Lettres à Mademoiselle de Volland
Part 52
[44] Ce discours, prononcé à l'Académie à l'occasion du prix pour 1760, est recueilli dans les Œuvres de d'Alembert , sous le titre de Réflexions sur la poésie.
[45] Diderot a voulu citer une tragédie quelconque de Racine, et c'est par un lapsus calami qu'il a écrit le titre de la tragédie-ballet de Corneille, Molière et Quinault. (T.)
[46] Épître du Diable à M. de V..., par M. le marquis D... Avignon et Lille, 1760, in-8. Diderot, dans sa lettre XXXVII, attribue cette Épître à M. de Rességuier; Barbier et Quérard la mettent sur le compte de C. M. Giraud, médecin. On publia: Réponse de M. de Voltaire aux Épîtres du Diable , 1762, in-8. Cette Réponse n'est pas de Voltaire.
[47] De Voltaire, représentée le 3 septembre 1760; elle n'était encore qu'en manuscrit à l'époque où écrivait Diderot.
[48] Le drame de Diderot fut en effet représenté le 18 février suivant.
[49] Claude Sallier, né à Saulieu (Côte-d'Or), en 1685, mort en 1761, membre de l'Académie française et de celle des Inscriptions, professeur d'hébreu au Collège de France et garde de la Bibliothèque du roi. Il avait commencé, avec l'abbé Saas, un catalogue dont il a été imprimé 5 vol in-folio.
[50] Mme de Puisieux, sans doute.
[51] Discours sur la Satire contre les philosophes , Athènes, 1760, in-12. Diderot, qui l'attribue ici à tort à Saint-Lambert, relève lui-même cette erreur dans la lettre XLVIII, en la mettant sur le compte de l'abbé Coyer, son véritable auteur. (T.)
[52] Ce projet ne fut pas exécuté. Le Joueur , imprimé pour la première fois dans le Supplément aux Œuvres de Diderot , Paris, Belin, 1819, in-8, figure au t. VII de cette édition.
[53] L'Épître du Diable à M. de V..., dont il est question dans la lettre XXXII.
[54] De l' Encyclopédie.
[55] Recueil des facéties parisiennes pour les six premiers mois de l'année 1760 , Genève, 1760, in-8. Voir dans la France littéraire (art. Voltaire , n° 224) l a liste des pièces composant ce volume et rassemblées par les soins de Morellet.
[56] M. Vallet de Villeneuve, qui épousa, en 1769, la fille de Dupin de Francueil, ami de Mme d'Épinay et grand'père de George Sand.
[57] Petit siège qui n'a ni bras ni dossier (Littré).
[58] Le portrait de Grimm fut peint par la jeune fille qui fit aussi celui de Diderot, dont il est question dans la lettre XXXVIII. C'est probablement celui qu'une demoiselle Lechevalier exposa, en 1761, le jour de la Fête-Dieu, à la place Dauphine. Le «dessinateur assis plus bas» était Garand, qui peignit quelques jours après un portrait de Diderot, pour faire pendant à celui de Mme d'Épinay; «c'est vous dire en un mot à qui ils sont destinés,» ajoute Diderot. «Un certain barbouilleur de la place Dauphine, nommé Garand, a fait pour moi un profil cent fois plus ressemblant», écrit Grimm, en 1767, à propos du dessin de Greuze, gravé par Saint-Aubin. On a vu (t. XI, p. 221) que c'était aussi l'opinion de Diderot lui-même.
[59] M. de Rességuier, chevalier de Malte, fut enfermé non à Bastille, mais au château de Pierre-Encise, pour son Voyage d'Amathonte , ouvrage mêlé de prose et de vers, imprimé et supprimé en 1759, très-violent pamphlet contre Mme de Pompadour. Voir sur Rességuier une étude de M. H. Bonhomme, Revue Britannique , juin 1875.
[60] Cette lettre manque dans la Correspondance générale de Voltaire, et dans les Mémoires de Mme d'Épinay.
[61] Mémoire concernant le détail et le résultat d'un grand nombre d'expériences faites l'année dernière par un laboureur du Vexin pour parvenir à connaître ce qui produit le blé noir, et les remèdes propres à détruire cette corruption. Paris, Impr. royale, 1760. (Par de Gonfreville, fermier de Sieurey, près Vernon.) Grimm en rend compte au mois de novembre 1760 de sa Correspondance.
