Part 17
Pour lors! (Odry commençait ainsi le récit de ses aventures dans la forêt où il s'était égaré, forêt vierge où il n'y avait que des perroquets et des orang-outang[16], et dans laquelle il se fit _écrivain public_ pour ne pas mourir de faim. Quel grand homme qu'Odry!) Pour lors donc, la cantate étant faite et copiée, nous partons pour Lille. Le chemin de fer faisant une exception en faveur de ses inaugurateurs, nous arrivons sans déraillements jusqu'à Arras. A peine sommes-nous en vue des remparts de cette ville, que voilà toute la population mâle et femelle de notre diligence qui part d'un éclat de rire, oh! mais, d'un de ces rires à fendre une voûte de pierre dure. Et cela sans que personne eût dit le mot. Chacun possédant son Molière par coeur, le souvenir des _Précieuses ridicules_ nous avait tous frappés spontanément à l'aspect des murailles de la ville, et nous cherchions de l'oeil, en riant aux larmes, _cette demi-lune_ que le marquis de Mascarille emporta au siége d'Arras, et qui, au dire du vicomte de Jodelet, était _parbleu bien une lune tout entière_. Voilà un succès! parlez-moi d'un comique tel que Molière qui, sans théâtre, sans acteurs, sans livres, par le souvenir seul d'un mot, fait rire à se tordre les enfants des enfants des arrière-petits-enfants de ses contemporains!...
Arrivé à Lille, M. Dubois me met immédiatement en rapport avec les chanteurs dont le concours m'était nécessaire pour l'exécution de la cantate, et avec les bandes militaires venues de Valenciennes, de Douai et de quelques autres villes voisines. L'ensemble de ces groupes instrumentaux formait un orchestre de cent cinquante musiciens à peu près, qui devaient exécuter sur la promenade publique, le soir, devant les princes et les autorités civiles et militaires réunies pour la fête, mon morceau de l'apothéose. La cantate fut bientôt apprise par un choeur de jeunes gens et d'enfants, élèves presque tous des classes de l'institution nommée, à Lille, Académie de chant, et que je crois appartenir au Conservatoire. Je ne parle que sous la forme dubitative, ne possédant aucune notion précise sur cet établissement. Je vous dirai seulement que ces jeunes chanteurs avaient des voix excellentes, et que, bien dirigés dans leurs études par M. Ferdinand Lavainne, dont vous connaissez le mérite éminent comme compositeur, et M. Leplus, l'habile chef de musique de l'artillerie de Lille, ils se rendirent maîtres en peu de temps des difficultés de la cantate. L'étude de l'apothéose par les orchestres militaires réunis nous donna beaucoup plus de peine. Elle avait été commencée déjà, avant mon arrivée, et, par suite d'une erreur grave dans le mouvement indiqué par le chef qui dirigeait cette répétition, elle n'avait produit qu'un étourdissant charivari. M. Dubois, mon guide au milieu des embarras et des agitations de la fête, et qui avait assumé bravement toute la responsabilité de la partie musicale, me paraissait agité, inquiet, quand je lui parlais de nos militaires et de ce grand diable de morceau. J'ignorais qu'il eût assisté à la première expérience, j'ignorais même qu'elle eût produit un si monstrueux résultat; ce ne fut qu'après le débrouillement du chaos qu'il me fit l'aveu de ses terreurs et du motif qui les avait fait naître. Quoi qu'il en soit, elles furent dissipées assez promptement, et, après la troisième répétition, tout marcha bien. Autant qu'il m'en souvienne, les trois corps de musique militaire appartenant spécialement à la ville de Lille, ceux de la garde nationale, des pompiers et de l'artillerie, n'avaient voulu ou pu prendre aucune part à cette exécution. On m'en dit alors la raison, mais je l'ai oubliée. Ce fut grand dommage, car ces orchestres sont excellents, et certes il y a bien peu de musiques militaires en France qui puissent leur être comparées. Je pus apprécier leur mérite individuel, chacun de ces corps m'ayant fait l'honneur de venir, dans la journée qui précéda le concert, jouer sous mes fenêtres. C'était, de leur part, une véritable et cruelle coquetterie.
