Chapter 43
La femme adultère était frappée à jamais dans ce qu'elle aimait le plus: sa beauté!
XXXIV
LE JUGEMENT DE DIEU
Parisis avait renversé le marquis de Fontaneilles; il avait frappé deux fois déjà... «C'est une lâcheté! dit le marquis, je suis désarmé.--Une lâcheté! dit Octave avec amertume; est-ce que ma femme était armée?--Vous savez bien que je croyais frapper ma femme.»
C'était la première fois que le mot _lâcheté_ résonnait aux oreilles de Parisis. Il domina toutes ses colères et toutes ses douleurs. Il se releva et dit avec calme: «Eh bien! il vous reste un pistolet chargé: voulez-vous le jugement de Dieu?--Le jugement de Dieu! dit le marquis se relevant aussi. Vous ne croyez pas à Dieu!»
Ce fut à cet instant que Mlle de Joyeuse jeta un cri en voyant sa soeur toute sanglante.
Octave crut entendre la voix de Geneviève et courut à elle.
Il lui parla et l'embrassa comme s'il voulût lui donner son âme pour la ranimer.
La lune répandait sur la figure de la duchesse un pâle sillon de lumière.
Geneviève avait les yeux ouverts, mais elle ne voyait plus Octave.
Il s'agenouilla: «Oui, le jugement de Dieu! dit-il avec désespoir; le jugement de Dieu, puisque tout est fini.»
Et comme si Geneviève dût l'entendre: «Geneviève! Geneviève! mon adorée Geneviève, attends-moi!»
Il l'embrassa encore. «Non, dit-il, l'âme n'est pas morte!» Et levant les yeux dans la nuit, cet athée s'écria: «_Credo!_»
Cette fois, il eut des larmes. Il lui sembla qu'il revoyait déjà au ciel sa mère et sa femme.
Mais le marquis attendait. Il retourna vers lui. «Voyons, dit-il, j'ai hâte.--Moi aussi, dit M. de Fontaneilles. Voilà deux pistolets, tous les deux sont couverts de sang: prenez!»
Mais Parisis dit qu'il reconnaissait celui qui venait d'être tiré.
Le marquis déplia une serviette, la jeta sur les pistolets et les tourna trois fois. «Prenez donc!» dit-il avec impatience.
Parisis, toujours galant homme, écrivait sur le coin d'une table: «Je me bats en duel avec M. de Fontaneilles.
«DUC DE PARISIS.»
Ce 28 juin, minuit et demi.
A son tour, le marquis de Fontaneilles écrivit:
«Je me bats en duel avec M. de Parisis.
«MARQUIS DE FONTANEILLES.»
Ce 29 juin, minuit et demi.
Le duc croyait que toute la nuit appartenait au jour passé. Le marquis comptait, en homme ordonné, le jour nouveau à partir de minuit. Voilà pourquoi on trouva deux dates: _le 28 juin et le 29 juin._
Parisis mit la main sous le repli de la serviette et prit un pistolet. Quand il l'arma, il lui sembla, malgré son émotion, tant était grande son expérience des armes, que le canon de ce pistolet était encore tiède comme si on venait de s'en servir. «Dieu me condamne, Geneviève m'appelle,» dit-il en levant fièrement la tête.
Les deux adversaires se placèrent presque l'un contre l'autre, le doigt sur la détente, la gueule du pistolet à peine à dix centimètres du coeur.
Eclairés par la flamme vacillante d'une bougie, ils se regardèrent un instant d'un terrible regard; ils entendirent battre leur coeur sous le canon des pistolets. «Un, dit Octave.--Deux, dit M. de Fontaneilles.--Trois, dit Octave.»
Une détonation retentit dans le silence de la nuit.
M. de Fontaneilles vit le dernier des Parisis, frappé d'une balle en pleine poitrine, faire quelques pas en arrière.
Tout à coup, ressaisissant un éclair de vie, Octave alla d'un pas rapide tomber avec un grand cri de douleur sur le sein de la duchesse de Parisis.