[62] Le premier volume de l' Histoire de l'empire de Russie sous Pierre le Grand , par Voltaire, parut en 1760.
[63] C'est le suet du Siège de Calais. Le succès de ce titre, donée par Belloy le 1e février 1765, aura fait renoncer Saurin à son projet. (T.)
[64] Cette pièce est restée inédite.
[65] De l'Académie française, où il fut reçu comme homme de cour. On l'appelait Bissy-Pierre , pour le distinguer de son frère qu'on avait nommé Bissy-Thomas , par une plaisante allusion aux deux Corneille, avec lesquels les deux Bissy n'avaient aucune espèce de rapport intellectuel (T.)
[66] Les Intérêts de la France mal entendus (par Ange Goudar, de Montpellier). Le premier volume, qui traite de l'agriculture et de la population, parut au commencement de 1756; le second, qui traite des finances et du commerce, parut à la fin de la même année, et le troisième, qui traite de la marine et de l'industrie, ne fut public qu'en 1757. (T.)
[67] Cette lettre, datée de Hermannsdorff, près de Breslau, le 27 août 1760, se trouve dans la Correspondance de Grimm du mois de septembre suivant.
[68] L'étonnement de Diderot prouve combien la constitution du gouvernement anglais était alors ignorée chez nous. (T.)
[69] Des sténographes. La sténographie était alors complètement inconnue en France. (T.)
[70] Sans doute un des Grégory, célèbres médecins écossais.
[71] Voir sur Mlle d'Ette les Confessions de Rousseau (livre VII) et les Mémoires de Mme d'Épinay.
[72] Damiens.
[73] Ch. Georges Le Roy (1723-1789), lieutenant des chasses des parcs de Versailles et de Marly, collaborateur de l' Encyclopédie. La dernière édition de ses Lettres sur les animaux a été donnée en 1862, par M. le docteur Robinet, chez M. Poulet-Malassis, qui a également réimprimé de Le Roy Louis XV et Mme de Pompadour (Baur, 1875, in-12), étude dont Sainte-Beuve avait signalé la valeur.
[74] Un très-court fragment de cette lettre, la fable de Galiani, avait déjà été imprimé dans la Correspondance de Grimm, au mois de janvier 1787, et dans les éditions Belin et Brière.
[75] C'est le fils de Mme d'Aine, le frère de Mme d'Holbach, que Diderot appelait familièrement son fils.
[76] Voir précédemment, p. 485.
[77] Pâris.
[78] Histoire de Russie sous Pierre le Grand , par Voltaire.
[79] Voir précédemment, p. 426.
[80] Les phrases soulignées sont évidemment les passages des lettres de Mlle Volland auxquels Diderot répondait.
[81] Tant mieux pour elle, conte plaisant. À Villeneuve, 1760, in-12. Attribuée plusieurs fois à Calonne, cette «petite ordure» n'en a pas moins été réimprimée au tome IV des Œuvres complètes de Voisenon. Paris, 1781, 5 vol. in-8.
[82] Voir précédemment la note de la page 452.
[83] La Vision de Charles Palissot , 176, in-12, réimprimée dans le Recueil des facéties , après suppression d'un paragraphe où la princesse de Robecq, maîtresse de Choiseul, s'était vue désignée et qui avait valu à Morellet deux mois de détention à la Bastille.
[84] Sans doute M. Marson et Mme Le Gendre, dont Diderot a déjà parlé dans cette même lettre.
[85] Contes d'Hamilton.
[86] Château situé près de Brie-Comte-Robert.
[87] Voir t. XVIII, page 516.
[88] Diderot partageait les préjuges de ses contemporains contre ce savant, à qui l'on peut reprocher des observations légèrement faites ou inutiles, mais qui n'en mourut pas moins victime de son amour pour la science, dans un voyage en Californie, le 1er août 1769. Grimm s'est égayé ( Corr. litt. , mars 1769) sur le compte de l'abbé et des estampes de Moreau le Jeune qui ornent la première édition de son Voyage en Sibérie fait en 1761. (Debure, 1768, 3 vol. gr. in-4 et atlas.) L'Antidote contre un mauvais livre , etc., etc., dont il a été question dans une note des Lettres à Falconet , a été écrit sous l'inspiration de Catherine et peut-être revu par le sculpteur. M. Taschereau renvoie aussi à une brochure: Lettre d'un style franc et loyal l'auteur du Journal encyclopédique. 1771, in-12, que nous n'avons pu rencontrer.
