Part 37
Si le Kaw-djer avait cédé sans résistance à la première injonction, jamais il n’aurait connu ce document qu’il lut avec une extrême attention.
--C’est parfaitement en règle, déclara-t-il. Votre signature aura par conséquent toute la valeur compatible avec les engagements humains, dont votre présence ici prouve, d’ailleurs, la fragilité.
L’officier se mordit les lèvres sans répondre. Le Kaw-djer fit une pause, puis reprit:
--Parlons net. Le Gouvernement chilien désire redevenir suzerain de l’île Hoste. Je pourrais m’y opposer; j’y consens. Mais j’entends faire mes conditions.
--J’écoute, dit l’officier.
--En premier lieu, le Gouvernement chilien n’établira aucun impôt à l’île Hoste autre que ceux concernant les mines d’or, et il devra en être ainsi alors même qu’elles seront épuisées. Par contre, en ce qui regarde les mines d’or, il sera entièrement libre et fixera à son profit telle redevance qui lui conviendra.
L’officier n’en croyait pas ses oreilles. Voilà que, sans difficulté, sans discussion d’aucune sorte, on lui abandonnait l’essentiel! Dès lors, tout le reste irait de soi.
Cependant, le Kaw-djer continuait:
--A la perception d’un impôt sur les mines devra se limiter la suzeraineté du Chili. Pour le surplus, l’île Hoste conservera sa complète autonomie et gardera son drapeau. Le Chili pourra y entretenir un résident, étant bien entendu que ce résident n’aura qu’un simple droit de conseil, et que le gouvernement effectif sera exercé par un comité nommé à l’élection et par un Gouverneur désigné par moi.
--Ce Gouverneur, ce serait vous, sans doute? interrogea l’officier.
--Non, protesta le Kaw-djer. A moi, il faut la liberté totale, intégrale, sans limite, et d’ailleurs je suis aussi las de donner des ordres qu’incapable d’en recevoir. Je me retire donc, mais je me réserve de choisir mon successeur.
L’officier écoutait sans les interrompre ces déclarations inattendues. Cet amer désenchantement était-il sincère, et le Kaw-djer n’allait-il rien stipuler pour lui-même?
--Mon successeur s’appelle Dick, reprit mélancoliquement celui-ci après un court silence, et n’a pas d’autre nom. C’est un jeune homme. A peine s’il a vingt-deux ans--mais c’est moi qui l’ai formé, et j’en réponds. C’est entre ses mains, entre ses mains seules, que je résignerai le pouvoir... Telles sont mes conditions.
--Je les accepte, dit vivement l’officier chilien trop heureux d’avoir triomphé sur la question principale.
--Fort bien, approuva le Kaw-djer. Je vais donc rédiger nos conventions par écrit.
Il se mit au travail, puis le traité fut signé en triple expédition par les parties contractantes.
--Un de ces exemplaires est pour votre Gouvernement, expliqua le Kaw-djer, un deuxième pour mon successeur. Quant au troisième, je le garde, et, si les engagements qu’il constate n’étaient pas tenus, je saurais, soyez-en certain, en assurer le respect... Mais tout n’est pas fini entre nous, ajouta-t-il en présentant un autre document à son interlocuteur. Il reste à nous occuper de ma situation personnelle. Veuillez jeter les yeux sur ce deuxième traité qui la règle conformément à ma volonté.
L’officier obéit. A mesure qu’il lisait, son visage exprimait un étonnement grandissant.
--Quoi! s’écria-t-il quand sa lecture fut achevée, c’est sérieusement que vous proposez cela!
--Si sérieusement, répondit le Kaw-djer, que j’en fais la condition _sine qua non_ de mon consentement au surplus de notre accord. Êtes-vous disposé à l’accepter?
--A l’instant, affirma l’officier.
Les signatures furent de nouveau échangées.
--Nous n’avons plus rien à nous dire, conclut alors le Kaw-djer. Faites rembarquer vos hommes, qui, sous aucun prétexte, ne doivent plus remettre le pied sur l’île Hoste. Demain, le nouveau régime pourra être inauguré. Je ferai le nécessaire pour qu’il ne s’élève aucune difficulté. Jusque-là, par exemple, j’exige le secret le plus absolu.»
Dès qu’il fut seul, le Kaw-djer envoya chercher Karroly. Pendant qu’on exécutait cet ordre, il écrivit quelques mots qu’il plaça sous enveloppe, en y joignant un exemplaire du traité conclu avec le Gouvernement chilien. Ce travail, qui n’exigea que peu de minutes, était depuis longtemps terminé quand l’Indien fut introduit.
