Les vieilles villes des Flandres: Belgique et Flandre française
Part 12
Le Palais des Princes-Evêques n'est pas tout à fait tel qu'il était du temps où ces Prélats le remplissaient d'une cour de gens d'Eglise, et d'hommes d'armes. Il est aujourd'hui converti en Palais de Justice. Quelques robes de juges et d'avocats, quelques plaideurs, c'est tout ce qu'on y peut rencontrer. Un incendie l'a ravagé en 1734, détruisant une partie des bâtiments. La façade reconstruite est du dix-huitième siècle, sans beauté. Derrière cette façade, se trouvent deux cours rectangulaires; la plus grande est vraiment belle avec ses quatre galeries d'arcades soutenues par d'étranges colonnes à fûts renflés, différents de chaque côté, semblables à d'énormes chandeliers d'église couverts de grandes arabesques sculptées, aux chapiteaux desquels grimacent des figures grotesques. Dans la restauration entreprise de nos jours, on a ajouté une façade latérale en style du quinzième siècle, rappelant les bâtiments de la grande cour.
Le Palais des Princes-Evêques c'est le cœur du vieux Liége, mais, en dehors des églises, on y rencontre bien peu d'édifices anciens ou de maisons curieuses, ce ne sont dans ces vieux quartiers que rues commerçantes alignant des files de façades modernes, des places très mouvementées, gentilles certainement, mais sans originalité comme la Place Saint-Lambert, où se trouve le Palais de Justice, la Place Verte, la Place du Théâtre où s'élève la statue de Grétry.
On trouve pourtant quelques fragments anciens, quelques vieux murs dans les quartiers hauts, vers Sainte-Croix et Saint-Martin, en montant par les Degrés des Bégards, raide escalier grimpant sous de vieilles pierres moussues, sous des terrasses enlierrées et fleuries, jusqu'à l'église Saint-Martin, du côté où se trouvait jadis la porte Saint-Séverin.
De l'autre côté du Palais, rue Hors-Château, d'autres escaliers se voient encore, montant à la citadelle à la Vauban qui remplace les forts successivement établis sur ces hauteurs depuis le treizième siècle, pris, repris, démantelés, rebâtis, après avoir eu à combattre les archers flamands, les hommes d'armes de Bourgogne, les routiers du Sanglier des Ardennes, les arquebusiers espagnols, les canonniers de Louis XIV ou de Marlborough...
Magnifique vue de là-haut sur le cours de la Meuse qu'assombrissent des tourbillons de fumée, non plus celles des batailles ou du sac de Charles le Téméraire, mais la respiration des grandes usines et des établissements métallurgiques d'une banlieue industrielle.
Des ponts nombreux réunissent les deux parties de la ville; le vieux pont de jadis, le pont des Arches a été reconstruit en 1860 et n'a pas plus de caractère que les autres. Sur le quai de Maestricht, une haute construction domine tout le quartier par sa taille et sa beauté sévère, énorme carré de briques et de pierres à toit immense, jusqu'au sommet duquel monte une tour carrée terminée en terrasse. La porte ouvrant dans un petit pavillon, sous une sorte d'échauguette, a du caractère, ainsi d'ailleurs que certaines grandes fenêtres à solides grillages. C'est aujourd'hui le Mont-de-Piété qui s'abrite derrière ces grillages.
Pour cathédrale, Liége est obligée de se contenter de son église Saint-Paul, la Révolution ayant détruit l'ancien et superbe édifice qui regardait jadis le Palais de ses Princes-Evêques. Tour carrée, sans grand intérêt. Saint-Jacques, beaucoup plus intéressant, montre un peu de tous les styles, une rugueuse tour romane au portail, une longue nef gothique tout le long de laquelle, à la base des combles, se prolonge une galerie d'arcatures ouvertes, comme en haut des façades du Palais épiscopal, et un petit porche classique de la Renaissance, en hors-d'œuvre, ouvrant dans le bas côté gauche, à côté de la tour romane.
