Les Troubadours: Leurs vies — leurs oeuvres — leur influence
Part 21
4. Cf. Gaston Paris, _Esquisse historique de la littérature française au Moyen âge_, p. 159: «ce sont les troubadours de cette école [du _trobar clus_] qui, malgré leurs défauts et indirectement, ont créé le style moderne».
5. Sur la musique cf. un excellent article de M. A. Restori, dans la _Rivista musicale italiana_, vol. II, fasc. 1, 1895. Voir surtout la récente publication de M. J.-B. Beck, _Die Melodien der Troubadours_, Strasbourg, 1908.
Cf. encore A. Jeanroy, Dejeanne, P. Aubry: _Quatre poésies de Marcabrun_, troubadour gascon du XIIe siècle, texte, musique et traduction, Paris, 1904.
Les troubadours dont il nous reste le plus d'airs notés sont les suivants: Bernard de Ventadour, Folquet de Marseille, Gaucelm Faidit, Guiraut Riquier, Peire Vidal, Raimon de Miraval. Le plus grand nombre de ces mélodies (les deux tiers) se trouvent dans le manuscrit R (Bibl. nat.,_f. fr._, 22543).
6. Ludwig Roemer, _Die volksthümlichen Dichtungsarten_, Marbourg, 1884.
7. Bernard de Ventadour, _Quant erba vertz e fuelha par_ (M. W. I, 11; _Gr._, 39); _id., Lo gens temps de pascor_ (M. W. I, 13; _Gr._, 28).
8. Marcabrun, _Pois l'iverns d'ogan es anatz_ (M. W. I, 57).
9. J. Rudel, _Quan lo rius de la fontana_ (M. W. I, 62; _Gr._, 5).
10. Arnaut de Mareuil, _Belh m'es quan lo vens_ (M. W. I, 155; _Gr._, 10).
11. Peire Rogier, _Tan no plou ni venta_ (M. W. I, 120; _Gr._, 8).
12. Raimbaut d'Orange, _Non chant per auzel ni per flor_ (M. W. I, 77; _Gr._, 32).
13. _Sirventés_: la vraie forme provençale est _sirventes_; nous l'accentuons pour mieux marquer que l'accent doit porter sur la dernière syllabe.
14. Cf. Jeanroy, _Origines_..., p. 45 et suiv. De la _tenson_ on distingue le _jeu-parti_ (prov. _partimen_) qui est une variété du genre et où les interlocuteurs choisissent entre deux propositions contraires; nous employons le mot de _tenson_ qui est le terme le plus général.
Sur la question de savoir si les tensons appartiennent à des auteurs différents, cf. Diez, _Poesie der Troubadours_, p. 165. Pour les sujets des tensons cf. _ibid._, p. 169. Voici quelques autres exemples: quel est l'homme le plus amoureux, celui qui ne peut résister au désir de parler constamment de la dame qu'il aime ou celui qui y pense en silence? Un amoureux qui est heureux dans son amour doit-il préférer être l'amant ou le mari de sa dame?
15. Pour les tensons avec un personnage imaginaire, cf. Jeanroy, _Origines_..., p. 54, note 1: on a des tensons du Moine de Montaudon avec Dieu, de Peirol avec Amour, de Raimon Béranger et Bertran Carbonel avec leur cheval, de Lanfranc Cigala avec son coeur et son savoir.
16. Les deux tensons qui suivent sont de Guiraut Riquier.
17. Une des études les plus récentes sur la pastourelle est celle de M. A. Pillet, _Studien zur Pastourelle_, Breslau, 1902 (extrait de la _Festschrift zum zehnten deutschen Neuphilologentag_).
18. Traduction de M. A. Jeanroy, _Origines_, p. 31.
19. _Ibid._, p. 80.
20. Le plus récent travail sur l'_aube bilingue du Vatican_ (ainsi nommée du manuscrit qui la contient) est dû au Dr Dejeanne dans les _Mélanges Chabaneau_: on trouvera dans cet article la bibliographie du sujet.
21. Il n'y a qu'un exemple de _serena_; dans Guiraut Riquier; il faut y voir sans doute une invention du poète et non une imitation d'un genre populaire.
