Les guêpes ­— séries 1 & 2

Part 23

Chapter 233,672 wordsPublic domain

Travaillez donc quand chaque son de la rue vous apporte pour deux jours de souvenirs, de regrets,--d'espoir,--de crainte;--suivez donc une idée!

On est toujours un peu le mari de ses voisines;--sous ce rapport seulement,--je me hâte de le dire,--que, comme avec leurs maris, ces dames ne se gênent pas avec leurs voisins; elles se montrent à la fenêtre dans toutes sortes d'appareils avec lesquels elles aimeraient mieux mourir que de se laisser voir dans la rue--avec de hideuses papillotes de toutes les couleurs,--avec des yeux bouffis de sommeil.

Elles vous condamnent à entendre épeler et balbutier pendant un mois la fantaisie brillante qu'elles joueront plus tard avec tant de succès dans une autre maison... Dès l'aube,--nos sept pianos entraient en jeu, hésitant, cherchant,--recommençant.--me narguant.--C'est le matin que je travaille d'ordinaire et je ne pouvais plus travailler.--Des représentations eussent été inutiles, j'imaginai un autre expédient:--je mandai M. Leroux, professeur de trompe de chasse, et je le priai de me donner quelques leçons.--Au bout d'une semaine, j'étais en état de répondre aux grincements du piano par les rugissements nasillards de la trompe. On ne dit rien d'abord,--mais il me prit deux ou trois fois fantaisie de jouer quelques fanfares au milieu de la nuit;--alors s'éleva une clameur universelle. Après de longs pourparlers, il fut convenu que je ne sonnerais de la trompe que le moins possible, et que je n'en sonnerais ni avant neuf heures du matin, ni après neuf heures du soir,--moyennant quoi les pianos s'engageaient, de leur côté, à ne pas commencer leurs clapotements avant neuf heures du matin.

Mais maintenant--j'ai acquis sur le redoutable instrument une sorte de talent,--et je m'aperçois que mes voisins,--qui autrefois fermaient leur fenêtre avec fureur quand je prenais ma trompe,--semblent m'écouter aujourd'hui avec une sorte de complaisance.

Aussi--comme on ne me redoute plus,--on recommence à ne plus se gêner avec moi.--J'ai entendu ce matin un piano qui couvrait le chant dont les fauvettes saluent le lever du soleil.--Un voisin prétend que mes pigeons mangent sa moisson,--et profère contre eux les plus terribles menaces.--Un autre jette dans mon jardin les débris de tout ce qu'on casse chez lui,--etc., etc.--Il faut mettre un terme à cette oppression,--et, puisque ma trompe n'est plus assez désagréable à mes voisins,--j'annonce publiquement que je suis décidé à prendre des élèves.

[GU] 22.--Le chef du cabinet particulier d'un ministre, M. L***, donnait audience à M. Lannier, député, et, tout en causant avec lui, décachetait une foule de lettres adressées au ministre,--ce qui est à peu près sa véritable besogne.--«Mon Dieu! dit-il d'un air nonchalant,--que c'est fatigant!--on devrait bien inventer une machine à décacheter les lettres.--Oui;--mais que feriez-vous alors?» répond avec naïveté M. Lannier.

--Les promeneurs s'arrêtent pour admirer les nouvelles maisons construites par M. Lemaire à l'angle de la rue Laffitte et du boulevard. On a dit: «Ce sont des maisons d'or, avec quelques ornements en pierre.»

Les bronzes,--les marbres,--les dorures,--rien n'a été épargné.--La frise, sculptée en pierre par les frères Lechesne, représentant des animaux et des scènes de chasses, est presque aussi belle que ce que nous avons de plus beau de Jean Goujon.--Il y a là sept maisons d'un style et d'un goût différents;--et toutes d'une magnificence!--c'est une œuvre de goût et d'art, après laquelle on n'osera plus appeler de belles maisons--ces énormes masses carrées--percées de plus ou moins de fenêtres.