[89] C'est l'aventure de Margency et de Mme de Verdelin, racontée par Mme d'Épinay. Mémoires, 2e partie, chap. VI.
[90] Dans les notes si curieuses du libraire Prault sur quelques littérateurs de son temps, notes publiées par M. Rathery ( Bulletin du bibliophile , 1850, p. 866), on trouve celle-ci sur l'abbé de La Marre, que Mme Quinault avait surnommé Croque-Chenille: « Il avait de l'esprit, du feu et de la vivacité; d'ailleurs crapuleux; sans reproche, je l'ai une fois habillé de pied en cape et lui ai donné soixante-douze livres pour se faire guérir de la v.. On n'a de lui qu'un petit recueil de poésies. Il a fait aussi l'opéra de Zaïde, mis en musique par Royer.»--L'abbé de La Marre, nommé commissaire aux fourrages pendant la campagne de 1741, se jeta par la fenêtre, à Egra, dans un accès de fièvre chaude.
[91] Diderot veut parler ici de la Relation de la maladie, de la confession et de la fin de M. de Voltaire et de ce qui s'ensuivit , par moi Joseph Dubois (Sélis). Genève, 1761 (1760), in-12; sorte de contre-partie du pamphlet de Voltaire ayant pour titre: Relation de la maladie, de la confession, de la mort et de l'apparition du jésuite Bertier , suivie de la Relation du Voyage de frère Garassise, neveu du père Garasse, successeur du frère Bertier, et de ce qui s'ensuit en attendant ce qui s'ensuivra. Genève, 1760, in-12.
[92] Cette lettre de Voltaire ne se trouve pas dans sa Correspondance.
[93] Son frère le chanoine.
[94] Allusion à l'aventure de nuit de Mme d'Aine. Voir précédemment, t. XVIII, page 515.
[95] Caliste fut jouée, pour la première fois, le 12 novembre 1760, et obtint dix représentations.
[96] Caliste , acte V.
[97] Voltaire. La lettre que Diderot lui écrivit est du 28 novembre 1760; on la trouvera dans la Correspondance générale.
[98] Grimm.
[99] M. de Coetlosquet, ancien évêque de Limoges, dont l'élection était assurée, eut la délicatesse de se retirer pour faire place à La Condamine, qui fut en effet élu en remplacement de Vauréal. Buffon reçut La Condamine le 21 janvier 1761. Sa courte réponse est fort remarquable. M. de Coetlosquet fut bientôt récompensé de son bon procédé. Il fut élu à la place de l'abbé Sallier; mais comme il ne fut reçu que le 9 avril 1761, Buffon, ayant alors quitté ses fonctions de directeur, ne prononça pas la réponse qu'il avait préparée lors de la première candidature de M. de Coetlosquet et qu'un peu plus tard il eût trouvé l'occasion d'utiliser. On peut la lire dans ses Œuvres. (T.)
[100] Watelet, élu à la place de Mirabaud, fut en effet reçu par Buffon, le 19 janvier 1761. La réponse de ce dernier se trouve également dans ses Œuvres. (T.)
[101] Pour la publication de l' Encyclopédie.
[102] Voltaire.
[103] L'Essai sur les mœurs.
[104] Mlle Hus, dont parle le neveu de Rameau, on sait en quels termes (voir t. V, p. 404), d'abord actrice à la Comédie-Française, puis à Saint-Pétersbourg, épousa en 1775 un sieur Lelièvre. Elle avait eu du comte Markoff une fille qui fut légitimée et mariée au prince Dolgorouky. On a parfois confondu Mlle Hus avec sa mère, qui fit représenter sans succès à la Comédie-Italienne, en 1750, un acte intitulé Plutus rival de l'Amour.
[105] Trésorier des parties casuelles.
[106] Diderot eût perdu la gageure; voir ci-après la lettre LXII.
[107] Clarisse Harlowe.