Elle eut encore un tressaillement.
XXXV
MONJOYEUX
Quoiqu'il fût minuit et demi, quelques joueurs attardés avaient reconduit après souper Mlles Fleur-de-Pêche, la Taciturne et Tourne-Sol jusqu'à la porte de l'hôtel d'Angleterre.
Ces deux dames ne recevaient pas _intrà muros_.
On entendit le coup de pistolet qui frappait Parisis. «Entendez-vous? dit un joueur, c'est un décavé qui joue à la rouge.»
Horrible mot, quand on pense à tout ce sang répandu.
Le prince Bleu devisait gaiement avec ces demoiselles; il avait rencontré à onze heures Parisis et sa femme qui allaient entrer à l'hôtel d'Angleterre; ils lui paraissaient si heureux, qu'un rayon lui était venu jusque sur la figure; il n'avait jamais été si gai.
Cette détonation l'inquiéta pourtant.
Ce fut alors qu'un homme, plus inquiet que lui, arriva dans le groupe et demanda de quoi il était question. C'était Monjoyeux, suivi bientôt de Villeroy qui était arrivé par le train du soir.
Quand on leur eut répondu qu'on venait d'entendre une détonation: «Oh! mon Dieu! s'écria Monjoyeux, il y a là-haut un assassinat.»
On voyait courir des lumières dans l'hôtel, on criait et on parlait haut.
Monjoyeux carillonna pour entrer. La porte s'ouvrit. Le prince Bleu s'élança désespéré.
Monjoyeux allait le suivre, mais M. de Fontaneilles sortit.
Monjoyeux remarqua qu'il était tout couvert de sang. «On ne passe pas, lui dit-il en l'arrêtant.--Pourquoi? demanda froidement le marquis.--Parce que vous ressemblez à un homme qui fait son crime.--Moi! Je ne fuis pas. Cet homme m'avait pris ma femme, je vais tout droit me constituer prisonnier.--Eh bien! vous êtes mon prisonnier,» dit Monjoyeux. Et quand il eut appris l'horrible tragédie: «Va! lui dit-il, je t'abandonne à toi-même, va cuver ton sang!»
Mais le ressaisissant: «Tu m'as tué mon seul ami; tu porteras un jour ma marque, si tu es absous.»
Le rude Monjoyeux pleurait comme un enfant. Et comme à toutes choses il y a une moralité, Monjoyeux ajouta: «Il faut en finir une fois pour toutes avec ces hommes qui assassinent les femmes. Dieu merci! la peine de mort contre la femme est abolie.»
Monjoyeux courut vers Parisis. Il lui sembla qu'il tressaillait encore. Il voulait l'embrasser; mais, quand il le vit couvrant de ses mains et de sa figure la chaste nudité de Geneviève, il tomba agenouillé et il éclata en sanglots.
Le médecin qui était survenu, les supplia, lui, Villeroy et le prince Bleu, de sortir de cette chambre sanglante, où tout le monde voulait entrer. «Oui, dit Monjoyeux, allons-nous-en. C'est la chambre nuptiale de la mort. Que personne ne la profane.» Et après avoir respectueusement baisé la main de la morte, il ajouta: «Demain j'y reviendrai seul.»
Mais le lendemain, quand il revint, on lui dit que son ami était déjà dans le cercueil. Il rencontra dans l'escalier de l'hôtel une femme qu'il avait vue à Paris au bras d'Octave.
C'était la Femme de Neige.
Elle lui tendit la main: «Tout est fini!» dit-elle tristement. Il voulut lui parler, mais elle passa rapide et mystérieuse.