23.--On parle beaucoup du rôle singulier que l'on fait jouer à la Chambre des pairs:--on ne lui a présenté les lois votées par la Chambre des députés qu'après la clôture de fait de la session de cette Chambre,--de telle façon que son veto devient une sorte de formule dont il est bien convenu qu'elle ne se servira pas.--Il est remarquable qu'un ministère qui est arrivé aux affaires sous prétexte d'être _enfin_ un gouvernement parlementaire,--ait commencé par annuler un des trois pouvoirs, en forçant, au moyen de la coalition, le roi à nommer M. Thiers malgré ses répugnances personnelles,--annule ensuite le deuxième pouvoir, qui est la Chambre des pairs, par l'apport tardif des lois qu'elle a à voter;--le tout en s'appuyant sur le troisième pouvoir, la Chambre des députés, annulé par la corruption.--De sorte que quatre mois ont suffi à l'absorption des trois pouvoirs,--au profit d'une dictature mesquine, il est vrai, mais qui n'en est pas moins une dictature.

La Chambre des pairs manifeste un mécontentement assez prononcé,--mécontentement qui se trouve encore exploité par le grand chancelier, M. Pasquier, et le grand référendaire, M. Decaze,--qui trafiquent de ce mécontentement avec le ministère.

Ces messieurs, qui, par leurs parents, amis et alliés,--disposent à la Chambre de la majorité, font, l'un maintenir tous les Pasquier dans les rangs de la magistrature et des finances qu'ils encombrent, l'autre conserver à M. de Saint-Aulaire l'ambassade de Vienne.

[GU] 24.--On s'agite de toutes parts pour créer des places et des vacances, et pouvoir donner la curée si promise et si attendue.

Ainsi la place de M. Daunou, vivement disputée par tous les députés de la gauche, après avoir été promise à plusieurs,--tels que MM. _Auguis_, _Jouffroy_, _Chambolle_, etc., sera définitivement donnée à M. Taschereau pour remplacer la division des communes qu'on lui avait promise;--c'est un commencement de liquidation avec le _Siècle_.

--M. Léon Faucher sera nommé maître des requêtes au conseil d'État, et chef de la division des prisons à l'intérieur.

--M. Blanqui aîné, frère de l'auteur de l'attentat,--ne sera pas, comme on le lui avait promis, directeur de la direction du commerce aux affaires étrangères, mais directeur du commerce sous M. _Gouin_, à la place de M. Vincent.

Ces deux nominations,--celle de M. _Léon Faucher_ et celle de M. _Blanqui_, sont deux à-compte pour le _Courrier Français_.

--Il est question d'envoyer M. Jacques Coste, ancien directeur du _Temps_, à Constantinople.--On ne sait pas plus le sujet de cette mission que celle de M. Waleski à Mascate:--le plus probable est que cela n'a pour but que de donner des missions à ces messieurs,--et qu'une fois qu'ils sont nommés le but est atteint.

[GU] Nous voici, comme vous voyez, en pleine curée.

[GU] 25.--Il va y avoir, malgré les dénégations, un assez grand mouvement dans le corps diplomatique.--On va mettre à la retraite le baron de _Bourgoin_, ministre à _Munich_,--le vicomte de _Fontenay_, ministre à _Stuttgard_,--et le baron _Deffaudis_, ministre à _Francfort_.

M. _Drouin_,--premier secrétaire d'ambassade à Madrid, sera rappelé pour remplacer, à la direction du commerce aux affaires étrangères, M. _Désaugiers_.

Ce déplacement n'a pas pour objet une aptitude spéciale de M. _Drouin_: la véritable raison est que c'est un homme entier,--impérieux,--obstiné,--et que M. _de la Redorte_, le nouvel ambassadeur, ayant lui-même le caractère roide et un peu opiniâtre, il leur eût été à tous les deux difficile et désagréable de vivre ensemble.

Pour M. _Deffaudis_,--la raison qu'on donne de sa disgrâce égaye beaucoup les personnes qui connaissent M. Thiers, un peu collet-monté de sa nature.--On l'accuse de mêler dans ses dépêches des anecdotes un peu grivoises.--M. de Fontenay et M. Bourgoin sont accusés de carlisme.