On me donna un excellent petit orchestre (celui du théâtre, je crois), pour accompagner la cantate; une seule répétition fut suffisante. Tout était donc prêt, quand M. Dubois me présenta le capitaine d'artillerie de la garde nationale.
«--Monsieur, me dit cet officier, je viens m'entendre avec vous au sujet des _pièces_.
--Ah! il y a une représentation dramatique! Je l'ignorais. Mais cela ne me regarde pas.
--Pardon, monsieur, il s'agit de pièces.... de canon!
--Ah mon Dieu! et qu'ai-je à faire avec ces...?
--Vous avez à faire, dit alors M. Dubois, un effet étourdissant, dans votre morceau de l'apothéose. D'ailleurs, il n'y a plus à y revenir, les canons _sont sur le programme_, le public attend ses canons, nous ne pouvons les lui refuser.
--C'est maintenant que mes confrères ennemis de Paris, les bons gendarmes de la critique, vont dire que je mets de l'artillerie dans mon orchestre! Vont-ils se divertir! Parbleu, c'est une aubaine pour moi; rien ne m'amuse comme de leur fournir l'occasion de dire, à mon sujet, quelque bonne bêtise bourrée à triple charge. Va pour les canons! Mais d'abord comment est composé votre _choeur_?
--Notre choeur?
--Oui, votre _parc_. Quelles sont vos pièces, et combien en avez-vous?
--Nous avons dix pièces de douze.
--Heu!... c'est bien faible. Ne pourriez-vous me donner du vingt-quatre?
--Mon Dieu, nous n'avons que six canons de vingt-quatre.
--Eh bien accordez-moi ces six premiers sujets avec les dix choristes; ensuite disposons toute la masse des voix sur le bord du grand fossé qui avoisine l'esplanade, aussi près que possible de l'orchestre militaire placé sur l'estrade. M. le capitaine voudra bien avoir l'oeil sur nous. J'aurai un artificier à mon côté; au moment de l'arrivée des princes, une fusée volante s'élèvera, et l'on devra alors faire feu successif des dix choristes seulement. Après quoi nous commencerons l'exécution de l'apothéose, pendant laquelle vous aurez eu le temps de recharger. Vers la fin du morceau, une autre fusée partira, vous compterez _quatre secondes_, et, à la cinquième, vous aurez l'obligeance de frapper un grand accord bien d'aplomb, et d'un seul coup, avec vos dix choristes de douze et les six premiers sujets _de vingt-quatre_, de manière que l'ensemble de vos voix coïncide exactement avec mon dernier accord instrumental. Vous comprenez?
--Parfaitement, monsieur; cela s'exécutera, vous pouvez y compter.»
Et j'entendis le capitaine dire en s'en allant à M. Dubois:
«--C'est magnifique! il n'y a que les musiciens pour avoir de ces idées-là!»
Le soir venu, la bande militaire bien exercée et bien disciplinée et mon artificier étant en place, M. le duc de Nemours et M. le duc de Montpensier, entourés de l'état-major de la place, du maire, du préfet, enfin de tous les astres militaires, administratifs, civils, judiciaires et municipaux, montent sur une terrasse préparée pour les recevoir en face de l'orchestre. Je dis à l'artificier: Attention! quand le capitaine d'artillerie, grimpant précipitamment l'escalier de notre établissement, me crie d'une voix tremblante:
«--De grâce, monsieur Berlioz, ne donnez pas encore le signal, nos hommes ont oublié les _lances à feu_ pour les pièces, on a couru en chercher à l'arsenal, accordez-moi cinq minutes seulement!»