«Tu vas charger la _Wel-Kiej_ de ces objets, dit le Kaw-djer qui tendit à Karroly une liste sur laquelle figuraient, outre une certaine quantité de vivres, de la poudre, des balles et des sacs de semences de diverses sortes.
Malgré ses habitudes d’aveugle dévouement, Karroly ne put s’empêcher de poser quelques questions. Le Kaw-djer allait donc partir pour un voyage? Pourquoi alors ne prenait-il pas le cotre du port, au lieu de la vieille chaloupe? Mais, à ses questions, le Kaw-djer ne répondit que par un mot:
--Obéis.»
Karroly parti, il fit appeler Dick.
«Mon enfant, dit-il en lui remettant le pli qu’il venait de clore, voici un document que je te donne. Il t’appartient. Tu l’ouvriras demain au lever du soleil.
--Il sera fait ainsi, promit Dick simplement.
La surprise qu’il devait éprouver, il ne l’exprima pas. Si grand était l’empire qu’il avait acquis sur lui-même qu’il ne la trahit par aucun signe. C’était un ordre qu’il avait reçu. Un ordre s’exécute et ne se discute pas.
--Bien! dit le Kaw-djer. Maintenant, va, mon enfant, et conforme-toi scrupuleusement à mes instructions.»
Seul, le Kaw-djer s’approcha de la fenêtre et souleva le rideau. Longuement, il regarda au dehors, afin de graver dans sa mémoire ce qu’il ne devait plus revoir. Devant lui, c’était Libéria, et, plus loin, le Bourg-Neuf, et, plus loin encore, les mâts des navires amarrés dans le port. Le soir tombait, arrêtant le travail du jour. D’abord, la route du Bourg-Neuf s’anima, puis les fenêtres des maisons brillèrent dans l’ombre grandissante. Cette ville, cette activité laborieuse, ce calme, cet ordre, ce bonheur, c’était son œuvre. Tout le passé s’évoqua à la fois, et il soupira de fatigue et d’orgueil.
Le temps était enfin venu de songer à lui-même. Sans marchander, il allait disparaître de cette foule dont il avait fait un peuple riche, heureux, puissant. Maître pour maître, ce peuple ne s’apercevrait pas du changement. Lui, du moins, il irait mourir, comme il avait vécu, dans la liberté.
Il n’attristerait d’aucun adieu ce départ qui était une délivrance. Avant de partir, il ne serrerait dans ses bras, ni le fidèle Karroly, ni Harry Rhodes son ami, ni Hartlepool ce loyal et dévoué serviteur, ni Halg, ni Dick, ses enfants. A quoi bon cela? Pour la seconde fois, il s’évadait de l’humanité. Son amour s’amplifiait de nouveau, devenait vaste comme le monde, impersonnel comme celui d’un dieu, et n’avait plus besoin, pour se satisfaire, de ces gestes puérils. Il disparaîtrait sans un mot, sans un signe.
La nuit devint profonde. Comme des paupières que ferme le sommeil, les fenêtres des maisons s’éteignirent une à une. La dernière s’endormit enfin. Tout fut noir.
Le Kaw-djer sortit du Gouvernement et marcha vers le Bourg-Neuf. La route était déserte. Jusqu’au faubourg, il ne rencontra personne.
La _Wel-Kiej_ se balançait près du quai. Il s’y embarqua et largua l’amarre. Au milieu du port, il distinguait la masse sombre du vaisseau chilien, à bord duquel un timonier piquait minuit au même instant. Détournant la tête, le Kaw-djer poussa au large et hissa la voile.
La _Wel-Kiej_ prit son erre, évolua, sortit des jetées. Là, son allure s’accéléra sous l’effort d’une fraîche brise du Nord-Ouest. Le Kaw-djer pensif tenait la barre, en écoutant la chanson de l’eau contre le bordage.
Quand il voulut jeter un regard en arrière, il était trop tard. La pièce était jouée, le rideau tiré. Le Bourg-Neuf, Libéria, l’île Hoste avaient disparu dans la nuit. Tout s’évanouissait déjà dans le passé.
XV
SEUL!
Dick, attentif à ne pas devancer le moment fixé, ouvrit, au premier rayon du soleil, le pli que lui avait donné le Kaw-djer. Il lut:
«Mon fils,
«Je suis las de vivre et j’aspire au repos. Quand tu liras ces mots, j’aurai quitté la colonie sans esprit de retour. Je remets son sort entre tes mains. Tu es bien jeune encore pour assumer cette tâche, mais je sais que tu ne lui seras pas inférieur.
