Les grandes chroniques de France (6/6) selon que elles sont conservées en l'Eglise de Saint-Denis en France

Volume dépareillé et dépourvu de toute autorité, en raison de la date

Chapter 12,957 wordsPublic domain

récente de la transcription. Il commence au règne de Charlemagne et se termine avec celui de Henri I.

Nº 9630.

Un volume in-4º, papier, lignes longues; XVe siècle; couvert en parchemin.

Ce manuscrit renferme une chronique toute différente de celle de Saint-Denis. Il auroit même une grande importance si la bibliothèque du roy ne possédoit pas du même récit deux autres manuscrits plus anciens, savoir le nº 98. ^22, Supplément françois, et 530 du même fonds que j'ai souvent eu l'occasion de citer, pour les règnes de Jean et de Charles V. Mais le nº 9630 est particulièrement recommandable pour le récit du voyage de l'empereur Charles IV en France. Il en donne tous les détails moins correctement, il est vrai, mais aussi longuement que le beau manuscrit 8395. A la suite est également la déposition de Jacques de Rue, mais fort écourtée. Le volume se termine par un morceau étranger à nos chroniques: «l'Avis baillié par l'Université de Paris au roy sur le débat des papes.»

Nº 9649, 9650, 9651, 9652, 9653.

Cinq volumes in-4º, papier, à lignes longues; fin du XVe siècle; reliés en maroquin rouge, aux armes de Béthune sur les plats.

Cet exemplaire ne contient que la seconde partie des _Chroniques de Saint-Denis_, à partir du règne de Saint-Louis. C'est la rédaction définitive: mais comme le relieur de la bibliothèque de Philippe de Béthune, au lieu de tracer sur le dos le titre général de _Chroniques de Saint-Denis_, s'est contenté, pour chaque volume, d'un titre spécial; au premier: _Les fais du bon roy Saint-Louys_; au second: _Les Chroniques de Philippe-le-Bel_; au troisième: _Histoire des roys Philippe-le-Bel, Charles-le-Bel et Philippe de Valois_; au quatrième: _Les fais du roy Jean et du roy Philippe de Valois_; au cinquième enfin: _Les Chroniques des roys Charles V et de Madame_; il en est résulté chez le père Daniel, Villaret, M. de Sismondi et quelques autres, une erreur qui fait peu d'honneur à la critique de ces arrangeurs d'histoire. Ils ont cru que chacun des quatre derniers volumes contenoit une relation des successeurs de saint Louis, différente de celle des _Chroniques de Saint-Denis_; et très-fréquemment il leur est arrivé de citer en marge ou en notes comme deux autorités parfaitement distinctes les _Chroniques de Saint-Denis_ imprimées, et la vie manuscrite de Philippe de Valois, manuscrit 9651:--Les _Chroniques de Saint-Denis_ imprimées et l'histoire inédite du roi Jean conservée dans le manuscrit 9652, etc. La vérité, c'est que ces volumes n'offrent que le texte consacré des _Chroniques de Saint-Denis_. Seulement la transcription en est fort inexacte.

Début: «Cy commencent les fais et la vie du bon roy saint Loys.--Nous devons avoir en mémoire les fais et les contenances de nos devanciers et nous devons remirer ces anciennes escriptures qui parlent des preudes hommes et de leurs vies. Si comme fut monseigneur saint Loys qui se contint si honnestement en son royaume, etc.

Fin: «Et y morut grant foison de leurs gens et de leurs chevaulx. Et s'en alerent aucuns et emmenerent grant foison de biens.»

Cette fin est au fol. 77. Les dix-sept derniers feuillets qui suivent contiennent: «Ung petit traittié ou quel est contenue et recitée l'occasion ou couleur par laquelle feu le roy Edouart dAngleterre se disoit avoir droit a la couronne de France.»

FONDS DE NOTRE-DAME.

Nº 134.