XXXVI
UNE NOUVELLE A LA MAIN
Madame d'Argicourt était sérieusement malade. Elle aussi avait perdu son amant; elle aussi s'était réveillée de toutes ses illusions. Horrible réveil, quand déjà la jeunesse décline et qu'on n'espère plus reprendre pied dans le pays de l'amour. Cette femme, si vive et si gaie, toute emportée par la force de sa nature, devait tomber d'un seul coup comme ces arbres branchus qui appellent la foudre.
Une soeur de charité la veillait.
C'était une jeune religieuse, pâle et méditative, qui lui était venue par son médecin ou par son confesseur, je ne sais pas bien.
La jeune religieuse, toute à ses livres de prières, ne semblait rien savoir des choses de ce monde. On apportait les journaux de sport, de haute vie, de nouvelles à la main à Mme d'Argicourt, la soeur de charité ne les lisait jamais.
Mais un soir, comme Mme d'Argicourt s'impatientait dans la fièvre, elle lui dit: «Ma soeur, je vous en prie, lisez-moi les journaux, faites-moi oublier que je souffre.»
La religieuse tenta de la convaincre que si elle écoutait quelques lectures pieuses elle sentirait comme par miracle ses douleurs s'apaiser, tant les légendes chrétiennes sont un baume sur toutes les douleurs, même sur les douleurs corporelles, puisque, selon l'apôtre, il n'y a que l'âme qui vit. Là est le vrai stoïcisme.
Mais enfin, pour complaire à la malade, la religieuse ouvrit le premier journal venu.
Elle promena ses regards çà et là. D'où vient que la première chose qu'elle lut fut cette nouvelle à la main toute fraîche venue d'Ems par le télégraphe, comme s'il se fût agi d'un événement politique?
«La ville d'Ems inaugure mal sa saison. Voici, en quelques mots, la tragédie épouvantable dont cette petite ville, toujours si gaie, vient d'être le théâtre. Il y a là un dénouement pour les faiseurs de drames.
«Un duc célèbre dans le monde parisien était arrivé hier sans sa duchesse. Il paraît qu'il venait à Ems pour y rencontrer une belle marquise parisienne.
«Mais le duc et la marquise avaient compté sans la duchesse et le marquis.
«Or, la duchesse arrive à temps et prend sa place le soir dans le lit du duc, c'était son droit; c'était son devoir.
«Mais, par malheur, le marquis, en proie à sa fureur jalouse, ne doute pas qu'il va trouver sa femme dans le lit du duc; dans son aveuglement, il se précipite, il entend parler une femme, la jalousie lui dit que c'est la sienne, il est armé d'un poignard. Il veut frapper le duc, peut-être pour frapper la femme ensuite.
«Le duc était debout, se déshabillant; la femme était déjà couchée. Au premier coup de poignard, la femme se précipite; dans son aveuglement, le marquis la frappe à son tour.
«Il frappe au coeur.
«Le duc est blessé et la femme tuée. Rien ne peut peindre cet horrible carnage.
«Ce n'est pas tout: duel au poignard, duel au pistolet, jugement de Dieu, que sais-je! Le duc est tué, le marquis s'est livré à la justice allemande.
«On n'a pas de nouvelles de la marquise.
«C'est d'autant plus épouvantable, que le duc et la duchesse s'adoraient. On sait qu'ils étaient encore dans leur lune de miel. Mais n'est-ce pas bien mourir que de mourir heureux?
«Et maintenant, on se demande ce que faisait là une dame étrangère connue à Paris sous le nom de la _Femme de Neige_?
«Tout est mystérieux en cette tragédie d'Ems.»
La religieuse ne lut tout haut que les premières lignes de cette «nouvelle à la main.» Mme d'Argicourt se souleva. «Lisez, lisez, ma soeur. Je suis sûre que c'est le duc de Parisis. Oh! mon Dieu! mon Dieu! quel malheur!»
Mme d'Argicourt s'aperçut alors que la religieuse venait de tomber évanouie.