Voici les prétextes:--la véritable raison est qu'il faut faire des places aux très-peu nombreux membres de la Chambre des pairs qui sont partisans du ministère.

[GU] Continuation de la curée.

[GU] 26.--M. _Véron_ va être, selon les uns, receveur général, selon les autres sous-préfet à Sceaux.

M. Perrier fils, nommé ambassadeur en Russie, ne veut pas y aller.--Sa position de fortune,--qui rend ses services presque désintéressés, semble lui donner le droit de choisir.

--Il y aura le 14 juillet, à Belleville, un grand banquet radical à deux francs par tête.--MM. Laffitte et Arago en sont exclus comme modérés et aristocrates.

--C'est par erreur que, dans le volume précédent,--j'ai parlé de la chute du _Vautrin_ de M. de Balzac. La représentation, interrompue par une brutalité ministérielle, n'a même pas été terminée.

[GU] 27.--A l'Académie, les Hugophobes--ont fait ajourner l'élection au mois de novembre prochain,--pour avoir le temps de trouver jusque-là quelque génie qui aurait par hasard échappé jusqu'ici à l'attention.--S'ils ne trouvent rien dans la littérature, ils sont décidés à se rabattre sur M. Pariset, médecin de la Salpêtrière.

[GU] AM RAUCHEN.--Ceux-là se vantent d'être sobres, qui ne digèrent plus; ceux-ci d'être chastes, dont le sang est mort et stagnant; les autres d'avoir appris à se taire, qui n'ont plus rien à dire; en un mot, l'homme fait des vices des plaisirs qui lui échappent, et des vertus des infirmités qui lui arrivent.

[GU] L'amour que l'on éprouve est tout dans la personne qui aime; la personne aimée n'est que le prétexte.

[GU] Les plus désagréables des malheurs sont ceux dont on ne peut se prendre à personne; aussi ne néglige-t-on rien pour éviter cet embarras. C'est pour cela qu'on a inventé le _sort_, espèce de puissance ennemie et taquine, qui n'est occupée que de tourmenter notre vie, et que l'on a la consolation de maudire et d'invectiver faute de mieux.

[GU] On aime mieux être lapidé par un homme dont on peut se venger que de recevoir deux aérolithes dont personne n'est responsable.

[GU] L'incertitude est le pire de tous les maux, jusqu'au moment où la réalité nous fait regretter l'incertitude.

[GU] Dans l'amour,--il y a une personne qui aime, et l'autre qui est aimée.

[GU] Entre deux amants, il n'y a qu'une somme d'amour à dépenser: ce que l'un prend de plus,--l'autre l'a de moins.

[GU] Il y a un instinct dans le cœur de l'homme qui le fait s'effrayer d'un bonheur sans nuage. Il lui semble qu'il doit au malheur la dîme de sa vie, et que ce qu'il ne paye pas porte intérêt, s'amasse, et grossit énormément une dette qu'il lui faudra acquitter tôt ou lard.

[GU] On demande en général à la vie plus qu'elle ne renferme; nous sommes accoutumés à mettre notre bonheur dans des choses impossibles et notre malheur dans des choses inévitables.

[GU] L'espérance et le souvenir ont le même prisme: l'éloignement. Devant ou derrière nous, nous appelons le bonheur ce qui est hors de notre portée, ce que nous n'avons pas encore ou ce que nous n'avons plus.

[GU] Ceux qui entassent de l'argent ou des honneurs pour le temps où, sans force, sans désirs, ils ne pourront plus en faire usage, me semblent des gens qui, n'ayant qu'une heure à dormir, passeraient cinquante minutes à se faire un lit bon et mou au lieu de dormir leur heure entière sur l'herbe ou sur la terre dure.

[GU] A la fin de sa vie, on découvre qu'on n'a jamais autant souffert de personne que de son ami.

[GU] La première moitié de la vie se passe à désirer la seconde, la seconde à regretter la première.