22. Le _descort_ de Raimbaut de Vaquières est composé de six strophes: la première en provençal, la seconde en italien (génois), la troisième en français, la quatrième en gascon, la cinquième probablement en portugais (Cf. sur le dernier point Carolina Michaelis de Vasconcellos, dans le _Grundriss_ de Groeber, II, B, p. 173, Rem. 1).
CHAPITRE IV
1. Une partie des pages qui suivent ont paru en article dans le _Mercure de France_, juin 1906.
2. Cf. _Poésies de Guillaume IX, comte de Poitiers_, éd. Jeanroy, Paris, 1905.
3. Sur le «vasselage amoureux», cf. un excellent article de M. E. Wechssler, _Frauendienst und Vassalität_, dans _Zeitschrift für französische Sprache und Litteratur_, XXIV, 1, 159-190.
4. Cf. Diez, _Poesie der Troubadours_, p. 128, 129, etc.
5. A. Restori, _Lett. prov._, p. 52.
6. Diez, _Poesie der Troubadours_, p. 127.
7. Traduction de Raynouard, _Des Troubadours et des Cours d'amour_, p. XXII, XXVI.
8. Cf. P. Vidal: «le présent d'un simple cordon que m'a accordé la belle Raimbaud me rend plus riche à mes yeux que le roi Richard lui-même avec Poitiers, Tours et Angers». Cf. encore de Guillaume de Saint-Didier: «cependant elle pourrait me rendre heureux, si elle m'accordait seulement l'un des cheveux qui tombent sur son manteau, ou l'un des fils qui composent son gant». Cité par Raynouard, _Des Troubadours et des Cours d'amour_, p. XIV.
9. Diez, _Poesie der Troubadours_, p. 135.
10. Mahn, _Gedichte_, nº 737. La deuxième citation est tirée du nº 344.
11. Sur Rigaut de Barbezieux, cf. l'article que nous venons de publier dans la _Revue d'Aunis et de Saintonge_, juillet 1908. On y trouvera sa romanesque biographie.
12. Cette allusion aux habitudes de la tigresse se retrouve dans un Bestiaire provençal, recueil de légendes ayant trait aux animaux. Quand les chasseurs ont enlevé les petits de la tigresse, ils placent des miroirs sur le sol; la tigresse s'y mire et oublie sa douleur.
13. Raynouard, _Des Troubadours et des Cours d'amour_, Paris, 1817.
La question a été reprise depuis par Diez (_Ueber die Minnehöfe_, Berlin, 1825), Pio Rajna (_Le Corti d'Amore_, Milan, 1890), V. Crescini (_Per la questione delle Corti d'Amore_, Padoue, 1891).
CHAPITRE V
1. Sur Cercamon, cf. l'édition du Dr Dejeanne, Toulouse-Paris, 1905. Cercamon fait allusion une fois au Poitou (V) et il a écrit un _planh_ sur la mort de Guillaume X, comte de Poitiers. Ces détails nous paraissent avoir quelque importance pour l'étude de l'influence qu'a pu exercer l'oeuvre du premier troubadour Guillaume IX.
2. Marcabrun fut un satirique si violent que, si l'on en croit son biographe, les châtelains de Guyenne, dont il avait dit beaucoup de mal, le firent mettre à mort.
3. Pierre d'Auvergne, ap. Diez, _L. W._, p. 43. Cf. l'édition de Pierre d'Auvergne par M. Zenker, p. 190-191. Pour la suite cf. Diez, _ibid._, p. 44.
4. Sur Jaufre Rudel, cf. Gaston Paris, _Rev. hist._ (cf. supra chap. II), Carducci, _Jaufre Rudel_, _poesia antica e moderna_, 1888, Savj-Lopez, _Mistica profana_ (in _Trovatori e poeti_).
5. Appel, _Prov. Chr._, p. 55.
6. M. C. Appel, in _Archiv für das Studium der neueren Sprachen_, tome CVII.
7. «Depuis que nous étions enfants...» C'est l'âge aussi où Dante commença à aimer Béatrice.