XXXVII
LES ROSES FANÉES
Cette dépêche de Bade avait averti d'Aspremont, qui était alors en Bourgogne:
M. le comte d'Aspremont à Dijon. Ami, allez nous attendre à Paris. Épouvantable malheur. Duc et duchesse assassinés. Funérailles mardi.
MONJOYEUX.
D'Aspremont courut au château de Parisis. Il y trouva, dans la chambre de la duchesse, Mlle Hyacinthe, à peine revenue de Cologne. Elle avait le matin cueilli des roses pour Geneviève. Elle venait, elle aussi, de recevoir, une dépêche de Monjoyeux.
Quoique d'Aspremont connût à peine la jeune amie de la duchesse, il se jeta dans ses bras et pleura avec elle. «Voyez-vous, lui dit-il, je ne retrouverai jamais un ami comme de Parisis. Brave comme le feu, généreux comme l'or, celui-là ne se marchandait pas. Il donnait son coeur et son âme comme sa fortune. C'est un deuil pour tout Paris! car il était partout la joie et la vie.--Et la duchesse? s'écriait Hyacinthe en éclatant dans ses sanglots, c'était la plus adorable de toutes les femmes: la beauté, la vertu, lâchante. Elle n'avait pas sa seconde, si ce n'est la Violette.»
D'Aspremont fut touché des larmes de Mlle Hyacinthe. Il n'avait jamais si bien pleuré. «Dieu ne voulait pas qu'ils fussent heureux, lui dit-elle, car Violette était morte pour eux.--Qui vous a dit que Violette fût morte? dit d'Aspremont. Je suis sûr que je l'ai reconnue à Paris aux filles repenties, quoiqu'elle se cachât bien.--Oh! dites-moi que Violette n'est pas morte; si vous saviez comme nous nous aimions! Si vous saviez comme la duchesse aimait sa cousine! Il n'y a pas une fleur ici qui n'en témoignerait.»
Mlle Hyacinthe eut un sourire à travers ses larmes. «Geneviève, reprit-elle, effeuillait tous les jours des milliers de roses en souvenirs de Violette. Les pauvres roses de Parisis et de Pernan, qui donc les cueillera?»
Hyacinthe montra à d'Aspremont une couronne de roses blanches qu'elle avait jetée sur le lit de la duchesse. «Ce lit, dit-elle, où on ne la couchera plus, même dans la mort! Ce lit où j'espérais la voir mère!»
D'Aspremont eut à cet instant comme une vision de sa vie future: il sembla que ces roses déjà fanées étaient jetées sur le tombeau de son coeur. Il se jeta dans les bras de Hyacinthe comme un désespéré qui voudrait mourir.
Hyacinthe ne comprenait pas; elle s'imagina un instant que d'Aspremont l'aimait. Mais d'Aspremont n'était si triste que par prescience: comme un spectateur au théâtre de sa vie, il voyait le drame avant que le rideau fût levé. «Que m'importe moi-même, dit-il à la jeune fille; mon vrai désespoir, c'est la mort de Parisis. Que ferai-je sans lui, maintenant!»
Et ce fut à Paris le cri de tous les amis d'Octave, tant il était l'âme de toutes ses belles folies.
XXXVIII
VIOLETTE ÉTAIT-ELLE MORTE?
Celui qu'on surnommait le prince Bleu, le marquis de Villeroy et Monjoyeux accompagnèrent au château de Parisis les dépouilles mortelles du duc et de la duchesse. Monjoyeux avait des bouffées de colère contre ce jeu de hasard que d'autres appellent la destinée. Villeroy était grave, triste et silencieux: un chagrin diplomatique. Le prince était méconnaissable. Il sentait qu'il avait perdu celui qu'il aimait, lui aussi, comme son seul ami.
On se racontait dans ce pèlerinage de la mort tous les épisodes amoureux d'Octave de Parisis. Il semblait que la vie parisienne fut déjà en deuil. Qui donc vivrait si bravement dans toutes les aventures, dans le luxe inouï, dans les élégances exquises; une fois encore le beau monde avait perdu son d'Orsay.