[GU] Quand on est heureux, il semble que l'on en soit fier; que le bonheur n'est pas jeté au hasard; mais que le choix que la fortune fait de vous pour vous caresser est une preuve et un témoignage de votre mérite; vous voulez faire confidence de votre félicité à tout le monde, vous l'affichez sur votre face, et vous semblez réclamer comme un droit l'amitié et la vénération, en votre qualité d'élu de Dieu, qui vous grandit et vous approche de lui par ses faveurs, par ses marques d'affection, comme fait un prince pour ses favoris! et vous êtes certain que personne ne refusera d'entrer en partage de vos joies et de vos délices.

[GU] Mais, si vous êtes malheureux, vous sentez que les arrêts de la fortune sont sans appel aux hommes; que les heureux persuaderont aux autres et se persuaderont eux-mêmes que le sort qui vous frappe est juste: car, si l'on mettait en doute la justice du châtiment, ce serait mettre en doute l'équité des caresses. Vous comprenez que les heureux accueilleront mal vos plaintes, comme le légataire universel celles du fils déshérité.

[GU] Chacun veut avoir un ami, mais personne ne veut être l'ami d'un autre.

[GU] Les hommes ne vous trouvent sage que lorsque l'on partage ou qu'on approuve leur folie.

[GU] La plupart des hommes sont persuadés qu'il sont ce que la nature a créé de plus accompli; qu'ils sont le type le plus parfait de l'homme, et que les autres sont plus ou moins bien, à proportion qu'ils s'approchent plus ou moins de leur ressemblance; si vous n'avez pas leurs défauts ou leurs ridicules, ou leurs vices, ils vous croient mutilé; si vous avez des talents ou du génie plus qu'eux, ils vous considèrent comme affligé de superfluité, telle qu'un goître ou une gibbosité.

[GU] La raison humaine est une plaisante chose dans votre bouche, comme dans celle de tout le monde. _Il a tort_, veut dire: _il ne pense pas comme moi_. _Il a raison_, signifie: _il est de mon avis_.

FIN DU PREMIER VOLUME.

TABLE DES MATIERES

1839

NOVEMBRE.--Aux amis inconnus.--Le gouvernement et les portiers.--Les partis et leurs queues.--Indépendance des gens de lettres.--Le roi des tragédies.--N'importe qui premier.--Ce que signifient les prodiges.--Gouvernement des marchands de peaux de lapin.--Consciences à trois francs.--Voyage du duc et de la duchesse d'Orléans.--Porte-crayons en or, contrôlés par la Monnaie.--L'hospitalité de Bourges.--Chercher Blanqui.--M. Cousin, philosophe cynique.--Les rois et les bergères.--Bon mot de S. M. Louis-Philippe.--Bon mot de M. Thiers.--Mauvais mot de M. de Salvandy.--Sur le jury.--Sur les avocats du roi.--Manière de faire condamner un accusé.--Vol de grand chemin.--M. Laffitte et un cocher.--Les livres.--Les romans.--M. de Salvandy.--Aux gens sérieux.--Parenthèse: les femmes de lettres.--L'_École des Journalistes_.--La _Cenerentola_ et les pieds des chanteuses.--Le Daguerréotype et Christophe Colomb.--Le nez de M. Arago.--Les femmes s'en vont.--Les gants jaunes.--Les écuyères du Cirque. 6