8. M. W., I, p. 19.
9. M. W., p. 20.
10. Texte de Mahn, _Gedichte der Troubadours_, nº 707.
11. Marcabrun aussi aurait visité l'Angleterre, cf. G. Paris, _Esquisse historique_, § 86.
12. M. W., p. 23.
13. Sur les nombreuses allusions aux _médisants_ (_lauzengiers_) cf. Pätzold, _Die individuellen Eigenthümlichkeiten einiger hervorragender Trobadors_, § 79.
14. M. W. I, 21. A propos de la «joie» il est bon de rappeler avec M. Jeanroy (éd. de Guillaume de Poitiers, p. 19) que «l'espèce d'exaltation mystique qui a pour cause et pour objet à la fois la femme aimée et l'amour lui-même était... désignée sous le nom de _joi_».
15. Geoffroy de Vigeois, ap. Diez, _L. W._, p. 322.
16. Sur les troubadours à la cour du comte de Toulouse, cf. Paul Meyer, in _Histoire générale de Languedoc_, tome X.
17. Sur les troubadours à Narbonne, cf. notre article dans les _Mélanges Chabaneau_, p. 737-750.
18. M. W. I, 30.
19. Carducci, _Un poeta d'amore del secolo XII_, =Nuova Antologia=, XXV-XXVI.
20. M. W., I, 33.
21. M. W., I, 36.
CHAPITRE VI
1. M. W. I, 184.
2. M. W. I, 151 et suiv.
3. On peut rapprocher de cette description un passage d'une poésie lyrique d'Arnaut de Mareuil (M. W. I, p. 156). «Elle est plus blanche qu'Hélène, plus belle qu'une fleur naissante, pleine de courtoisie; de ses dents blanches ne sortent que des mots sincères, son coeur est franc sans mauvaises pensées, sa couleur est fraîche et ses cheveux blonds; que Dieu la garde, car jamais je n'en vis de plus belle.»
4. Les oeuvres de Giraut de Bornelh ont commencé à paraître en édition critique avec traduction (allemande) sous le titre suivant: _Saemtliche Lieder des Trobadors Guiraut de Bornelh_, von Adolf Kolsen (tome I, fasc. 1), Halle, 1907.
5. Ed. Kolsen, nº 1.
6. _Id._, nº 19.
7. _Id._, nº 21.
8. _Id._, nº 2.
9. Dante, _De vulg. Eloq._, II, 2 et 6. «Bertran de Born, dit Dante, a chanté les armes, Arnaut Daniel l'amour, Giraut de Bornelh la droiture, l'honnêteté (_honestum_) et la vertu», _De vulg. Eloq._, II, 2.
10. M. W. I, 186.
11. M. W. I, 201.
12. Tenson de Linhaure et de Giraut de Bornelh, Appel, _Prov. Chr._, p. 87. Cf. aussi dans l'édition Kolsen les numéros 4 et 20. Nous empruntons au premier des deux le couplet suivant: «Je pourrais écrire (une chanson) plus obscure; mais la poésie n'a sa valeur que si tout le monde la comprend; pour moi, quoi qu'on en puisse penser, je suis heureux quand j'entends dire qu'on chante ma chanson d'une voix sombre ou claire et quand j'apprends qu'on la chante à la fontaine.» L'autre chanson débute ainsi: «Je ferais, si j'avais assez de talent, une chansonnette assez claire pour que mon petit-fils la comprît et que tout le monde y prît plaisir.» Ce sont là de véritables manifestes littéraires contre les théories du _trobar clus_. Ce ne sont pas les seuls d'ailleurs dans la littérature provençale. Cf. la pièce de Pierre d'Auvergne, _Sobre'l vieilh trobar e'l novel_ et le commentaire qu'en a donné M. J. Coulet dans les _Mélanges Chabaneau_, p. 777 et suiv.
13. _Purgatoire_, ch. XXVI. Le chant se termine par huit vers provençaux que Dante met dans la bouche d'Arnaut Daniel. Celui-ci se trouve avec Guido Guinicelli parmi le troupeau de ceux qui n'ont pas observé, dans la satisfaction de leurs appétits charnels, l'_umana legge Seguendo come bestie l'appetito_. Dante cite plusieurs fois encore Arnaut Daniel dans le _De vulgari Eloquentia_; il y déclare en particulier qu'il a emprunté au poète limousin la sextine. Cf. Diez, _L. W._, p. 282.