[108] Mlle Volland avait sans doute demandé à Diderot la signification de ce mot. Moreau, l'historiographe, qui était fort hostile aux encyclopédistes, fit paraître un Nouveau Mémoire pour servir à l'histoire des Cacouacs (Amsterdam, 1757, in-12), où Montesquieu, Voltaire, Buffon, Rousseau, d'Alembert, Diderot et autres sont peints comme professant des principes pernicieux pour la société et la tranquillité publique. L'année suivante (1758), on vit paraître Catéchisme et décisions de cas de conscience à l'usage des Cacouacs, avec un discours du patriarche des Cacouacs pour la réception d'un nouveau disciple. À Cacapolis (Paris), 1758 in-12. Cette plaisanterie est attribuée à l'abbé Giry de Saint-Cyr, de l'Académie française. (T).
[109] Voir ci-après, p. 64.
[110] 1761, in-8°, non représentée. C'est Malfilâtre, et non Clinchant, qui fut le collaborateur de Lauraguais.
[111] Allusion au titre de chargé d'affaires de la ville de Francfort qu'avait Grimm et peut-être à ses airs hautains. Ailleurs Diderot l'appelle le marquis. Un jour, ayant trouvé chez un brocanteur une enseigne représentant un houx avec cette devise: Semper frondescit , il l'envoya à Grimm, qui accepta le sobriquet de houx toujours vert comme il avait accepté celui de Tyran-le-blanc que Gauffecourt lui donnait pour railler à la fois son fard et ses allures despotiques.
[112] Antoine-Louis Rouillé, comte de Jouy, ministre de la marine, puis des affaires étrangères, né le 7 juin 1689, mort le 20 septembre 1761.
[113] Lauraguais.
[114] Il ne mit jamais sans doute ce projet à exécution. On ne connaît du moins de Lauraguais que sa Clytemnestre dont Diderot a parlé dans sa lettre précédente, et sa Jocaste. Paris, Debure, 1781, in-8. (T.)
[115] Voir ces deux morceaux, t. IX, p. 192 et 207.
[116] Ce marché ne se réalisa pas. Ce ne fut qu'on 1765 que Diderot vendit sa bibliothèque à l'impératrice Catherine.
[117] Avec Le Breton et avec sa femme.
[118] Dis-moi qui tu hantes et je te dirai qui tu es.
[119] Un porc de la ferme de Massy.
[120] Voici cette lettre telle qu'elle est rapportée dans les Mémoires de Favart , t. I, p. 195: «Monsieur mon cher ami, vous avez fait une fort belle tragédie, qui est si belle que je n'y comprends rien, non plus qu'à votre procédé. Vous êtes parti pour Genève afin de recevoir une couronne de lauriers du Parnasse de la main de M. de Voltaire; mais vous m'avez laissée seule et abandonnée à moi-même; j'use de ma liberté, de cette liberté si précieuse aux philosophes, pour me passer de vous. Ne le trouvez pas mauvais: je suis lasse de vivre avec un fou qui a disséqué son cocher, et qui a voulu être mon accoucheur dans l'intention sans doute de me disséquer aussi moi-même. Permettez donc que je me mette à l'abri de votre bistouri encyclopédique.»
[121] Voir sur les démêlés de Sophie et de Lauraguais la deuxième édition du charmant livre de MM. E. et J. de Goncourt: Sophie Arnould d'après sa correspondance et ses mémoires inédits.
[122] Marquis de Pombal, premier ministre de Jean VI.
[123] Grimm.
[124] Mme Le Breton.
[125] Lettres de Charles Gouju à ses frères , dans les Facéties de Voltaire.
[126] Crébillon était censeur dramatique.
[127] Sa fille.
[128] Pièce anglaise dont Diderot n'a pas publié la traduction. Voir la note de la page 434, tome VIII.
[129] Voir la note de la page 59.
[130] À l'entrée des Champs-Élysées.
[131] 1761, in-8. Le premier coup de fouet était les Car à M. Le Franc de Pompignan (octobre 1761); le second, les Ah! Ah là Moïse Le Franc de Pompignan ; du même mois de la même année. (T.)
[132] Mme d'Épinay.
[133] Recherches sur l'origine du despotisme oriental , Genève, 1761, in-12.
[134] Fameux horloger, né à Tours en 1686, mort à Paris en 1759.
[135] 1744.
[136] Voir la lettre LXII.
[137] Grimm, sans doute.
