Part 25
Le capitaine en vain me pressa plusieurs fois de quitter les dépouilles dont j'étais couvert, et de m'habiller de pied en cap; je le remerciai de ses offres, ayant horreur de mettre sur mon corps ce qui avait été à l'usage d'un Yahou. Je lui permis seulement de me prêter deux chemises blanches. Le blanchissage, à coup sûr, les avait purifiées! Je les mettais tour à tour de deux jours l'un, et j'avais soin de les laver moi-même.
Nous arrivâmes à Lisbonne le 5 de novembre 1715. Le capitaine alors me força à prendre ses habits, pour empêcher la foule de nous huer dans les rues. Il me conduisit à sa maison, et voulut que je demeurasse chez lui, pendant mon séjour en cette ville. Instamment je le priai de me loger au quatrième étage, en un coin sombre et loin de la foule, et qu'il me fît la grâce de ne dire à personne ce que je lui avais raconté de mon séjour parmi les Houyhnhnms! Si mon histoire était sue, il m'arriverait une infinité de curieux, suivis d'une infinité de questions... et peut-être aussi l'inquisition s'en mêlant, gare le bûcher!
Le capitaine était garçon, il n'avait que trois domestiques; celui qui m'apportait à manger dans ma chambre avait de si bonnes façons à mon égard et tant de bon sens pour un Yahou, que sa compagnie ne me déplut point. Il gagna sur moi que parfois je mettrais ma tête à ma lucarne pour prendre l'air; ensuite il me persuada de descendre à l'étage au-dessous et de coucher dans une chambre dont la fenêtre donnait sur la rue.
Il me fit regarder par cette fenêtre, et tout d'abord je retirais ma tête aussitôt que je l'avais avancée: voir la foule aller, venir, m'était insupportable! A la fin, je m'apprivoisai peu à peu; au bout de huit jours, je descendis encore un étage.
Et si complétement ce garçon triompha de ma faiblesse, qu'il me fit asseoir sur le seuil de la porte, où je regardais les passants... Un peu plus tard je l'accompagnai dans les rues.
Don Pedro, à qui j'avais expliqué l'état de ma famille et de mes affaires, me dit un jour, que j'étais obligé, en honneur et en conscience, de retourner dans mon pays, et de vivre, en ma maison, avec ma femme et mes enfants.
Il y avait justement dans le port un navire prêt à faire voile pour l'Angleterre, et le bon capitaine avait déjà fait porter dans ma cabine tout ce qui serait nécessaire à mon voyage. A ces raisons j'en opposai plusieurs qui me détournaient de rentrer dans mon pays. «Non, non, disais-je, une île déserte où je finirai mes jours en rêvant aux amis que j'ai perdus, voilà ce qu'il me faut désormais.» Il me répliqua que cette île à moi tout seul était une chimère, et que partout je trouverais des hommes; au contraire, une fois chez moi, j'y serais le maître et pourrais être aussi seul qu'il me plairait.
A la fin, je me rendis, ne pouvant mieux faire, et d'ailleurs j'étais devenu un peu moins sauvage. Le 24 du mois de novembre, je quittai Lisbonne et m'embarquai sur un bateau marchand. Don Pedro m'accompagna jusqu'au port; il eut l'honnêteté de me prêter vingt livres sterling.
Durant tout le voyage, aucun commerce avec le capitaine, avec pas un des passagers! Je me fis malade afin de rester dans ma chambre. Le 5 décembre 1715, nous jetâmes l'ancre aux Dunes, environ sur les neuf heures du matin. A trois heures de l'après-midi, j'arrivai à Redriff en bonne santé, et me rendis à mon logis.
Ma femme et toute ma famille, en me revoyant, me témoignèrent leur surprise et leur joie; ils m'avaient cru mort, et, me retrouvant sain et sauf, ils s'abandonnèrent à des transports que je ne saurais exprimer. Je les embrassai tous assez froidement, à cause de l'idée Yahou, qui n'était pas encore sortie de mon esprit.