14. Cf. Diez, _L. W._, p. 285.
15. Le Moine de Montaudon lui reproche de n'avoir composé dans sa vie que deux mauvais vers, auxquels personne ne comprend rien; Diez, _L. W._, p. 283.
16. Mahn, _Gedichte der Troubadours_, nº 427.
17. Voir pour tout ce qui suit A. Thomas, _Poésies complètes de Bertran de Born_, introduction. Le _rôle historique de Bertran de Born_ a été étudié par M. Clédat, Paris, 1879. Bertran de Born est un des rares troubadours qui aient eu l'honneur de plusieurs éditions (Ed. A. Stimming [deux], éd. A. Thomas).
18. Thomas, _loc. sign._, p. xv.
19. La fille de Henri II, Mathilde, était mariée avec Henri, duc de Saxe; aussi B. de Born l'appelle-t-il une fois la _Saissa_ (la Saxonne).
20. On a émis des doutes sur l'authenticité de cette pièce. Plusieurs manuscrits l'attribuent à d'autres troubadours que Bertran de Born. La pièce est composée sur les mêmes rimes qu'une pièce de Giraut de Bornelh. Ce qu'il y a de certain c'est que un ou deux couplets sont interpolés; mais nous croyons que ce brillant morceau de poésie est bien de Bertran de Born.
CHAPITRE VII
1. M. W. I, 77. _Non chant per auzel ni per flor_
2. M. W. I, 70 et I, 67.
3. Cf. l'ouvrage déjà cité de O. Schultz, _Die prov. Dichterinnen_, et Sernin Santy, _La Comtesse de Die_.
4. M. W. I, 87. _Ab joi et ab joven m'apais._
5. M. W. I, 88.
6. M. W. I, 80. _A chantar m'er de so qu'ieu no volria._
7. Sur Pierre d'Auvergne, cf. Zenker, _Die Lieder Peires von Auvergne_, Erlangen, 1900.
8. «Au delà des montagnes», c'est-à-dire au delà des Pyrénées; Marcabrun y avait été avant lui, cf. Zenker, p. 19.
9. C'est la poésie célèbre _Chantarai d'aquestz Trobadors_, Zenker, nº XII. Un troubadour postérieur, le Moine de Montaudon, a imité cette satire.
10. Roderic de Tolède, ap. Zenker, p. 26.
11. Ed. Zenker, nº IX. Sur «les oiseaux dans la poésie et dans la légende» cf. un article de M. Savj-Lopez, dans _Trovatori et Poeti_, p. 245. Un troubadour postérieur, Arnaut de Carcassés, a composé une nouvelle où un perroquet joue le principal rôle; pour faciliter un rendez-vous d'amour entre son seigneur et une châtelaine il met le feu à la tour du château: pendant le désordre et le tumulte qui s'ensuivent l'entrevue a lieu. Le «perroquet» d'Arnaut de Carcassés est d'une éloquence insinuante et surtout d'une merveilleuse activité. Cette nouvelle est d'ailleurs l'_Ecole des Maris_. L'auteur l'a écrite pour «reprendre les maris qui veulent surveiller leurs femmes et pour les avertir que la meilleure précaution est de leur laisser la liberté». Cf. Bartsch, _Chr._, c. 259 et suiv. Sur les oiseaux messagers d'amour dans la poésie populaire cf. Savj-Lopez, _op. laud._
12. M. W. I, 224, Rayn., _Ch._, III, 318. _Parn. occ._, 181.
13. M. W. I, 224, Rayn., _Ch._, III, 321.
14. M. W. I, 226, Rayn., III, 324. _Parn. occ._, 185.
15. _Parn. occ._, 187. Gauvain est le neveu d'Arthur dans les légendes bretonnes. Sur les légendes épiques chez les troubadours voir Birch-Hirschfeld, _Ueber die den provenzalischen Troubadours bekannten epischen Stoffe_, Halle, 1878. L'ouvrage est incomplet, mais il n'a pas été remplacé.
16.
Per ma vida gandir M'en anei en Ongria Al bon rei N' Aimeric On trobei bon abric. Raynouard, _Ch._, V, 342.