[138] Son frère l'abbé.
[139] On verra par la lettre suivante que c'est Damilaville dont il est ici question.
[140] L'arrêt d'expulsion des Jésuites est du 6 août 1762.
[141] Mémoires de Donat Calas pour son père, sa mère et son frère , suivis d'une Déclaration de Pierre Calas. Ces deux factums, qui portent la date des 22 et 23 juillet 1762, sont compris dans les Œuvres de Voltaire.
[142] Voltaire répondait à M. d'Argentai, qui lui demandait sa tragédie d'Olympie pour la Comédie-Française: «N'espérez point tirer de moi une tragédie que celle de Toulouse ne soit finie.»
[143] L'arrêt prononçant leur expulsion.
[144] Cazotte, quittant la Martinique, où il avait fondé des établissements, pour rentrer en France, avait vendu toutes ses possessions au P. La Valette, qui lui en régla le prix (cinquante mille écus) en lettres de change sur la Compagnie de Jésus. Le P. La Valette ayant eu peu de succès dans la suite de ces affaires, les supérieurs de la Compagnie trouvèrent assez commode de laisser protester les lettres de change. Cazotte leur intenta un procès qui fut comme le signal de tous ceux qui vinrent fondre sur la Société. (T.)
[145] De l' Émile , publié au mois de juin 1762.
[146] Escamoteur célèbre de ce temps.
[147] Voir précédemment, p. 84.
[148] Voir le Joueur , t. VII, p. 411, et pour les autres pièces la note de la p. 434, t. VIII.
[149] Lyon, 1762, in-12.
[150] C'est sans doute l'auteur des deux ouvrages mentionnés par Quérard sous ce nom: Du Bonheur de la vie , 1754, in-12; Contre les craintes de la mort , 1757, in-12.
[151] Il y a là une légère erreur: Marlborough est mort en 1722 et Montesquieu n'est allé en Angleterre qu'en 1729. Le quiproquo dut se produire entre le fils du général et le président.
[152] Le duc d'Orléans, dont il était premier maître d'hôtel.
[153] Galiani.
[154] Tout ce qui précède se trouve dans la Correspondance de Grimm (15 janvier 1763), mais avec des développements qui ne sont pas de Diderot.
[155] Voir cette lettre dans la Correspondance générale.
[156] Avocat général au Parlement.
[157] Provenant de la vente de sa bibliothèque à l'impératrice Catherine II.
[158] J.-B.-F. Durcy de Meinières, né eu 1705, président à la deuxième chambre des requêtes du palais, se retira en 1758 et mourut à Chaillot en 1785. Il aurait collaboré aux Mémoires de Bachaumont. M. le baron J. Pichon a publié une curieuse conversation du président avec Mme de Pompadour, dans les Mélanges de la société des bibliophiles français , 1856, in-8.
[159] Thomas partagea le prix avec Gaillard. Ce jugement ne fut pas ratifié par le public, qui ne regardait pas le discours du second comme digne de cette récompense. (T.)
[160] Diderot était, ce jour-là, très-disposé à l'indulgence: nous ne pouvons deviner quelle est la comédie de Barthe qui a pu lui rappeler Molière. (T.)
[161] La Neuvaine de Cythère , poème de Marmontel, n'a été publiée que dans ses Œuvres posthumes. Paris, Verdière, 1820, in-8. On assure que la famille de l'auteur, redoutant les poursuites du ministère public contre cette production libre, imagina de présenter le manuscrit au roi (Louis XVIII). Ce prince, quoiqu'il n'eût pas eu le temps d'y jeter les yeux, le lui fit rendre, en lui faisant exprimer, dans une lettre très-flatteuse, la satisfaction que la lecture de ce poëme lui avait causée. Muni de cette pièce, on fit imprimer hardiment. (T.)
[162] On lit dans les Mémoires secrets , 13 juillet 1765: «La Requête des Bénédictins n'a point eu le succès qu'ils s'en promettaient. On n'a vu dans cet ouvrage qu'un désir effréné de secouer le joug, et sans un examen bien réfléchi. M. de Saint-Florentin en a témoigné le mécontentement du roi aux supérieurs dans une lettre qui se voit imprimée à la suite de celle de ces mêmes supérieurs, qui en font part à toutes les communautés. Dom Pernetti, dom Lemaire, qui avaient la plus grande part à cet ouvrage très-bien fait, sont exilés.»