Un volume in-folio parvo, vélin, à deux colonnes; XVe siècle; relié en veau fauve.

Premier volume d'un exemplaire dépareillé et assez négligemment transcrit. Le récit se poursuit jusqu'à la mort de Philippe de Valois. Au chapitre du comte de Champagne, on lit _Gastebrulles_.

Début: _Ce sont les grans Croniques de France_.

«Cil qui ceste oevre commence a tous ceulx qui ceste hystoire liront salut en nostre Seigneur. Pour ce que pluseurs gens doubtoient de la genealogie des roys de France de quel original et de quelle lignie il sont descenduz emprist-il ceste oevre a faire par le commandement de tel home que il nen pout ne ne dut refuser. Mez pource que sa lettreure et sa simplece de son engin ne soufist pas a tretier de oevre de si haute hystoyre...»

Fin: «Si puet on veoir par fait comment le bon roy Phelipe fu vray catholique et non pas seulement pour lez .II. causez dessous escriptes mais pour pluseurs autres pourcoy nostre Seigneur voult quil eust painne et tribulacion en ce monde afin quil peust avec luy regner perdurablement apres sa mort.»

FONDS DE SORBONNE.

Nº 423.

Un volume in-folio mediocri, papier, à deux colonnes; fin du XVe siècle; relié en maroquin rouge, aux armes du cardinal de Richelieu sur les plats.

C'est le premier volume d'un exemplaire dépareillé. Il ne conduit le récit que jusqu'au milieu du quinzième chapitre de la vie de _Loys-le-Gros_.

Début: «Cils qui ceste oeuvre commenca a touls cheulx quy ceste histore liront salut en nostre Seigneur pour che que pluiseurs gens se doubtoient de la genealogie des rois de Franche de quel original et de quelle lignie il sont descendus emprist ceste oeuvre a faire par le commandement de tel homme que il ne peust ou deubst refuser. Mais pour che que la lecture et la simplaiche de son enghin ne souffist mie a traitier oeuvre de si hault histore.»

Fin: «Et lautre menu peuple qui alloiens aux appostres en pelerinage et les fesoit aller a son pie et encliner aussi comme sil feust droit apostre. Et quant y aloient ains pris...»

Nºs 425 et 426.

Deux volumes in-folio maximo, vélin, à deux colonnes, miniatures, vignettes et initiales; commencement du XVe siècle; reliés en veau fauve.

Très-bel exemplaire de la rédaction définitive. Le chapitre du comte de Champagne porte le nom: _Gatebrule_.

Début: «Cy commencent les grans croniques et les fais de tous les roys qui ont regne en France. Cy commence la genealogie des deux qui regnerent avant quil y eust oncques roy en France et puis apres des roys ensuivent qui apres eux ont regne.

»Cil qui ceste euvre commence, a tous ceulx qui ceste histoire liront salut en nostre Seigneur. Pour ce que plusieurs grans se doubtoient de la genealogie des roys de France quel original et de quel lignie il sont descendus emprist ceste euvre a faire par le commandement de cel homme que il ne pot ne ne dut refuser; mais pour ce sa lecture et la simplesce de son engin ne souffist mie a traitier de unne si haulte histoire...»

Fin: «Et y morut grant foison de leur gent et de leur chevaux et sen alerent aucuns et emmenerent grant foison de biens.»

Nº 430.

Un volume in-4º, papier, à deux colonnes; fin du XVe siècle; relié en maroquin rouge, aux armes du cardinal de Richelieu sur les plats.

Troisième et dernier volume d'un exemplaire dépareillé. Il commence au règne de Philippe de Valois, et suit la leçon curieuse que j'ai donnée en variante à la fin de ce règne.

Début: «Apres la mort du roy Charles qui bel estoit appelez lequel avoit lessie la royne Jehanne sa femme grosse furent assemblez les barons et les nobles hommes du pais a traitier du gouvernement du royaulme. Car comme la royne feust grosse et on ne savoit quel enfant elle devroit avoir il ny avoit cellui qui osast a lui appliquer le nom de roy bonnement ne usurper...»