17. Sur Folquet de Marseille, cf. Hugo Pratsch, _Biographie des Troubadours, Folquet von Marseille_, Berlin, 1878.
18. Dante, _Par._, ch. IX, v. 88 et suiv. La ville dont il s'agit dans le dernier vers est Marseille; Dante fait allusion au siège qu'elle soutint contre Brutus.
19. M. W. I, 319.
20. «Guillaume VIII [seigneur de Montpellier] avait épousé depuis Eudoxe, fille de Manuel Comnène.» _Hist. gén. Lang._, éd. Privat, VI, p. 61. La source de cette indication est dans la Chronique de Jaime Ier d'Aragon (ch. 1) qui ne donne pas d'ailleurs le nom de la princesse. Ce nom est donné par un compilateur moderne, Gariel, _Series praesulum Magalonensium_, 2e édit., p. 279: et l'authenticité de la chronique est douteuse (Cf. Morel-Fatio, Groeber, _Grundriss_, II, 2, p. 118). Nous ajouterons qu'un de nos collègues, qui s'occupe d'histoire byzantine, ne croit pas à l'existence d'Eudoxie ou Eudoxe: la seule fille de Manuel Comnène a été mariée au marquis de Montferrat.
21. M. W. I, 324.
22. La _Chanson de la Croisade contre les Albigeois_ a été éditée deux fois, d'abord par Fauriel, puis par M. Paul Meyer, 2 vol. Paris, 1875. Le passage cité commence au vers 3320. Ajoutons que l'identification de Folquet de Marseille avec Folquet, évêque de Toulouse, a été contestée; mais il semble que ce soit à tort.
CHAPITRE VIII
1. Cf. Lea, _Histoire de l'Inquisition_, trad. fr., Paris, 3 vol.
2. Cf. pour une partie de ce qui suit A. Luchaire, _Innocent III, la croisade contre les Albigeois_, Paris, 1905.
3. Luchaire, _loc. sign._, p. 182.
4. Aimeric de Pégulhan, _Gr._, 34, _Parn. occit._, p. 171.
5. Sur Raimon de Miraval, cf. P. Andraud, _La vie et l'oeuvre du troubadour Raimon de Miraval_, Paris, 1902.
6. Bernard Sicard de Marvejols, Raynouard, _Choix_, IV, 191.
7. Peire Cardenal, _Gr._, 30; Appel, _Prov. Chr._, nº 78.
8. Bartsch, _Chr. Prov._, col. 174.
9. _Parn. occ._ p. 306.
10. Mahn, _Gedichte_, nº 1 248.
11. Raynouard, _Lexique roman_, I, 448.
12. _Parn. occit._, 313.
13. _Ibid._, 312.
14. _Ibid._, 321.
15. _Ibid._, 310.
16. _Ibid._, 309. Cf. dans la même pièce la strophe suivante: «Maintenant est venue de France l'habitude de ne convier que ceux qui ont abondance de blé ou de vin». Sur Simon de Montfort, cf. la pièce _Per fols tenc..._ str. 2 (_Parn. occ._, p. 311).
17. Clercs et Français sont attaqués ensemble dans une strophe de la pièce _Tartarasso ni voutour_ (_Parn. occ._, p. 320). Mêmes attaques dans une poésie de Guillaume Anelier de Toulouse, Raynouard, L. R., 481.
18. Appel, _Prov. Chr._, p. 113.
19. Mahn, _Gedichte_, nº 975.
20. Raynouard, _Choix_, IV, 337.
21. Mahn, _Gedichte_, nº 1 233.
22. _Ibid._, nº 1 228.
23. Bartsch, _Chr. prov._, col. 173.
24. _Parn. occit._, p. 324; cf. aussi Appel, _Prov. Chr._, nº 79. Cardenal appelle son poème un _estribot_, mot assez rare désignant un genre peu connu. Cf. encore Raimbaut d'Orange dans la pièce: _Escotatz_.
25. Cf. cependant la satire de la papauté et des hauts prélats dans la _Geste_ de Peire Cardenal (_Car motz homes fan vers_), sorte de poème satirique où il s'attaque à toute la société, du pape aux paysans.