Les trois amis parlaient de Geneviève comme d'une soeur et comme d'une sainte.
Quand on arriva devant le château, qui ce jour-là riait au soleil, on vit, appuyée sur Mlle Hyacinthe, une religieuse voilée, qui descendit le perron et qui fit le signe de la croix sur les deux cercueils recouverts de velours.
La religieuse était blanche comme un linceul; elle ressemblait à ces figures d'Angelico da Fiesole qui n'ont plus rien de la terre. Aussi était-ce un étrange contraste que de la voir soutenue par Mlle Hyacinthe qui, quoique toute à sa douleur, gardait l'éclat de ses vingt ans.
C'était l'image de la mort soutenue par la vie.
Monjoyeux demanda à Mlle Hyacinthe si cette religieuse était de la famille. «Vous ne la connaissez donc pas?--Dites-moi son nom.--Elle s'appelle Louise de la Miséricorde, comme Mlle de la Vallière.»
La religieuse avait posé ses deux mains sur les deux cercueils, comme si elle eût senti battre encore le coeur d'Octave de Parisis et de Geneviève de La Chastaigneraye. «Octave, murmura-t-elle, priez Dieu pour moi!»
XXXIX
LA LEGENDE DES PARISIS
Les funérailles du duc et de la duchesse de Parisis appelèrent au château le beau monde qui naguère était venu si joyeux aux noces d'Octave et Geneviève.
Mais il y eut des absents.
Ce pauvre château de Parisis! un instant réveillé pour les fêtes, désormais le campo santo d'une grande famille dont le nom ne retentira plus!
Après les funérailles, dans la crypte des tombeaux, la religieuse ne dit qu'un seul mot, le mot de Geneviève:--C'EST LA!--
Et elle montra les deux cercueils.
Monjoyeux ne dit qu'un seul mot à la religieuse: «Ma soeur ainsi le voulait la légende des Parisis, qui a dit:
L'AMOUR DES PARISIS DONNERA LA MORT, L'AMOUR DONNERA LA MORT AUX PARISIS.
La soeur de charité murmura: «Oui, puisque je suis morte pour ce monde.»
XL
FRAGMENT D'UNE LETTRE DE MONJOYEUX
On donnera ici quelques lignes d'une lettre écrite par Monjoyeux à celui qui a conté cette histoire:
N'imprimez pas encore le mot FIN. Il n'y a jamais de dénouement dans les histoires de ce monde. La mort ne tue ni l'âme le souvenir, ni la passion. Le tombeau n'est pas le néant; ne parle-t-il pas à ceux qui survivent? Que de chapitres à travers la mort! Demandez à Violette, cette autre Louise de la Miséricorde, qui porte son linceul, mais qui ne peut pas mourir.
Demandez à Mme d'Antraygues, à Mme de Fontaneilles, à Mme de Hauteroche, à toutes celles que nous avons vues dans les pâleurs de la passion.
Violette me disait hier: «Pourquoi la tombe ne s'ouvre-t-elle pas pour moi, puisque je traîne mon suaire!» Et elle ajouta: «Mourir d'amour, c'est vivre deux fois: de la vie présente et de la vie future.»
La pauvre et douce Violette avait raison. C'est une vraie femme celle-là, une figure et un coeur, une âme dans la passion!
Plus je vais, plus je reconnais la supériorité de la femme. Qu'est-ce que l'homme? Un rhéteur. Notre ami Octave n'était pas un rhéteur. C'était la jeunesse emportée par la passion.
Pauvre Parisis! J'ai pleuré sur son tombeau; mais je ne puis croire qu'un homme si vivant soit couché dans un linceul. Quand je vois une belle femme, il me semble toujours qu'il n'est pas loin.
TABLE DES CHAPITRES
PRÉFACE.