Ignorant comme je le suis (quoi qu'on en dise) de ce qui concerne, sinon le style, au moins le mécanisme de ces voix-là, je m'étonnais qu'on ne pût pas allumer de petites misérables pièces de _vingt-quatre_ et de _douze_ avec un cigarre ou un morceau d'amadou, et que des _lances à feu_ fussent aussi indispensables aux canons que l'_embouchure_ l'est aux trombones; pourtant j'accordai les cinq minutes. J'en accordai même sept. Au bout de la septième, un autre messager, gravissant à la hâte le même escalier que le capitaine éperdu venait de redescendre, fit observer que les princes attendaient et qu'il était plus que temps de commencer.
--Allez! dis-je à l'artificier, et tant pis pour les choristes si on n'a pas de quoi les allumer!
La fusée s'élance avec une ardeur à faire croire qu'elle partait pour la lune. Grand silence... Il paraît qu'on n'est pas revenu de l'arsenal.
Je commence; notre bande militaire fait des prouesses, le morceau se déploie majestueusement sans la moindre faute de stratégie musicale; et comme il est d'une assez belle dimension, je me disais en conduisant: «Nous ne perdrons rien pour avoir attendu; les canonniers auront eu le temps de se pourvoir de lances à feu, et nous allons avoir pour le dernier accord une bordée à faire tomber les croisées de tout le voisinage.» En effet, à la mesure indiquée dans la _coda_, je fais un nouveau signe à mon artificier, une nouvelle fusée escalade le ciel, et juste quatre secondes après son ascension...
Ma foi! je ne veux pas me faire plus brave que je ne suis, et ce n'était pas sans raison que le coeur m'avait battu aux approches de l'instant solennel. Vous rirez tant qu'il vous plaira, mais je faillis tomber la face contre terre... Les arbres frissonnèrent, les eaux du canal se ridèrent... au souffle délicieux de la brise du soir... Mutisme complet des canons!...
Un silence profond s'établit après la dernière mesure de la symphonie, silence majestueux, grandiose, immense, que troublèrent seuls l'instant d'après les applaudissements de la multitude, satisfaite apparemment de l'exécution. Et l'auditoire se retira, sans se douter de l'importance des lances à feu, sans regret pour la jouissance à laquelle il avait échappé, oublieux des promesses du programme, et bien persuadé que les deux fusées volantes dont il avait entendu le sifflement et vu les étincelles, étaient simplement un nouvel effet d'orchestre de mon invention, assez agréable à l'oeil. Le _Charivari_, abondant dans ce sens, publia là-dessus une série d'articles éblouissants et de la plus haute portée. Qu'eût-il fait si les lances à feu!... C'est fatal! j'eusse gagné ce soir-là quelque nouveau grade, un surnom immortel, j'aurais reçu le _baptême du feu_!... Nouvelle et foudroyante preuve que, si l'on vit souvent des fusils partir qui n'étaient pas chargés, on voit quelquefois aussi même des canons chargés qui ne partent pas.
L'apothéose ainsi terminée pacifiquement, nous laissons sur le bord du canal, et la bouche ouverte, nos pièces toujours pointées et nos artilleurs désappointés. Il fallait courir à l'hôtel de ville, où un autre orchestre et un autre choeur m'attendaient pour l'exécution de la cantate. Mon espérance, cette fois, ne fut en rien trompée; nos chanteurs et nos musiciens n'eurent ni un soupir ni une double-croche à se reprocher. Il n'en fut pas de même de nos auditeurs; après le concert, pendant que j'écoutais les gracieusetés que M. le duc de Nemours et son frère de Montpensier avaient la bonté de me dire, quelque amateur d'autographes me fit l'honneur de me voler mon chapeau. J'en fus peiné, car la conscience de mon amateur lui aura sans doute sévèrement reproché de n'en avoir pas pris un meilleur; et puis je me voyais obligé de sortir tête nue, et il pleuvait.
