Lettres à Mademoiselle de Volland

Part 53

Chapter 531,309 wordsPublic domain

[185] Dans la rue des Poulies s'ouvrit, en 1765, le premier restaurant, qui fut ensuite transféré à l'hôtel d'Aligre. C'était un établissement de bouillon où il n'était pas permis de servir de ragoût comme chez les traiteurs, mais où l'on donnait des volailles au gros sel, des œufs frais et cela sans nappe, sur des petites tables de marbre. Boulanger, le maître, avait pris pour devise ce passage de l'Évangile: «Venite ad me omnes qui stomacho laboratis et ego vos restaurabo»: de ce dernier mot vint le nom de restaurant gardé par la maison de Boulanger et pris par tous ceux qui l'imitèrent. La maîtresse du lieu était jolie et la chalandise y gagna. Voir La Mésangère, Le Voyageur à Paris , 1797, in-12, t. II, p. 88, et Bachaumont, V. 49, cités par Ed. Fournier dans Paris démoli.

[186] Le fils de Mme Le Gendre.

[187] Voir précédemment p. 232.

[188] Pour la vente de sa bibliothèque à Catherine.

[189] Le baron de Studuitz.

[190] Esprit du clergé , ou le Christianisme primitif vengé des entreprises et des excès de nos prêtres modernes , traduit de l'anglais (de J. Trenchard et de Th. Gordon, et refait en partie par le baron d'Holbach); Londres (Amsterdam, M. M. Rey), 1767, 2 vol. in-8°. « Ce livre a été traduit et corrigé par le Baron, ensuite par mon frère, qui l'a athéisé le plus possible.» (Note manuscrite de Naigeon le jeune).

[191] Les Prêtres démasqués , ou des Iniquités du clergé chrétien (ouvrage traduit de l'anglais et refait en grande partie par le baron d'Holbach); Londres (Amsterdam, M. M. Roy), 1768, in-8°.

[192] Le Militaire philosophe , ou Difficultés sur la religion proposées au P. Malebranche ; Londres (Amsterdam, M. M. Rey), 1768, in-8°; ouvrage refait en grande partie par Naigoon, sur un manuscrit intitulé: Difficultés sur la religion proposées au P. Malebranche. Le dernier chapitre est du baron d'Holbach.

[193] De l'Imposture sacerdotale , ou Recueil de pièces sur le clergé , traduites de l'anglais (par le baron d'Holbach); Londres (Amsterdam, M. M. Rey), 1767, in-8°.

[194] Doutes sur la religion, suivis de l'Analyse du Traité théologi-politique de Spinosa (par le comte de Boulainvilliers); Londres, 1767, in-12. Le premier de ces ouvrages est regardé comme étant de Guéroult de Pival.

[195] Théologie portative , ou Dictionnaire abrégé de la religion chrétienne , par l'abbé Bernier (c'est-à-dire par le baron d'Holbach); Londres (Amsterdam, M. M. Rey), 1768, in-8°.

[196] Faire l'oraison de saint Julien est une locution proverbiale qui signifie désirer un bon gîte. La Fontaine a dit, Contes, II, 5:

/$ Bien tous dirai qu'en allant par chemin J'ai certains mots que je dis au matin, Dessous le nom d'oraison ou d'antienne De saint Julien, afin qu'il ne m'avienne De mal gîter; et j'ai même éprouvé Qu'en y manquant, cela m'est arrivé. J'y manque peu, c'est un mal que j'évite Par-dessus tout, et que je crains autant. $/

[197] Robert d'Arbrissel, fondateur et premier abbé de l'abbaye de Fontevrault, faisait, dit-on, coucher dans son propre lit deux religieuses afin de soumettre sa chasteté aux plus rudes épreuves. Ses supérieurs et ses contemporains ont très clairement exprimé leurs doutes sur l'efficacité de cette pénitence.

[198] Kohaut.

[199] Ingénieur en chef de l'île de la Grenade, auteur d'articles sur les sucres dans l' Encyclopédie.

[200] Le beau-frère de d'Holbach, reçu maître des requêtes en 1757, fut plus tard intendant de la généralité de Tours.

[201] On lit dans la Correspondance de Grimm, 15 décembre 1768: «Damilaville fît l'année dernière un pamphlet intitule l' Honnêteté théologique , pour venger Marmontel des attaques de l'absurde Riballier et de son aide de camp Cogé; c'est son meilleur ouvrage. Il nous le donna pour être de M. de Voltaire, et tout le monde le crut. En effet, il l'avait fait imprimer à Genève M. de Voltaire l'avait reboisé. La première phrase, par exemple: Depuis que la théologie fait le bonheur du monde , porte trop visiblement son cachet pour être d'un autre. Cogé lui-même, qui n'est pas le moins bête du troupeau dos cuistres, y avait été trompé, et croyait être redevable de fait le bonheur du monde, porte trop visiblement son cachet pour être d'un autre. Cogé lui-même, qui n'est pas le moins bête du troupeau dos cuistres, y avait été trompé, et croyait être redevable de l' Honnêteté théologique à l'honnêteté de M. de Voltaire .»