26. Sur Guillem Figueira, cf. l'édition de ce troubadour par Emil Levy, Berlin, 1880.
27. Crescini, _Manualetto_, p. 327. La pièce se compose de vingt-trois strophes.
28. Raynouard, _Choix_, IV, 319.
CHAPITRE IX
Voir sur la poésie religieuse chez les troubadours un excellent article de M. Lowinsky, publié dans la _Zeitschrift für französische Sprache und Litteratur_, 1898, XX, p. 163 et suiv.
1. Parmi les poésies érotiques des troubadours, il faudrait citer quelques poésies de Guillaume de Poitiers, une d'Arnaut Daniel, quelques chansons de Daude de Prades, chanoine de Maguelone, les tensons grossières de Montan et de sa dame, de Mir Bernard et de Sifre, quelques tensons de Guiraut Riquier.
2. Cf. un article de M. A. Luchaire, _Revue Bleue_, janvier 1908. A propos de l'aventure de la fille de l'empereur Manuel, voir les réserves que nous avons faites dans les notes du chapitre VII.
3. Arnaut Daniel, _Parn. occ._, p. 257.
4. Cf. chap. III.
5. Ed. Jeanroy, XI.
6. Pierre d'Auvergne, éd. Zenker, XV, str. VIII.
7. Ed. Zenker, XIX.
8. _Ibid._, XVIII.
9. Crescini, _Manualetto_, p. 225.
10. Raynouard, _Choix_, IV, p. 304.
11. Fauriel, _Histoire de la poésie provençale_; II, 184.
12. Le troubadour qui a composé cette curieuse tenson avec Dieu est Daspol ou Guillem d'Autpoul, qui a vécu dans la deuxième partie du XIIIe siècle. Cf. le texte dans Paul Meyer, _Les derniers troubadours de la Provence_, in _Bibl. Ec. Charles_, 30e année, p. 282.
13. Raynouard, _Choix_, IV, 442.
14. Appel, _Prov. Chr._, nº 58.
15. En 1207 saint Dominique fonde le couvent de Prouille. C'est l'époque où se fondent les confréries (laïques) du Rosaire qui ont tant contribué à répandre le culte de la Vierge. Cf. Lowinsky, _op. laud._, p. 12 du tirage à part.
16. Cf. pour tout ce qui suit notre étude sur le troubadour Guiraut Riquier, p. 284 et suiv.
17. Lanfranc Cigala, de Gênes; Mahn, _Gedichte_, nº 305.
18. Bernard d'Auriac (2e moitié du XIIIe s.).
19. _Le troubadour Guiraut Riquier_, p. 296.
20. Folquet de Lunel, éd. Eichelkraut, Berlin, 1872. L'édition est d'ailleurs médiocre.
A propos de la place qu'occupe la Vierge dans l'art religieux du XIIIe siècle, voir E. Mâle, _L'art religieux du XIIIe siècle en France_, Paris, 1898, p. 308. «C'est un fait curieux qu'au XIIIe siècle la légende ou l'histoire de la Vierge soient sculptées aux portails de toutes nos cathédrales... Le XIIIe siècle est par excellence le siècle de la Vierge. Saint Dominique répand le Rosaire en son honneur. On récite tous les jours son office... Les ordres nouveaux, les Franciscains, les Dominicains, vrais chevaliers de la Vierge, répandent son culte dans le peuple.»
CHAPITRE X
Nous ne donnons pour ce chapitre qu'une bibliographie très sommaire. On trouvera l'essentiel dans la plupart des histoires de la littérature italienne. Cf. en particulier Gaspary, _Storia della letteratura italiana_, tradotta del tedesco dà N. Zingarelli, Turin, 1887, tome I.
A. Restori, _Letteratura provenzale_, p. 94 et suiv.
A. Thomas, _Francesco da Barberino et la littérature provençale en Italie au Moyen âge_, Paris, 1883.
Schultz, Die _Lebensverhältnisse der italienischen Trobadors_ (_Zeitschrift für rom. Phil._, VII, 187).
A. Jeanroy, _Les origines de la poésie lyrique en France_, p. 223-273 (La poésie française en Italie).
Bartoli, _I primi due secoli della letteratura italiana_, Milan, 1880.
