Les nécessités de la vie et les conséquences des rêves, précédé d'exemples

Part 1

Chapter 12,694 wordsPublic domain

PAUL ÉLUARD

LES NÉCESSITÉS DE LA VIE

ET

LES CONSÉQUENCES DES RÊVES

PRÉCÉDÉ D'EXEMPLES

NOTE DE JEAN PAULHAN

à Paris

au Sans Pareil, 37, avenue Kléber

1921

_DU MÊME AUTEUR_

LE DEVOIR ET L'INQUIÉTUDE. Un volume in-16, avec un bois gravé de Deslinières, A.-J. GONON, Paris, 1917.

POÈMES POUR LA PAIX. Une feuille volante, 1918.

LES ANIMAUX ET LEURS HOMMES, LES HOMMES ET LEURS ANIMAUX. Un volume in-8 écu, avec cinq dessins d'André Lhote, _au Sans Pareil_, Paris, 1920.

_L'erreur singulière de Victor Hugo, de Stéphane Mallarmé et de Madame Mathieu de Noailles nous peut donner à penser, plus loin, que les mots, loin qu'ils portent goût, odeur ou musique, le sens même ne leur est pas une propriété tellement assurée qu'ils ne la laissent aller aussitôt que l'écrivain les néglige, ou les accueille sans brutalité d'esprit, ou bien encore ne tient pas compte de leurs veines, fil et sorte particulière de résistance. Pour les proverbes, exemples et autres mots à jamais marqués d'une première trouvaille, combien ce vide autour d'eux les fait plus absurdes et purs, pareillement difficiles à inventer, à maintenir. J'aime que Paul Éluard les reçoive tels, ou les recherche. Ensuite commencent ses poèmes._

Jean PAULHAN.

EXEMPLES

QUATRES GOSSES

Le gourmand dépouillé, Gonflant ses joues, Avalant une fleur, Odorante peau intérieure. Enfant sage, Sifflet, Bouche forcément rose, Bouche légère sous la tête lourde, Un a dix, dix a un. L'orphelin, Le sein qui le nourrit enveloppé de noir Ne le lavera pas. Sale Comme une forêt de nuit d'hiver. Mort, Les belles dents, mais les beaux yeux immobiles, Fixes! Quelle mouche de sa vie Est la mère des mouches de sa mort?

AUTRES GOSSES

Confidence: «Petit enfant de mes cinq sens Et de ma douceur.» Berçons les amours, Nous aurons des enfants sages. Bien accompagnés, Nous ne craindrons plus rien sur terre, Bonheur, félicité, prudence, Les amours Et ce bond d'âge en âge, Du rang d'enfant a celui de vieillard, Ne nous réduira pas (Confidence).

FÊTES

La valse est jolie, Les grands élans du cœur le sont aussi. Rues, Une roue valsait éperdûment. Des roues, des robes, des chapeaux, des roses. Arrosée, La plante sera prête pour la fête a souhaiter.

MOURIR

Vérité noire, Noire vérité. On sort le mort et la maison recule. La pierre est dure, le mort n'est pas en pierre, (Vérité déjà vieille).

JONGLEUR

Chaleur. Le jour des massues, Le jour des épaules, Du luxe. Armes devant la vitre, L'armure de cristal Parée de feuillage, Ombrage, plumage. La force sépare l'homme de ce qu'il tient, Ciel complaisant. Bientôt les yeux n'auront plus besoin des mains Il pourra saisir une échelle. La tête au bord du fleuve, Espoir d'un seul bouquet. Désespoir.

PROMENADE

Habitude de marcher, Habitude de courir, Terre couverte et découverte, Plus petite qu'un empire, Bien étendue, Mienne ici et là, Ailleurs aussi, Avec le geste pour rire De cueillir Les arbres et les promeneurs, Leurs ombres et leurs cannes, Le sol partout divisé.