LIVRE I
MONSIEUR DON JUAN
I. C'EST ÉCRIT SUR LES FEUILLES DU BOIS DE BOULOGNE.
II. LA LÉGENDE DES PARISIS.
III. PAGES D'HISTOIRE FAMILIALE.
IV. OU OCTAVE DE PARISIS SUIT SON BONHEUR.
V. LES CURIOSITÉS D'UNE FILLE D'EVE.
VI. LA MARGUERITE.
VIL L'OR, LE POUVOIR, LA RENOMMÉE, L'AMOUR.
VIII. LE JEU DE CARTES.
IX. LA DAME DE PIQUE ET LES POIGNARDS D'OR.
X. LE BAISER DE DON JUAN.
XI. LA DAME DE COEUR ET LA DAME DE PIQUE.
XII. LE TOUR DU LAC.
XIIL POURQUOI MADEMOISELLE ALICE SE FIT ENLEVER.
XIV. SU LA GLACE.
XV. L'ESCALIER D'ONYX.
XVI. VIOLETTE.
XVII. POURQUOI OCTAVE SENTIT UNE PETITE MAIN SUR LA SIENNE QUAND IL VOULUT SONNER.
XVIII. LE ROI DE THULÉ.
XIX. OCTAVE JETTE SA COUPE A LA MER.
XX. UNE FEMME EN HAUT, UNE FEMME EN BAS.
XXI. LES DEUX RIVALES.
XXII. LE DUC DE PAS LE SOU.
XXI. IL UNE RÉAPPARITION A. L'OPÉRA.
XXIV. POURQUOI M. D'ANTRAYGUES DEMANDA A SA FEMME SI ELLE GANTAIT L'OCTAVE.
XXV. UNE AMBASSADE GALANTE D'OCTAVE DE PARISIS.
XXVI. LA VALSE DES ROSES.
XXVII. LE DERNIER MOT DE L'AMBASSADE.
XXVIII. LE NAUFRAGE DU COEUR.
XXIX. LES MÉTAMORPHOSES DE MADEMOISELLE VIOLETTE DE PARME.
XXX. LE VOYAGE A DIEPPE.
XXXI. SUR LA PLAGE.
XXXII. LES DIX MILLIONS DE MADEMOISELLE RÉGINE DE PARISIS.
XXXIII. LA DAME BLANCHE.
XXXIV. LA MESSE DE DON JUAN.
XXXV. LE BOUQUET DE ROSES-THÉ.
XXXVI. LE BOUQUET DE ROSES-THÉ ET LE POISON DES MÉDICIS.
XXXVII. L'ADIEU DE VIOLETTE.
XXXVIII. LES DIX MILLIONS.
XXXIX. ALICE.
XL. OU VA UNE FEMME QUI TOMBE.
LIVRE II
MADAME VÉNUS
I. LA CHAMBRE A DEUX LITS.
II. DE MADAME DE MARSILLAC QUI PORTAIT DES MUFFLES D'OR SUR CHAMP DE GUEULES.
III. LA LUNE REGARDAIT PAR LA FENÊTRE.
IV. POURQUOI ANGÈLE ÉTAIT-ELLE PARTIE.
V. VIOLETTE AU SECRET.
VI. DE QUELQUES DEMOISELLES CHEZ LE JUGE D'INSTRUCTION.
VII. POURQUOI ANGÈLE ÉTAIT-ELLE PARTIE.
VIII. DE QUELQUES PARADOXES DE MONJOYEUX.
IX. MONJOYEUX JOUE UN NOUVEAU ROLE.
X. LA COUR D'ASSISES.
XI. LA MÈRE DE VIOLETTE.
XII. VIOLETTE ET GENEVIÈVE.
XIII. TROIS MARIS CONTENTS.
XIV. LES FEMMES INVINCIBLES.
XV. L'ESCARPOLETTE.
XVI. LE FESTIN DE MARBRE.