A Saint-Jean, de la vieille église romane de forme ronde, remplacée par un édifice dix-huitième siècle, il reste une vieille et belle tour carrée accostée d'une tourelle ronde. Saint-Barthélemy est également roman avec des tours à quatre pignons qui rappellent les clochers rhénans.
Sainte-Croix est une très belle église romano-gothique à trois nefs égales dont l'abside ronde, surmontée de petites tourelles et d'un clocher octogonal, fait un bel effet en haut de la colline. L'église Saint-Martin, grosse tour sans flèche est gothique; ici, lors d'une lutte entre le parti populaire et les nobles en 1312, deux cents de ceux-ci réfugiés dans la tour, après s'être défendus jusqu'au bout, périrent dans l'embrasement de cette tour.
XVI
HUY.--NAMUR.--DINANT.
La Meuse.--Une série de citadelles.--Notre-Dame de Huy.--Une fontaine gothique.--Le rocher de Dinant.--Sièges malheureux et mises à sac.--La Roche à Bayard.--Bouvignes.
Sur la Meuse, entre Liége et Namur, un énorme rocher qui vient presque border la rivière porte une citadelle qui pouvait, il y a trente ou quarante ans encore, être qualifiée de formidable.
Maintenant, avec les engins nouveaux et les explosifs à la dernière mode, on ne sait plus si le mot convient encore, mais nous pouvons toujours dire que ce rocher, couronné d'immenses maçonneries, reste très imposant. Cela constitue, dans tous les cas, un fort joli paysage, ces maisons blanches trempant dans la Meuse sans quai sous la forteresse, la roche nue perçant par endroits sous les broussailles ou le maigre gazon, les grands murs d'escarpe à mine rébarbative, percés d'embrasures, enfin, la grande église et sa grosse tour carrée.
Dans cette principauté ecclésiastique de Liége, Huy était une ville essentiellement cléricale qui comptait en ces temps dix-sept abbayes, couvents ou simples monastères et quinze églises.
L'une de ces abbayes, Neufmoutiers, était une fondation de Pierre l'Ermite, le prédicateur de la première Croisade, qui mourut à Huy. Mais la pauvre petite cité subit le contre-coup de toutes les révolutions qui secouèrent la ville capitale, de toutes les explosions populaires, comme aussi de toutes les discordes princières. A chacune de ces secousses, Huy récoltait quelques désagréments, le parti momentanément vaincu à Liége accourait se réfugier dans sa forteresse, pourchassé aussitôt par le parti vainqueur, et la guerre s'abattait sur la malheureuse petite ville pour laquelle il s'ensuivait siège, blocus, assauts, tous les malheurs possibles, avec souventes fois sac, pillage et incendie.
Dans les guerres du dix-septième siècle, elle eut encore à souffrir, elle perdit son beau pont du treizième siècle, détruit par Villeroy en 1689, ensuite la citadelle fut prise d'assaut et incendiée en 1693. Plus tard, après les guerres de l'Empire on la reconstruisit comme nous la voyons aujourd'hui.
De tous ses établissements religieux, il reste à Huy sa grande collégiale Notre-Dame, fondée par Charlemagne en 799. C'est un bel édifice du quatorzième siècle qui élève deux tours carrées à l'abside et, sur le côté d'un porche latéral, une très grosse tour carrée, dans le bas de laquelle, pour éclairer l'église, est percée une grande rosace, ce qui doit être un exemple unique.
Quelques restes de bâtiments claustraux se voient encore autour de l'église; sur la rue qui passe devant l'abside, s'ouvre le charmant portail de la Vierge, un petit édicule accoté au chevet sous les grandes verrières. C'est, au-dessus d'un passage, une grande ogive entre deux moindres, chacune sous un gable fleuronné. La grande ogive encadre dans ses subdivisions des scènes de la Nativité, la Vierge couchée dans l'étable de Bethléem, les Rois mages, les bergers, etc. Il faut dire que ce portail est une restauration très agrandie, l'ogive centrale seule est ancienne; elle s'ouvrait entre deux vieux bâtiments. Quand, il y a quelques années, on dégagea l'église de ce côté, on ajouta les deux petites ogives en supprimant un couronnement de la Renaissance, pour refaire le gable qui avait dû exister jadis.