PROMENEURS

Entourée, La mère, toujours la même, La plus utile, L'habitante, la belle, L'inévitable mère Et le manteau de tous. Les nuages, leur contraire À terre, Masses lourdes, masses légères.

La famille mouillée Malgré les arbres mouillés Au bord de l'eau. Les bois ont leur lumière. Ombre des douces. Importance. La forêt au dedans Et le ciel au dehors, la lumière À terre.

OUVRIER

Voir des planches dans les arbres, Des chemins dans les montagnes, Au bel âge, à l'âge de force, Tisser du fer et pétrir de la pierre, Embellir la nature, La nature sans sa parure, Travailler.

BOXEUR

Oh! et le charme d'un poing énorme, agité, Ballon d'assaut. Cœur bien placé (Le cœur bat à sa hauteur), Sauteur Et non de peur.

DORMEUR

Triste, il va mourir d'étrange façon, Les veux tomberont dans le sac des joues, Lèvres aspirées, nez étroit, Espoir: il dormira. Les mains, les pieds balancés Sur tant de mers, tant de planchers, Un marin mort, Il dormira. Fouets accrochés, poches, goussets, La chaise est plus lourde, Le sol plus étroit, Mais le sommeil ne compte en promenade. Jeune mort, mort d'avenir.

DORMEUR

L'ombre du cœur vers le matin, En hâte, Au repos. Rien n'enveloppe en son sommeil Ce cœur plus gonflé que les vitres. Ombre, nuit et sommeil. Un cœur se débarrasse De tout ce qu'il ignore.

NOCTAMBULE

Ciel écrasé sous l'ombre qui descend, (Oubli-du-soleil), Les morts sans éclat sont moins vite oubliés, (Ciel-disparu). Les yeux sont nécessaires. Moins de ciel que de terre Mais savoir ou poser ses pieds, (Montagne-à-grimper). (Oubli-du-soleil) Les paupières suffisent aux yeux, (Nuit-disparue) Et le sommeil connaît son lit.

LE CŒUR

Le cœur a ce qu'elle chante, Elle fait fondre la neige, La nourrice des oiseaux.

MODÈLE

Tant de lumières, Tant de mains et tant de visages, Tous ces jours parmi ces nuits, Comme le ciel parmi les ailes Des oiseaux! Destinée. L'homme, le seul, a tout trouvé. Entrée. Des horizons sont en scène. Coulée. Chute de la lumière sur un dôme éteint. Un désert, Une étoile de jour pour quelques jours seulement.

L'ART DE LA DANSE

Demande dans la salle: l'heure ou l'ordre. Mais la danseuse aux pièces d'or, d'eau claire Ne sait ni lire ni compter.

Aussi naïve qu'un miroir. Elle n'a pas de toit, RIEN QU'UN SOLEIL Et l'ombre chaude sans les murs.

Galons d'or autour du corps, Brillants crus, Une fausse nue, Les spectateurs ont oublié Qu'elle est taillée pour danser.

La pluie fragile, soutien des tuiles En équilibre. Elle, la danseuse, Ne parviendra jamais À tomber, à sauter Comme la pluie.

Vitres bleues, herbes, la pluie, danseuse, La danseuse imitait les danseuses, Images plusieurs fois découpées. Le caoutchouc tendu, le parapluie ouvert, Les pieds mouillés, les cheveux frisés, Elle est partout, Elle voyage pour ne plus voyager, Elle danse de tous les cotés, Dans les mains de l'aveugle, Dans le miroir-gigogne, AU--CŒUR--AU--CŒUR Et dans la terre de sa danse, Magie--magie--magie.

SENSIBLE

Aux ombres débordant de la coupe trop pleine, Aux toits par dessus bord cachant les rues, Aux arbres parmi les arbres Montrer la perte d'une joie, Une grimace usée jusqu'à la corde, Face au sol.

La lumière creuse le ciel Et les oiseaux ne peuvent disparaître. Il croit aimer les oiseaux Et forme tantôt un faisceau, Tantôt un réseau de ses gestes en l'air.