Voilà tout ce que j'ai à vous apprendre sur Lille et les fêtes, de l'inauguration.--Comment, direz-vous, c'est pour me faire savoir qu'il y a de bons choristes, d'excellentes musiques militaires et de faibles artilleurs dans le chef-lieu du département du Nord, que vous m'écrivez une si longue lettre?--Eh mais, c'est là le talent! La belle malice d'écrire beaucoup quand on a beaucoup à dire! C'est à élever une longue avenue de _colonnes_, qui ne conduit à rien, que consiste aujourd'hui le grand art. Vous promenez ainsi votre naïf lecteur dans l'allée des Sphinx de Thèbes; il vous suit patiemment avec l'espoir d'arriver enfin à la ville aux cent portes; puis, tout d'un coup, il compte son dernier sphinx; il ne voit ni portes ni ville, et vous le plantez là, dans le désert.
H. BERLIOZ.
Tout est bien qui finit gaiement.
On peut remarquer un singulier contraste entre l'activité des musiciens de Paris à l'époque où nous sommes, et celle qu'ils déployaient il y a vingt ans. Presque tous avaient foi en eux-mêmes et dans le résultat de leurs efforts; presque tous aujourd'hui ont perdu cette croyance. Ils persévèrent néanmoins.
Leur courage ressemble à celui de l'équipage d'un navire explorant les mers du pôle antarctique. Les hardis marins ont bravé d'abord joyeusement les dangers des banquises et des glaces flottantes. Peu à peu, le froid redoublant d'intensité, les glaçons entourent leur vaisseau, sa marche est plus difficile et plus lente; le moment approche où la mer solidifiée le retiendra captif dans une immobilité silencieuse semblable à la mort.
Le danger devient manifeste; les êtres vivants ont presque tous disparu; plus de grands oiseaux aux ailes immenses dans ce ciel gris d'où tombe un épais brouillard, plus rien que des troupes de pingouins debout, stupides, sur des îles de glace, péchant quelque maigre proie, en agitant leurs moignons sans plumes incapables de les porter dans l'air... Les matelots sont devenus taciturnes, leur humeur est sombre, elles rares paroles qu'ils échangent entre eux en se rencontrant sur le pont du navire diffèrent peu de la funèbre phrase des moines de la Trappe: «Frère, il faut mourir!»
* * * * *
Mais ne nous laissons pas gagner par leur spleen, chassons les idées noires et d'une voix légère chantons ce gai refrain si connu:
FIN
TABLE
pages
PROLOGUE.--Lettres des choristes de l'Opéra à l'auteur.--Réponse de l'auteur aux choristes de l'Opéra 1
Le droit de jouer en _fa_ dans une simphonie en _ré_ 20
Un virtuose couronné 21
Un nouvel instrument de musique. 22
Le régiment des colonels 23
Une cantate 24
Un programme de musique grotesque 27
Est-ce une ironie? 30
L'évangéliste du tambour 32
L'apôtre du flageolet 35
Le prophète du trombone 35
Chefs d'orchestre 36
Appréciateurs de Beethoven 38
La version Sontag 39
On ne peut pas danser en _mi_ 40
Un baiser de Rossini 40
Un concerto de clarinette 41
Les instruments de musique à l'Exposition universelle 45
Un rival d'Erard 58
Correspondance diplomatique.--Lettre adressée à S. M. Aïmata Pomaré, reine de Taïti 59
Prudence et sagacité d'un provincial.--L'orgue mélodium d'Alexandre 63
La trompette marine.--Le saxophone.--Les savants en instrumentation 66
Jaguarita.--Les femmes sauvages 68
La famille Astucio 71
Les mariages de convenance 74
Grande nouvelle 76
Autre nouvelle 76
Le sucre d'orge.--La musique sévère 77
La Jettatura 82
Les dilettanti en blouse et la musique sérieuse 83
Lamentations de Jérémie 88
Un critique modèle 106