«Exécute loyalement le traité signé par moi avec le Chili, mais exige rigoureusement la réciproque. Quand les gisements aurifères seront épuisés, nul doute que le Gouvernement chilien ne renonce de lui-même à une suzeraineté purement nominale.
«Ce traité coûte temporairement aux Hosteliens l’île Horn qui devient ma propriété personnelle. Elle leur retournera après moi. C’est là que je me retire. C’est là que j’entends vivre et mourir.
«Si le Chili manquait à ses engagements, tu te souviendrais du lieu de ma retraite. Hors ce cas, je veux que tu m’effaces de ta mémoire. Ce n’est pas une prière. C’est un ordre, le dernier.
«Adieu. N’aie qu’un seul objectif: la Justice; qu’une seule haine: l’Esclavage; qu’un seul amour: la Liberté.»
A l’heure où Dick, bouleversé, lisait ce testament de l’homme à qui il devait tant, celui-ci, le front appesanti par de lourdes pensées, continuait à fuir, point imperceptible, sur la vaste plaine de la mer. Rien n’était changé à bord de la _Wel-Kiej_, dont il tenait toujours la barre d’une main ferme.
Mais l’aube empourpra le ciel, et un frisson de rayons d’or courut sur la surface palpitante de la mer. Le Kaw-djer releva la tête; ses yeux fouillèrent l’horizon du Sud. Au loin, l’île Horn apparut dans la lumière grandissante. Le Kaw-djer regarda passionnément cette vapeur confuse, qui marquait le terme du voyage, non pas de celui qu’il accomplissait en ce moment, mais du long voyage de la vie.
Vers dix heures du matin, il vint aborder au fond d’une petite crique à l’abri du ressac. Aussitôt, il mit pied à terre et procéda au débarquement de sa cargaison. Une demi-heure suffit à ce travail.
Alors, en homme pressé de se débarrasser d’une besogne pénible qu’il a résolu d’accomplir, il saborda la chaloupe d’un furieux coup de hache. L’eau pénétra en bouillonnant par la blessure. La _Wel-Kiej_, comme eût chancelé un être frappé à mort, s’inclina sur bâbord, oscilla, coula dans l’eau profonde... D’un air sombre, le Kaw-djer la regarda s’engloutir. Quelque chose saignait en lui. De cette destruction de la fidèle chaloupe qui l’avait porté si longtemps, il éprouvait de la honte et du remords comme d’un meurtre. Par ce meurtre, il avait tué en même temps le passé. Le dernier fil qui le rattachait au reste du monde, était définitivement coupé.
La journée tout entière fut employée à monter jusqu’au phare les objets qu’il avait apportés et à visiter son domaine. Le phare, les machines prêtes à fonctionner, le logement meublé, tout y était complètement achevé. D’autre part, au point de vue matériel, il lui serait facile de vivre là, grâce au magasin largement pourvu de vivres, aux oiseaux marins qu’abattrait son fusil, aux graines dont il s’était muni et qu’il sèmerait dans les creux du rocher.
Un peu avant la fin du jour, son installation terminée, il sortit. A quelque distance du seuil, il aperçut un tas de pierres, où l’on avait amoncelé les débris retirés des fondations.
L’une de ces pierres attira plus vivement son attention. Elle avait roulé sur le bord du plateau. Il eût suffi de la pousser du pied pour qu’elle s’engloutît dans la mer.
Le Kaw-djer s’approcha. Une flamme de mépris et de haine brillait dans son regard...
Il ne s’était pas trompé. Cette pierre zébrée de lignes brillantes, c’était du quartz aurifère. Peut-être contenait-elle toute une fortune que les ouvriers n’avaient pas su reconnaître. Elle gisait là, délaissée comme un bloc sans valeur.
Ainsi le métal maudit le poursuivait jusque-là!... Il revit les désastres qui s’étaient abattus sur l’île Hoste, l’affolement de la colonie, l’envahissement des aventuriers accourus de tous les coins du monde, la faim,... la misère,... la ruine...
Du pied, il poussa l’énorme pépite dans l’abîme, puis, haussant les épaules, il s’avança jusqu’à l’extrême pointe du cap.
Derrière lui se dressait le pylône métallique portant à son sommet le lanterneau, d’où, pour la première fois, allait jaillir tout à l’heure un puissant rayon qui montrerait la bonne route aux navires.