MUSICIEN

Intelligence naïve Au son des instruments À musique,

À musique de lèvre nue, Au bout de la terre connue Et à l'autre bout

La tête perdue, Les fines mains d'ici.

REFLETS

La terre, c'est la moitié de tout. Enterré, c'est l'autre moitié, Le surplace des étoiles, Leur lendemain.

ROUES

Roues des routes, Roues fil à fil déliées. Usées.

IMBÉCILE HABITANT

Visage hors saison, Visage, vitre et pierre, Les murs de la maison me ressemblent comme un masque, Ils sont fixés à ma chair.

Le soleil développe Jeune et femme et du mur De peinture immobile Sortent des pierres.

Sur les pierres, de gauche à droite, Un enfant est assis à côté d'un vieillard, Un visage.

Au loin. Ma mère Danse comme une poussière.

AH!

Ah! Mille flammes, un feu, la lumière, Une ombre!... Le soleil me suit.

MAILLES

La rouge en bleue, La bleue en rouge, Gaîté, L'eau versée Les paupières l'entourent. J'ai ouvert les yeux, respiré, Soif-gaîté.

La rouge en bleue, La bleue en rouge, Gaîté, L'eau versée Les paupières l'entourent. J'ai ouvert les yeux, respiré, Soif-gaîté.

BEAU

Beau avec bonheur, Laid avec malheur, Visible pour les aveugles.

SÉDUIRE

L'adoration des regards Séduit les yeux qui voient mal ce qu'ils voient. Rougissante, Les yeux auront du plaisir sur ses joues Et qu'ils en prennent pour toujours.

Qui la voit vierge et la sait vierge, Vierge en satin, Connaît aussi, sous ses paupières couronnées, La joie veilleuse.

Car la honte, toujours avoir honte, Non, Mais ouvrir une maison Et montrer son bon visage, Celui-là.

SÉDUCTION

Le cœur est une image, Le cœur est un moyen.

«...À l'allure distinguée.»

Et reprenons: Fille aimable, Écarquillant les doigts, Tu attendais.

Le baiser s'est posé là, Un bon baiser satisfait, De haute antiquité Mélange de serpents.

«...À l'allure distinguée.» S'en va.

TOUT SÉDUIT

Acrobate des plates, Amoureux des filles à l'étroit, Il jette sa main et son bras sur toi, Bas, Légère à prendre Mais lourde à garder.

UNE

Une tristesse de mau- Cette douce vais temps,les ébats Cette belle, bondissants de la fu- Assise de couleurs, mée et du vent, un Tranquille ciel gris prêt à la Et, surveillant le ciel, pluie, on dit que la Négligeant la chaleur musique perd le sen- timent.

COURIR

Cette bouche dure, sans larmes, Choisit les femmes Et les yeux de couleur Apprécient Toujours un peu plus de chair.

Choisir ou tourner la tête.

Ce sourire de tête Ajoute la chair à la chair, La bonne chair à la meilleure.

Apprécier, pour l'orgueil de choisir.

Et besogne toute faite: Réussir.

CANTIQUE

L'enfant regarde la nuit de haut, (Ne croyez pas aux avions, aux oiseaux. Il est plus haut). Si l'enfant meurt, la nuit prendra sa place.

IMAGE

Les gros animaux meurent Et les petits s'en vont. Animaux invisibles Entre la terre et l'homme.

ENTRER, SORTIR

La rue s'arrête ici et repart, l'inconnue. La porte supprime la rue. Marche sur marche, Pierres tirées de bas en haut, Que toute surface soit calme, Que toute ligne se rejoigne.

Avenir. La main n'oublie pas Ce que les yeux ont inventé. Tête vide, Tête parfaite.

Pierres! Ce qui est enterré ressuscite, Ce qui est couché, fondu, se lève, se limite. Avenir. Tête fermée, Tête ancienne, Ancienne.