Mon premier argent frais, je l'employai à l'achat de deux jeunes chevaux. Je leur fis bâtir une fort belle écurie, et leur donnai un palefrenier du premier mérite, dont je fis mon favori et mon confident. L'odeur de l'écurie était pour moi une odeur suave, et j'y passais tous les jours quatre heures charmantes, à parler à mes deux amis hennissants, qui me rappelaient le souvenir des vertueux Houyhnhnms.
Hélas! voici déjà cinq années que je suis de retour de mon dernier voyage, et que je vis retiré chez moi.
La première année, avec grand'peine, je supportais la vue de ma femme et de mes enfants, il fallut un grand effort de ma volonté pour manger avec eux.
Mes idées changèrent à la longue; aujourd'hui je suis un homme ordinaire... un peu misanthrope, il est vrai. Mais convenez, ami lecteur, qu'on le serait à moins! Quoi de plus sérieux que la vie humaine? quoi de plus triste au départ, de plus décourageant au retour?
CHAPITRE XII
Contre les voyageurs qui mentent dans leurs relations.--Ce que pense Gulliver de la conquête à faire des pays qu'il a découverts.
La voilà terminée enfin, cette histoire complète de mes voyages, pendant l'espace de seize ans et sept mois! Dans cette relation, j'ai moins cherché l'élégance et le talent du récit que la vérité et la sincérité. Peut-être avez-vous pris pour contes et fables les _Voyages de Gulliver_; convenez du moins que l'auteur parle en bonhomme, ignorant du mensonge et des ressources les plus vulgaires de la fiction. Donc ceci est un livre de bonne foi, il en a toutes les apparences: simplicité, clarté, bonhomie, exacts détails.
Il nous est aisé, sans doute, à nous autres voyageurs dans les terres inconnues, de nous perdre en descriptions surprenantes de quadrupèdes, de serpents, d'oiseaux et de poissons extraordinaires, mais, si la vérité a ses voiles, en revanche le mensonge a ses fumées, il est toujours le mensonge!
Au contraire, ici, reconnaissez le voyageur véridique à ces signes: il songe à donner de bons enseignements; il vise à l'utilité plus qu'à l'intérêt de la leçon; il s'adresse aux sages esprits, non aux esprits curieux; il est content s'il persuade, il est fâché s'il amuse; il cherche en tout lieu l'utile, il laisse aux écumeurs de mer les miracles.
Voilà tout ce que je me suis proposé dans cet ouvrage et je crois que l'avenir m'en saura gré.
Je voudrais de tout mon cœur qu'il fût ordonné par une loi:
Avant qu'un voyageur publie la relation de ses voyages, il jure par serment, en présence du lord grand chancelier, que tout ce qu'il va dire est exactement vrai, ou du moins qu'il le croit tel.
Le monde, à ce compte, aurait moins de déboires et ne serait pas trompé comme il l'est tous les jours. Je vote à l'avance pour cette loi salutaire! et, mon livre à la main, j'entendrai volontiers le terrible axiome: _Il faut subir la loi que soi-même on a faite_.
Autrefois, quand j'étais jeune, il n'y avait pas de relation de voyage qui n'eût un grand charme à mes yeux! Mais, depuis que j'ai fait plus que le tour du monde, que j'ai vu les choses de mes yeux, je n'ai plus de goût pour cette sorte de lecture; un simple roman me convient davantage, et plaise au Ciel que mon lecteur pense comme moi!
Mes amis ayant jugé que la relation de mes voyages avait un certain air de vérité qui plairait au public, je me suis livré à leurs conseils, et j'ai consenti à me faire imprimer vif! Certes, peu de malheurs m'ont été épargnés, mais j'ai toujours évité les horreurs du mensonge. Il n'y a rien de pire, et voilà l'abîme dont il est impossible de se tirer.
La fortune éprouva le malheureux Sinon. Qu'elle en ait fait un traître! oh! ma foi non[4]!
[4] VIRG., _Énéide_, l. II.