Fin. «Et y morut grant foison de leurs gens et de leurs chevaulx, et sen alerent aucuns et emmenerent grant foison de biens.»

Nº 1005.

Un volume in-fol. parvo, vélin, lig. long.; fin du XVe siècle; relié en parchemin vert.

Dernier volume d'un bel exemplaire dépareillé. Il commence à Philippe de Valois, et continue le récit bien au-delà de la mort de Charles V; d'après Juvenal des Ursins et Jean Chartier.

Début: «Apres la mort du roy Charles qui bel estoit appelle lequel avoit laissie la royne grosse, furent assemblez les barons et les nobles a traictier du gouvernement du royaume.»

Fin (au fol. 182): «Et y mourut grant foison de leurs gens et de leurs chevaulx et sen allerent aulcuns et emmenerent grant foison de prisonniers.»

FONDS DES GRANDS AUGUSTINS.

Nº 79.

Un volume in-4º, papier, lignes longues; commencement du XVe siècle; couvert en vieille peau blanche.

Premier volume d'un exemplaire dépareillé qui avoit appartenu à Pithou. La transcription en est belle et assez correcte. Le premier feuillet a été arraché, et le récit n'est poursuivi que jusqu'à la fin du douzième chapitre du deuxième livre de Philippe-Auguste.

Début: (Vers la fin du prologue.) «La soustint et garantist comme sa propre partie qui pour introduire en la foy lui fut livree. La seconde raison si peut estre telle que la fontaine de Clergie par qui sainte eglise est soustenue et enluminee flourist a Paris...»

Fin: «Et les villains que le roy avoit exauciez qui pas ne savoient lus darmes ne navoient pas hardement de combattre tournerent en fuitte leurs ennemis qui les virent fouir prinstrent...»

FONDS DU DUC DE LA VALLIERE.

Nº 33. (Anc. nº 5017.)

Un volume in-folio, vélin, à deux colonnes, miniatures, vignettes et initiales; fin du XIVe siècle; relié en maroquin rouge.

Ce manuscrit d'après lequel on a gravé le frontispice de notre édition in-fol. a été parfaitement décrit par M. Van Praet, dans le 3e volume du _Catalogue des livres de M. le duc de la Valliere_. Il est d'une admirable exécution, mais la pureté de son texte n'est pas comparable à l'élégance des ornemens et à la netteté de la calligraphie. Il a cela de remarquable qu'à la fin de Philippe de Valois, fol. 422 vº, il porte: _Ci fénissent les Croniques de France_. Nouvelle preuve de ce que j'ai déjà avancé sur le changement de rédaction à compter du règne de son successeur.

Au chapitre du comte de Champagne, il porte la leçon de _Gatebrulle_.

Début: «Ci commencent les Croniques de France et premierement le prologue.

»Cil qui cest euvre commence a tous ceulx qui ceste hystoire liront salut en nostre Seigneur. Pour ce que pluseurs gens doubtoient de la genealogie des roys de France de quel original et de quelle lignie il sont descendus emprist il celle euvre a faire par le commandement de tel homme que il nen pot ne ne dut refuser. Mais pour ce que sa lectrure et la simplesce de son engin ne souffist pas a traitier de euvre de si haulte hystoire, etc.»

Fin: «Et y mourut grant foyson de leurs gens et de leurs chevaulx. Et sen alerent aucuns et emmenerent grant foison de biens.»

Au dessus du dernier feuillet la rubrique porte: «Du roy Charles VI qui a present regne. Dieu lui doint honneur et bone vie.»

FONDS DU SUPPLÉMENT FRANÇOIS.

Nº 6.