L'accent dramatique 108
Succès d'un _miserere_ 110
La saison.--Le club des cauchemars 111
Petites misères des grands concerts 121
On a un billet avec vingt francs 127
Guerre aux bémols 129
Correspondance scientifique.--Plombières et Bade, 1re lettre. 130
--Plombières et Bade, 2e lettre 145
Aberrations et hallucinations de l'oreille 164
Correspondance philosophique.--Lettre adressée à M. Ella 167
La débutante.--Despotisme du directeur de l'Opéra 172
Le chant des coqs, les coqs du chant 178
Les moineaux 180
La musique pour rire 183
Les sottises des nations.--_Castigat ridendo mores_ 185
L'ingratitude est l'indépendance du coeur 188
Vanité de la gloire 192
Madame Lebrun 199
Le temps n'épargne rien 202
Le rhythme de l'orgueil 204
Mot de M. Auber 206
La musique et la danse 206
Les danseurs poëtes 209
Autre mot de M. Auber 210
Concerts 210
La bravoure de Nelson 215
Préjugés grotesques 217
Les athées de l'expression 228
Madame Stoltz et Madame Sontag.--Les millions 237
Heur et malheur 246
Les dilettanti du grand monde.--Le poëte et le cuisinier 249
Les bois d'orangers.--Le gland et la citrouille 252
Les passades 254
Sensibilité et laconisme.--Une oraison funèbre en trois syllabes 256
Voyages en France.--Correspondance académique 257
Tout est bien qui finit gaiement 304
FIN DE LA TABLE
OEUVRES COMPLÈTES
DE M. HECTOR BERLIOZ
OEUVRE I
OUVERTURE DE WAVERLEY
PUBLIÉE A PARIS CHEZ RICHAUT
Boulevard Poissonnière, 26
--En grande partition. --Pour piano à quatre mains. --En parties séparées.
L'arrangement pour piano à quatre mains est également publié à Brunswick, chez Leibrock.
OEUVRE II
IRLANDE
Recueil de morceaux de chant avec accompagnement de piano sur des paroles traduites de Thomas Moore, publié à Paris chez RICHAUT, boulevard Poissonnière, 26.
Deux de ces morceaux: l'_Élégie_ et _Adieu_, _Bessy_, contiennent le texte original anglais.
La _Belle Voyageuse_ et le _Chant sacré_, instrumentés par l'auteur, sont aussi publiés en grande partition.
OEUVRE III
OUVERTURE DES FRANCS-JUGES
PUBLIÉE A PARIS CHEZ RICHAUT
boulevard Poissonnière, 26
--En grande partition. --Pour piano à quatre mains. --En parties séparées d'orchestre. --En parties séparées pour musique militaire.
OEUVRE IV
OUVERTURE DU ROI LÉAR
PUBLIÉE A PARIS CHEZ RICHAUT
Boulevard Poissonnière, 26
--En grande partition. --Pour piano à quatre mains. --En parties séparées d'orchestre.
L'arrangement pour piano à quatre mains est également publié à Brunswick, chez Mayer.
OEUVRE V
MESSE DES MORTS
REQUIEM
PUBLIÉE A MILAN, CHEZ RICORDI
--En grande partition.
On en trouve des exemplaires à Paris, chez BRANDUS, rue Richelieu, 103.
L'édition de Ricordi est la seule correcte. Elle diffère même en plusieurs points essentiels d'une édition antérieure qui fut faite à Paris, chez Schlesinger, et qui n'existe plus.
Les parties séparées de choeur se trouvent à Paris, chez Brandus.
OEUVRE VI
LE CINQ MAI
CANTATE
Pour voix de Basse et Choeur
PUBLIÉ A PARIS CHEZ RICHAUT
Boulevard Poissonnière, 26
--En grande partition. --En parties séparées d'orchestre. --En partition de piano et chant.
(Avec texte français et allemand.)
OEUVRE VII
LES NUITS D'ÉTÉ
RECUEIL DE SIX MORCEAUX DE CHANT
Il y a une édition avec piano chez RICHAUT, à Paris.
Elle diffère un peu dans l'un des morceaux (le Spectre de la Rose) de la belle édition publiée avec texte français et allemand, avec piano et en grande partition, à Winterthur en Suisse chez Ritter Biedermann, et à Leipzig chez Hofmeister.