XVII. UN TOAST A LA FEMME.
XVIII. HISTOIRE DE MADAME VÉNUS.
XIX. LE THÉ DE MADAME VÉNUS.
XX. LE SOUPER DU COMMANDEUR.
XXL. CI GIT MADAME VÉNUS.
LIVRE III
LA DAME DE COEUR
I. DEUX LARMES DE GENEVIÈVE.
II. LA FOLIE DE LA RAISON.
III. LES DEUX COUSINES.
IV. LA CONFESSION DE GENEVIÈVE.
V. POURQUOI CLOTILDE MOURUT VIERGE.
VI. L'HEURE DU DIABLE.
VII. LES VISIONS DE MADEMOISELLE JULIA.
VIII. LA SOLITUDE DE VIOLETTE.
IX. LES DEUX COUSINES.
X. LE CHATEAU DE CARTES.
XI. UN AUTRE BOUQUET MORTEL.
XII. OÙ ÉTAIT ALLÉE VIOLETTE.
XIII. LE TROISIÈME LARRON.
XIV., LA FEMME DE NEIGE.
XV. PAGES DÉTACHÉES DE LA VIE D'OCTAVE.
XVI. LA CHIFFONNIÈRE.
XVII. L'HÔTEL DU PLAISIR, MESDAMES.
XVIII. LES INSÉPARABLES.
XIX. LES POIGNARDS D'OR.
XX. UN CARABIN ARRACHE UNE DENT A MADEMOISELLE RÉBECCA.
LIVRE IV
LA TRAGÉDIE
I. LA CONFESSION DE VIOLETTE.
II. OCTAVE A PARISIS.
III. LE DÉFI A DIEU.
IV. LA MORTE ET LA VIVANTE.
V. LE BOUQUET DE FRAISES ET LE HOUQUET DE LÈVRES.
VI. LE MARIAGE DE DON JUAN.
VII. L'EXTRAIT MORTUAIRE DE VIOLETTE DANS LA CHAMBRE NUPTIALE.
VIII. L'HIRONDELLE DE VIOLETTE.
IX. LE LENDEMAIN DU BONHEUR.
X. MOURIR CHEZ SOI.
XI. LA D'ANTRAYGUES!
XII. LA MORT D'UNE PÉCHERESSE.
XIII. LA LETTRE DE DEUIL.
XIV. L'APPARITION.
XV. LE DIABLE AU CHATEAU.
XVI. LA MARQUISE DE FONTANEILLES.
XVII. LE DÉJEUNER SUR L'HERBE.
XVIII. LES FILLES REPENTIES.
XIX. LA CRISE.
XX. QUE L'AMOUR DE LA RÉSISTANCE EST AUSSI IMPÉRIEUX QUE LE DÉSIR DE L'AMOUR.
XXI. LE DERNIER SOUPER.
XXII. UNE CAUSERIE SUR LES FEMMES AU CONCERT DES CHAMPS-ELYSÉES.
XXIII. LA FATALITÉ.
XXIV. LES ADIEUX.
XXV. LE DÉMON DE L'ADULTÈRE.
XXVI. NÉE FOUR AIMER, NÉE POUR SOUFFRIR.
XXVII. TOURNE-SOL ET LA TACITURNE.
XXVIII. LA FEMME VOILÉE.
XXIX. LES DEUX ATHÉES.
XXX. M. DE FONTANEILLES.
XXXI. PROPOS PERDUS.
XXXII. OÙ ÉTAIT LA DUCHESSE DE PARISIS?
XXXIII. L'HEURE D'AIMER.
XXXIV. LE JUGEMENT DE DIEU.
XXXV. MONJOYEUX.
XXXVI. UNE NOUVELLE A LA MAIN.
XXXVII. LES ROSES FANÉES.
XXXVIII. VIOLETTE ÉTAIT-ELLE MORTE?
XXXIX. LA LÉGENDE DES PARISIS.
XL. FRAGMENT D'UNE LETTRE DE MONJOYEUX.