Gaspary, _La scuola poetica siciliana del secolo XIII_ (traduction), Livourne, 1882.
Fauriel, _Dante et les origines de la langue et de la littérature italiennes_, tome I, leçons VII et VIII.
Paul Meyer, _Influence des troubadours sur la poésie des peuples romans_, =Romania=, V, 266. L'ouvrage de Baret sur le même sujet est vieilli.
Cf. enfin pour Dante et le XIVe siècle la grande histoire littéraire de l'Italie intitulée: _Storia letteraria d'Italia, scritta di una societa di professori_, Milan; tome III, _Dante_ (par M. Zingarelli); tome V, _Il Trecento_ (par G. Volpi).
1. Cf. la pièce _Bona aventura..._ Mahn, _Gedichte_, nº 375. Cependant les troubadours viennent plus nombreux à la cour de Frédéric II à la suite de la croisade contre les Albigeois. (Cf. C. Appel, _Deutsche Geschichte in der provenzalischen Dichtung_, Breslau, 1907.) Parmi les troubadours qui ont été en relations avec l'Italie M. Restori cite: Bernard de Ventadour, Peirol, Cadenet, Bernard de Bondeillo, Elias Cairel, Peire Cardenal, Cavaire, Palais, Pistoleta, etc.: près d'une trentaine. _Lett. prov._, p. 100, n. 1.
2. Appel, _Prov. Chr._, nº 92.
3. Chose piquante, ces vers italiens écrits par un poète provençal sont à peu près les plus anciens de la poésie italienne; cf. Gaspary, _op. laud._, p. 48.
4. Bartsch, _Chr. Prov._, col. 128.
5. Diez, _Leben und Werke_, p. 236.
6. _Saint-Nicolas de Bari_: le comte de Champagne et celui de Bar faisaient partie de l'expédition. Mais est-ce Saint-Nicolas de _Bar_ ou de _Bari_ qu'il faut entendre? Sans doute de _Bari_.
7. Raynouard, _Choix_, IV, 277.
8. Cf. Diez, _Leben und Werke_, p. 239.
9. Gaspary, _op. laud._, p. 53. Cf. pour le paragraphe suivant Gaspary, _ibid._ et Hauvette, _Littérature italienne_, p. 49.
10. Boniface Calvó a été édité par M. Pelaez, Turin, 1897 (Extrait du _Giornale Storico della letteratura italiana_, XXVIII-XXIX).
11. Diez, _Leben und Werke_, p. 392.
12. Raynouard, _Choix_, III, 446.
13. Mahn, _Gedichte_, nº 553.
14. Cf. sur Sordel _Vita e poesie di Sordello di Goito_ per Cesare de Lollis, Halle, 1896 (=Romanische Bibliothek=, XI).
15. _Ibid._, p. 58.
16. Ed. de Lollis, V.
17. Sur Bertrand d'Alamanon, cf. l'édition Salverda de Grave, Toulouse (=Bibliothèque méridionale=).
18. Peire Bremon, Raynouard, _Choix_, IV, 70.
19. Ed. de Lollis, p. 17.
20. Cf. le vers connu de Montanhagol: _D'amor mou castitatz_ (d'amour vient la chasteté).
21. Cf. Fauriel, _Dante_, I, 504.
22. Sauf une exception; cf. éd. de Lollis, _Introduction_.
23. La _Vita Nuova_ a été composée en 1292 suivant Gaspary, _Storia lett. ital._, I, 450.
24. Fauriel, _Dante_, I, 340.
25. _Vita Nuova_, trad. Delécluze, Paris, 1853.
26. _Ibid._
27. Dante connaissait sans doute la plupart des troubadours (du XIIe s. et du début du XIIIe) dont les oeuvres nous sont parvenues: Bernard de Ventadour, Peire Rogier et Arnaut de Mareuil, Guillem de Cabestanh et Jaufre Rudel, etc. Il connaissait sans doute aussi les biographies des troubadours. Cf. Zingarelli, _Dante_, p. 70-71 (_Storia lett. ital._, III). Cf. Chaytor, _The troubadours of Dante_, Oxford, 1902.