Cette Requête donna lieu à une foule de facéties. On vit successivement paraître: Requête des hauts et puissants seigneurs les mousquetaires noirs à notre Saint-Père le pape Clément XIV;-- Requête des capucins pour se faire raser, et de leur barbe faire des des perruques aux Bénédictins ;-- Requête des perruquiers , etc. (T.)
[163] Voir dans la Correspondance générale la lettre à Le Breton, du 12 novembre 1764.
[164] Mme Le Breton.
[165] Grimm, qui dans sa Correspondance , au 15 avril 1765, annonce le premier projet d'une souscription pour une gravure représentant la famille des Calas, et vendue à leur profit, dit, au 15 août suivant, qu'à peine ce projet fut-il devenu public, on exigea du lieutenant de police de faire suspendre la souscription. « Un des premiers magistrats du royaume a motivé la nécessité de cette suspension par les trois raisons suivantes: 1° parce que M. de Voltaire paraissait être le premier instigateur de cette souscription; 2° parce que l'estampe était un monument injurieux au Parlement de Toulouse; 3° parce que ce serait faire du bien à un protestant.» Quelque révoltants que fussent ces motifs, ils prévalurent. La souscription ne put être secondée par la publicité et n'atteignit par conséquent que bien incomplètement le but qu'on s'était proposé. Voltaire souscrivit pour douze exemplaires de la gravure, comme on le voit dans sa lettre à Damilaville, du 19 avril 1765; le duc de Choiseul envoya cent louis pour deux, et la duchesse d'Enville cinquante pour un seul. (T.)
[166] La veille du jour que la suspension de la souscription a été ordonnée, André Souhart, maître maçon, arriva chez le notaire: « Est-ce ici, dit-il, qu'on souscrit pour Mme Calas? Je voudrais avoir quarante mille livres de rente pour les partager avec cette femme malheureuse; mais je n'ai que mon travail et sept enfants à nourrir; donnez-moi une souscription: voilà mon écu...» (Grimm, Correspondance littéraire , 15 août 1765).
[167] Allan Ramsay (1713-1784), peintre de portraits officiels qu'il exécutait hâtivement et avec le concours de plusieurs artistes, a été en correspondance avec Voltaire et Rousseau. Thoré le définit ainsi: «Homme très-distingué, peintre insignifiant.»
[168] Au Louvre, le long du quai.
[169] Il s'agit sans doute du sculpteur, ami de la famille Le Gendre.
[170] Dans ses Mémoires, Samuel Romilly cite cette anecdote qu'il avait recueillie de la bouche même de Diderot. Il place la scène chez d'Holbach: «Il (Hume) était assis à côté du baron; on parla de la religion naturelle: «Pour les athées, dit Hume, je ne crois pas qu'il en existe, je n'en ai jamais vu.--Vous avez été un peu malheureux, répondit l'autre, vous voici à table avec dix-sept à la fois.»
[171] Éditeur de gravures (entre autres de l' Almanach iconologique de Gravelot et Cochin) et lui-même graveur de cartes et de plans.
[172] Voir sur cet instrument et sur l'artiste qui en jouait la Correspondance de Grimm (1er janvier 1766).
[173] M. Le Gendre.
[174] Cet opéra-comique, mis en musique par Kohaut, tomba sur le théâtre de la Comédie-Italienne, le 19 février 1766.
[175] Barthe.
[176] Sans doute l' Histoire philosophique des Deux-Indes à laquelle Diderot prit une part qu'on n'a pu déterminer exactement.
[177] Père des rois Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, mort le 20 décembre 1765.
[178] Il y revint le 17 décembre 1765.
[179] Le Monnier.
[180] Le Philosophe sans le savoir fut représenté le 2 décembre 1765.
[181] Mme Le Gendre.
[182] Naturaliste, auteur d'une Histoire des plantes de la Guyane française , 1775, 4 vol. in-4°.
[183] Les projets insérés dans la Correspondance de Grimm (15 avril 1766), se trouvent déjà, mais moins développés, t. XIII, p. 72.
[184] Cette pièce d'un ton si singulier, adressée à une sœur, n'a point été recueillie dans les œuvres de l'auteur. (T.).