Je sais qu'il n'y a pas beaucoup d'honneur à publier des voyages: cela ne demande ni science, ni génie, il suffit d'avoir une bonne mémoire, ou tenir un journal exact: je sais aussi que les faiseurs de relations ressemblent aux faiseurs de dictionnaires; ils ont leur nouveauté..., ils ont leur éclipse. On a dépouillé son voisin de droite, on est dépouillé par son voisin de gauche. Il m'arrivera peut-être ici la même chose, d'autres voyageurs iront dans les pays d'où je viens, ils en reviendront, ils enchériront sur mes descriptions, ils feront tomber mon livre... Heureusement, je n'écris pas pour la gloire, et pour peu que je sois utile un instant, ces petites déchéances ne sauraient me chagriner.
Je voudrais bien qu'on s'avisât de censurer mon ouvrage. En vérité, quel reproche adresser au voyageur qui décrit des pays dans lesquels nos marchands n'ont rien à gagner? J'ai écrit sans passion, sans esprit de parti, et sans vouloir blesser personne, uniquement pour l'instruction générale du genre humain. J'ai écrit sans aucune vue d'intérêt ou de vanité.
Les observateurs, les examinateurs, les critiques, les chicaneurs, les politiques, les petits génies, les patelins, les esprits les plus difficiles et les plus injustes, n'ont rien à me dire; ils ne trouveront point, Dieu soit loué! l'occasion d'exercer leur odieux talent contre un livre innocent de supercherie et de toute espèce de vanité.
Le petit nombre, c'est-à-dire les sages, me conseillaient, à mon retour, de présenter au secrétaire d'État un Mémoire instructif de mes découvertes! C'est la loi: toutes les terres qu'un sujet découvre appartiennent à la couronne.
Hélas! je doute un peu que la conquête des pays d'où je viens soit aussi facile que celle de Fernand Cortez dans cette contrée de l'Amérique où les Espagnols massacrèrent tant de pauvres Indiens nus et sans armes! Qui s'inquiète, après tout, de Lilliput? Le bel empire à conquérir et comme on serait sûr de faire ses frais de flotte et d'armée! En même temps, comme il serait d'une administration prudente et d'un gouvernement prévoyant d'attaquer les Brobdingnagiens!
Il ferait beau voir une armée anglaise entreprendre une descente en ce pays étrange, et messieurs les Anglais seraient-ils contents d'être envoyés dans une contrée où l'on a toujours une île aérienne sur la tête, et prête à écraser les rebelles?... à plus forte raison les ennemis du dehors qui voudraient s'emparer de cet empire!
Le pays des Houyhnhnms paraît une conquête aisée, au premier abord. On ignore dans ce doux pays, le métier de la guerre; armes blanches, armes à feu, sont lettres closes; plaines chargées d'avoine, opulentes prairies, pas un fossé, pas un rempart... Royaume à prendre...
Et pourtant, si j'étais ministre d'État, je ne serais guère d'humeur à tenter pareille entreprise. Ils sont sages, ils sont prudents, les Houyhnhnms; et leur prudence et leur parfaite unanimité sont des armes terribles. Imaginez-vous, d'ailleurs, cent mille Houyhnhnms en fureur, se jetant sur une armée européenne; est-ce qu'on résiste à pareil choc? Ah! que de soldats déchirés à belles dents! Que de bataillons défoncés à coups de pied, que de têtes brisées par ces poitrails de fer!
Il n'est point de Houyhnhnm auquel on ne puisse appliquer l'_impavidum ferient_... Quant à moi, leur disciple et leur serviteur fidèle, à Dieu ne plaise que jamais j'indique à la conquête les chemins qui conduisent à ces pâturages de la philosophie et du bonheur!
Ils m'ont appris la justice! ils m'ont enseigné le devoir! ils m'ont démontré l'horreur de la guerre! A Dieu ne plaise que Gulliver soit l'instrument d'une invasion chez eux!