ENFERMÉ, SEUL

Chanson complète, La table à voir, la chaise pour s'asseoir Et l'air à respirer. Se reposer, Idée inévitable, Chanson complète.

L'HEURE

Arbre vert, Arbre en terre, Terre. À midi Si le ciel est dans l'arbre Le courage est en terre...

Du soleil aus doigts (L'eau fine dans le vent) Oublier tout travail qui descend.

Mais le maître est dur comme un vol de pierres. Pommier aigre, des trous pour les pleurs De la terre, L'œil et le cœur qui baigneront ces fleurs Ont perdu leur saveur.

AIR NOIR

La ville cousue de fil blanc, Les toits portant cheminées, Le ciel parallèle aux rues, Les rues, La fumée sur les trottoirs, TROUVAILLE.

Des pas les uns vers les autres, Le soleil ou la lumière, Souvenirs de ville, L'HEURE À L'HEURE,

Du matin, de midi au soir,

Façades et boutiques, Des lumières pliées dans des vitres, VEILLER,

Ailleurs, La nuit enfermée dans la nuit, Les chiens aboyant à la nuit des chats, LA FATIGUE.

VIEILLIR

Ombre de neige, Cœur blanc, sang pauvre, cœur d'enfant. Le jour. Il y a toujours le jour du soleil et le jour des Nuages. Le ciel, bras ouverts, bon accueil Au ciel.

BERGER

L'animal comme la lampe Un peu plus que l'allumette. Qui le guide? Et son bâton, Borne-barrière, Est-il plus sûr?

FINS

Les hommes seuls, les maisons vides. Il n'y a pas d'abandon. Simple, trop simple et vieux, trop vieux Pour être heureux. Depuis sa fondation, Rien ne reste dans la maison.

LES NÉCESSITÉS DE LA VIE ET LES CONSÉQUENCES DES RÊVES

LES NÉCESSITÉS DE LA VIE

_Vrai._

Huit heures, place du Châtelet, dans ce café où les chaises ne sont pas encore rangées, où la vaisselle opaque s'étale dans tous les coins.

Je ne saurai jamais si je dors bien. Plus la pluie est fine, plus le monde est loin. Et il faudrait attendre, il faudrait descendre pour retrouver le soir sec, pour retrouver cent lumières au moins aux voitures fortes et justes, aux cloches des champs et, ni dans l'air, ni dans l'eau, tous les gracieux sillages des bonnes santés obscures. À la bonne heure, on n'abuse pas de la vie ici!

_Les autres._

Parpagnier?... Parpagnier?... C'est mon meilleur ami. Je l'admire et j'admire ceux qui lui ressemblent. Mais il meurt, nul ne lui ressemble plus et je l'admire toujours.

Ce n'est pas l'hiver. Les déserts changent leur lumière et me couvrent la face. Le bel inconnu, le bel inconnu. Le ciel vient et me regarde dans les yeux charmeurs de serpents charmeurs de danseuses.

_Les fleurs._

J'ai quinze ans, je me prends par la main. Conviction d'être jeune avec les avantages d'être très caressant.

Je n'ai pas quinze ans. Du temps passé, un incomparable silence est né. Je rêve de ce beau, de ce joli monde de perles et d'herbes volées.

Je suis dans tous mes états. Ne me prenez pas, laissez-moi.

*

Mes yeux et la fatigue doivent avoir la couleur de mes mains. Quelle grimace au soleil, mère Confiance, pour n'obtenir que la pluie.

Je t'assure qu'il y a aussi clair que cette histoire d'amour: si je meurs, je ne te connais plus.

_Définitions._

Boire du vin rouge dans des verres bleus et de l'huile de ricin dans de l'eau-de-vie allemande, horizon lointain.

*

Un homme vivant monté sur un cheval vivant rencontre une femme vivante tenant en laisse un chien vivant.

*

Une robe noire ou une robe blanche? Des grands souliers ou des petits?

*

Regarde. Là, en face, celui qui travaille gagne de l'argent.

