Les mystères de Paris, Tome IV

Chapter 27

Chapter 271,062 wordsPublic domain

[Note 16: On vient de trouver, assure-t-on, le moyen de préserver les malheureux ouvriers voués à ces effroyables industries. (Voir le _Mémoire descriptif d'un nouveau procédé de fabrication de blanc de céruse,_ présenté à l'Académie des sciences, par M. J.-N. Gannal.)]

[Note 17: En chambre particulière. Les prévenus qui peuvent faire cette dépense obtiennent cet avantage.]

[Note 18: Par une excellente mesure hygiénique d'ailleurs, chaque prisonnier est, à son arrivée, et ensuite deux fois par mois, conduit à la salle de bains de la prison; puis on soumet ses vêtements à une fumigation sanitaire. Pour un artisan, un bain chaud est une recherche d'un luxe inouï.]

[Note 19: À ce propos, nous éprouvons un scrupule. Cette année, un pauvre diable, seulement coupable de vagabondage, et nommé Decure, a été condamné à un mois de prison; il exerçait en effet, dans une foire, le métier de _squelette ambulant_, vu son état d'incroyable et épouvantable maigreur. Ce type nous a paru curieux, nous l'avons exploité; mais le véritable squelette n'a _moralement_ aucun rapport avec notre personnage fictif. Voici un fragment de l'histoire de l'interrogatoire de Decure:

Le président: Que faisiez-vous dans la commune de Maisons au moment de votre arrestation?

R.: Je m'y livrais, suivant la profession que j'exerce de _squelette ambulant,_ à toutes sortes d'exercices, pour amuser la jeunesse; je réduis mon corps à l'état de squelette, je déploie mes os et mes muscles à volonté; je mange l'arsenic, le sublimé-corrosif, les crapauds, les araignées, et en général tous les insectes; je mange aussi du feu, j'avale de l'huile bouillante, je me lave dedans, je suis au moins une fois par an appelé à Paris par les médecins les plus célèbres, tels que MM. Dubois, Orfila, qui me font faire toutes sortes d'expériences avec mon corps, etc. (_Bulletin des tribunaux_.)]

[Note 20: Dénoncé.]

[Note 21: La police.]

[Note 22: Un homme complice ou instigateur d'un crime, qu'il dénonce ensuite à l'autorité, est un _mangeur_.]

[Note 23: À perpétuité.]

[Note 24: Trahi.]

[Note 25: Dénoncer les voleurs.]

[Note 26: Causer avec son avocat.]

[Note 27: De la victime.]

[Note 28: Repris de justice arrêté de nouveau.]

[Note 29: Juges.]

[Note 30: Pour comprendre le sens de cette horrible plaisanterie, il faut savoir que le couperet glisse entre les rainures de la guillotine après avoir été mis en mouvement par la défense d'un ressort au moyen d'un cordon qui y est attaché.]

[Note 31: Du diable.]

[Note 32: La guillotine.]

[Note 33: Assassins.]

[Note 34: Nous maintenons ce barbarisme, l'expression de cécité s'appliquant à une maladie accidentelle ou à une infirmité naturelle; tandis que ce dérivé du verbe aveugler rend mieux notre pensée, _l'action d'aveugler_.]

[Note 35: Mon père, le docteur Jean-Joseph Sue, croyait le contraire: une série d'observations intéressantes et profondes, publiées par lui à ce sujet, tendent à prouver que la _pensée survit quelques minutes à la décollation instantanée._ Cette probabilité seule fait frissonner d'épouvante.]

[Note 36: Nous l'avons manquée.]

[Note 37: Vol préparé de longue main.]

[Note 38: Honnête homme.]

[Note 39: Les honnêtes gens.]

[Note 40: Tel est le régime alimentaire des prisons au repas du matin, chaque détenu reçoit une écuellée de soupe maigre ou grasse, trempée avec un demi-litre de bouillon. Au repas du soir, une portion de boeuf d'un quarteron, sans os, ou une portion de légumes, haricots, pommes de terre, etc.; jamais les mêmes légumes deux jours de suite. Sans doute les détenus ont droit, au nom de l'humanité, à cette nourriture saine et presque abondante... Mais, répétons-le, la plupart des ouvriers les plus laborieux, les plus rangés, ne mangent pas de viande et de soupe dix fois par an.]

[Note 41: Voir les notes à la fin de l'ouvrage.]

[Note 42: Qu'on nous permette de mentionner ici avec une vénération profonde le nom de ce grand homme de bien, M. Champion, que nous n'avons pas l'honneur de connaître personnellement, mais dont tous les pauvres de Paris parlent avec autant de respect que de reconnaissance.]

[Note 43: On ignore peut-être que la classe ouvrière porte généralement un tel respect à la chose due que les vampires qui lui prêtent à la petite semaine au taux énorme de 300 à 400% n'exigent aucun engagement écrit; et qu'ils sont toujours religieusement remboursés. C'est surtout à la Halle et dans les environs que s'exerce cette abominable industrie.]

[Note 44: Notre projet, sur lequel nous avons consulté plusieurs ouvriers aussi honorables qu'éclairés est bien imparfait sans doute, mais nous le livrons aux réflexions des personnes qui s'intéressent aux classes ouvrières, espérant que le germe d'utilité qu'il renferme (nous ne craignons pas de l'affirmer) pourra être fécondé par un esprit plus puissant que le nôtre.]

[Note 45: Nous empruntons les renseignements suivants à un éloquent et excellent travail publié par M. Alphonse Esquiros dans la _Revue de Paris_ du 11 juin 1843. «La moyenne des articles engagés pour _trois francs_ chez les commissionnaires des VIIIe et XIIe arrondissements est au moins de _cinq cents_ dans un jour. La population ouvrière, réduite à d'autres faibles ressources, ne retire donc du mont-de-piété que des avances insignifiantes en comparaison de ses besoins. Aujourd'hui les droits du mont-de-piété s'élèvent, dans les cas ordinaires, à 13%; mais ces droits augmentent dans une proportion effrayante si le prêt, au lieu d'être annuel, est fait pour un temps moins long. Or, comme les articles déposés par la classe pauvre sont, en général, des objets de première nécessité, il résulte qu'on les apporte et qu'on les retire presque aussitôt; il est des effets qui sont régulièrement engagés et dégagés une fois par semaine. Dans cette circonstance, supposons un prêt de 3 francs; l'intérêt payé par l'emprunteur sera alors calculé sur le taux de 294% par an. L'argent qui s'amasse, chaque année, dans la caisse du mont-de-piété tombe incontinent dans celle des hospices: cette somme est très-considérable. En 1840, année de détresse, les bénéfices se sont élevés à 422 215 francs. On ne peut nier, dit en terminant M. Esquiros avec une haute raison, que cette somme n'ait une destination louable, puisque venant de la misère elle retourne à la misère; mais on se fait néanmoins cette question grave: _si c'est bien au pauvre qu'il appartient de venir au secours du pauvre!_ Disons enfin que M. Esquiros, tout en réclamant de grandes améliorations à établir dans l'exercice du mont-de-piété, rend hommage au zèle du directeur actuel, M. Delaroche, qui a déjà entrepris d'utiles réformes.]

[Note 46: Nous avons dit que dans quelques petits États d'Italie il existe des monts-de-piété gratuits, fondations charitables qui ont beaucoup d'analogie avec l'établissement que nous supposons.]

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