Huy possède un joli petit monument sur une de ses places, une fontaine en cuivre du commencement du quinzième siècle, tout à fait originale comme arrangement, et qui fait penser à quelque gigantesque aquamanile. Du milieu d'un bassin, surgit une sorte de petit château, composé de quatre tours crénelées avec goulots en forme de gargouilles, entre lesquelles se tiennent debout quatre statuettes intéressantes pour l'allure et le costume, une dame, un évêque, un jeune chevalier et un autre homme d'armes; au milieu, une tour centrale porte une figure d'homme sonnant du cor.
Comme Huy, Namur, à quelques lieues de là, au confluent de la Sambre et de la Meuse, montre de loin les blanches murailles d'une citadelle haut perchée sur des rochers. C'est une très belle situation prêtant fort par elle-même au pittoresque, mais ce n'est pas le pittoresque qu'il faut demander à Namur. Point de vieux logis de tournure ancienne, ni de petite maison à la mode de jadis, point de grands monuments gothiques en cette cité bourgeoise très banalisée; ici les rues propres et froides, aux façades nettes et élégantes, n'ont aucune vieille chose à montrer.
Namur a l'air d'être né au dix-huitième siècle, tout au plus, et quoique un de ses quais sur la Meuse porte un nom latin, boulevard _ad Aquam_, on ne lui donnerait pas son âge. Quelques morceaux de vieilles rues assez anciennes se rencontrent bien çà et là, mais sans caractère.
L'Hôtel de ville est tout à fait moderne; il y a un beffroi pas bien loin, mais on l'aperçoit à peine par-dessus les toits, au fond d'une cour. Quant aux églises, ce sont des portiques, des colonnades classiques, des balustrades, des entablements, des coupoles, et du corinthien, du style jésuite, de la pompe et du faste.
Elles sont toutes du dix-septième ou du dix-huitième siècle, ce qui explique tout. La cathédrale date de 1750, l'église Saint-Loup, la plus fastueuse, est plus vieille d'un siècle.
Probablement, les sièges subis par la citadelle, avec leurs éclaboussures de bombes et de boulets, sont pour quelque chose dans cette absence d'édifices d'un certain âge, et de pierres travaillées aux belles époques, dans une cité aussi ancienne.
Seule, en arrière de la cathédrale Saint-Aubain, une vieille tour se montre comme intimidée par tant de somptuosités classiques, c'est le pauvre vieux clocher de l'ancienne église, clocher roman surmonté d'un campanile, oublié comme un parent pauvre dans un recoin désert où l'on ne va plus.
Mais quels charmants paysages tout le long de la Meuse, quel superbe déroulement sinueux de la rivière, entre bois, prairies et escarpements rocheux, avec des villages gentiment perchés dans la verdure, de jolies vallées s'ouvrant comme de bleuâtres coulisses, et les rochers de Dinant qui s'annoncent de loin barrant l'horizon.
Huy est bien situé, Namur agréable, la Meuse au-dessus comme au-dessous coule dans des paysages accidentés, délicieux et gais, mais quelle charmante ville que Dinant et quel site admirable. Au point le plus mouvementé de ces horizons superbes, après des tournants de rivière idylliques, le paysage a pris une soudaine grandeur.