[202] C'est la lettre dont Mme de Vandeul cite quelques lignes. Voir t. I, p. L.

[203] Tout ce paragraphe se retrouve presque textuellement t. XI, p. 374. L'épisode du prix de sculpture y figure aussi; on peut le lire en outre, avec quelques variantes, t. XVIII, p. 297.

[204] Éricie ou la Vestale , drame en trois actes, par Fontanelle. Londres (Paris), 1768, in-8.

[205] Premier titre du Dictionnaire philosophique.

[206] Diderot commet ici une erreur qu'il explique et rectifie dans le cours de cette lettre; elle devrait porter la date du 13 octobre.

[207] Christian VII, roi de Danemark, était alors à Paris. Né en 1749, il était monté sur le trône en 1766. Victime d'intrigues ourdies par sa mère pour le brouiller avec sa femme, Caroline-Mathilde, sœur de George III d'Angleterre, il perdit la raison fort jeune encore et termina tristement ses jours à Rendsbourg, le 13 mars 1808. (T.)

[208] Tragédie de La Harpe.

[209] M. Devaisnes était alors premier commis des finances.

[210] Voir précédemment, p. 283.

[211] C'était le duc de Duras qui était chargé de promener le prince. On fit courir le quatrain suivant mis dans la bouche de l'étranger fatigué:

/$ Frivole Paris, tu m'assommes De soupers, de bals, d'opéras; Je suis venu pour voir des hommes: Rangez-vous, monsieur de Duras. $/

Ce quatrain, attribué dans le temps à Boufflers et à Chamfort, se trouve dans les œuvres de ces deux auteurs, mais avec de légères variante. (T.)

[212] Mme Therbouche.

[213] En chenille , en négligé, expression du temps.

[214] Il paraît qu'en effet Diderot le joua très-bien, car Grimm, dans sa Correspondance , 15 décembre 1768, rend compte de cette journée, et s'amuse de l'ignorance où était Diderot du rang du jeune étranger. (T.)

[215] Voir précédemment, p. 297.

[216] Diderot vit Christian VII le 20 novembre 1768, à l'hôtel d'York, où tout le parti philosophique avait été convoqué. Grimm ( Corr. litt. , 15 décembre 1768) a donné d'intéressants détails sur ces présentations.

[217] Tous ces ouvrages, imprimes en 1768, à Amsterdam, sous la rubrique de Londres, sont du baron d'Holbach, aidé de Naigeon.

[218] Diderot s'était chargé de continuer sa Correspondance.

[219] Dialogues sur le commerce des blés. Londres (Paris, Merlin), 1770, in-8.

[220] Celui de 1769.

[221] Par Malfilâtre. Voir ce morceau, t. VI, p. 355.

[222] Représenté le 19 mars 1772.

[223] Jean-Rodolphe Perronet, célèbre ingénieur des ponts et chaussées, né à Suresnes, en 1708, mort à Paris en 1794.

[224] Damilaville, mort le 13 décembre 1768, et Grimm.

[225] Voir le plan de cette pièce, t. VIII, p. 5.

[226] Le Dépositaire , comédie de société, jouée à la campagne en 1767.

[227] Mlle Jodin. Voir plus loin les lettres qui lui sont adressées.

[228] La première femme de F.-J. Casanove, qui se maria deux fois, était, selon M. Jal, une figurante des ballets de la Comédie-Italienne.

[229] J-B. Mercier-Dupaty (1744-1788), auteur des Lettres sur l'Italie qui eurent tant de vogue, et à mortier du parlement de Bordeaux. Le plaidoyer dont il s'agit et que ne mentionne pas Quérard est intitulé: Discours de M. Dupaty, avocat général dans la cause d'une veuve, accusée d'avoir forfait avant l'an du deuil. 1769, in-8.

[230] Voir précédemment, page 321.

[231] Voir le Voyage à Bourbonne , tome XVII.

[232] L'abbé Géraud de La Chau, bibliothécaire, interprète et garde des pierres gravées du duc d'Orléans, auteur d'une Dissertation sur les attributs de Vénus , Prault, 1776, in-4.

[233] Bemetzrieder. Voir ce Traité , tome XII.

[234] Célèbre peintre d'animaux.

[235] Jacques le Fataliste , le Neveu de Rameau et la Réfutation d'Helvétius ont été écrits ou revus à cette époque.

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