DÉCEMBRE.--L'auteur à ses guêpes.--M. de Cormenin.--M. Duchâtel et ses chevaux.--Les fous du peuple.--M. Cauchois-Lemaire.--Une phrase de Me Berryer.--Le roi de France doit-il payer les dettes du duc d'Orléans?--Quatrain.--M. Chambolle.--M. Garnier-Pagès.--Les pharaons et les crocodiles.--M. Persil.--M. Etienne.--M. Viennet.--M. Rossi, citoyen du monde.--M. Etienne fils.--M. Persil fils.--Les hommes de lettres du château.--M. Cuvillier-Fleury.--M. Delatour.--M. Vatout.--M. Pepin.--M. Baudoin.--Histoire de Bleu-de-Ciel et de M. Baudoin.--Les journalistes vendus.--Dîner chez Plougoulm.--Les philanthropes.--Madame de Dino.--M. Casimir Delavigne.--La nichée des Delavigne et la couvée des de Wailly.--L'Académie.--M. de Balzac.--Un soufflet.--Un mari et le télégraphe.--Un distique.--Me Dupin et ses discours obscènes.--La comédie de madame de Girardin.--M. Cavé.--Madame Sand.--M. de Waleski.--Les hommes vertueux.--La tribune.--Un jour néfaste.--MM. Léon Pillet, L. Faucher, Taschereau, Véron, Émile Deschamps.--Règne de M. Thiers.--M. Dosne.--Madame Dosne.--Madame Thiers.--La symphonie de M. Berlioz.--Épilogue. 38

1840

JANVIER.--Une année de plus.--Oraison funèbre de deux dents.--Déplorable tenue des représentants de la France.--M. Auguis.--M. Garnier-Pagès.--M. Dugabé.--M. Delaborde.--M. Viennet.--Argot des journaux.--Les ministères et les attentats.--Le discours de la couronne.--M. Passy.--M. Teste.--Insuffisance, amoindrissement, aplatissement.--M. Molé.--M. Thiers.--M. Guizot.--Polichinelle et M. Charles Nodier.--Les 221.--M. Piscatory.--M. Duvergier de Hauranne.--M. Malleville.--M. Roger (du Nord).--Les offices.--Treize gouvernements en trente-huit ans.--La conjuration de M. Amilhau pour faire suite à la conjuration de Fiesque.--Les trois unités.--Un mot de M. Pozzo di Borgo.--Le marquis de Crouy-Chanel.--Le garde municipal Werther.--Le comte de Crouy-Chanel.--Arrestation extrêmement provisoire de l'auteur des Guêpes.--Le gendarme Ameslan.--650 ans de travaux forcés.--M. Victor Hugo.--M. Adolphe Dumas.--M. Gobert.--Mlle Déjazet.--Le gouvernement sauvage.--M. de Cormenin.--Mme Barthe.--M. Coulman.--La cour de France.--Les bas de l'avocat Dupin.--Plusieurs nouvelles religions.--L'abbé Chatel.--L'Être suprême l'a échappé belle.--Un prix de mille écus.--Le prince Tufiakin.--Les nouveaux bonbons.--Dupins à ressorts.--Une surprise.--Mme de Girardin.--M. Janin.--Mlle Rond...--Le sommeil législatif.--M. Dupont (de l'Eure).--M. Mérilhou.--M. d'Argout.--M. Alexandre Dumas.--Me Chaix d'Est-Ange.--Me Janvier.--M. Clauzel.--La gloire et le métal d'Alger.--M. Arago.--M. Mauguin.--M. G. de Beaumont.--Le maréchal Valée.--Le colonel Auvray.--Les pincettes.--S. M. Louis-Philippe et M. Jourdain.--M. Bonjour.--M. Berryer.--M. Michel (de Bourges).--M. de Chateaubriand.--M. Scribe.--M. Delavigne.--M. Royer-Collard.--Le duc de Bordeaux.--M. Bois-Millon.--Le duc d'Orléans.--Le duc de Joinville.--Le duc de Nemours.--M. Lerminier.--M. Villemain.--M. Cousin.--Dénonciation contre les princes du sang.--Une guêpe asphyxiée.--Vingt ans de tabac forcé 74