OEUVRE VIII
RÊVERIE ET CAPRICE
ROMANCE POUR LE VIOLON
--En partition de piano. --En grande partition. --En parties séparées d'orchestre.
OEUVRE IX
OUVERTURE DU CARNAVAL ROMAIN
Deuxième ouverture de BENVENUTO CELLINI
Destinée à être exécutée avant le second acte de cet opéra.
PUBLIÉE A PARIS CHEZ BRANDUS
Rue Richelieu, 103
--En grande partition. --En parties séparées d'orchestre. --Pour piano à quatre mains, et pour deux pianos à quatre mains.
Arrangement de Pixis.
OEUVRE X
TRAITÉ D'INSTRUMENTATION
suivi de
LA THÉORIE DU CHEF D'ORCHESTRE
PUBLIÉ A PARIS, CHEZ SCHONENBERGER
Boulevart Poissonnière
En allemand, à Berlin, chez Schlesinger;
En italien, à Milan, chez Ricordi;
En anglais, à Londres, chez Novello.
La seconde édition (anglaise et française) est seule exacte et correcte; elle contient plusieurs chapitres nouveaux, d'autres refaits.
L'édition italienne ne contient pas d'ailleurs la Théorie du chef d'orchestre, que l'éditeur allemand de Berlin a publiée à part.
OEUVRE XI
SARA LA BAIGNEUSE
BALLADE A TROIS CHOEURS
PUBLIÉE A PARIS, CHEZ RICHAUT
Boulevard Poissonnière, 26
--En grande partition.
--En parties séparées d'orchestre, et arrangée pour deux voix avec accompagnement de piano.
OEUVRE XII
LA CAPTIVE
RÊVERIE POUR CONTRALTO
PUBLIÉE A PARIS, CHEZ RICHAUT
Boulevard Poissonnière, 26
--Avec piano. --En grande partition.
Ce morceau est aussi publié à Leipzig, avec texte allemand et accompagnement de piano.
OEUVRE XIII
FLEURS DES LANDES
Recueil de cinq morceaux de chant
PUBLIÉ A PARIS, CHEZ RICHAUT
Boulevard Poissonnière, 26
Le morceau intitulé _le Pâtre breton_ est publié à part en grande partition, avec texte français et allemand.
OEUVRE XIV
SYMPHONIE FANTASTIQUE
Première partie de l'Episode de la vie d'un artiste
PUBLIÉE A PARIS, CHEZ BRANDUS
Rue Richelieu, 103
--En grande partition. --En parties séparées, et pour piano (arrangement de Liszt).
OEUVRE XIV bis
LELIO
MONODRAME LYRIQUE
Deuxième partie de l'Episode de la vie d'un artiste
PUBLIÉ A PARIS, CHEZ RICHAUT
Boulevard Poissonnière, 26.
--En grande partition.
--En parties séparées d'orchestre, et en partition de piano et chant, avec texte français et allemand.
La fantaisie dramatique sur _la Tempête_ de Shakespeare, qui en forme le finale, peut être détachée de l'ouvrage et s'exécuter à part dans les concerts.
OEUVRE XV
SYMPHONIE FUNÈBRE ET TRIOMPHALE
Pour deux orchestres et choeur
PUBLIÉE A PARIS, CHEZ BRANDUS
Rue Richelieu, 103
--En grande partition. --En parties séparées d'orchestre et de choeur.
OEUVRE XVI
HAROLD EN ITALIE
SYMPHONIE
avec un alto principal
PUBLIÉE A PARIS CHEZ BRANDUS
Rue Richelieu, 103
--En grande partition. --En parties séparées d'orchestre.
OEUVRE XVII
ROMÉO ET JULIETTE
SYMPHONIE DRAMATIQUE
avec choeurs et solos de chant
PUBLIÉE A PARIS, CHEZ BRANDUS
Rue Richelieu, 103
--En grande partition. --En parties séparées d'orchestre et de choeur.