Savez-vous, mes frères, ce que peut être une invasion? Une troupe de pirates est poussée par la tempête on ne sait où. Un mousse, au sommet du perroquet, découvre une terre: aussitôt les voilà qui cinglent vers ce lointain sans nom.
Ils abordent, ils descendent sur le rivage; ils voient un peuple innocent qui les accueille. Aussitôt ils donnent un nouveau nom à cette terre, ils prennent possession au nom de leur maître. Avec du sable et de la fange, ils élèvent un monument qui atteste à la postérité cette illustre action!
C'est bien fait. Par ces petites cérémonies, la terre appartient à ces brigands, toute la terre et ses habitants, tombeaux, berceaux, le fruit de l'arbre et l'or enfoui, de droit naturel tout leur revient. Ils ont le droit de vie et de mort. Pour le manifester au monde entier qui les contemple, ils égorgent une centaine de pauvres Indiens sans défense. Ils ont la bonté d'en épargner une douzaine, qu'ils renvoient à leurs cabanes. Voilà le grand acte de possession souveraine qui commence à fonder le droit divin.
Cette œuvre accomplie, ils reviennent en toute hâte au pays natal, rapportant des échantillons de leurs pillages, et demandant de nouveaux _droits_ à tout piller, tout égorger; ils les obtiennent. Vaisseaux, fusils, canons, munitions, chevaux même, rien n'y manque, et pille, et tue!... Et voilà comme on devient un peuple civilisateur prêchant l'Évangile, et donnant aux peuples soumis l'utile exemple de toutes les vertus!
A Dieu ne plaise que je désigne ici la joyeuse Angleterre! Elle a déployé dans ses colonies une justice paternelle. Elle a porté l'Évangile dans les pays nouvellement découverts, heureusement envahis; elle a pratiqué la loi chrétienne, et pendant que l'Espagne envoie aux Indiens des égorgeurs, l'Angleterre est attentive à choisir des ministres dévoués, des gouverneurs honorables, des braves gens des deux sexes, bienvenus du roi, bienvenus des colonies, bienvenus du peuple anglais.
Qui nous pousse, au reste, à nous emparer des pays dont j'ai fait la description! Quel avantage d'enchaîner et de tuer les naturels? Ils ne possèdent ni mines d'or et d'argent, ni sucre, ni tabac. Ils ne méritent donc pas d'être un objet de notre ardeur martiale et de notre zèle religieux, et que nous leur fassions tant d'honneur que de les conquérir.
Si néanmoins la cour en juge autrement, je déclare que je suis prêt d'attester en justice, et la main sur le livre antique de notre foi, qu'avant moi nul Européen n'avait mis le pied dans ces mêmes contrées: je prends à témoin les naturels, dont la déposition serait irrécusable.
Il est vrai que l'on pourrait m'objecter ces deux Yahous dont j'ai parlé, et qui, selon la tradition des Houyhnhnms, parurent autrefois sur une montagne, et sont devenus la tige de tous les Yahous de ce pays-là...
Avec un peu de bonne volonté dans la demande et dans la réponse, il ne serait pas difficile de prouver que ces deux anciens Yahous étaient natifs d'Angleterre: ils ont transmis à leurs descendants plus qu'il n'en faut de leurs habitudes, de leur rudesse et des traits de leur visage, pour attester de leur origine picte et saxonne.
Au surplus, je laisse aux docteurs ès-colonies, aux économistes de profession, à discuter cet article, à examiner s'il ne fonde pas un titre incontestable et d'une évidente clarté pour le droit de la Grande-Bretagne.
Et maintenant que j'ai répondu, sans réplique, à la seule objection qu'on me pût faire au sujet de mes voyages, permettez, ami lecteur, après tant de fatigues sur terre et sur mer, que je me retire enfin dans mon doux pays de Redriff.
Après tant d'aventures presque incroyables, il n'est rien de mieux, en attendant une mort paisible, que beaucoup de sagesse, une humble maison, beaucoup de philosophie, un petit jardin.
ICI S'ARRÊTENT LES VOYAGES DE GULLIVER.