Un volume in-folio maximo, vélin, à deux colonnes, miniatures, vignettes et initiales; fin du XVe siècle; relié en veau marbré, à l'aigle françoise sur les plats.

Exemplaire dont les miniatures doivent être mises au nombre des plus belles que l'on ait jamais exécutées. M. le comte Auguste de Bastard, si excellent juge, y reconnoît la main de Jean Fouquet, peintre de Louis XI. Le mérite des ornemens a porté malheur à la première feuille du manuscrit qui a été enlevée avant l'entrée du volume dans la Bibliothèque du roi. Quant au texte, je ne l'ai pas trouvé plus pur que celui des manuscrits les plus ordinaires. La date peu ancienne de l'exécution m'a d'ailleurs rarement permis de donner la préférence aux variantes que j'y remarquois. Au chapitre du comte de Champagne il porte le nom: _Gaste Brule_.

Le premier feuillet conservé commence avec les dernières lignes du prologue: «Que longuement y soient maintenus a la louenge et a la gloire de son nom qui vit et regne par tous les siecles des siecles. Amen.»--«Premier. Comment François sont descendus des Troyens de Troye la grante, etc.»

Fin: «Et y mourut grant foison de leurs gens et de leurs chevaulx, et s'en alèrent aucuns et emmenèrent grant foison de biens.»

Nº 7.

Deux volumes in-folio, vélin, à deux colonnes; XVe siècle; reliés en veau marbré, à l'aigle françoise sur les plats.

Exemplaire horriblement mutilé. Tous les ornemens en ont été coupés. D'après une note attachée dans le premier volume, on voit que le célèbre antiquaire d'Agincourt l'avoit présenté au mois d'avril 1774 au prince de Soubise: la révolution françoise en fit la propriété de la nation. Mais si d'Agincourt attachoit à son présent quelque prix, c'étoit sans doute en raison des miniatures qui l'ornoient. Les auroit-il lui-même arrachées avant de se défaire des volumes? On aura grand' peine à le croire; et certes tel qu'il est aujourd'hui, le présent n'étoit plus digne d'un personnage tel que le prince de Soubise. La mutilation aura donc plutôt eu lieu dans l'intervalle écoulé entre la saisie des objets trouvés à l'hôtel de Soubise et le dépôt de ce volume dans la bibliothèque nationale.

La transcription commence par une table générale de toutes les chroniques. Puis à la suite de cette table:

«Cy commence le prologue de lauteur qui a translate les Croniques de France.

»Cils qui ceste euvre commence. A tous ceulx qui ceste histoire liront salut en nostre Seigneur. Pour ce que pluseurs se doubtoient de la genealogie des Roys de France duquel original et de quelle lignee ilz sont descendus emprist ceste euvre a faire par le commandement de tel homme quil ne povoit ne ne devoit refuser. Mais pour ce que sa lecture et la simplesce de son engin ne souffisoit mie a traictier dune si haulte histoire, etc.»

Fin: «Et y morut grant foison de leur gens et de leur chevaux, et sen alerent aucuns et emmenerent grant foison de biens.»

Le chapitre du comte de Champagne donne la leçon de _Gatebrule_.

Nº 218.

Un volume in-4º maximo, vélin, à deux colonnes, miniatures et initiales; première partie du XIVe siècle; relié en maroquin rouge.