Au-dessus des eaux qui filent, des rochers se lèvent abrupts, se découpant de la façon la plus pittoresque, et c'est encore, là-haut, sur la pointe de ces rochers, une forteresse moderne, mais si bien placée et si pittoresque! Voilà un adjectif que l'on n'a pas souvent l'occasion d'appliquer aux citadelles d'aujourd'hui, aux froids remparts dessinés au tire-lignes. Celle-ci, juchée sur un piton rocheux, à un tournant de la rivière, sans être aussi amusante de lignes qu'un château du quinzième siècle, couronne bien les terribles rochers à pic aux rudes cassures qui surplombent la ville.
Il faut dire que Dinant, serré tout le long de la Meuse sur une rive très étroite fait bonne figure aussi, et surtout que l'église, sous la pointe du rocher, est elle-même de lignes très curieuses, d'une couleur sombre qui met une note vigoureuse, juste où elle est nécessaire, et enfin que, sur son portail robuste et sévère, cette église Notre-Dame campe un très étrange clocher, une flèche bulbeuse qui se renfle en coloquinte, se rétrécit pour se renfler encore et compliquer une silhouette très amusante.
Les maisons au-dessous de ce curieux portail trempent presque dans la Meuse, elles sont hautes et serrées; beaucoup, après un rez-de-chaussée très bas, sont portées en encorbellement sur des poutrelles ou sur des corbeaux de pierre ayant un faux air de mâchicoulis.
Un grand pont moderne traversant la Meuse sous l'église, réunit la ville au faubourg de Leffe, et remplace le vieux pont plusieurs fois détruit, tout comme la ville elle-même, dont le passé est au moins aussi accidenté que les rochers. L'histoire de Dinant n'est qu'une succession d'explosions de fureurs et de catastrophes amenées par les coups de colères aussi imprudents que frénétiques des Dinantais.
C'était une rude ville que Dinant. Fière des richesses amassées dans le travail du cuivre, avec ses _Dinanteries_ renommées par toute l'Europe, se fiant à la force de ses rochers et de son château de Montorgueil, elle se montrait d'une humeur peu commode, aussi bien avec la petite ville de Bouvignes, sa très proche voisine, qui la regardait de la rive en face à moins d'une demi-lieue, qu'avec les puissants, fussent-ils le Prince-Evêque de Liége, leur seigneur immédiat, le duc de Bourgogne ou le roi de France.
Bouvignes, c'est l'ennemie intime. Pendant des siècles, Bouvignes et Dinant si proches, mais séparées par une haine implacable, vécurent en état d'hostilité, telles Semlin et Belgrade. Les Dinantais eurent affaire en 1466 au comte de Charolais, le futur Charles le Téméraire. La principauté de Liége étant en révolte contre la maison de Bourgogne, ils eurent l'imprudence de s'en aller pendre Charles en effigie devant Bouvignes, qui tenait pour le duc, en criant aux habitants: «Voyez le fils de votre duc pendu ici, comme le roi le fera pendre en France». Et Dinantais et Liégeois s'en allèrent de compagnie ravager le pays de Namur resté fidèle au duc.
Mais Charles amenait une grosse armée avec une formidable artillerie qui fit rage contre les remparts. Malgré les averses de boulets, malgré les brèches largement ouvertes aux assaillants, les Dinantais, dans un délire de fureur, pendirent les parlementaires envoyés pour leur offrir une capitulation. La défense était impossible pourtant, et il fallut se résigner et se rendre à discrétion.
A furieux, furieux et demi. Le comte de Charolais allait tirer d'eux une terrible vengeance. Il se faisait alors la main pour les atroces boucheries qu'il devait ordonner par la suite. Il lança au pillage et au massacre ses bandes de routiers. Les femmes, les enfants, les gens d'église mis à part, réunis en un lamentable troupeau furent éloignés, et la ville livrée aux soldats, entièrement pillée, saccagée et incendiée. Comme, parmi les parlementaires mis à mort par les Dinantais, il se trouvait des gens de Bouvignes, huit cents habitants liés deux à deux furent conduits devant Bouvignes et noyés dans le fleuve.