FÉVRIER.--Le discours de la couronne.--L'adresse.--M. de Chasseloup.--M. de Rémusat.--Vieux habits, vieux galons.--M. Mauguin.--M. Hébert.--M. de Belleyme.--M. Sauzet.--M. Fulchiron boude.--Jeux innocents.--M. Thiers.--M. Barrot.--M. Berryer.--La _politique personnelle_.--M. Soult.--M. Passy.--Horreur de M. Passy pour les gants.--M. d'Argout.--M. Pelet de la Lozère.--M. de Mosbourg.--M. Boissy-d'Anglas.--Je ne sais pas pourquoi on contrarie le peuple.--M. de *** et le duc de Bordeaux.--La reforme électorale.--Situation embarrassante de M. Laffitte.--M. Arago.--M. Dupont de l'Eure.--La coucaratcha.--Les femmes vengées.--Ressemellera-t-on les bottes de l'adjudant de la garde nationale d'Argentan.--La Société des gens de lettres.--M. Mauguin.--Réforme électorale.--M. Calmon.--M. Charamaule.--M. Charpentier.--M. Colomès.--M. Couturier.--M. Laubat.--M. Demeufve.--M. Havin.--M. Legrand.--M. Mallye.--M. Marchal.--M. Mathieu.--M. Moulin.--M. Heurtault.--Prudence dudit.--Quatre Français.--Le conseil municipal, relativement aux cotrets.--Deux gouvernements repris de justice.--M. Blanqui.--M. Dupont.--Un vieux mauvais sujet.--Un préfet de Cocagne.--M. Teste.--Les rues.--Les poids et mesures.--Protestation.--L'auteur se dénonce lui-même à la rigueur des lois.--Les guêpes révoltées.--L'auteur vent raconter une fable.--M. Walewski.--M. Janin.--M. A. Karr.--M. N. R***.--Un bon conseil.--Un bal bizarre.--Madame de D***.--Les honorables.--M. Coraly le député.--M. Coraly le danseur.--Histoire de madame*** et d'une illustre épée.--M. Pétiniau.--M. Arago.--M. Ampère.--Les mathématiques au trot.--M. Ardouin.--M. Roy.--Concerts chez le duc d'Orléans.--M. Halévy.--M. Victor Hugo.--M. Schnetz.--M. Auber.--M. Ch. Nodier et madame de Sévigné.--Madame la duchesse d'Orléans.--Madame Adélaïde.--Le faubourg Saint-Germain et les quêteuses.--Madame Paturle et madame Thiers.--Mademoiselle Garcia et ses fioritures, Grétry et Martin.--Indigence de S. M. Louis-Philippe.--29 janvier.--Ce que les amis du peuple lui ont donné.--Les pauvres et les boulangers.--Bon voyage 101

MARS.--L'attitude du peuple.--J'assemble Gatayes.--Spartacus.--Mantes.--Porcs vendus malgré eux.--Yvetot.--Rouen.--Bolbec.--Le Havre.--L'_Aimable Marie_.--Le Rollon.--Le _Vésuve_.--L'_Alcide_.--La réforme électorale.--Le pays selon les journaux.--Etretat.--Les harengs et l'Empereur.--Deux abricotiers en fleurs.--Un bal à la cour.--Histoire d'un maire de la banlieue et de son épouse.--La dotation du duc de Nemours.--La couronne et la casquette du peuple.--Les avaleurs de portefeuilles.--M. Thiers.--M. Roger.--M. Berger.--M. de la Redorte.--M. Taschereau.--M. Chambolle.--M. Teste.--M. Passy (Hippolyte-Philibert).--Où trouver trente-voix?--Les 221.--M. de Rémusat.--Madame Thiers.--Madame Dosne.--M. Duchâtel.--Mademoiselle Rachel.--M. de Cormenin.--MM. Arago, Dupont (de l'Eure) et Laffitte.--La crise ministérielle.--M. Molé.--M. Guizot.--La curée.--L'Académie.--M. Hugo.--Ne pas confondre M. Flourens avec Fontenelle, d'Alembert, Condorcet, Cuvier, etc.--M. C. Delavigne.--L'avocat Dupin.--M. Scribe.--M. Viennet.--M. Royer-Collard.--Mariage de la reine d'Angleterre.--L'ami de M. Walewski.--Le duc de Nemours.--Le prince de Joinville.--Le duc d'Aumale.--Mademoiselle Albertine et mademoiselle Fifille.--Accès de M. le préfet de police.--L'amiral Duperré.--Les armes de M. Guizot.--La croix d'honneur.--Mystification de quelques lions.--Le sabre de M. Listz.--M. Alexandre Dumas et Mademoiselle Ida Ferrier.--M. de Chateaubriand.--M. Nodier.--M. de Balzac.--Spirituelle fluxion du maréchal Soult.--Derniers souvenirs.--Un assaut chez lord Seymour.--De M. Kalkbrenner et d'une marchande de poisson.--M. de Rothschild.--M. Paul Foucher.--Un seigneur rustre.--Sort des grands prix de Rome.--M. Debelleyme.--Abus des grands-pères.--Les hommes et les femmes dévoilés.--Les femmes immortelles.--Recette pour les tuer.--La torture n'est pas abolie.--At home.--Un mauvais métier.--M. Jules de Castellane.--Un nouveau jeu de paume.--Moyen adroit de glisser vingt vers.--Réponses diverses 133