Le Kaw-djer, face à la mer, parcourut des yeux l’horizon.
Un soir, il était déjà venu à cette fin du monde habitable. Ce soir-là, le canon du _Jonathan_ en détresse tonnait lugubrement dans la tempête. Quel souvenir!... Il y avait treize ans de cela!
Mais, aujourd’hui, l’étendue était vide. Autour de lui, si loin qu’allât son regard, partout, de tous côtés, il n’y avait rien que la mer. Et, quand bien même il eût franchi la barrière de ciel qui limitait sa vue, nulle vie ne lui fût encore apparue. Au delà, très loin, dans le mystère de l’Antarctique, c’était un monde mort, une région de glace où rien de ce qui vit ne saurait subsister.
Il avait donc atteint le but, et tel était le refuge. Par quel sinistre chemin y avait-il été conduit? Il n’avait pas souffert, pourtant, des douleurs coutumières des hommes. Lui-même était l’auteur et la victime de ses maux. Au lieu d’aboutir à ce rocher perdu dans un désert liquide, il n’eût tenu qu’à lui d’être un de ces heureux qu’on envie, un de ces puissants devant lesquels les fronts se courbent. Et cependant il était là!...
Nulle part ailleurs, en effet, il n’aurait eu la force de supporter le fardeau de la vie. Les drames les plus poignants sont ceux de la pensée. Pour qui les a subis, pour qui en sort, épuisé, désemparé, jeté hors des bases sur lesquelles il a fondé, il n’est plus de ressource que la mort ou le cloître. Le Kaw-djer avait choisi le cloître. Ce rocher, c’était une cellule aux infranchissables murs de lumière et d’espace.
Sa destinée en valait une autre, après tout. Nous mourons, mais nos actes ne meurent pas, car ils se perpétuent dans leurs conséquences infinies. Passants d’un jour, nos pas laissent dans le sable de la route des traces éternelles. Rien n’arrive qui n’ait été déterminé par ce qui l’a précédé, et l’avenir est fait des prolongements inconnus du passé. Quel que fût cet avenir, quand bien même le peuple qu’il avait créé devrait disparaître après une existence éphémère, quand bien même la terre abolie s’en irait dispersée dans l’infini cosmique, l’œuvre du Kaw-djer ne périrait donc pas.
Debout comme une colonne hautaine au sommet de l’écueil, tout illuminé des rayons du soleil couchant, ses cheveux de neige et sa longue barbe blanche flottant dans la brise, ainsi songeait le Kaw-djer, en contemplant l’immense étendue devant laquelle, loin de tous, utile à tous, il allait vivre, libre, seul,--à jamais.
FIN.
TABLE
PREMIÈRE PARTIE.
Chapitres. Pages.
I.--Le Guanaque 1 II.--Mystérieuse existence 8 III.--La fin d’un pays libre 18 IV.--A la côte 31 V.--Les naufragés 40
DEUXIÈME PARTIE.
I.--A terre 47 II.--La première loi 73 III.--A la baie Scotchwell 81 IV.--Hivernage 95 V.--Un navire en vue 114 VI.--Libres 135 VII.--La première enfance d’un peuple 148 VIII.--Halg et Sirk 174 IX.--Le deuxième hiver 194 X.--Du sang 205 XI.--Un chef 219
TROISIÈME PARTIE.
I.--Premières mesures 233 II.--La cité naissante 248 III.--L’attentat 270 IV.--Dans les grottes 285 V.--Un héros 302 VI.--Pendant dix-huit mois 316 VII.--L’invasion 335 VIII.--Un traître 349 IX.--La patrie hostelienne 363 X.--Cinq ans après 382 XI.--La fièvre de l’or 399 XII.--L’île au pillage 415 XIII.--Une «journée» 435 XIV.--L’abdication 451 XV.--Seul! 471
* * * * *
Corrections.