Les flammes éteintes, Charles ne s'éloigna qu'après avoir rassemblé les populations voisines pour leur faire abattre et raser ce que l'incendie avait laissé debout.
La ruine était si complète que l'acte autorisant plus tard la reconstruction d'une église, disait: «Au lieu jadis appelé Dinant.»
Et cependant, après quelques années, les Dinantais revinrent peu à peu et leur industrie se rétablit. Ce n'était pas le dernier siège que la ville devait subir. Moins de cent ans après, en 1554, pendant la guerre des trois évêchés, une armée française arriva sous les murs de Dinant. Les Dinantais dans un nouvel accès de fureur, se livrèrent encore aux mêmes insultes imprudentes, bien que le roi de France leur eût fait offrir de rester neutres, ils n'y gagnèrent qu'un siège et une mise au pillage.
Sous le rocher qui porte la citadelle il n'y a guère qu'une longue rue: l'église vue de côté se dessine de façon tout aussi pittoresque avec son transept et son petit porche latéral.
Il n'y a pas d'autres monuments ensuite que l'Hôtel de ville, ancien palais des Princes-Evêques, où l'on voit encore, flanquant une vieille porte datée de 1637, une grosse tour coiffée du même dôme en coloquinte que l'église, une sorte de tourelle en encorbellement, bref un ensemble de bâtiments s'arrangeant agréablement dans un peu de verdure, sur la berge de la Meuse.
Et cette berge conduit un peu plus loin à une autre curiosité, naturelle celle-ci, très monumentale après tout, la célèbre _Roche à Bayard_, qui se dresse à pic dans les eaux de la Meuse, droite comme une tour, aiguë comme une flèche de cathédrale, au point le plus magnifique du paysage dinantais.
Cette Roche à Bayard--le Chevalier sans peur et sans reproche n'est pour rien dans cette appellation, ce Bayard serait plutôt le fameux cheval des Quatre Fils Aymon--est une aiguille complètement séparée de la falaise de rochers par une fente, un simple couloir pratiqué à la mine pour laisser passer la route.
Bouvignes, en aval de Dinant, est une vieille petite ville redevenue village: elle a encore les ruines d'une porte et des restes de remparts, sur lesquels vient se poser l'abside de son église du treizième siècle.
Sur la Grand Place s'élève une sorte de vieux manoir, la très curieuse maison dite des Allemands, qui se compose de plusieurs corps de logis, de pignons de pierres et briques groupés sous une tour élevant au-dessus des toits et des cheminées une flèche ardoisée,--en pointe, celle-ci, sans doute pour protester contre les flèches bulbeuses et dodues de Dinant.
Bouvignes est dominé par les ruines du château de Crèvecœur, des pans de murs éventrés et des tours à demi écroulées. C'est l'ouvrage de la guerre de 1544. Bouvignes était alors du même parti que Dinant; le château de Crèvecœur, assiégé par les Français, se défendit jusqu'à la dernière extrémité, et au moment de la prise d'assaut, comme la soldatesque lancée au sac et au pillage se répandait dans le château, les dames de Bouvignes voyant leurs maris morts sur les pierres de la brèche, se précipitèrent du haut de la tour pour ne pas leur survivre.