J'ai lu que «vieux malade honteux», que «fortune coquette à Paris» et que «cet éventail de belles arrêtes».

*

Flamme éteinte, ta vieillesse c'est fumée éteinte.

*

Je n'aime pas la musique, tout ce piano me prend tout ce que j'aime.

_La paresse._

J'ai jeté ma lampe dans le jardin pour qu'il voie clair et je me suis couché. Le bruit remuait tout au dehors. Mes oreilles dorment. La lumière frappe à ma porte.

_Conséquences des rêves._

Le château faisait le tour de la ville. Au fond, les habitants s'aimaient bien. En haine nécessaire et périodique, ils ne se passaient l'épée qu'autour du corps.

LA VIE, grand-père, père et fils, trois hommes, d'évidence en évidence en évidence.

Ombres sans ombres. Le soleil commença sa promenade dans la place. Des plantes et des fidèles accompagnaient son chant. Des nuages sur la tête et les pieds dans la poussière, grandirait-il?

Nous, nous étions à l'ombre des anges, l'amour ancien.

LES CONSEQUENCES DES RÊVES

Il nous a créés, nous, pour les ténèbres, et, pour vous, le jour vaut la nuit et la nuit le jour. (_Faust_, de GOETHE).

_Quelques poètes sont sortis._

À Philippe Soupault.

Comme autrefois, d'une carrière abandonnée, comme un homme triste, le brouillard, sensible et têtu comme un homme fort et triste, tombe dans la rue, épargne les maisons et nargue les rencontres.

Dix, cent, mille crient pour un ou plusieurs chanteurs silencieux. Chant de l'arbre et de l'oiseau, la jolie fable, le soutien.

Une émotion naît, légère comme le poil. Le brouillard donne sa place au soleil et qui l'admire? dépouillé comme un arbre de toutes ses feuilles, de toute son ombre? O souvenir! Ceux qui criaient.

_Si vous êtes né en automne._

Bras nus d'homme chauve, le menton ce petit vieux et les yeux, vieil espoir des amoureux, il durera jusqu'à cent ans avec toutes les ficelles des sens.

_En trois mots langage clair._

Ton grave: oui, madame. D'un œil: il est né le 27 juin. Flûté: oui, madame, oui, madame, oui, madame. Sous l'aile épaisse de votre langue, les mots les plus innocents gardent leur sens. Je ne vous donnerai pas mes vierges. Elles sont toute ma fortune. Il n'est pas question d'existence impossible. Étalez-vous.

Avec un peu d'eau comme une étoile dans la main. La direction, les méandres, les écarts, l'inévitable labyrinthe, puisqu'il le faut, je vous conduis au sommet des cieux, des vœux, des bras tendus vers Dieu, je vous montre ce qui nous soutient, comme une jambe, aussi puissante qu'un litre d'alcool. Regardons-nous.

Ce que je vous raconte, petits enfants d'âge, a pour bornes vos yeux, vos dents, vos mains, votre nez et vos pieds. Oui, madame.

_Rendez-vous. n'importe où._

À T. Fraenkel.

Il y a tant de belles choses que je sacrifie, par exemple:

l'intelligence merveilleuse des femmes aux yeux cernés,

l'_espoir_ du miracle des photographes, le froid quand vient l'été, je plaisante, je plaisante. (l'orateur commença par déclarer qu'il n'avait absolument rien à dire.)

_Public._

Fils de nourrice, enfant de course, enfant intelligent, femme du monde inconnu, ma belle enfant, tu glisses (fleur fanée, péché mortel), petite? dans l'herbe morte, chaleur morte, fils soumis, une fois le bambin, les jeux, l'indécence, je joue du vieil ami, je joue du monologue, je joue du paysan.

_Chez soi._

La porte légère. Le voleur a tout pris. Il ne faut pas mourir. Il n'y aurait dans la maison que la porte légère ouverte. Ici ou au bout de la rue, la lumière est la même, moi aussi.

_Seul, l'unique._