Page 19: «dizaines» remplacé par «dizaine» (depuis une dizaine d’années). Page 26: «Fourrier» remplacé par «Fourier» (Saint-Simon, Fourier, Proudhon et _tutti quanti_). Page 82: «concilante» remplacé par «conciliante» (d’humeur plus conciliante). Page 99: «esayé» remplacé par «essayé» (que ces coquins aient essayé de s’emparer de votre chaloupe). Page 104: «de de» remplacé par «de» (près de quinze jours côte à côte). Page 104: «Well» remplacé par «Wel» (les réparations de la _Wel-Kiej_). Page 105: «abatage» remplacé par «abattage» («lors de l’abattage d’arbres» et «Au point de vue de l’abattage»). Page 119: «chassenrs» remplacé par «chasseurs» (les chasseurs de loups marins). Page 120: «brides» remplacé par «bride» (qui tiennent en bride les instincts haineux). Page 125: «props» remplacé par «propos» (à propos d’une autre histoire). Page 130: inséré «le» (Tandis que le Kaw-djer s’oubliait). Page 140: «immédiatemment» remplacé par «immédiatement» (la nouvelle République serait immédiatement mise en possession). Page 143, note 3: On écrit aujourd'hui «Ushuaia» (une bourgade argentine, Ushaia). Page 141: «s’en» remplacé par «sans» (l’on ne se quitte pas sans s’être dit adieu). Page 154: «argentins» remplacé par «argentines» (des pampas argentines). Page 156: «Blacker» remplacé par «Blaker» (Patterson, Long et Blaker). Page 159: «risposta» remplacé par «riposta» (riposta Germain Rivière). Page 167: «Hobart» remplacé par «Hobard» (plus les deux charpentiers Hobard et Charley). Page 170: «intruments» remplacé par «instruments» (ces instruments de production). Page 176: «sourcis» remplacé par «sourcils» (Kaw-djer l’écoutait les sourcils froncés). Page 188: «s’écia» remplacé par «s’écria» (--Rester près de vous!... s’écria Graziella). Page 193: «combattive» remplacé par «combative» (la nature combative des humains). Page 226: «attidude» remplacé par «attitude» (leur attitude avait quelque chose de militaire). Page 230: «échant» remplacé par «échéant» (ils l’étaient encore, le cas échéant). Page 240: «Hobart» remplacé par «Hobard» (sous la direction du charpentier Hobard). Page 253: «ouvaient» remplacé par «ouvraient» (ses lèvres ne s’entr’ouvraient que pour dire l’indispensable). Page 259: «la la» remplacé par «la» (prit la parole). Page 273: «Jakson» remplacé par «Jackson» (--Et Jackson, énuméra Dorick). Page 278: «mumura» remplacé par «murmura» (--Comme ça!... murmura-t-il). Page 280: «Kennnedy» remplacé par «Kennedy» (Kennedy les arrachait une à une). Page 283: «Pourquoi» remplacé par «Pour quoi» (--Pour quoi faire?). Page 299: «et et» remplacé par «et» (un _cent_ pour le dîner et un _cent_ pour vous). Page 310: «garotté» remplacé par «garrotté» (on avait enfermé et si solidement garrotté). Page 314: «arcboutant» remplacé par «arc-boutant» (en s’arc-boutant les uns contre les autres). Page 321: «combattives» remplacé par «combatives» (d’allures moins effrontées et moins combatives). Page 321: «auquels» remplacé par «auxquels» (Pour ceux auxquels il n’était pas familier). Page 337: «Ponsounby» remplacé par «Ponsonby» (le Ponsonby Sound) (deux fois). Page 341: «deux» remplacé par «d’eux» (L’un d’eux vidait-il les arçons?). Page 342: «surplomblaient» remplacé par «surplombaient» (des rochers surplombaient la chaussée). Page 349: «enlizé» remplacé par «enlisé» (où un cheval se fût enlisé jusqu’au ventre). Page 361: «gouglou» remplacé par «glouglou» (un faible glouglou lui fit comprendre). Page 365: «chuchottantes» remplacé par «chuchotantes» (des frôlements, des voix chuchotantes). Page 371: «Néammoins» remplacé par «Néanmoins» (Néanmoins, il est superflu de le dire). Page 386: «navives» remplacé par «navires» (les navires y apportent le nécessaire). Page 389: «particulièment» remplacé par «particulièrement» (Les criques de l’île Hoste sont particulièrement recherchées). Page 395: «Aiguire» remplacé par «Aguire» (s’écria M. Aguire étonné). Page 430: «Gouvervement» remplacé par «Gouvernement» (le Gouvernement de la colonie). Page 430: «véritale» remplacé par «véritable» (en dévoilant sa véritable personnalité). Page 451: «tannières» remplacé par «tanières» (hors de leurs tanières). Page 452: «sentaient» remplacé par «serraient» (maintenant qu’ils se serraient les coudes). Page 464: «quel» remplacé par «quelle» (Voilà donc à quelle impasse il aboutissait). Page 466: «nous-même» remplacé par «nous-mêmes» (n’en étant pas nous-mêmes dépourvus).