TABLE DES MATIÈRES
Pages.
JONATHAN SWIFT 1
PREMIÈRE PARTIE.--LE VOYAGE A LILLIPUT
CHAPITRE PREMIER
Gulliver rend compte des premiers motifs qui le portèrent à voyager.--Il fait naufrage, et se sauve à la nage dans le pays de _Lilliput_.--On l'enchaîne, on le conduit, enchaîné, plus avant dans les terres. 29
CHAPITRE II
L'empereur de Lilliput, accompagné de plusieurs de ses courtisans, visite Gulliver dans sa prison.--Description de la personne et de l'habit de Sa Majesté.--Une commission scientifique est nommée pour apprendre la langue à l'auteur.--Il obtient des grâces par sa douceur: ses poches sont visitées. 42
CHAPITRE III
Gulliver divertit l'empereur et les grands de l'un et de l'autre sexe, d'une manière fort extraordinaire.--Description de la cour de Lilliput.--L'auteur est mis en liberté à certaines conditions. 54
CHAPITRE IV
Description de Mildendo, capitale de Lilliput, et du palais de l'empereur.--Conversation entre Gulliver et un secrétaire d'État, sur les affaires de l'empire.--Les offres que fait Gulliver de servir l'empereur dans toutes ses guerres. 63
CHAPITRE V
Gulliver par un stratagème extraordinaire, s'oppose à une descente des ennemis.--L'empereur lui confère un grand titre d'honneur.--Les ambassadeurs arrivent de la part de l'empereur de Blefuscu, pour demander la paix.--Le feu prend à l'appartement de l'impératrice, et Gulliver contribue à éteindre l'incendie. 71
CHAPITRE VI
Les mœurs des habitants de Lilliput.--Leur littérature, leurs coutumes, leur façon d'élever les enfants. 78
CHAPITRE VII
Gulliver, ayant reçu l'avis qu'on voulait lui faire son procès, pour crime de lèse-majesté, s'enfuit dans le royaume de Blefuscu. 91
CHAPITRE VIII
Gulliver, par un accident heureux, trouve le moyen de quitter Blefuscu.--Après quelques difficultés, il retourne enfin dans sa patrie. 101
DEUXIÈME PARTIE.--LE VOYAGE A BROBDINGNAC
CHAPITRE PREMIER
Gulliver, après avoir essuyé une grande tempête, se jette dans une chaloupe et descend à terre.--Il est saisi par un des habitants du pays.--Comment il est traité.--Idée du pays et du peuple de Brobdingnac. 111
CHAPITRE II
Portrait de la fille du laboureur.--Gulliver est conduit à la ville, un jour de marché.--Plus tard on le porte dans la capitale du royaume, et récit de ce qu'il a vu et souffert. 126
CHAPITRE III
Gulliver mandé à la cour.--La reine l'achète et le présente au roi.--Il dispute avec les savants de Sa Majesté.--On lui prépare un appartement.--Il devient favori de la reine.--Il soutient l'honneur de son pays.--Ses querelles avec le nain de Sa Majesté. 134
CHAPITRE IV
Description du pays.--Gulliver indique une correction pour les cartes modernes.--Palais du roi; sa capitale.--Manière de voyager de Gulliver.--Le temple. 145
CHAPITRE V
Aventures diverses.--Gulliver montre ses connaissances en navigation. 150
CHAPITRE VI
Différentes inventions de Gulliver pour plaire au roi et à la reine.--Le roi daigne s'informer de l'état de l'Europe.--Observations du roi sur la politique des peuples civilisés. 159
CHAPITRE VII
Zèle de Gulliver pour l'honneur de sa patrie.--Il fait une proposition avantageuse au roi.--Sa proposition est rejetée.--La littérature de ce peuple imparfaite et bornée. Leurs lois, leurs affaires militaires et les divers partis dans l'État. 171
CHAPITRE VIII
Le roi et la reine font un voyage vers la frontière.--Comment Gulliver sort de ce pays, pour retourner en Angleterre. 180