TABLE DES MATIÈRES
I. CAMBRAI--VALENCIENNES.--Au pays des Hôtels de ville. --Le Palais de Fénelon.--La Porte Notre-Dame.--Quelques vieilles façades.--La Maison du Prévost.--Les vieux Chroniqueurs. --Monstrelet et Froissart. 5
II. DOUAI--LILLE.--Le Beffroi.--La famille Gayant. --L'Hôtel de Rihour.--La Colonne du Siège et les Sièges. --Commines et son Beffroi.--Troisième Chroniqueur. --Bergues.--Autre Beffroi.--Gravelines.--Dunkerque. 20
III. FURNES--NIEUPORT--DIXMUDE.--Le décor de la Grand Place. --Le Pavillon des Officiers espagnols.--Les Églises. --Le dernier mystère.--Ce qui survit de Nieuport. --Fantôme de ville dans les Dunes.--Dixmude endormie dans ses prairies. 39
IV. COURTRAI.--Triomphe et mise à sac, la journée des Éperons d'or.--Rosebecke.--Le Vieux Beffroi.--Un pont fortifié.--Le Béguinage. 58
V. TOURNAI.--Capitale mérovingienne.--La Cathédrale aux cinq tours.--Le premier beffroi de Belgique.--Églises et maisons romanes.--Le Pont des Trous et la tour d'Henri VIII. 66
VI. YPRES.--L'immense édifice des Halles.--La Grosse Tour et le Nieuwerk.--Tisserands et foulons.--La Vieille Boucherie.--Pignons sur pignons.--Le Steen des Templiers 78
VII. GAND.--Modernisme et Moyen-Age.--Deux burgs, château des Comtes et château de Gérard le Diable.--Le Cloître de Saint-Bavon.--L'Homme du Beffroi.--Les métiers. --Les Artevelde et les «vaillantes gens de Gand». --Marguerite l'Enragée 94
VIII. GAND (_suite_).--L'Hôtel de ville.--La Breloque. --La Halle aux draps.--Le Mammeloker. --Les Francs-Bateliers.--Les Béguinages: l'ancien et le nouveau.--Sainte Begga, princesse carolingienne, et les Béguines.--Vieilles maisons.--Le Rabot. 119
IX. BRUGES.--Le bourg et ses monuments.--En haut du beffroi. --Le carillon.--Le Saint-Sang.--Les cygnes expiatoires. --Les grandes églises.--L'Hôtel de Gruuthuse.--L'hôpital Saint-Jean.--Le lac d'Amour et le Béguinage. 139
X. BRUGES (_suite_).--Rues et canaux.--Le style flamand. --La Loge des Bourgeois et les Chambres de Rhétorique. --Les Loges des Nations.--La Toison d'or. 163
XI. ANVERS.--Façade sur l'Escaut.--Le Steen et ses souvenirs. --La Cathédrale et l'Hôtel de ville.--La Fortune d'Anvers.--La Grande Boucherie.--La Furie espagnole et autres furies.--Le grand Siège.--Une Bourse gothique. --La Maison Plantin. 172
XII. ALOST--TERMONDE.--Deux Hôtels de ville pittoresques. --Aventures et catastrophes.--Sièges.--Pestes et incendies. 196
XIII. MALINES--LOUVAIN--AUDENARDE--La Grand'Place.--La Tour géante de Saint-Rombaut.--Un grand palais ruiné. --Vieux logis.--Orfèvrerie de pierres à Louvain. --L'Église Saint-Pierre.--Autres tours géantes écroulées.--L'Université.--La Grand'Place d'Audenarde et l'Hôtel de ville.--Notre-Dame de Pamele. 205
XIV. BRUXELLES.--La Grand'Place et ses souvenirs.--L'Hôtel de ville.--La Maison du Roi et les Maisons de corporations.--Les comtes d'Egmont et de Horn. --Sainte-Gudule et les églises.--Palais sur palais.--La porte de Hal. 236
XV. LIÉGE.--Histoire mouvementée.--Troubles, massacres et boucheries.--Les Princes-Évêques et leur Palais. --Les sièges de Charles le Téméraire.--Églises romanes et gothiques.--Vieilles pierres et modernités. 252
XVI. HUY--NAMUR--DINANT--La Meuse.--Une série de citadelles. --Notre-Dame de Huy.--Une fontaine gothique. --Le rocher de Dinant.--Sièges malheureux et mises à sac.--La Roche à Bayard.--Bouvignes. 266
TABLE DES GRAVURES
ALOST.--Hôtel de ville (_eau forte_). Frontispice -- Arrière-façade de l'Hôtel de ville. 200 -- L'Église. 202 -- Vieilles Maisons. 203