Cette leçon est, après celle de Sainte-Geneviève, la plus ancienne que je connoisse. Elle poursuit le récit historique jusqu'à l'année 1330, mais il faut distinguer dans la composition générale deux parties: la première s'arrête à la mort de Philippe-Auguste et présente le texte définitif des _Chroniques de Saint-Denis_; la seconde n'offre plus que des matériaux historiques empruntés surtout aux continuateurs de Nangis, matériaux employés plus tard avec réflexion par le rédacteur définitif des _Chroniques de Saint-Denis_, et qu'après lui j'ai pu souvent consulter avec fruit pour compléter ou éclaircir le récit. La solution de continuité que l'on trouve ici après la mort de Philippe-Auguste est d'ailleurs une nouvelle preuve du grand espace de temps écoulé entre la rédaction de ce dernier règne et celui du règne de saint Louis. Il est en effet vraisemblable qu'en l'année 1318, époque de la transcription de presque tout ce volume, la vie de saint Louis n'étoit pas encore rédigée, telle qu'elle a été faite pour les _Chroniques de Saint-Denis_. Mais comme cette question doit être approfondie dans une dissertation spéciale, il nous suffira de remarquer ici que le nº 218 est en général transcrit avec le plus grand soin, et qu'il offre même pour le récit antérieur à Louis VIII un grand nombre de variantes dont j'ai fait mon profit. Les premières lignes du volume sont une longue rubrique que nous allons transcrire:

«Ci commencent les Croniques des roys de France, depuis le temps des premiers roys qui y furent jusques au temps du roy Phelippe qui fu fils Phelippe le Biaux et frere le roy Looys. Lesquelles Pierres Honnorez du Neufchastel en Normendie fist escrire et ordener en la maniere que elles sont selonc l'ordenance des Croniques de Saint-Denis a mestre Thommas de Maubeuge, demorant en rue Nostre-Dame-de-Paris. Lan de grace Nostre Seingneur mil CCC et XVIII. Et contiennent trois generacions. Dont la premiere si est du roy Merove comment que il y eust bien autres roys devant lui. La seconde du roy Pepin. La tierce de Hue Capet. Et pour ce que trop fort chose seroit a trouver briefment les hystoires et les autres choses qui y sont contenues cest livre est ordene selonc les trois generacions par nombre. Et qui voudra lire ci apres il sera enseingnie et avisie de trover par le nombre ce que il demandera qui ou livre sera contenu.»

Suit alors la table jusqu'aux premières années de _Phelippe-le-Biau_, fol. 127 du Manuscrit. A partir de là, les feuillets ne sont plus nombrés en rouge par le scribe primitif. Cependant comme le point d'écriture ne change pas dans les pages suivantes, il est à croire que le même scribe aura poursuivi la transcription jusqu'au feuillet 148 Rº, c'est-à-dire jusqu'à la fin de l'année 1316. Les derniers mots de l'ancienne écriture répondent dans notre édition au 4e alinéa du huitième et dernier chapitre de Louis Hutin. Les voici:

«Et en y cest an aussi el mois de septembre Robert dArtois fiex Phelippe dArtois qui fu fiex Robert le conte dArtois. Qui morut a Courteray en Flandres. Entra a tout grant et noble chevalerie de chevaliers ensemble alies en la cyte dArras. A li usurpant et prenant aussi comme par violence la conte dArtois ou prejudice de la contesse dArtois fille le dessus dit Robert conte dArtois.»

Le reste, jusqu'au folio 161 et dernier, est d'une écriture postérieure à la rubrique du commencement. Le récit se poursuit ainsi jusqu'à l'année 1329, et le dernier alinéa se rapporte au neuvième chapitre de Phelippe de Valois dans notre édition. Le voici:

«En cel temps et un enffant à Pauponne en leveschie de Paris dentour .VII. ans et dirent pluseurs simples gens que come par miracle il garissoit de diverses maladies et disoit aus malades mangies des pocs en non de sante ou metes. 1. pou feluiel sus vostre mal et par ce faire disoient les simples gens que il garissoient. Dont assez tost levesque de Paris envoia querre icel enffant et son pere et sot par verite que ce nestoit que simplesce et ignorance et que du fait quant a miracles riens ni avoit. Et ainssin renvoia lenffant et deffendi par son eveschie que nuls ja plus nalast en tel esperance de garir. Et ainssi celle folle renommee de cel enffant cessa.»

Nº 632 ^19.

Un volume in-4º, papier, à lignes longues; XVe siècle; relié en vélin blanc.