TROISIÈME PARTIE.--LE VOYAGE A LAPUTA
CHAPITRE PREMIER
Gulliver entreprend un troisième voyage.--Il tombe aux mains des pirates.--Méchanceté d'un Hollandais.--Arrivée à Laputa. 197
CHAPITRE II
Caractère des Laputiens.--Leurs savants, leur roi et sa cour.--Réception faite à Gulliver.--Les craintes et les inquiétudes des habitants.--Caractère des femmes laputiennes. 204
CHAPITRE III
Phénomène expliqué par les philosophes et les astronomes modernes.--Les Laputiens sont grands astronomes.--Comment s'apaisent les séditions. 212
CHAPITRE IV
Gulliver quitte l'île de Laputa; il est conduit aux _Balnibarbes_.--Son arrivée à la capitale.--Description de cette ville et des environs.--Il est reçu avec bonté par un grand seigneur. 217
CHAPITRE V
Gulliver visite l'Académie; il en fait la description. 225
CHAPITRE VI
Suite de l'Académie. 232
CHAPITRE VII
Gulliver quitte Lagado.--Il arrive à Maldonada.--Il fait un petit voyage à Glubbdubdrid.--Comment il est reçu par le gouverneur. 239
CHAPITRE VIII
Retour de Gulliver à Maldonada.--Il fait voile pour le royaume de Luggnagg.--A son arrivée il est arrêté et conduit à la cour.--Comment il y est reçu. 250
CHAPITRE IX
Des Struldbruggs ou Immortels. 255
CHAPITRE X
Gulliver, de l'île de Luggnagg, se rend au Japon.--Il s'embarque sur un vaisseau hollandais.--Il arrive dans Amsterdam, et, de là, passe en Angleterre. 265
QUATRIÈME PARTIE.--LE VOYAGE AU PAYS DES HOUYHNHNMS
CHAPITRE PREMIER
Gulliver entreprend un dernier voyage en qualité de capitaine.--Son équipage se révolte, et l'abandonne sur un rivage inconnu.--Description des Yahous.--Deux Houyhnhnms viennent au-devant du voyageur. 273
CHAPITRE II
Gulliver est conduit au logis d'un Houyhnhnm: comment il y est reçu.--Quelle était la nourriture des Houyhnhnms.--Embarras de l'auteur aux heures du repas. 281
CHAPITRE III
Gulliver s'applique à apprendre la langue, et le Houyhnhnm son maître s'applique à la lui enseigner.--Plusieurs Houyhnhnms viennent voir Gulliver par curiosité.--Il fait à son maître un récit succinct de ses voyages. 288
CHAPITRE IV
Idée des Houyhnhnms sur la vérité et le mensonge.--Les discours de Gulliver sont censurés par son maître. 297
CHAPITRE V
Gulliver expose à son maître les causes les plus ordinaires de la guerre entre les princes de l'Europe; il explique ensuite comment les particuliers se font la guerre les uns aux autres.--Portrait des procureurs et des juges en Angleterre. 306
CHAPITRE VI
Du luxe, de l'intempérance et des maladies qui règnent en Europe.--Et caractère de la noblesse. 316
CHAPITRE VII
Parallèle des Yahous et des hommes. 325
CHAPITRE VIII
Philosophie et mœurs des Houyhnhnms. 332
CHAPITRE IX
Parlement des Houyhnhnms.--Question importante agitée dans l'assemblée de toute la nation.--De quelques usages du pays. 338
CHAPITRE X
Félicité du pays des Houyhnhnms.--Les bonheurs de la causerie.--Il est banni du pays par l'ordre du parlement. 345
CHAPITRE XI
Gulliver est percé d'une flèche que lui décoche un sauvage.--Il est pris par des Portugais qui le conduisent à Lisbonne.--Il passe en Angleterre. 355
CHAPITRE XII
Contre les voyageurs qui mentent dans leurs relations.--Ce que pense Gulliver de la conquête à faire des pays qu'il a découverts. 366
FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.
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