AVRIL.--Avénement des hommes vertueux au pouvoir.--Le roi.--M. Thiers.--Le _Journal des Débats_.--Le grand _Moniteur_ et le petit _Moniteur_.--Le _Constitutionnel_.--Le _Messager_.--Le _Courrier français_.--Sonnez cors et musettes.--Les moutons roses.--Lettre du maréchal Valée.--M. Cubières.--M. Jaubert.--M. Pelet de la Lozère.--M. Roussin.--M. de Rémusat.--M. Vivien.--M. Cousin.--M. Gouin.--M. Molé.--M. Soult.--Remarquable invention de M. Valentin de la Pelouze.--M. Lerminier.--La _Revue de Paris_.--La _Revue des Deux-Mondes_.--M. Buloz.--M. Rossi.--M. Villemain.--Les Bertrand.--Le quart d'heure de Rabelais.--La curée.--Expédients imaginés par la vertu.--M. de Balzac.--_Vautrin._--M. J. Janin.--M. Harel.--M. Victor Hugo.--Soixante-quatre couteliers.--M. Delessert.--Le ministère et le fromage d'Italie.--M. Cavé.--Madame de Girardin.--M. Laurent, portier et directeur du Théâtre-Français.--Deux _cordons_ à son arc.--M. de Noailles.--M. Berryer.--M. Barrot.--M. Bugeaud.--M. Boissy-d'Anglas.--M. Lebœuf et madame Lebœuf.--M. F. Girod de l'Ain.--M. Mimaut.--Me Dupin.--M. Demeufve.--M. Estancelin.--M. Chasseloup.--M. Bresson.--M. Armand.--M. Liadières.--M. Bessières.--M. Daguenet.--M. Fould.--M. Garraube.--M. Pèdre-Lacaze.--M. Poulle.--M. Lacoste.--M. F. Réal.--M. Bonnemain.--Les sténographes affamés.--M. Desmousseaux de Givré.--M. de Lamartine.--M. Etienne.--M. Véron.--Croisade contre les Français.--Noms des croisés.--M. Thiers, roi de France.--Abdication de S. M. Louis-Philippe.--M. Garnier-Pagès.--Les Français sont décidément trop malins.--Un apologue.--Affaire de Mazagran.--M. Chapuys-Montlaville plus terrible que les Arabes.--Bons mots d'icelui.--Musée du Louvre.--Ce que représentent les portraits.--Qu'est-ce que la couleur?--M. Delacroix.--Portrait d'un chou.--Portrait d'un nègre.--La garde nationale.--M. Jacques Lefebvre.--La femme à barbe.--Souscription pour la médaille de M. de Cormenin.--Le sacrifice d'Abraham.--Le supplice de la croix.--Profession de foi.--Rapacité des dilettanti.--M. Bouillé.--M. Frédéric Soulié.--A. Dumas.--Madame Dudevant.--M. Gavarni.--M. Henri Monnier.--Abus que fait le libraire Curmer de quelques écrivains.--Protestation.--Les dames bienfaisantes.--Le printemps du 21 mars 166