LXXXVIII.